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Full text of "Folk-lore chinois moderne"

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LÉON/WIEGER S.J. 



FOLK-LORE 



CHINOIS 



MODERNE 



f^ m ï^ 

IMHilMËPlË DE LA MISSION CATHOLIQUE 
1909 



DVêuperibrîs regûîaifs Slîssîonis lîcenlM. 
Wi IdSienhsien, 15' Augusti 1908. 
iEmilius Becker, S.J. 



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L -- 



i-^- . 



Tous droits réservés. 



PREFACE, 



Ce livre contient tm nombre de pièces suffisant pour faire bien connaître 
k Folk-k)re chinois moderne, c'est-à-dire postérieur à la période |§ % k^ài- 
yuan 7i3-7ii (emi)ereur ^ ^ Iluân-tsoung des ^^ T4ng), J'ai réservé 
ie Folk-lore ancien et médiéval (9^ siècle avant J.C , au 7^ siècle après J.C), 
pour un autre ouvrage, datis lequel j'exposerai révolution des idées chinoi- 
ses. — Le système contenu dans le Folk-lore moderne, est le résultat de l'a- 
«nalgamedu I^éo-bouddhisme d'Amogha (719), avec le Néo-taoïsme de Tem- 
pereur flt ^ Tchénn-tsoung ùq% ^ Sông (1043), le Néo-confucianisme 
<le ^ JK TchôU'hi (1200)^ et Jes superstitions des Om"goars, Arabes, Ton- 
gouses, Mongols, Alains, «t autres races, lesquelles conquirent la Chine pour 
un temps, ou do^t ies soldats mercenaires séjournèrent dans la capfitale de 
la Cbine, par milliers -et par4i)yriades, c(^iMne gardes de l'^îûipereur, duS^au 
Ue siècle. Ajoutez ce que les marchands étrangers de toute nation^ purent 
importer d'idées, durant \q iDêfue temps. La résultante fi-naie du «lélange de 
ces éléments hétérogènes, devenue etalionnatre, forme la croyance popu- 
laire chimoise moderne. — Le système est plein d'incohéreaces et de con- 
tradictions, bien entendu, comme tout système erroné. J'en ai exposé les 
traits généraux, dans une courte Introduction, pour n'avoir pas à me redire 
trop souvent. Les points spéciaux sont éclaircis dans une brève note, ajoutée 
à presque chaque pièce. — Tous l«s textes sont oiîginaux, et reproduits sans 
aucune retouche. Les ouvrages dont ils sont tirés, sont indiqués entre ( ), 
au bout d'un chacun. La table bibliographique intitulée Sources, qui suit 
cette préface, donne les dates certaines ou approximatives de la composition 
00 compilation de ces ouvrages. — Je me suis efforcé de conserver, dans la 
traduction, le style toujours naïf, parfois maladroit, du narré chinois. — Les 
fflœurs et la morale qu'expose ce livre, sont les mœurs et la morale païen- 
nes, que S* Paul a résumées dans le chapitre premier de son Epître aux 
Romains. Ce n'est, le plus souvent, ni beau, ni bon, ni honnête, ni chaste. 

w : 



Cependant les manifestalions de la conscience naturellement chrétienne, ne 
font pas absolument défaut. — J'ai parfois conservé, dans ma traduction, un 
terme chinois expliqué ensuite en note. Cela, pour ne pas influencer par 
remploi d'un terme imparfaitement équivalent. Car il est essentiel dans cette 
matière complexe et délicate, de s'abstenir de préjuger, de substituer, de 
confondre, d'introduire dans les interprétations de fausses valeurs. —Je ren- 
voie par les lettres TP à mes Textes Philosophiques, et par les lettres TH 
à mes Textes Historiques, en attendant l'ouvrage beaucoup plus considéra- 
ble, qui remplacera ces résumés. 

M M Sienhsien, le 15 Août 1908. 
Léon Wieger S J. 



SOURCES. 



Toutes les sections 5§ de Thistoi- 
re dynastique ofûcielle 1f ft, et 
les ^» officiels des préfectures et 
sous-préfectures de tout l'empire, 
■ souvent cités en celte matière. Ces 
ig couvrent tous les siècles de Tère 
chrétienne. 

De plus, les ouvrages spéciaux 
suivants: 



6« siècle. 



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3« siècle. 



4« siècle. 



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V siècle. 


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8» siècle. 


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5« siècle. 









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9« siècle. 



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10« siècle. 



14* siècle. 



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12« siècle. 



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13« siècle. 



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15* siècle. 



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18* siècle. 



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19« siècle. 

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S n- m ii « 



INTRODUCTION. 

Grandes lignes du système. 



Le monde esl gouverné par un Être 
Suprême, lequel est désigné, soit par les 
appellallls primitifs et classiques 3^ T*lên 
Ciel ou J: ^ ChangMl Sublime Souve- 
rain, soll par le titre ^ è U-hoang Pur 
Auguste, lequel désigne le même Être, 
par décret de l'empereur jf^ ^ Tchênn* 
isoung, en Tan 1015. 



It 



m $ Koûn-li ou lis ^ Koân-feoung, 
de son nom ^ ^ Koân-u, général mal* 
heureux du troisième siècle, esl le mau' 
dalaire sur la terre, une sorte de minis' 
(re plénipotentiaire) du Sublime Souve* 
rain, depuis l'an 1594. Il est souvent 
appelé ig H^ Chéng-ti le Sage Empereur^ 
ou ^ ^ Où-ti l'Empereur Guerrier. 



m 

te Ciel, ISuMlme ^uter|iin« Pur 
Auguste, sait par lui-même tout ce qui 
f'e passe sur la terre. Mais* en règle 
flénéralef il fait comme sMi ne savait pas, 
attend qu*il soit Informé par voie admi- 
Diitrallve, et répond par la même voie, 
exactement comme fait Tempereur de la 
Chine. Ses ministres et officiers sont, de 
haut en bas, Koân-tl ministre général; 
puis les mandarins, gouverneurs préfets 
ou 8ou6*préf ets des villesi appelés i^ ^ 
tch'éng-hoaog, génies des villes; puis le 
maire de chaque village, appelé j^ ^ 
roù'tl, génie du lieu ; enfiiii dans chaque 
iamilie, le ||[ ^ tsAo-kiunn, génie du 
loy^r. Organisation hiérarchique du 



monde inférieur )^ yfnn, absolument 
identique à celle du monde supérieur 
M yâng. Les tch*éng-hoang, et proba- 
blement aussi tous le» autres officiers du 
monde inférieur, sont des hommes dé- 
funts. Ils sont promus, cassés, suj^tts à 
toutes les vicissitudes de leurs congénè- 
res du monde supérieur. On parle parfois 
de leurs épouses. I>e temple du tch'éog- 
hoang est pour les défunts de chaque 
district, ce que le prétoire du mandarin 
est pour les vivants du même district. Ces 
fonctionnaires iiifernanx ont à leur ser- 
vice des salelilles, lesquels ne valeut pas 
plus cher que ceu* du monde supérieur. 
Etc. 



IV 

Dans le cas de crimes énormes, dont 
la sanction doit être connue des vivants 
pour les effrayer, ie Ciel fait exécuter 
le criminel fraf ^ ^ Lél-koung le génie 
de la foudre. On représente ce génie 
avec une boucbe en bec de perroquet. Il 
a des ailes aux épaules, ou des roues aux 
pieds. D'une main il tient un marteau, de 
l'autre une sorte de gros clou« le car- 
reau, qu'il lance d'un coup de son mar' 
leau. La plupart des textes ne parlent que 
d'un seul génie de la foudre, pour le 
moucle entier, et expliquent ainsi pour^ 
quoi la Justice d'en haut est parfois si 
tardive. Il faut au géule de la foudre, 
qui fait sa tournée, le temps d'arriver. 
S'il ne trouve plus le criminel en vie, il 
foudroie son tombeau. D'autres texte» 
mettent de petits génies de la foudre à la 
diiiposillon des tch'éng-hoang de haut 
grade, vice-rols et gouverneurs. Tout 
comme les bourreau* oillt-iels du gou- 
vernement chinois. 



V 



Le jufle des enlers IS] ^ Yéu-wano» 
ou les juyes des enfers, lauceDl, par leurs 
satellites les f/ç Jf^ cha-cheun, les man- 
dats d'amener les Ames, à l'heure écrite 
sur le livre du destin. Le destin est le 
décret du Sublime Souverain, basé sur 
le bilan des existences précédentes. Les 
âmes sont jugées, punies, réincarnées. 
11 y a, sur ce point capital, de uombreu-. 
ses et Importantes divergences. Les idées 
bouddhiques prédominent. Gela se com- 
prend, les Conlucidnistes ne disant rien 
6ur Toutre-tombe, et les Taoïstes pas 
grand'chose. A noter, que les juges in-* 
lernaux traitent avec grand respect les 
défunts nobles ou lettrés. Tous les man- 
darins du monde inférieur défèrent aux 
avis et aux ordres que leur donnent ceux 
du monde supérieur. Il y a communion 
et coopération entre les fonctionnaires 
des vivants et ceux des morts, les uns et 
les autres se rattachant au même Sublime 
Souverain, de qui vient toute Juridiction 
sur les hommes. 



VI 

A l'heure de la mort, un ou deux sa- 
tellites infernaux exhibent au mourant 
leur mandai d'amener, et l'appréhendent. 
On les représente parfois armés d'un croc, 
qui leur sert à extraire l'àme. — Sur la 
descente aux enfers, Il y a deux versions 
principales. — Ou bien l'âme est con- 
duite à l'Ouest, vers le Séu-tch'oan, ap- 
pelé dans l'antiquité par mépris ^ |^ 
koèl-kouo pays des barbares, terme dont 
la légende a fait depuis le pays des morts. 
Là se trouve la ville de j|^ fp Fông-tou, 
vestibule des enfers. — Ou bien l'ùme 
traversant une tempête de poussière 
jaune qui l'aveugle (la couche de limon 
jaune qui constitue le sol de la Chine), 
arrive dans une région inlérieure, abso- 
lument semblable au monde des vi- 
vants. — Le trépas se passe sans peine ni 



douleur, si bien que souvetit l'àme ue 
s'en aperçoit pas. 



Vil 

Tous ceux qui se suicident ou qui pé- 
rissent de malemort, n'ayant pas été 
cités et n'étant pas conduits, ne peuvent 
pas trouver le chemin des enfers, et doi- 
vent errer provisoirement. Les céré- 
monies bouddhiques pour faire arriver 
les âmes errantes ù la réincaroation, 
sont, le système étant admis, assez rai- 
sonnables. Mais, dans le Lore moderne, 
les idées les plus incohérentes et les plus 
fantastiques règuent sur ce point. — Une 
chose est admise comme certaine par 
tous, sans qu'on puisse l'expliquer par 
aucune théorie. C'est que l'âme de tout 
suicidé, cherche à tuer ou à induire au 
suicide un autre homme. Si elle réussit, 
elle sera réincarnée, et l'autre âme er- 
rera à sa plactt. Ue là la croyance géné- 
rale, que tout lieu où quelqu'un s'est pen* 
du ou noyé, est hanté et dangereux. — 
L'état des ^ koèi âmes errantes, est à 
peu près celui des prêtas bouddhiques 
(TP page 363). Les âmes de ceux qui 
ont été tués, dites % ^ yuân-koei, dé- 
noncent leurs meurtriers aux juges, ou 
se vengent elles-mêmes sur eux. Ces 
âmes sont aussi parlois appelées ^ 
tch'âug. 



VIII 

Uue catégorie spéciale d'êtres mal- 
faisants, sont les -jf^ ^ yâo-'koai, spectres 
plus puissants et plus adroits que les 
autres, «le pense qu'ils sont la forme 
chinoise des asuras bouddhiques (TP 
page 351 ). Les :g jg^ ie-lch*a, yakchas 
bouddhiques ( TP page 365), jouent 
aussi un asse^ grand rôle dans la légen- 
de. — Les génies des monts, des fleuves, 
des forêts, sont appelés chêun, ou koèi, 
ou koâi. Le folk-lore moderne parait les 



9 



classer plutôt dans cette deroière caté- 
gorie. 



L'homme a deux âmes. Apres la mort) 
Tàme supérieure ^ hoûon ou jff chénn 
se dissipe, disent les NéoMionluclanistes ; 
se réincarne, disent tes Bouddliistes ; 
t'en va Vivre dans le monde inférieur) 
dJséol les l^aoi'stés. PraticfUement, la 
réincarnation, la métempsycose, est 
admise par lOus, quoi qu'il en soit de 
leurs théories, et le peuple ne connaît 
que cela. Elle se lait, ou bien dans le 
fœtus à terme d*une lemme enceinte^ le-^ 
quel n'est inlormé, avant l^accOuchement) 
que par une âme inférieure; ou bien 
• dans un cadavre encore frais d'homme ou 
de béte. L'âme peut aussi revenir à son 
propre cadavre, tant que celui-ci n'est 
pas décomposé» De sorte que la résur- 
rection d'un mort, est, pour les Ghinois» 
une chose assez naturelle, et qui ne 
prouve pas grand'chose. ^ Une âme 
supérieure peut aussi se loger â temps 
dans le corps d'un homme vivant, possé* 
der cet homme, parler par sa bouche» 
agir par ses mains» etc. — Quand l'âme 
supérieure a quitté le corps, l'âme infé-^ 
rieure ^ p'âi peut conserver celui-ci» 
durant un temps qui varie selon le degré 
de sa force, de sou énergie; puis elle 
s'éteint, et le corps tombe en poussière» 
Quand l'âme Inférieure, laquelle est dé» 
raisounable, est très forte, elle conserve 
le corps très longtemps, et s'en sert â 
I ses lius. Ces corps Informés seulement 
I par une âme inférieure, qu'on appelle 
^ P kiâng-cheu, sont d'affreux vampl> 
res, stupides et féroces, qui tuent et dé* 
vorent les hommes, violent les lemnies, 
etc. Pour éviter ces malheurs, tout corps 
qui ne se décompose pas normalement 
après la mort, doit Cire Incinéré. — Un 
squelette décharné, un crâue, un os quel- 
conque, peuvent, du fail de l'âme iulé^ 
rieure qui y adhère encore, commettre, 



après de longs siècles, toute sorte de 
méchancetés. De là vient que les osse- 
ments sont redoutés, et éloignés des 
habitations. — Outre les deux âmes prin^ 
cipales, 11 y a de petites âmes des divers 
viscères. Etc» 



Durant le rêve, Tâme supérieure sort 
du corps par la grande fontanelle au 
haut du crâne, et va flâner. Les choses 
rêvées, sont ce qu*elie rencontre et 
éprouve durant sa flânerie» des réalités 
objectives vraies. Il est très difficile de 
persuader les Chinois de la subiectivlté 
des songes* — Tandis qu'elle flâne de- 
horsi l'âme supérieure peut être captu-> 
rée> ou tellement ellrayée qu'elle ne re» 
trouve pas son corps. Dans ce cas» ou 
bien l'âme Inférieure continue â faire 
vivre le corps, et l'homme reste dément ) 
ou bien l'âme Inférieure s^éteint» et le 
corps se décompose. — Gerlains indlVl^ 
dus peuvent aussi envoyer leur âme au 
loin, à volonté» dans l'état de veille» pour 
explorer, s'iulormer, etc» 



t^restliife toujours l'âme supérieure 
sortie dU corps» est représentée comme 
gardant la ligure du corits, costume 
compris. L'âme inférieure déraisonnable 
restée dans le corps» est parfois repré» 
sentée comme raisonnable. De là les Cas 
de doubles plus ou moins parfaits, le 
même individu dédoublé biloqubht» 
agissant en deux lieux, conversant avec 
soi-même» etc. Ces histoires extraor- 
dinaires, sont au fond contraires à la 
théorie de toutes les sectes» >- Parfois 
l'âme supérieure sortie du corps, appa* 
raît sous une autre forme» mouche, gril- 
lon, etc. 



2 



19 



xu 

Les moris conservent leurs amours 
et leurs haines, lis se livrent aux occu- 
pations qu'ils aimaient de leur vlvanf, 
muslque^dansef jeu, chasse. Les armées 
de Jadis, se font encore la guerre. Aucune 
théorie n*ex>ptlQue ces choses. Rien de 
plus ian(asti(|ue, (|ue les scènes macabres 
du lolk-lore chinois. Le traK le plus 
hideux, le plus exploité, le plus rebattu, 
ee sont les rapports sexuels entre morl.s 
et vivants. 



XIII 

MinuH est Theure des spectres. Le 
chant du coq et l'aube du jour les ch«»^ 
sent tous. La présence d'honnêtes gens 
sullit aussi parfois pour les taire déguer- 
pir. La tisane de gingembre lait revenir 
k eux les vivants qu'ils ont épouvantés. 



X4V 

Êe même qu'une ^ne peut passer 
d'un corps dans un autre^ de même une 
partie matérielle d'un corps peut être 
substituée «^ la partie (Correspondante 
d'un autre corps, une tête à une tête, un 
eœur à un cœur. Gette croyance taoïste 
est pratiquement admise par tous. 



XV 



dans le cimetière un os de l'un des 
siens. — L'astrologie est moins cultivée 
que jadis, mais elle a encore ses adeptes. 

XVI 

On peut se procurer des renseigne' 
ments sur les choses d'outre-tombe, el, 
dans de certaines limites, sur l'avenh-, 
par le ^ ,jfL lôu-loau, pratique spirlle 
qui consiste à suspendre un pinceau sou» 
un crible, au-dessus d'une feuille de pa- 
pier ou d'une couche de cendre line. 
L'évocateur pose la question. Le pinceau 
se meut, et écrit la réponse, sur le papier 
ou sur la cemlre. 



XVII 

Un pouvoir transcendant, mais li- 
mité, est reconnu indistinctement par 
tous, aux bonzes, tào-cheu, el lettrés ver-' 
tueux; spécialement au 5^ ^gip Tchâng^ 
t'ien-cheu Maître céleste Tchang, le 
patriarche .des taoïstes (voyez TH page 
1845). — Les tào-cheu ont la spécialité 
des ^ fôu charmes protecteurs, el de la 
capture des liôèi et des yâo-koai. Ils le» 
enferment dans des bouteilles, qu'ils 
scellent d'un sceau, et enferment dans 
une cave souterraine. — Le t«xte du livre 
des Mutations est très eifieace contre I«» 
revenants et les maléfices. — L'aspersioo 
par le sang de clkien, rompt tous les char- 
mes, et ôte leur pouvoir aux- magiciens. 



La géotnancie,'Sou8 totHes ses formes^ 
et avec toutes ses conséquences, est crue 
et pratiquée par tous. L'Influx heureu» 
d'un terrain fasle,'est dérivé sur les mem- 
bres d'une famille,' par les ossements de 
leurs ancêtres enterrés dans ce terrain^ 
ces ossements servant commn de conduc- 
teurs. L'influx peut être capté à son pro- 
fil, par celui qjil enterre secrètement 



XVIII 

Les magiciens j^ /i^ yâo-jenn, sont 
censés pouvoir faire, par leurs formules^ 
les choses les plus fantastiques. En ce 
genre, les Ghinols ne doutent absolument 
de rien. Tout est possible, disent-ils, à 
cpii a le mol. — En particulier, les magi- 
ciens peuvent extraire l'àmc supérfeu^re 



H 



des vivants, se l'asservir, en abuser. — Ils 
enlèvent ou changent, à volonté, des 
parties du corps. — Ils pratiquent toutes 
les formes de i'envoûtement, dessinent le 
portrait d'une personne qu'ils font en- 
suite souffrir ou mourir en y eufouçanl 
des épingles, fabriquent des figures ou 
des objets en papier qu'ils lancent contre 
leurs victimes et qui se changent en 
agresseurs réels, etc. — Les histoires de 
ce genre, innombj*ables, iuiniaginables, 
crues par tous, ont causé rindittéreu- 
tlsme absolu du peuple chiuoii», pour 
tous les iails d'ordre surnaturel. Dé- 
pourvu qu'il est de cHtique, à tout récit 
luerveilieux 11 a tôt tait de répoudre, 
dans nos légendes nous avons plus fort 
que cela. 



Tout objet antique, devient, avec le 
temps, trausceudaul, iutelligent, animé, 
parfois bienfaisant, ordinairement miil- 
laisant. Par exemple, les stèles, les lious 
et les tortues de pierre, s'aulmeuliu nuii, 
revèleul d'autres formes, et font des 
choses iniinagiuabies. item tous les 
objets reuieriuéft dans les tomijeaux.» 
Mais il n'eu faut pas tant que cela. Une 
vieille corde, un vieux balai, un vieux 
soulier, un morceau de bois pourri, tout 
vieil objet, peut devenir un ^ niéi,^lre 
iransceudaut, féroce et homicide. Pour 
ue pas parler de» figurines des pagodes, 
des sculptures des ponts, des pièces d'un 
jeu d'échecsy etc. 11 faut à|)solument bri- 
der et brûler ces objets néfastes. Jls ré- 
pandent alors du sang, et une odeur 
iulecte. — Leur influx pernicieux s'ap- 
pelle ^ soél, ou -g- chèug. — Les dénious 
(les cauchemars s'appeileui j^ yen. 



XX 

Certains animaux |)euvcnt à volonté 
apparaître sous forme humaine, se con- 
duire en hommes, et avoir commerce 
avec les hommes. Cela est surtout le cas 
pour les renards. Ils se transforment en 
garçons ou eu filles, et Jouent le rôle des 
incubes et des succubes des légendes 
médiévales. Des chiens, des loups, des 
ânes, des porcs, et autres animaux, en 
font parfois autant. Ceci est d'origine 
bouddhique. Pour les Bouddhistes, au- 
cuue difiérence essentielle entre l'hom- 
me et les animaux (TP page 350). — 
Les tigres réduisent en esclavage les 
ààues des hommes qu'ils ont dévorés. Ces 
âmes marchent devant eux, pour leur 
iiidiquer les pièges, pour leur servir de 
rabatteurs, etc. — Tous les animaux qui 
creusent des terriers, qui vivent dans 
des trous, spnt un peu ^ chéuu trans- 
cendants. Parce que, durant le silence 
des nuits, ils entendent quelque chose 
de ce qui se passée dans le monde infé- 
rieur, dit la ihéorie. — Les renards relè- 
vent d'une Juridiciion spéciale, dont le 
centre est au mont sacré 4^ \[\ T'âl-chan. 



XXI 

A noter que l'impudicllè, la prostitu- 
tion, même la sodomie, quoique décla- 
rées être choses moins raisonnables, sont 
jugées très béniguemeut dans les consul- 
talions spiritcs et par les tribudaux in- 
fernaux. C'est que, disent toutes les sec- 
tes, après tout, S*Ê5I*®»*^II* 
*B « T^ a ^ ;* â^ * ^ 'û* c'est faire 
ce que font continuellement le ciel et la 
terre, dont l'embrassement produit tous 
les êtres. 



iî 



cS^^^^ 







TEXTES. : . - -'-.y/iS 

^^I^ 1 Xiiméra. *.:•.. ,:,... 

§§ ^ ^ ^ Tchâo-cheu raconte que, au temps 

jtu f^ rc: ^> où il était étudiant, un condisciple 
> ^ '\ ^^^ ^ dormant profondément dans une cellule 

^P ^^ yB Ïb 9 retirée du collège, ses camarades vou- 

lant se divertir, disposèrent devant son 
lit des parfums, des bougies, des fleurs, 
des fruits, du papier-monnaie, tout ce 
t^ ^ Wi ^ ^ qu'on dispose devant les morts. Puis 

Wt ^ ftt ^ ^ '*^ ^^ mirent à Tafifût, pour voir ce qui 

j^ =ib ^ m arriverait. A la fln, le dormeur s'éveil- 

]« ' Bx E^; Kl la, considéra cet appareil, et dit: il 

^B ^ ^ ^ paraît que je suis mort. Sur ce, il se 

— Më Is^ Jth recoucha, poussa quelques soupirs, et 

^ ^ parut se rendormir. Comme il restait 
>fB ^ ^(k toujours étendu, ses condisciples l'exa- 
minèrent. 11 était vraiment mort. Ils 
enlevèrent prestement les parfums et le 
reste, et se promirent mutuellement le 
>2 Qi ^ secret. — Evidemment Tâme supérieure 
^ÉÊ filf ^^ £1 ^^ ^^ jeune homme, partie durant son 

g TO m sommeil, se trouvant à son retour en 
\ ^, kÀ présence de cet appareil funèbre, avait 
& E9 $ ^^" '^^ P'"^ devoir rentrer dans son 
corps, et s'était dissipée. 

Voyez Introduction IX et X. — Texte du treizième 
siècle. 






èMjfi 



2^ MBU 



W P d^^ â^ 

^ m,^z 

ylè S ^ i^ ^^^^*^ bonne réputation. Aussi fut-on 

^ ^ ^v >|. 1res étonné de le voir mourir foudroyé. 

nP- ïâS yV 1^ Alors un vieux soldat du même corps, 

"o" -7^2^ '*^^<^*^'^ ce qui suit. — Sans doute, dit-il, 



Durant le second niois de Tan 1738, 
la foudre tua un soldat. Cet homme 



' -'Q: ^'^'IS; tà^ M ^^P"*^ ^'^" ^^s années, cet homme se 

'^*^' iÉ*IP;'A" ^ ffî conduisait bien. Mais, il y a de cela 

£ S? :^ fiff ^ S S '^"^^' '"'' ^"'""'^ ""' expédition, il 

7K WV 1B P/l TT ag- td commit une faute, que je sais, pour 

W '^ ^ ^ ^ lî ^ ^^'^"" ^^^ ^'^^'^ son compagnon. Comme 

Rn ^ 4dtt :> F2 ^^ t@ notte général chassait au pied du mont 

liil !!jj WP ^ ^ ^® ^ Kâo-t'ing. mon camarade dressa notre 

"^^ ^ ffif ^ ^ ft Q tente au bord d'un chemin. Siir le soir, 

^ilât'/llEjécBè ""^ ^^^^^ bonzesse passa par là. Proû- 

iC ^ ^ d^ ih 4^ ^^"^ ^^ ^^ ^"^ '^ ^*^" était désert, mon 

'tt ^ ^ <JS mJ tT camarade la saisit, l'entraîna dans la 

î^ -5! # ^"^ IP T ^ tente, et voulut lui faire violence. La 

JK I tf é^ ^ :S: li bonzesse résista énergîquement, et réus- 

Jt^>4^5Η sità s'échapper, sans son pantalon, 

'*P W Û — ' S -U- — <î"'*' ^»ii avait arraché. Comme II lui 

"S^ ro ;^ >J^ 1$ 4?i + donnait la chasse, elle se réfugia dans 

"lïl P ^ B i?;? B ^ *^°^ ^^^°^^* ^^^" camarade revint fort 

A^ Cà p^ Tt m ^ ^ désappointé. — Dans la ferme où la 

f^ IJ^ #1 K ^ ^ It bonzesse avait cherché asile, il n'y avait 

^ ifr V*f ^ ^ ^ M qu'une jeune femme avec son petit en- 

^ ï ~ S S S m ^^'^^^ ^^ "'^" travaillant au dehors. La 

^ ij^ z=l ^y ^ ^ nr jeune fenwne ne voulut d'abord pas re- 

^0 H |t| ^ M ^ ^^^^^^ ^^ bonzesse. Mais, quand celle- 

Sfô^âY^fflS:'^ ^^ lui eut raconté son aventure, et l'eut 

'^ TU ^ Vm ^ M^ a suppliée de la garder pour la nuit, la 

^ IW @ X i^ ^ 1^ femme touchée de compassion y con- 

^ '^ É^ Ma ^ A\ ' sentit, et lui prêta son pantalon de re- 

^ yC^ ^ ^ ^ ra * change, que la bonzesse promit de rap- 

^^ m Ki M' Kà W porter au plus tard le surlendemain. 

^ 4* ïÉ >A A ® ^ ^^^°t l'aube, la bonzesse partit. — Ce 

prj |fi j- xp lUi BEI jour-là, le fermier étant rentré crotté, 

i ^ >|C 1^ »Hr ISI demanda à sa femme son pantalon de 

^ ^ ^ -21 ffl ^h ^ rechange. Celle-ci ayant ouvert le coffre 

^ ^ ifl^ ^ M 1S ^"^ habits, n'y trouva que son propre 

^ i^ zt. ^i- :M: ^ Ut pantalon; celui de son mari manquait. 

-7L ffp -^ pq ;Jk flj ^ Elle comprit alors que, par inadvertan- 



^ "© 5^ <! t:M ^ ^ ^^' ^^'^ ^^^*^ donné à la bonzesse le 

"K" 4^ i5â iW" +-J^- Iffi îA panlalen de son mari au lieu du 

S -£ ïï — r2 I îoï ^'^"' "" '^^^"^ ^"'^^'^ ^'^^ imaginé que 

A^mM^W^j^ <li''e pour s'excuser, le petit enfant 



— 2. — 



15 



^ ^ en -^ i^ B 

^ ^ w. ^^u 

tmm m ^^^ 

mm 5FD n^^ 
j©. ^ ^ -^ îi ^ 

mm m iîtf 

^^ ^f=- ^^^ 

ISh -t TUS" "^ ^ ^ 
3fr ^r ^ ^ mit 

s 5 ^i ^« ^ ^ 

^^ ^^ rr* ^^ ir 4i 



s*écria: c'est le bonze, qui a passé la 
nuit, qui l'a emporté. — Le fermier 
dressa Torpille. Que dis-tu là? deman- 
da-l-il à l'enfant. — Hier soir, dit celui- 
cr, un bonze est venu. A sa prière, 
maman l'a gardé pour la nuit, et lui a 
donné un pantalon. Il est parti avant 
le jour. — Ce n'élait pas un bonze, 
c'étaH une bonzesse, protesta la fem- 
me. — Le mari ne la crut pas. Il lui 
dtt les pires injures, la battit cruelle- 
ment, pufs alla conter sa disgrâce à tous 
ses Toisins. La chose étant arrivée du- 
rant la nuit, ceux-ci ne purent rien dire 
pour la défense de la femme. — Outn'îo 
de l'affront qui lui était fait, celle-ci se 
pendit. Le mari mit son cadavre en 
bière. — Le lendemain, au moment où 
H ouvrît sa porte, la bonzesse se pré- 
senta, pour remercier du service rendu, 
avec le pantalon emprunté, et un pa- 
nier de gâteaux. Dés qu'il la vit, l'en- 
fant s'écria: papa, voilà que le bonze, 
qui a passé la nuit ici, est revenu. — 
Le fermier comprit alors son erreur. 
Fou de douleur, H assomma son enfant 
devant le cercueil de sa mère, puis se 
pendit. — Pour s'éviter les tracas et 
les frais d'une déclaration au mandarin^ 
les villageois ensevelirent toute eelte 
famille, le père, la mère et l'enfant, et 
aucune recherche ne fut faite. Cepen- 
dant, un an après, notre général étant 
de nouveau allé chasser dans les mêmes 
parages, ils lui parlèrent du malheur 
causé par Tun des siens. Seul à savoir 
qui élait le coupable, je ne le dénonçai 
pas, mais Texhorlai forlemonl, et il^ 
changea de vie. Je pensais (|ue sa bon- 
ne conduite aurait couvert son méfaiL 



16 • — 2, 3. — 



^ ^ ^ ^ M ^' ^^^'^ ^"^' ^P**^^ ^^"6^ ^ûs, le Ciel 



:^iliS'ïSm 1^ 



l'a frappé. On ne lai échappe pas. 



si^ tJ^ 'SJU ^» bCtl rfi^ ^oy*^* Introduction IV. — Bonzes et bonzesses ont 

^m WL W^ 9: f^ ra ** ^^^e rasée, et portent des ^•«lements presque identi- 

tfl* IVf ittffr I 4^ ^"®^' ^'^ P®^'^ ®"^^°' P^"' '^® confondre facilement. 

JRC 1^ 'AHÏ ^ ^ Voyez TP pages 440 et 448. ~ L'ameublement d'un 



py> Il H A:±, .L» ..^ ^Trr Paysan cliinois comprend, une caisse pour les sapèques, 

^ ifl TnF y> • tW "•* ^^^""^ P"^"*" '^^ '*''*^''*' quelques Jarres et panier» 



pour les provisions. 



m^^ 



WAZAm 



3 



z 



En 1673, durant Thiver, un mar- 
chand venant du midi, allait pour ses 
M^^ Wi M dâ ^ff^^'"^s au Chân-tong. Il avait dépassé 

^ ilS ^m !ni JBL Jf\ Sû-tcheou-fou, et approchait de Fôu-li. 

i^ Jëi ^ 1? -T '^^ ""*^ ^^"^* ^ *^ deuxième veiile, le 

^M ^ m M iU ^ vent du nord se mit à souffler avec 

^ ^ î^ f^ y^ 5Ê violence. Le marchand vit alors, au 

bord de la route, la lanterne d'une 
auberge. Il entra, demanda du vin à 



*^^ ^ lÉ ifc 



^ 'Wfc ^ A ^ '^ *^oJï'e, et un gîte pour la nuit. Lesgens 

H P!I S IW *j^^ ^ ^^ l'auberge parurent contrariés. Ce- 

rfc ES S -i^ 3S ^ pendant un vieillard, le voyant harassé, 

3E l5fl J^ W 3È 3^ eut pitié de lui et lui dit: Nous venons 

â^ M ^ HH ^ f^ ^^ préparer leur souper à des soldats 

Tif^ s LVf â Mè é& qui reviennent de loin. 11 ne nous reste 

^ r^ ^ S ^f m P^^ ^^ ^^" ^ ^'^*^^ donner. Mais, à 

^ JS ^ ^ ^3 P9 droite, il y a un cabinet, où vous pour- 

1^ p^ îg ^ ;;;;2* ^^ ^'^^ passer la nuit... Cela dit, il condui- 

^ liïî 31 ^^ *A ^^^ marchand au lieu indiqué. — 

^ lut 51 ^ SX Celui-ci souffrant de la faim et de la 

'W % ^ K| ^(j ^^^^' "^ P"^ P^s s'endormir. Bientôt il 

ppr -ë^ ^ "g; tel entendit, dans la cour, un bruit confus 

„„ ^ ^ "X ^ d'hommes et de chevaux. Piqué de 

Rx -sP- ^ ^ 397 curiosité, il se leva, et regardant par 

j8t db 01 ^ ^ ""® ^^^^^^ ^^ '^ porte, il vit la cour de 

^ fj^ ^jO =fcB g l'auberge et les alentours remplis 

JW ^ îfw tin ytà d'hommes d'armes, qui, assis à terre, 

î^ iU @ iS buvaient, mangeaient, et parlaient de 



•^ s. -^ M 

iP ^ f5 -î/i^ ^h m choses militaires, nuxquelles il ne 

fâ^ 35 Hi 4^ rt ifn comprit rien. Soudain tous crièrent: le 

^ ^ pj ^ ^ ^ général arrive ; et, comme on enten- 

h 3£ /5 ^ 3Ë 'K clait déjà les appels de son escorte, les 

^ f^ FJI 'fê \ ^ soldats qui remplissaient la cour sorti- 

^ 1{S A -aT SL HK '^"^ ^^^^ ^ ^^ rencontre. Bientôt, pré- 

Inbi 2 ^ > cédé par plusieurs dizaines de lanternes 

^ Ife S W '^ *^ ^° papier, un homme à Tafr robuste et 

Jt -^ PT 35 'P* Sfr "^^* ^^^*' ^ '^ longue barbe, arriva à la 

ICBT S '*fi^ ^ I- ^ ^^"^^^ ^^ Tauberge, descendit de cheval, 

vn Ma l&c in J^ % entra^ et s'assit à la place d'honneur 

Hi P^ î" ^ fii ^ ^û"s *^ grande salle. Tandis que ses 

4(^ ftt KSf tI? 1® 3^ officiers se tenaient à la porte de de- 

W ^ 1^ «te ^ ^ ^^"^' les gens de Tauberge lui servirent 

W W "b j8 W ffO son repas, du vin et des mets. Il man- 

^ tî 51 :^ è ^ gea et but bruyamment. Quand il eut 

"IjI rt. B ig ffl ^*"'' '* appela ses oFficicrs en sa p(*é* 

Y^ ^ -^ ^'w ^ ""* sence, et leur dit: Voici lohgtemps que 

>w ^ ^ ÏÏO ^ É|È ^^"s ^^^s sortis. Retournez chacun à 

sa section. Je vais prendre un peu de 
repos. Quand Perdre en sera venu» 
nous nous remettrons en campagne 



W >I@É Éc.^ y^ ^ sans retard» --Les officiers répondirent 

par Tacclamation accoututnée, et sor- 
tirent. Alors le général appela A-ts'il 



nr^BBm 



1^ ttfc P3 Pï M "F Aussitôt un tout jeune officier sortit 

43^ H iîS J^ ^ M ^^ Tappartement latéral de gauche. 

m '^^ ^ '^ ^ Les gens de Pauberge- fermèrent la 

M ^ W 5k ÎS /\ porte de devant, et se retirèrent. — 

^ ^ 4^ >& OJ jfi ^"**'^ introduisit le général barbu dans 

flb ^ JM* >*> /fi h Tappartement de gauche. Les rayons 

^ "^ d'une lampe filtraient à travers les fen- 

^^m U\ ^ '^ ^ tes. Intrigué, le marchand sortit de 

^ i^ ^ ik ^ -^ ^^" cabinet à droite, et vint épier ce 

4^ të^* -M% ^ n l ^"* ^^ passait dans l'appartement. Il 

"K ^ Xttfe jt -EL A n'y vit qu'un lit de camp en rotin, sans 

^ ^ -j^ ^ ^ 1^ literie. Une lampe était placée sur le 

^ d5 "HT tË fâl^ "** sol. — Alors le général barbu prit sa 

^ MH -*r /fi 1^ 1^ tête à deux mains, l'enleva de dessus 

S'v SS ^ 2£ « I J ses épaules, et la déposa sur le lit de 



18 



— 3. 



mmmm 
nmmm 

#±^^ 

m ^ ^ W 



camp. Puis A-ts'i Jui enleva les deux 
bras, et les déposa sur le lit, l'un à 
droite, l'autre à gauche. Ensuite, le 
corps étant étendu, A-ts'i défit et dis- 
posa de môme les membres inférieurs 
droit et gauche. A ce moment la lampe 
s'éteignit. — Epouvanté, le marchand 
s'enfuit dans son cabinet, se coucha, se 
couvrit les yeux avec ses manches, et ne 
dormit pas de la nuit. Entre le premier 
et le second chant du coq, H se sentit de 
plus en plus pénétré par u!> froid très 
vif. Il s'enhardit enfi» à découvrir ses 
yeux. L'aube blanchissait. Il était cou- 
ché dans un bailler sauvage, en pleine 
[ande. Pas' trace, ni d'une habitation, 
ni d'une tombe. Transi de froid, il 
raarcha l'espace de trois stades, et arri- 
va à ur>e auberge, dont on ouvrait jus- 
tement le» pertes. Etonaé de voir ud 
hôte arriver à une heure aursi matinale, 
l'aubergiste lui demanda d'où il venait. 
Le marchand lui raconta sen histoire» 
Vous avez dormi, lui dit l'aabergistef 
sur un ancien champ de bataille. 

Voyez Inlrodtïction Xn. — Sû-tcneou-fàu, Tan" 
eienne J^ i^ P'ing-tch'eng, fal une place forle 
importante à toute» les périodes de l'histoire de Cbine. 
Son territoire vit de fréquentes et immenses boucherie» 
humaines. Voyez par exemple, Ttï page 316, le récit 
d''une journée, qui y coiila la fie à près de 300 mille 
homme», en 305 avant hC — Il s'agit probablement, 
dans cette histoire, d'un ancien général, lequel, tombé 
sur le champ de bataille, Ait démembré par les soldat»^ 
arides de toucher la prime promise à qui le tuerait. 
Voyez les circonstanees de la mort de 1g[ ^ Hiâng-tsie, 
TH page 330. — Ce fut toujours l'usage des officiers 
chinois, de se faire servir par de t^ès jeunes gens, pres' 
que des enfants. Voyez TK page 98i en note. 



— 4, 5. ~ 19 

P:^UÛ^ ^ 4 et 5. 

^ l^ — ' J^ ii^ "^ ^' '^^"^ *^^ ^^^^ provinces Tûon- 

^-f J4. j^ ^ j^ tfiL nan et Koéi-tcheou, les sciences occul- 

— I ^ ^ 5^ ^^s s^"^ ^'*^s cultivées. Le grand-juge 

H /J^ 5^ î^ iît ^^ Koéi-tcheou, Féi-yuanloung, se 

i^ $^ it "te @ 7R rendait au Tûnn-nan. Soudain un cer- 

-^ ^ ^ J^ 5 >n- tain Tchâng, cavalier de son escorte, 

^ ^ 4§ -# ^ ''^ poussa un cri et tomba de cheval. Sa 

i ifc ^ ^ ^ ^ j^"^^*® gauche avait disparu. Fëi com- 

H t» ^ A lA ^''^ qu'un magicien avait fait ce coup. 

P iiP| IW y\ ^ Il fit afficher une proclamation, promet- 

■^ ^ ± W ^ tant grosse récompense à celui qui 



t^ A 1^ Wl rendrait sa jambe au Tchâng. Un vieil- 
ïn m ^ ^ Êi ^^*^^ ^^ présenta. C'est moi, dit-Il, qui 
^ ^U ^ ^ ::R ai puni ainsi ce Tchâng, des excès qu'il 
ë ^ (m) )^ TT* '@6 ^ coeimfs sous le couvert de son maî- 
^ 3t EË @ ^ ® ^^^'" ^^ Tchâng demanda pardon, et 
S ^ ^ 5? ^ —^ *® supplia de lui rendre sa jambe... 
T^ Si ^ 3fc w 7C Alors le vieillard tira d'une bourse qui 
^ ^ ^ >ô ^ Se pendait à sa ceinture, une toute petite 
^ -^ ^ i^ gg ;^ jambe, grosse à peine comme la patte 
W ^ Ml hK SR ^ , d'une grenouille. Il souffla dessus, 
^ ^ JE ^ S ^Mt 'écita une formule, et la jeta au 
^ Wi 'hH'^ M ^ Tchâng, lequel se retrouva instantané- 
S S ^Ti TO ^ S ^^^^ ^^^^ ^^"^ j^^^^^ pareilles, com- 
Ç ^ W si* * ^ me devant. Le vieillard toucha la ré- 
•féR IK ^ ^ M 9l compense promise, et s'en alla. — 
£ im ^ Sii ^ #1^ Mais, medirez-vous, pourquollegrand- 
S I 2 ^ 2 S î"^® Féi-yuanloung ne le ftt-il pas ap- 
Mwm.^y m préhender et punir?.. C'est qu'il n'était 
in ^ *£* H ^ «^ pas sûr d'en avoir raison. Voici, en 

Ïj^ ^ j^ >& h ^^^'' ^^ ^"'** ^^^^^ ^" jadis, au Koéi- 

B W ^ '^ JL tchôou. — 5. Un jeune vaurien avait 

^ ti ffi ^ ^ ^* X commis tant de crimes, que ses dossiers 

ftj ^ ra y^ A -^ / J"<^»c'*si»^6s formaient une montagne de 

^ ^ ^ fia S Hï / P^P^^^- ^^^ mandarins l'avaient fait, à 

^ ^ 4? fn X. nr \ diverses reprises, battre à mort, déca- 

S' fé fï 'j^ lÉ ' P^^<^^» j^^^^ ^ *^ rivière. Chaque fois, 



20 



— 5. — 



- ^1 m ^ -T- ^ 
^ # « E f^ 



le troisième jour, il était ressuscité, et 
avait recommencé, dés le cinquième 
jour, à commettre de nouveaux crimes. 
Enfin le gouverneur de la province 
exaspéré, Je fit de nouveau décapiter. 
On jeta sa tête et son corps eu des 
lieux distants Tun de Pautre. Trois 
jours après, la tête avait rejoint le 
corps, et notre homme était encore res- 
suscité, il ne lui restait, de ses diverses 
décapitations, qu'un filet rouge autour 1 
du cou. Il se remit aussitôt à perpétrer, 
de nouveaux crimes. — Un jour II battit I 
sa mère. Mal lui en prit. La vieille alla 
trouver ie mandarin, lui remit un bocal, 
et lui dit: Dans ce vase est contenue 
Tàme supérieure d.e mon méchant fils. 
Quand il se prépare à faire un mauvais 
coup, il commence par la retirer do 
son corps, la réconforte, et l'enferme 
dans ce vase. Ce que le mandarin châtie 
ensuite, ce n'est que son corps (informé 
par l'âme inférieure). Après le suppli- 
ce, son âme supérieure réconfortée, 
ranime son corps, et le troisième jour 
il ressuscite. Maintenant qu'il m'a bat- 
tue, il a comblé la mesure de ses for- 
faits. Prenez ce vase, brisez-le, mettez- 
le dans un tarare. Quand son âme 
aura été dissipée par le souffle de la 
machine, exécutez son corps, et c'en 
sera fait de lui. — Le mandarin fit 
comme la vieille venait de dire. 11 dis- 
sipa l'âme, et fil assommer le corps... 
Le vaurien ne ressuscita pas, et, avant 
dix jours révolus, son cadavre fut en 
pleine décomposition. 

Voyez Tntroiluclion IX, et TP page 184. — L'âme 
est sustentée, réfonforl«^e, par terlains alimeDls (sang), 
ou cçrlaiues iln>gnes (ciuahrf). — Un^ âme âupérieuro 



6 



— 5, 6. — 2i 

'S '"jr 1^1 ""* *Jfi 6 '^'*'"^*' P*"*^ guérir le corps, même d'une Itlessare morlel- 

i" -^^ 3S — * <Ttl le. Une àme faible, ne peut rien pour lui. 

w Bo ^ ^ — :m 

^ S "^ '^ "^ ^ Le bachelier Mà-chealinn de 

^ ffi jMj ^ ^ yj^ Tch'âng-lcheou (Kiàng-son) raconte 

^ ^ ja n|| i^ t^ que, dans sa jeunesse, étudiant dans 

-r^ :r.^ •H'^ W jT jjj maison de son père, il habitait à 

l'étage une chambre, dont la fenêtre 
donnait sur la terrasse d'un certain 
Wang, marchand de chrysanthèmes 
(terrasse élevée, donnant du jour aux 



Mm mm "M -^. 

W ^* "6^ ^ ê ^ plantes cultivées en pots, et les mettant 

^ ^ % 4^ lëi ^ àPabri des indiscrets). Un jour, de très 

na ié* ^ î^ ^ ^ bonne heure, alors que l'aube blanchis- 

^ la. ^ fB ^ ^ sait à peine, le jeune Ma s'élant levé 

P^ ^ J^ j^ ^ ;^ et approché de la fenêtre, pour voir le 
^ ^ --r- rj-^ -j- gig . temps qu'il faisait, vit le Wang sur sa 

3u — S terrasse, occupé à arroser ses fleurs. 

g\ I/v ^ tif ;!^ w Celui-ci finissait et allait descendre, 

ii iE^ >K SE ^ dp quand un homme portant deux seaux 



^ ^ â^ ^ M jfcS ^^ purin, vint à passer. Il s'arrêta 

^ y^ W^ * ^ ^ d'abord, puis, sans déposer sa charge, 

^ -7 ^ ifcf^ ^ W gi'a^'it la rampe qui conduisait à la ter- 

ih SS -4^ SI* ^ ËM rasse, soi-disant pour aider le Wang à 

^ » O 1^ » S arroser. Mécontent, le Wang rebuffa 

il2i ^ aE Jl ^ j^ cet intrus naalpropre. Celui-ci s*obstina. 

itti é ^ ?^ ^ Si ^^^ ^^^^ hommes se heurtèrent. Com- 

— ^^ ^^ me il avait plu peu auparavant, la 

rampe était glissante. L'envahisseur 



^ ^ "]f% ;^ ^ ^ perdit pied, et tomba du haut en bas. 

Ses deux seaux lui tombèrent sur la 
poitrine, et le tuèrent net. Le Wang 
épouvanté, eut la présence d'esprit de 



*J£l:ê«3E . . __. 

^ ^ ^ ^ ^ ^ ne pas jeter un cri. Il ouvrit la porte 

de derrière de son habitation, prit le 
cadavre par les pieds, et le traîna au 
bord de la rivière. Puis il alla prendre 






— 6. — 



-A "W B$ i^ 3i ^ ^^s. deux seaux, les porta près du ca- 

Hli A §S KH ^^ fô ' ^^^^'^^ rentra, ferma sa porte, et se 

« 'û 2 -- /I S ""^ ^" **^' ~ Quoiqu'il fût encore fort 

tT m w ^ ir m jeune, Mà-cheulînn comprit qu'il valait 

1^ ^ ^ fô % ffi mieux ne rien dire d'une si grave af- 



faire. Quand le jour fut venu, il enten- 
dit crier qu'on avait trouvé un cadavre 



+ 31^/'^ a ,.,.._ _„. 

"^ ffl* ^ ^ /^ H au bord de la rivière. On prévint le 

mandarin, lequel arriva, en grande 
pompe, vers midi. L'expert n'ayant 
trouvé sur le cadavre aucune blessure, 



^ i5^ W ^ ^ K conclut qu'il n'y avait pas eu meurtre, 

mais mort par chute accidentelle. Le 
mandarin interrogea encore les villa- 



i^mmm^^ 

3^ '^ 131 /L JE Sm geois. Tous dirent qu'ils ne savaient 

rien. Alors le mandarin àt mettre le 
cadavre dans une bière qu'il scella, 
ordonna de rechercher les parents du 
*^ ^ ^ ^ '^ ^ mort, et s'en alla. — Neuf ans plus 

llfs 4b SS ""* »6l :^ tard, Mà-châuiinn âgé de 21 ans, fut 

'^ j a^ T* ^^^^ bachelier. Son père étant mort 

fULV^ m î ^^ laissant la famille dans la gêne. Ma- 

cheulinn continua à habiter sa cham- 
brette à l'étage, et vécut de leçons don- 
nées à quelques élèves. L'époque de 






miiimAMm 



JS ^ ^ $ ^ ^ l'examen tnennal des bacheliers appro- 

« * .lis U ^ 



chant, il se levait avant le jour^ pour 
repasser ses classiques. Un matin, coni- 



T* ^ W Br me il ouvrait sa fenêtre, il vit au loin, 

^ ^ ^ M ^ 9 ^^"^ ^^ ^^^'' "" homme qui jiortait 

deux seaux, et s'approchait lentement. 

11 reconnut le porteur de puiin. Très 

_ Li ^ |iC effrayé, le Ma pensa que ce koèi venait 

^tfùWi^^iSk évidemment se venger du vieux Wang. 

«.^ J~ *^^ "^^ -** HS MqÎo nm» • là IrnÀt noacD Hnvant la nnrto 



Mais non ; le koài passa devant la porte 
du Wang, enQla une ruelle, fil encore 



)@ ^ ^ ^ ^ )^ quelques dizaines de pas, et entra dans 

@ P^ i@ ^ ftn Pâ ^^ ^^"^* d'une famille Li, famille aisée 

lï. aÏ ^^ ^"^^® ^" ^^" '"^"*^^' celui-ci alla 

^ ^ ^ ^ ^ iP aux informations. A la porte des Lî, il 



— 6. — 



2; 



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» :* ^^ mmmm 
m M: ^^ ^ i£ n f s 

^ ,^ ^ifc^l^ 

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» _t ^ mmm^ 



5f m ^ .^ # - M 
{& c^ ^ ^ S A H 



rencontra un serviteur de la maiso 
qui sortait... Qu*y a-t-il? demanda 
Ma... Il y a« répondit le domestiqu 
que notre maîtresse est prise des doi 
leurs de Tenfantement; je vais quéi 
Faccoucheuse... Est-il entré cliez vo 
un homme portant deux seaux? d 
manda le Ma... Du tout, répondit 
domestique... Au même instant, ui 
servante rappelait le domestique, ( 
disant: inutile de cliercber Tacco 
cbeuse; notre maltresse vient de me 
tre au monde un beau garçon... Le 1 
comprit alors, que le porteur' de pur 
était venu, non pour se venger, mi 
pour se réincarner. Cependant, se d1 
il, c'est étrange I Pourquoi ce pauv 
diable est-il venu se réincarner da 
cette ricbe famille? — Depuis lors, sa 
rien dire, le Ma observa les Li du co 
de rœll, pour voir ce qui arrivera 
Sept ans plus tard, le petit Li grandi 
sant, montra une profonde aversi( 
pour rétude, et un goût prononcé po 
rélevage des oiseaux. Le vieux Wân 
alors âgé de plus de 80 ans, raffolait 
ses chrysanthèmes plus que jamais. 
Un jour, de grand matin, le Ma éta 
de nouveau à sa fenêtre, et le Wâ: 
arrosant encore ses fleurs sur sa te 
rasse, le petit Li ouvrit la lucarne 
son pigeonnier. Une dizaine de pigeo 
s'envolèrent, et allèrent se percher s 
la balustrade de la terrasse du Wâi 
Craignant qu'ils ne prissent le lar^ 
Kenfant les rappela. Comme ils ne re 
traient pas, il prit un caillou et le le 
jeta. Le caillou frappa le Wang, q 
s'apprèlait à descendre de sa terrasî 
Saisi, le vieillard perdit Téquilib 



^n 



davre. Il s'est tué par accident, dirent- 
ils; et Ils Tenterrérent, après les pleurs 



Cas de mélempsycose el de rétribution. Voyez Intro- 
duction IX et XI. — Koèi, ici l'âme sapérieure du défunt, 
ayant conservé sa forme, essentiel el accessoires. — Les 
âmes qui ne veulent pas pardonner, restent koèi, et se 
vengent dans cet état sciemment. Celles qui ont par- 
donné, sont parfois réincarnées, par ordre des juges 
infernaux, de manière à venger elles-mêmes leur an- 
cienne injure incoBSciemment. C'est lo cas dans l'histoire 
ci-dessu»% 



— 6, 7. - 

Wi ^ ^ "ë J£ tomba du haut en bas, et se tua net. 

^ ^ jju jHK jHg; ï-e petit Li ne cria pas, ferma la lucarne 

.™ "J vlé yZ y^ du pigeonnier, et se retira. — Quand 

■ ^ Î^H ^ «^ *® JO"** ^"t ^®""< J^s enfants et petits- 

ASH % Séc îiir enfants du Wang ramassèrent son ca 

^ ïi w n^ 

^ ^^ ^ 95 1^ ^'"^^^« 

"^zm mm 
%M^ a (t 

fil :2: fil ^ ^ 

#AW fgS§/t 7 

il H ^ ^ ^ "^adls, à Hâûg.tcheOu*!ou (Tchée- 

kiaog), de jeunes vauriens s'étalent 
réunis eu bande. Ils avaient tous bu 
du vin mêlé de leur sang, s'étaient 
juré une fidélité inviolable, et s'étaient 

^ft ^ W j^ ^"^^ tatouer sur le dos limage d'un 

^ W ^ ^ dragon noir. Cette bande du dragon 

- % , "^^^ désolait bourgs et villages par ses 

M^ iS ffl[ îS brigandages. En 1735, le grand-juge 

lï ^ ^ >^ Fân-kouosnan la traqua. La plupart de 

AQ ^ju 3^ .:2:, ^^s membres furent mis à mort, mais 

1S ?E fT *T" le chef Tông-toh'ao parvint à s'échap- 

#^ 1^ ^ ^ P^*"- ^'^ P^** P*"^ ^^^^» j*^* oublié 

St^ ^ 9 ^ ^° quelle année, durant l'hiver, ceux 

a^ S ^ -^ ^® ^^ bande qui avalent été décapités, 

§t nr ^ Jk lui apparurent en songe et lui dirent: 

jW ^ JC ^ Vous étiez notre chef. Jusqu'ici vous 

Pî iSS" ^ ^ ®^®^ réussi à échapper à votre ch»^ti- 

£-1 î^* /In ^ ment. Mais, l'an prochain, le Ciel vous 

wt ^ ^ ^ frappera. — Très effrayé, le Tàng leur 







-- 7. - 25 

'^ ^ -H5? ^ J^a iïÉ demanda s'il n'y avait plus pour lui 

*tf^ i^ iKS 'fô "S* i^ Bucun moyen de salut. — Ses anciens 

^B Ua RR IR -qp- ^ camarades répondirent: Adressez- vous 

2* ^ 3^ ® ^ f^ ^" ^^^"^^ nul habite une paillote prés 

^ 4* IfH 7^ ftlr îfe ^® '^ pagode Pào-chou-l*a, attachez- 

7- /^ PI o;^ ^ j^ ^<^us à lui comme disciple, observez 

^ / y3 ^ ^ ^ bien la régie, et vous serez peut-être 

^ 1^ ^ f^ iS ^ sauvé. — Quand II se fut réveillé, le 

âb ^ PI ^ ^ gg Tông alla à Pendrolt Indiqué. Il y 

^ ^ ^ ^ 1^ trouva de fait un \letix bonze, assis 

^ ^ Vt Mi S la ^î^ns une petite paillote, et récllantses 

-^ U flï BS ^ 1^ prières, le Tèng se prosterna à ses 

1^ i^ h M^ '^ i^ pieds, pleurant, confessant ses pécliés, 

l« ^ X |£E *9b C£ et le priant de vouloir bien le sauver 

ÏÏO ^ 4ij '^ iÈ. ^ *'" racceplant pour son disciple. I.e 

^ Se ^ n yâi t^ bonze chercha d'abord à réconduire, 

^ tt^ ^ ^ !^ ^" protestant humblement de son inca- 

^m^fSi Mm pacitft. Mais comme le nng persistait, 

^ ^ >^J^ ^S ^ ^ touché de la sincérité de son repentir, 

i(t iSA ïé Ù^ âS ni? *^* bonze lui coupa les cheveux et le 

h)^ 1Î88 5iB JJlfc ^p se reçut comme novice. Il lui imposa de 

^ ^ il ^ ^ Pj réciter des prières durant le jour, et 

de battre le tambour de bols durant la 
^ ^ç. _-| - ^ j^ nuit, en Implorant la pillé de Boud- 

M W tm iU Myt dba. - Durant le reste de l'hiver et 

^ ^ ]^ ^ "^ ^ tout le printemps, le novice se donna 

beaucoup de mal. Au quatrième mois, 

un jour qu'il revenait de quêter sur le 

W w ^ i R marché, il entra pour se reposer dans 

fg» ±. ^ ^ g* le temple du génie du lieu, et s'y en* 

dormit. Ses anciens compagnons lui 
apparurent de nouveau en songe, et lui 



# «^ lii H :%, 

g |g ^ ^ ^ ^ dirent: Rentre vile I rentre vitel Ce 



soir le génie de la foudre passera par 
ici. ^ La frayeur éveilla le Tông, qui 
rentra vile à la pagode. Le jour bais- 
IJC "o i£ M iS f f ^^^^' ^" entendit bientôt au loin le 

|Xj /g. pj ^ M^ j-ti, roulement du tonnerre. Le novice conta 

T^ ™ p^ ^ ëîfc ^ son rêve au vieux bonze. Celui-ci le lit 

ttB f& M '^ ^ fâ^ mettre à genoux de\ant lui, plaça sa 

i 



20 — 7/8. 

>^ ^ ^ Ji^ ii ;è *^'^ *"'' ^^^ genoux, la couvrit de ses 



mm:s 



longues manches, et se mit à réciter 

im n UJ S ^iî '^ des prières. Bientôt l'orage se déchaîna. 

V7 /L 711 M Cl ^ ^-^ foudre toral)a coup sur coup, sept 

B3 /L ISJ S >S 4î ^" huit fois de suite, tout autour de la 

^ H :^ IZ -P- iïra paillote. Puis la tempête et le tonnerre 

W J- ^ ^ j^ se turent, le ciel se découvrit et la lune 

35c ^ ^ ^ l^i^ ^''iJ'a- - J^e danger est passé, dit le 

3§î V^^ R ifet ISJ ^^*^"^ bonze, en relevant le novice; 

/V S iS* S S 5 désormais tu n'as plus rien à crain- 

"^ yZ m ^ B 90 dre. - Rassuré, le Tông remercia et 

flS i^ M -S ^ ê ^^^^^^ ^^ *^ paillote. Au môme instant, 

ir ^ «; h llf* ^ u» éclair éblouissant jaillit, accorapa- 

~ " w JL itL ^ gné d'un coup de tonnerre formidable, 

^ ^ ^ '^^ ^ Hi ^ '''^"^ tomba foudroyé sur le pavé. 

ï3t tM ^St Jtt /V ^ "^^^ iDlroducliou IV et XVH. 

iR'J ^ W P3 ^ f§ A Hôn-tcheou-fou (Tchée-kiang), 

J^ 'J>t ^ - iffi 4^ l'assesseur Chènn-pingtchenn faisait la 

#Q ;^ I I sieste dans son cabinet de travail. Sou- 

H "W jr 3^ dain un satellite se présenta devant 

Jj3[ ^^ ^\ ^ t^ lui, et l'Invita à le suivre. 11 le con- 

"^3? ^ M duisit à travers une cour ombragée par 

^^ ^^ '^^ d'épais bosquets de bambou, à une sal- 

le où se dressait sur un piédestal un 



^rU- _„ . 

^^ ^ j^ ^ "Ws ™i*'oî^' baut de plus d'une toise. Le 

.^ ^ t!^ (^ r^ satellite lui dit: Voyez ce que vous avez 

^ nM ^ ra 11 été, dans votre dernière existence. — 

N^L ^ Yf |1| ^ Chènn regarda dans le miroir, et vit 

^ jii. ^ îMI Si ^^ personnage coiffé d'un bonnet car- 

'^t* ^^ T7W tnJ j,^^ chaussé de souliers rouges, costume 

des lettrés sous la dynastie Mîng. — 



mmm ^hn, 



^ ^ ïp ^ J^ Voyez maintenant, dit le satellite, ce 

3t ^ ^nt ^ ^ ^^^ vous avez été, dans votre avant- 

<P> TOî BX % y^ dernière existence. — Chènn regarda 

7C£ ^ /te 3u m de nouveau dans le miroir, et vit un 



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— 8. — 

officier supérieur en costui 

dynastie Mîng, chapeau n 

rouge, ceinture à boucle déjà 

noires. — A ce moment, un d( 

entra, se prosterna devant ( 

lui dit: Me reconnaissez- vou 

votre serviteur à Tâ-foung-i 

de cela deux cents ans... C 

remit à Chènn un écrit... Qu 

demanda Chènn. — Voici, dil 

teur. Durant la période 

(15-22-1566) de la dynastie M 

vous appeliez Wâng-siou, et 

siez les fonctions d'intendant 

du district de Tâ-t'oung- fou ( 

Vous avez été cité aujourd't 

une affaire de ce temps-là. Ci 

koèi ont porté plainte au juge 

Wênn-sinn-wang. Vous allez i 

rogé, à cause de leur mort. 

votre serviteur d'alors, je me 

que ces 500 hommes ont été tu 

votre avis. C'est le général X 

fait égorger. C'étaient des reb 

s'étant soumis après la défaite 

ts'i, avaient ensuite repris le 

Le général X les fit raassaci 

les empêcher de recommencer. 

lui aviez écrit une lettre, pot 

«uader 4j'aglr ainsi. C'est cet 

que je viens de vous remell 

vous fera acquitter. — En e 

ce récit, Chènn se souvint auss 

sèment de ces choses lointî 

remercia son ancien domestî 

Voulez-vous continuer votre c 

pied ou en litière? demanda 

lite. — Comment un haut fonct 

irait-il à pied? s'exclama le ( 

que. — Alors une jolie lilière 



î« — 8. — 



)^ ^(lÙ ^Wi^ f^ ^ porteurs enleva Chènn. Après un trajet 



de plusieurs stades, il arriva à un pa- 
lais. Dans la grande salle siégeait un 



"^ f!^ "& ^^ ^ M !M personnage à barbe blanche, vêtu d'un 

mm^^mm^ . .. __._ 

^ ^ ^ -© ^ >C ^ Veuillez appeler d'abord le général X, 



costume royal. Un huissier en robe 
violette et bonnet noir, tenant un re- 
gistre, appela l'intendant Wâng-siou. — 



dit Chènn, car c'est de son affaire qu'il 

rfb ^t> Jrti rr- -ji -T j^ s'agit. — L'huissier appela le général 

yrWm^A^m X. Aussitôt un homme de haute stature, 

'^^^ALtfL^^{fu ^" uniforme et cuirasse, sortit d'un 

5^ iH* éÉ T îîiB 'fis î=r î^PPî^'^tement latéral. Chènn le reconnut 

^ JCl WS ^ WL m iy pour son ancien collègue. Le juge l'in- 

W i :^ <I *â Hi; terrogea longuement, puis appela dere- 

-Ih j& jjft ^ œ qp m chef Wàng-siou. Chènn s'avança, salua 

^ i ^ ^ ^ 5 ^ des mains, et se tint debout. — Le Juge 

» A 3C |0J ;^ ^ Si- lui dit: Le général X vient d'avouer 

^ W ^ -^^ >Ê M ^*"^ ^'^^^ '"* ^"* ^ ^^•'' "^^^^*^^ ^ ™^''^ 



û^iim^î^ 



5(30 hommes de la bande de Liôu-ts'i. 
Vous prétendez que vous êtes absolu- 

>y^ iM 5t "M* ^ ment innocent, parce que vous lui aviez 

"^ pr|* -M "5* jgf g^ ^ *'*^''*^ ^^ "^ V^^ *^ ^^'»''t' Mais les statuts 

M^ -^ll A '^ !l- â^ *^^^ '^^"^ ^^"^ donnaient sur lui plus 

^ OT A. w 11. 1^ de pouvoir que cela. Or vous n'avez 

Ml ife 4^ ^ ife jtt |l^ . I'*'^'^ f^'»^ davantage. Vous avez donc été 

«3^ 'É^ A jËc qp ^ rfi au moins faible! —Chènn en convint. — 

HB ^ ^ 2 ft '^ T ^'^''*'' '*' général reprit la parole. Il m'a 

^ Bh 2 ^ ^ :^ ^ fallu tuer ces 500 hommes, dit-Il. C'é- 

^ ^ >|\ Q RB A T *''*^ nécessaire. Ilsavaient déjà manqué 

f^'4M ft Se ^ -tb ^ ""'■ ^^^'"^ '^ ^*^"' parole. Si je les avais 

9^ J^ *^ ™ »=' ^ '9^ lâchés, ils y auraient manqué une se- 

!^ ^ ^ ^ M :^ M ^^»*'^' ^«^s- Comme général, je les ai 

7^ 3S& li^ :ê ^5^ Éâ A **^*^' ^^"' '^ *^*'^" *^" ^^^^' ^^ "^" ^^'^'" 

vtC ^ Trtd "H Pn >n@« S haine personnelle. — A ce moment, 

SSL B'J Wi ^ -4^ ^ ^ "" tourbillon noir comme de l'encre, 

JE* ^ W IBî BT yS ^ s'éleva devant le tribunal, accompagné 

Z^ uûT JL - -^ ^^^ sifflements, et d'une insupportable 

•^ 3^ ^ \h ^Jf ^ ^ odeur desang. Puis, dans le tourbillon, 



8. — 



29 



'f-M.mBmAmm^ 



^w^M^mB^^ 
^mAmm.:^mR'dù 

^^"^mmB^f 



500 crânes roulèrent comme des billes, • 
suivis de 500 squelettes. Les crânes 
ouvraient leurs mâchoires, et cher- 
chaient à happer de leurs dents le gé- 
néral X... Cbènn était terriûé. — Frap- 
pant sur sa table, le juge cria: Miséra- 
bles ! n'avez-vous pas été décapités, pour 
vous être révoltés de nouveau après une 
première soumission? — C'est vraî, 
répondirent les koèi. — • Alors le général 
vous a fait décapiter justement, dit le 
juge. — Non pas, répondirent les koèi; 
il Ta fait pour plaire à Tempereur, 
pas pour le bien du pays et du peu- 
ple. — Pas pour votre bien, peut-être, 
ricana le juge; mais certainement 
pour le bien du pays. D'ailleurs voilà 
deux siècles que la chose est faite. Elle 
est périmée pour ma juridiction. J'en 
référerai au tribunal suprême du Pur 
Auguste. En attendant je décide: 
l^que, un soupçon planant sursacon- 
duite passée, l'ex-général X ne sera 
provisoirement pas promu chênn; 
2" que, comme vous ne voulez pas 
renoncer à votre ressentiment, vous ne 
serez pas encore réincarnés en hommes ; 
30 que, en punition de sa faiblesse, Tex" 
intendant Wâng-siou renaîtra fille, 
dans sa prochaîne existence. — Les 
500 koèi, tenant chacun sa tête, se pros- 
ternèrent en disant: Qu'il soit fait com- 
me vous diles! — Le juge ordonna au 
satellite de reconduire Cbènn. 11 repas- 
sa par la cour. ombragée de bambous, 
et par la salle au miroir. Son ancien 
serviteur le félicita de son acquitte- 
ment. — Venez ici, dit le satellite; 
voyez ce que vous avez été durant cette 
existence. — Chènn regarda dans le 



30 ^ 8, 0. ^ 

6^ ^ ttl— •^ifc^:^ "^"'^^''^ ^^ s'y ^»t ^" coslume d'asses- 

^ ^ 6& ^ — S ^ T ^^"' ^^ '^ dynastie Ts'îng. — Regardez 

T^œ^^^î-^'^^ maintenant ce que vous allez devenir, 

>1> ra Bqp :zr S dK ^ W ^»t '^ satelIlte. - A ces mots, Chènn 

^^I^i^^'^Ai^EE ^"^ tellement saisi, qu1l s'éveilla, suant 

'ffcâ^--fiH'Jft^i:^^^ ^ gi'osses gouttes. Il était étendu dans 

Viim'^ïmïm^l^W son cabinet de travail. Toute sa famille 

•ffi ^ i^ ^ fl^ P^ H H Pipui^ait autour de lui. On lui dit quMl 

^^^(51IB3 Fï^:2t ^'^*^ "^^^^^ ^^"^ connaissance, durant 

^i X ^ a! 'ffil S ^ "" •'^"'' ^^ ""^ ""^^' '^ ''^^^^" ^" ^^'^*' 
IH dt ^ 3E <i^ -^ W ^ s^"'® restant légèrement chaude. — 

S A ^ ^ ^ iSl ^ 61 ^^^^^ avait vu, appendues autour du 

iftP fit* =»• BK Tfr ^ A »H* ^''^'^""^' ^" J"o6 infernal, quantité de 

77 ^ X <^ A ( Al sentences horizontales et verticales. Il 

ftfc Ir ^-" W jg ^ 1^ tu "^ P"t s^ rappeler que les suivantes: 

5^ tt ?t T "3^ S ^ ^'^ tribunal infernal ne fait pas accep- 

--^ »S!«^^2 ^^^'^ ^^^^ personnes. Tout est compté 

M S 'S ^ Pt sur l'abaque céleste. Quand l'eau l)ais- 

'Im ll^ li l^if ffl ^^'' ^^^ cailloux paraissent; ainsi toute 

iw iw ^ ryi fE; fa«te est révélée, en son temps. 

Voyez Inlroduclion V. III. I. — Koèi, âmes non 
réincarnées, souffraHlee ou méchantes. C/<^«n. âmes non 
réincarnées, qui occupent les charges du monde infé- 
rieur. — Notez comme les grands de ce monde, sont 
iŒ. ^^ . ;^^ , tnités aux enfers avec déférence. — Sur le miroir révé- 

^fy ^^ ]J(P wy <Ëp Jateur des consciences, ou des ^formée passées et futures, 

• voyez TP pages 307, 340 et 34:2. — Nous retrouverons 

souvent l'appel en dernière instance au Sublime Souve- 
rain, au Pur Augusle. 



mii\. 






^& ^ ^ ^ ifc 

™ ^ J^ «B ^ "** HJ ^ Nân-tctfang-hien du Kiâog-si, au 

^ ^' Fi ^ A "ÈM ^ Pèi-laa-seu.deuxjeuues gens étudiaient 

^^ ^ P^ 3@ ^ S ensemble. Ils s'aimaient beaucoup, et 

S ^ ^ r J ^ 1Q §- étaient très intimes, r.'aîné des deux 

t^ ^ TK ^h 9^ >Ê ^^^"^ ^"^ ^^''* s^ famille, moarut subî- 

n* ^ *^ ^ ^ ^ i tement. Le plus jeune n'en savait rien 

Hll ffi ^ ^ ^ ^ i ^"^^''^- ^" ^^'"^ ^"'*' venait de se cou- 

im ^ ^ ^ ^ ^ ^ cher, son grand camarade ouvrit la 



— y. — 



31 



MBB^mZsi}L9i 



porte, eutia, s'assit sur le bord du lit, 
lui caressa le dos et lui dit: Il n'y a 
pas dix Jours que je t'ai quitté, et me 
voilà mort. Je suis uu koèi. Mais Tami- 
lié que j'ai eue pour toi subsiste. Aussi 
n'ai-je pas voulu partir, sans venir 
auparavant prendre congé de loi. — La 
frayeur empêchant le petit de répondre, 
le grand lui dit doucement; Si j'étais 
venu pour le nuire, te pai lerais-je aussi 
amicalement? Ne crains rien. Je suis 
venu pour te conOer mes derniers sou- 
haits. — Que souhaites-lu? demanda 
le petit, un peu rassuré. — Voici, dit 
le grand. Ma vieille mère a plus de 
70 ans, ma femme n'en a pas 30. Quel- 
ques boisseaux de grain chaque année, 
sufflraient pour leur permettre de vivre. 
Jeté prie de te charger d'elles... Je 
laisse de bons manuscrits. Je te prie 
de les faire éditer, afin qu'il reste quel- 
que chose de moi... Je dois quelques 
ligatures au marchand de pinceaux à 
écrire. Je te prie d'acquitter cette det- 
te. — Je ferai tout cela, dit le petit. — 
Merci, dit le koèi. Alors il ne me reste 
qu'à m'en aller... Cela dit, il sortit. — 
Cependant le petit s'étant remis de sa 
première frayeur, son affection pour 
son ami s'était réveillée. Il le rappela. 
Celui-ci rentra, et s'assit de nouveau 
sur le bord du lit. Mais, quand le petit 
le regarda^ c'était un être tout autre, 
aux yeux fixes, aux traits défigurés, et , 
puant le cadavre. — Va-t-en, dit le 
petit très effrayé... Le mort ne bougea 
pas. — Va-l-en, cria le petite en frap- 
pant sur son lit... Le mort se leva, mais 
ne partit pas. — Terrifié, le petit sauta 
du lit, et prit la fuite... Lu mo-rt courut 



32 — .9. — 



^ ^ ÎÏO -^è M ^ ^^''^* '"'• ■" ^' ^^^ ^^^^ dêlaler de tou- 

^ m jwh A{* -j^ ^ les ses forces, le mort était toujours 

/C ^ H* ®C ^l"* BS sur ses talons. -- Après avoir couru 

ifiÉ ^ ^ i?i âË «fi^ a'"si respace de plusieurs stades, à 



bout de forces, l'enfant sauta par- 

J^ ^ ^ S i^ œ dessus un mur, et tomba épuisé de 

ia IK -^ «T n© nO l'autre côté... Le mort ne put pas sau- 

/S rtn ^ ^ t?5 ^ ^^' ^^ "^"'^^ "^^^^ chercha encore à lan- 

A âÉ ^ ^ ^ @ cer sa bave au visage de l'enfant. — 

y\ Q?B ^S ^ ^ IPB Cependant, le jour étant venu, des pas- 

^ W ÎÏO fiP © ^ ^""^^ trouvèrent Penfant gisant sur le 

tl ^Ê 6% M /|^ ^ ®^'* ^^ *^ rappelèrent à lui en lui fai- 

2fcii -/r M -i- >»L A: *""^ "^^^''^ *^^ l'infusion de gingem- 

W tfc ® ± ^P 9T bre. On avertit la famille du mort, 

^ M'J 3î ^ O ^ ^1"^ cherchait son corps disparu. 

^_^ ^ AA -t- ph ^ Elle l'emporta et l'enterra. — Voici 

r "*!* rfic ^ »If! ^ comment il faut expliquer ce fait sin* 
9sft ^ 5K ^ |9K ^ • gulier. L'àme supérieure est bonne, 

^ ifr ifc ^ i5|c lÉT ''^"^^ inférieure est méchante; Tàme 

-^ -^ ^ -^ fljj ^ supérieure est humaine, l'àme infé- 

m ^ -^"^ 9>: îB^ Heure est brutale. L'enfant dont nous 

^ ^ ^ f^ ^ i^ venons de raconter l'histoire, fut d'a- 
bord visité par Tâme supérieure bonne 
de son ancien ami. Mais l'àme infé- 
rieure (corporelle, cadavérique) avait 

"W ^, â ^ ^ suivi l'àme supérieure. Quand l'enfant 

A^^ BH* ^ -to "â rappela l'àme supérieure partie, ce fut 

L . ^ IMme inférieure qui se présenta. Or 

ià ^ J^ ï!§ ^ c'est l'âme supérieure qui fait l'homme, 

"Hl* Vd ^ if^ Hi ^^^^ ^^^ ^^"^ sentiments et ses affec- 

rn ^— ^ •^ ^ tlons. L'âme inférieure est un tout 

^ i7 ^fn 3&, autre être, stupide et bestial. L'àme 

5^ ^ ^ -(^ A^ supérieure du défunt traita Tenfant en 

w fffr pt rp d^ ami; son âme Inférieure faillit le détrui- 

Hh ^ 1 nn 1^ ^^' ^^"^ '^^ cadavres errants, tous les 

^ 'i' y\ ™ ÏSu vampires, sont des âmes inférieures 

Wi ^ ^^^& (corporelles). Il faut qu'un homme soit 

M3 ,% -^ A /i arrivé à l'apogée de la perfection, pour 

ET 'u* ^ ^ que son âme inférieure elle aussi se boni- 

^ ^ ^ )|^ llË fie quelque peu. C'est rarement le cas. 



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- 0. m. - 33 

VoyeE InIMucllatt LK. - L'haleine f l la bave de» 
taoMs tuent. — En Chine, toute veuve jeune encore et 
pauvre, cherche à se remarier. Si la veuve du défunt 
s'était remariée, ça vieille mère ferait restée sans res- 
BourceB. f)e là «a «ollicilude, filiale plutôt que conjujfale. 



10 

A Hoâi-nan(Kiâng-sOu), un cerlalii 
W et sa fiirame vivaient dans la meil* 
leure Intelligence. Le niarl n'avait pas 
ijuaranle ans, quand il mourut. Après 
qu'on l'eut mis en bière, sa veuve in* 
consolable ue permit pas de clouer le 
cercueil Matin et soir, quand elle avait 
liui de pleurer devant le cercueil selon 
Tusage, elle soulevait le couvercle et 
confemplait le cadavre de son mari. -- 
La croyance populaire à Hoâi-nan étant 
que, la septième nuit après la mort, le 
satellite infernal ramène Tâme, person* 
ne ne voulut rester dans la maison 
mortuaire cette nult-là. La veuve mit 
ses enfants en sûreté dans une autre 
chambre, et veilla près du cercueil, 
assise derrière le rideau de Talcôve. 
Vers minuit, un souffle glacial remplit 
Tapparlement, et la lumière des lampes 
devint blafarde. Bientôt entra» par la 
fenêtre, un grand diable haut de plus 
d'une toise, aux cheveux roux, aux 
yeux ronds. Il tenait d'une main une 
fourche en fer, et de l'autre une corde 
par laquelJe il traînait Fàme du mail 
défunt. Dès qu'il eut vu Içs mets dis- 
posés sur la crédence devant le cercueil, 
il déposa sa fourche, lâcha la corde, 
s'assit et se jwit à manger et à boire 
goulûment. Cependant le juarl palpait 



34 — 10. — 

^ "h fê "F ^ ^" pleurant rameublement de son an- 

gH ^ ESC ^ ^ cienne chambre, puis, s'élant approché 

E|l ^ la ^ m (Je ralcôve, il enlr'ouvrit les rideaux. 

^ ^ ë^ * ^ Sa femme tout en larmes le saisit à liras 

^ g ^ M ibM '^ corps. Il élait froid comme glace. 

-^ JL- I- ^T S^ ^'^^^ ^^'^ ^^ vould dans une couverture, 

JPV ^> Jl ^ ^ pour le cacher au diable roux. Celui-ci 

ifc 'êj ?S ^ ^ ayant fini de manger et de boire, se 

M ^ l<i F lll tS "^^^ ^" devoir de chercher son captif. 

ja !ffl ^ cr- '^^ ^^°^"™® ^^^^^'^ ^ grands cris ses 

9TO iS TTC |t§ ^ enfants, qui accoururent dans la 

S j^ 'î^ ^r VA. chambre. Le diable roux s'éloigna tout 

SI "ibS T Ji Ms décontenancé, oubliant même sa four- 

pi Af\ yZ ^ ^^ che. Alors la femme, aidée de ses 

JS^ -Sfi ^ S i|(B enfants, introduisit dans le cercueil la 

^ '^' " ■ couverture dans laquelle elle avait rou- 

lé Tûme de son mari. Bientôt le cadavre 

"X* SI commença à respirer. Alors la femme 

A{r è^ ^ "& îâ* ^^ '^^ enfants le tirèrent du cercueil, 

^ k^ 6^ 1*1 ^^ le déposèrent sur le lit, lui ingurgité- 

ml(L^ m kA ^ rent de l'eau de riz. Quand l'aube blan- 

* ^ filf 3^ ^^^*' ^*^ défunt revint à la vie et reprit 

ses sens. — On examina la fourche 

^ — ^ ^ V oubliée par le diable roux. C'était une 

5T — • y^ ^ KA de ces fourchettes, sur lesquelles on 

^ S '^ "U^ ^b brûle le papier-monnaie offert aux 

morts. ~ Mari et femme vécurent enco- 

I - -- ^ re ensemble durant plus de vingt ans. 

I :/r ^ -1^ 5^ ^^ femme avait près de soixante ans, 

4E — • ^ du njA quand elle alla un jour faire sa prière 

au temple du génie de la ville. Soudain 
elle vit deux archers, qui amenaient 



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:=: T Jiif 1 j^ 

^ -îll ifc ^ lis ^" diable chargé d'une cangue. C'était 

7b S ^ -ÊF ^ ^^" diable roux. 11 la reconnut et lui 

-Uj riA. /^ hL âc ^*^* '^'^ gourmandise a fait que tu as 

ypA ^ Jm fC^ ^ pu jadis te jouer de moi. Voilà vingt 

3| ^ pl^ ^ ^ 3ns que je porte la cangue pour cet- 

•^ Ûf AS ^-^^ f te faute. Mais aujourd'hui le jour 

W /î'i ^ 3Rv 7v est venu pour moi de compter avec 

'^^ ^^^^ toi. — La femme relourua à son logis. 



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— 10, il. - 35 



Elle mourut le jour môme. 

Voyez Introiluclion VI, IX et XIII. Amo renlrén 
dans son corps. — Le terme avciiera prouve qne cette 
histoire est du quatorzième siècle, époque mongole. La 
ib<*orie du sôjoor de l'âme durant sept jours, ou du retour 
de l'âme après sept jours, avant son départ déflnitif, 
n'est pas chinoise, mais arabe-tnrque. 



11 



^ ^ @ ^ ^ ât ^^ vieillard origluaire de la ville 

71 >â^ âîf ^ ^ Sf ^^ Yàng-sinn au Cbân-tong, s'était éta- 

y^ m mW ÏS ^ bli dans le village de Ts'âi-tien, à cinq 

^ ^ ^ "" >\ ^ ^" ^^^ stades de la ville. Il y tenait, 

P' -¥- ÎÏ2 H irt ^ avec ses fils, une auberge pour les mar- 

•^ jS V S cliands de passage, piétons et voitures, 

i^ 5i8 0^ M* ^ Un soir, à la nuit tombante, quatre 

^ ^ /^> ^ iEÊ ' voyageurs descendirent chez lui. Tou- 

^ 2rP IP un HT ^^^ '^^ ct)aml)res de l'auberge étaient 

^ yO T^ 1^ jL <]êjà occupées. Les quatre hommes fa- 

Ja f^ — /v "^r? ligués prièrent l'aubergiste de leur 

^% p j^t^ j^ m trouver à tout prix un gîte quelconque 

j^ ^ ^} ^ ^ pour la nuit. L'hôte grommela, puis 

W ^ iK* 5K X dit: 4'ai bien «« locai, mais pas sûr 

fê* Pfl ^( ^ -^ ^u'il vous convienne. — Pourvu que 

OjE qr -y pi:i ^fu -"ous puissions nous étendre sur une 

-^ m #»*4 ^ '^^^^^ ^^"^ ""* ^^^^* dirent les quatre 

^ Ul 3 'Ë^ Pj§ hôtes, le reste nous importe peu. — 

^ ^ ^ jj- (^ Alors venez, dit l'aubergiste. — Or une 

^ c.r :^ p J Pj-. des belles-'filles de l'aubergiste venait 

^^ tT ^ M" /i5 de mourir. Son cadavre, non encore 

^ ^ ^ ^ ^ enseveli, avait été placé provisoirement 

Mf zfc. â g^ ;i=f dans une dépendance de l'auberge, 

^ S JS ^ « ^^^^^^ ^® *^"^'^ ^^^^ ^^ '^ ''"®' ^^" 

^ Kfî 1B ^ n^ mari était allé acheter un cercueil. — 

7^ ^ ^ J^ ;ft L'aubergiste conduisit les quatre hom- 

W^ [ij ^^ rin ^ 1^168 dans cette dépendance. Dans une 

WàKK ISJ) ^ grande salle, une lampe brûlait sur 

^^J^Wi^ une table, devant un rideau. Derrière 



36 _ il, - 

Ht 4^ ^ ffl Çl A M J^ ^^ rideau, le corps de la morte habillé, 

gisait sur un lit. Il était couvert de la 
grande feuille de papier usuelle en 



^ -» m "^ M' BA a*: BU ^^^"^'^ ^"'' "" '''• '' ^^^'^ ^^^^^'^ ^^ '^ 

^ ^ >S M ^ 2/ ^ grande feuille de papier usuelle en 
:^ >l2k tSl ^ M Jt ^ pareil cas. Dans la salle, il y avait 



^ MPt^ ^ ïS ^ ^ ^^^^^^ **^^' "^ Exténues de fatigue, les 

iSE ^ oT >i m li^ w 4^ celle mise en scène macabre. Us se 
^ î^^ ^ ffi ^ê. ^ W ^W couchèrent, et trois d'entre eux ron- 
^ i^ *n BA W â {yt % Aèrent bien lot bruyamment. — Le 
5 S^ ï Sfc i'iIm /ï 2 S ^"^^'^^"^c n'était pas encore complète- 
^ B?C ^* 3P H0 it ^ Ih ni^nt endormi. Soudain il entendit cré- 
ais ^ ÎÊ^ J<^ )^^ Pi RS ^"^^ '^ '^^ ^"'^ lequel reposait le ca- 

Ac. ^ l>* :^ ^«a -fis Pl ^tr lueur de la lampe, que le cadavre re- 

'^ W M ^ ^ WS K'J ^ rw>ussalt la couverture de papier, et se 

s t s s î f î i T^'^T i:i^ ii'ri' 

/3^''®@^îfilMRR morte s'avança vers les lits. Elle essu- 

'^K'^-^'A^i^ffl ^^*^ ^^^^ "" chitîon de sole écrue, la 

ffe EU "^ ^ JS. ia^ *Jt* "^ sueur jaunâtre et visqueuse qui suintait 

^ Kl ^ flX 5r^ M A W (Je son visage. S'approchant des trois 

«^ ^ ÏÎO ir B^ 1 ^ -9fl ^ hommes endormis, elle souffla succes- 

>1^ # É ® è P^ É <^ 'j'"'"^"^ !'"*' ^"^' '"' '^^'""'^ ^'^"'^• 

^ />e 5^ E^ «Itn KX :H: M ^n^u^anle, le quatrième se glissa sous 

«i IT 5K 1--^ 5W B\ « ^ sa couverture, et retint son haleine. 

^ § 5! ^ ^ ^ T 'ê\ '^^ morte souffla trois fols sur sa cou- 

fcl'^nÉî ^ Si^-A*î^ verlure, puisse retira. Un Instant après, 

-Ï2-ÏS2— S '^ P'^P^^*' *^''"**^^3^^' 'c lit craquait. 

dS K >C TO ^ ^ ^ ^n. Notre homme sVnhardit à sortir la tôle 

^ *ÎM. f^ iS ffi ^ S fil ^^^ dessous sa couverture. Le cadavre 

A^ HA i^ S! ^ + i& — ^^^^^ recouché, Immobile, comme il 

W lç\ W W W A fiS avait été d'abord. --- Il poussa alors du 

•ft -^ ili ÏÏO ^ tIB ^ ^ Pi^d ses trois compagnons. Aucun ne 

a^tf? 44?- 5K fili rfjSt ^ Bô mous. — i^e vampire avait parau-ii 

WC 1a '©• 1^ 3^ rS 1^ entendu ses mouvements, car il se re- 

^ISISIÈIRSBOI^ ï^^^'«' »'«^î"^ ^o"f«^»* plusieurs fois sur 

BS^'Ste^PT^^ ^^ couverture, puis se retira et se re- 

m ^ J^ I 2 JL coucha. — Cette fois, passant en bâte 

Wm^d^W^f^m^ son pantalon, notre homme se précipita 



'//. - 37 

^ f' 19 ^ i^ ^ dehors. II n*osa pas frapper à la porte 

7lâB-JI^®tâ.W*Ê*!^P ^^ TaubergQ, craignant de la trouver 

A?R7iv"^^ mœ/"^ fermée et d'être pris dans l'impasse. 11 

>l^ê4BBftô®^^âiift prit donc sa course, à travers la rue 

É ^ ffl 5^ # ê ^ ^ et ^" ^»»>age, droit vers la ville, en pous- 

fflffi:5^m^Serî«fi3t'> ^^"^ ^^^ ^"^ ^® terreur. Le vampire 

n^ ^ ^ Cm wl rP «M iW O courait derrière lui. Arrivé au faubourg 

-3t^^MW^i&®^ ^'■'^'^^^* ^® '^ ^»"^' '' «"^*^"^^^ ^^s 

HJ sK# H ^Kg ^ "1^ "/l H '^^"^'^s ^"* chantaient leur office de la 

I ^^^j^«i^â^ ""*^' ^" s'accompagnant du tambour 

AM Ki mW Wi m m V^ de bois. Il appela, leur demandant 

^ Wi^^^ic J^^ ^ FL ^^''^' *"^'^ ^"^' effrayés de son air, 

Wi^ &k hJ88^FÏ^&fe refusèrent de lui ouvrir la porte. Il se 

^ISegy r^^Cl3È^ retourna, et vit que le vampire allait 

^ A^ ^^ f^^W^ijf^ yMemâve Devant la pagode se dressait 

^D l-Ê%. fcsg ■_ j-f-A .^-%. >. ••«« _ lin nri*Qn/1 nmiikliAn II oa ■•Afi-inrSo /lAnt<îAi*/-k 






un grand peuplier. Il se réfugia derrière 
l'arbre, tournant autour, sautant à 
droite et à gauche, pour éviter l'étrein- 
îli ^ g, ^ /K ^ ^ H 4|g te du vampire. Soudain celui-ci fit un 
^ !^ ^ i^*^ p ^ 19 iS ^ *^^"*^ suprême. L'homme s'effaça, mais 
i^^^ ^ tomba épuisé sur le sol. Un grand si- 

A^^^J^I^^^^ lence se fit. — N'entendant plus do 
^ ^ ê ^ >^ 'fil -^ ^ ^* *^''"'^' ^^^ bonzes ouvrirent la porte, et 
^ ^ ^ ^ T^ 7^ S ^ ^ sortirent avec des lanternes. Ils trouvé- 
œpq^^yf^ ^-^4^^ rent le marchand étendu, et paraissant 
fL*§'^^|^J^:^jSP>PP mort. Le vampire debout et immobile, 
^^lË^fÊ^PI^^ étreignait à deux. bras le tronc du peu- 



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t- . ^ jj^_j^ ' ' li — plier, qu'il avait saisi dans son élan^ 

^ -^ ^ W -IL ^h w A croyant saisir l'homme. Les bonzes 

^M'J^MflffS'W^'2! ranimèrent le marchand, et donnèrent 

12? "fc i&l Ti -/H iXi ifî i^ P^ ^^*^ ^*^ mandarin. Celui-ci étant arrivé, 

^SwAiarrHUan ordonna à ses satellites de détacher 

^^t^iMfS^lXlX ^^ vampire de l'arbre. Ils n'y réussirent 

^ffl:^?^À^^P^ ^ ^^^' ^P*'^'^ examen, ils constatèrent que 

M^ m^^'^^m'â !*e ''"^^'*^' ^^*^^^ ^^ ^'^^'^"^ "^'^*" ^^^*^"' 

WTH>%«B^^|y4iaŒ enfoncés dans le tronc de Tarbre, de 

^#. ISl^i^JB^îAl^ ^^"^^ '^"»* longueur. On les arracha, 

PHft b' ^ M l&l W "^ 6C ^^ tirant en nombre et avec force. Cha- 

/^ra^ ^^«a/vilTW que doigt avait fait dans le bois un 

Û^AÂ^^fflol^KS trou semblable à une mortaise taillée 



38 — 77, io, — 



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au ciseau. — Sur ces entrefaites, k 
marchand ayant recouvré l'usage de la 
parole, avait raconlé son histoire. U 
mandarin envoya ses satellites à l'au- 
berge de Ts'âi-tien. Ils trouvèrent Fau" 
bergisle stupéfait de la disparition de 
sa l)elle-nile, et de la mort de ses trois 
hôtes. Les satellites lui dirent ce qui 
était arrivé. H alla avec eux au fau 
bourg, pour chercher le cadavre. QuanI 
au marchand, il dit en pleurant aï 
mandarin: Je suis parti de chez roui 
avec trois associés. Que penseront mcî 
compatriotes, quand ils me verroni 
revenir seul? — Le mandarin lui fil 
remettre une pièce contenant le récil 
authentique de l'événement, et quelque 
argent pour la route. 

IntroducUon IX. — Tout cadavre non encore enlcr 
ré, est un dung^er pour tout le monde. Les âmes iurérieures 
des meiUeures gens, sont, après leur mort, des êtres 
féroces, qui tuent pour tuer ou pour dévorer. 



12 et 13 

\2. Le trait suivant est raconté dao 
la biographie officielle de Koàn-loa, I 
fameux devin du troisième siècle 
Kl-tcheoa (Tchéa-li), les femmes e\ 
les filles de la famille du préfet, éprou- 
vaient d'étranges frayeurs nocturnes, 
et étaient affligées de singulières mala* 
dies. Le préfet consulta Koàa-lou. Suus 
les fondements de votre hôtel, lui dit 
celui-ci, à Touesl, sont enterrés les 
squelettes de deux hommes. L'un des 
deux tient une pique, l'autre un arc et 
des flèches. Leur tète est en-dedans 
du mur, leurs pieds sont en-dehors. 



— l'2, 13. — 39 

^ A ^^ A >K ''^s coups du plquier causent les cê- 

'^ fé ^ Tkfr iA* iB phalalgies de vos femmes, les flèches de 

-'^ ^ ^ ®^ T^ l'archer sont cause de leurs cardialgles. 

P^ |5J 3^ 'IH -fSË J^ Durant le jour ils vont flâner dehors, 

^ A ffiî BM ^ -rtf '* ""'^ ^^^ tourmentent vos gens. — 

4^ ^ ^ ^ S Le préfet fit creuser la terre à Tendroit 

^ ^ Se iSf lï indiqué. Les deux squelettes furent 

^à JliSi ^ ^ {ft ^ découverts et exhumés. Aussitôt les 

ï&^ ^ 35 irî ±IS S& habitants de Fhôtel recouvrèrent la 

3(M J^ ^^ ^1* ;^ 5Q* Inlnxfuclion IX. — Que les objeU eolerri^* avec 

-jhn ]^ r-^ -M- «ti Yi ^** morts leur servent, c'est chose admise par tous. 

S 2 2 « S 5 ^^- ^ Hâûg-tcheoQ (Tchée-kiaufl). 

^b i/C ?% plu IaË ^T un certain Minn-maokia aimait à jouer 

^ ^ 'fil -^ "^ ® ^^"'^ échecs. Son précopteur, un certain 

% &SS^ 4^ ^ 1*^ Qti Soûnn, jouait volontiers avec lui. Au 

^ ^ H^ 51 sixième mois de Tan 17-27, alors qu'il 

3i Î5(c M ^ ^ î^ faisait très chaud, Minn invila quatre 

^ iâSr iS *^ ttl i|V ^® ^^^ *"^*^ ®' ^^° précepteur. On joua 

•Mft BK A> ^ .tJâ rf-i ^"^ échecs. Comme une partie venait 

^ Br y 5^ ^ ^ de finir, le précepteur dit: Je me sens 

zAj ^ ® ^$^1^5^ fatigué; je vais faire une petite sieste 

H H |j,r M 2fl5 ^-^ Jfe danslebàtiment latéral oriental.— Peu 

^ ^ îrf ^ — -S après, on entendit des cris venant de 

fSt B S5 -^ ^=^ ^ Tappartement, où le précepteur s'était 

7fQ %Yl^ ^ ÎE ^ fS retiré. Minn y courut avec ses quatre 

amis. Ils trouvèrent le précepteur gisant 
à terre, bavant et râlant. Quand ils Peu- 



Jm 59 '^ ^ — * ^ rent ranimé en lui instillant de la tisane 

^ j^ ^ "^ ^ -ffl ^^ gingembre, ils lui demandèrent ce 

^ a M Pi 4t -^ ^^^ *"^ ^^"^^ arrivé. — Je sommeillais 

W H W /3 Tu g sur le lit, dit-il, quand je sentis qu'un 

VÊL ^ ^ ^ ^ ^Ij P^^"^ ^^ '^^^ ^^^' grand comme une 

*l& -SJc tfn S f^ &. ^^^^' devenait froid. Bientôt le point 

^ W /tB -& w ï?^ s'étendit, et atteignit les dimensions 

41^ -t W ^ i¥ ïi5^ <i'tine assiette, le froid devenant de 

'^ JSS& t^ «tS ^^ '^ P'"^ ^" ^'"^ intense. Je palpai la natte 



sur laquelle j'étais couché, et la trouvai 
glacée. Je cherchais en moi la raison 
î^ ^^ @ 3l 5^ de ce phénomène, quand j'fntendis, 



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sous le )lt, comme un bruit de souf'Oe. 
Je regardai, et vis un crâne, qui souf- 
flait vers la natte. Je fus si épouvanté, 
que je tombal par terre. Le crâne bon* 
dit, et me poi-la des coups de tête. Je 
criai. Votre arrivée le tU disparaître. -» 
Les quatre invités dirent tous qu'il lai* 
lait creuser la terre sous le Ht, pour 
exhumer le crâne auteur de cet atten* 
tat. Mais la famille Mion, craignant 
qu'il n'arrivât pis, préféra condamner 
rapp-drtement, dont la porte fut cade- 
nassée. 

Introduction IX. — Le contact des morts est froid. 
Leur souFAc est gtur.iul. Un coup de veat froid précèdo 
leur arrivée. 



14 



C'est la croyance commune, que le 
monde des vivants et celui des morts, 
communiquent à Fông-tou, ville de la 
piovince du Séu-tch'oan. Prés de celle 
ville se trouve un puits, à l'oriûce du- 
quel le peuple brûlait, bon an mal an, 
pour trente millions de sapéques de 
papier-monnaie et de papier-habits 
pour les morts. Les gens du peuple ap- 
pelaient cela payer l'Impôt infernal. 
Ceux qui ne le payaient pas, seraient 
punis par des maladies et autres fléaux, 
dlsalt-on. — Vers Tan 1650, un nou- 
veau sous-préfet nommé Liôu-kang 
ayant pris le gouvernement de la ville, 
entendit parler de cette coutume et 
l'Interdit. Les gens du peuple réclamè- 
rent. Le sous-préfet maintint sa défen- 
se. Le peuple dit : quand vous vous 



^ 14. -. 41 

^ Sj >f^ ^ ^ ^ ^ ^^''^'^ entendu avec les habilanls du 

aa 4« Aïi œ ^ i: ^rf, "londe Inférieur, nous vous obéirons.— 

^ 2 fS ^" '^^ trouver? demanda le sous- 

Jl la W ^ M ^ J^ P'éfet. - Au fond du puits, répondit 

SI xR ftfe ftË T M K Itî peuple. — Qui descendra? — Person- 

» fiB lié âR >m M ^ ne ne s'offrit. -Or le sous-préfet Liôu. 

3E -^ ta tI> Wf XJA ^ kang était brave. C'est mon devoir, dit- 

— ^ ^ "& ^ ^ \ *•' d'exposer ma vie pour le bien de 

^ V% ^ ^ iQ & ^A ^^^ peuple. J'irai mol-môme. — Le 

§ S >SL ^ -S S peuple eut beau protester. Le sous- 

m ^ "W ^ ^ 2r ^ P'^fet flt apporter de longues cordes, 

^ ^ -^ ^ ^ ^ ^ s'y attacha, et ordonna qu'on le des- 

i& ^ StU ^ 'T -y- ^ cendlt dans le puits. Son secrétaire 

4L ^ ^ ^ Li-8ien ayant demandé à l'accompa- 

iÊiJJtt^mi^Pff^ gner, s'attacha aussi à une corde. On 

h Si H iB" ^ "H* O *^^ descendit tous deux dans le puits. — 

è a n V ^ -S Jusqu'à cinq toises de profondeur, 

W ti >& A î^ ^ 'J^ l'obscurité devint de plus en pluscom- 

M Jlt ^ K iîS ^ K ^^^^^' ^'"^ ^^^* ""® nouvelle lumière 

las ^ ^ ^ lâê ^ S *^^ éclaira peu à peu, et ils entrèrent 

'Bit ^ B( ^ ^ ^ Sw dans un monde inférieur, avec des vil- 

ïia ^ ^ ^h ^ ^ ^ Jes et des édifices, tout pareils à ceux 

^ M 'f a* tllà 71 ^ MT rtu monde supérieur. Seulement les 

^ -61 ^ a 41- 5 ^ corps des habitants ne projetaient pas 

^ Gfc "^ p yf "X" rî d'ombres, et pouvaient à volonté s'éle- 

^H^ ^ ^ 3S^ jjl i^ ^^^' ^»"s ^'^"■- - Bientôt un officier de 

1^ ^ pf a^ -^ ag 35^ rang inférieur aborda Liôa-kang et lui 

î ^ S ^^ ? dit: Vous êtes mandarin dans le monde 

J 1^ ^ ï@ i^ ^ ^ supérieur. Que venez-vous faire ici? — 

-^ "^ ^ Mb H ê Je viens, dit Liôu-kang, pour demander 

"^ qu'on remette à mon peuple l'impôt 

infernal. — C'est un bon mandarin 



1^ H ffi3 tr ^ ^ 'wn' celui-là, chuchota l'entourage du petit 

officier. — Pour cela, dit celui-ci à 
Liôu-kang, il faut vous adresser au juge 
Pâo, qui siège actuellement à son tri- 






1"^ iw ^ ^ fl^ ^ bunal. — Cela dit, il conduisit Liôu- 



m^^j«:^;2:^ 



kang dans un grand prétoire, et le fit 
monter à une salle haute, où siégeait 
^ f^ ^ ^ '[^ 5p|§ un vieillard majestueux, vêtu comme 

6 



42 — 14. ~ 



Prt "K ^ A S WR |t^ un roi. Les appariteurs crièrent: le 

7" ft ^ {é& =^*' iSf{ H sous-préfet de Fông-toa arrive. Le juge 

^ GS -^ 1^ ïîîc W W s'avança à sa rencontre, Je salua, le ût 

^ ^ ^ ^ mI ^ ^ asseoir à la place d'honneur, puis lui 

"^mi^nm^m ^ ^ ^ ' " '"^""" 

^Bmmwm^ , „ - _. 

^ ik l§^ ^ ^ ^ ^ salua, puis dit: Depuis bien des années, 

±i^mm^:fiT .-- „- --- „ - - 

iiiS *ïë* itk >^ ^ '^ ^li 3us.^i, ne veut pas lui remettre les taxes; 

- _ .. _ . . •.*- r.nmmfînf mnn nfîimlA nninTAÎf-il Anr.nrA 



dit: Les mondes supérieur et inférieur 
sont séparés. Pour quelle affaire étes- 
vous venu ici? — Liôu-kang se leva, 



dans Je district de Fông-toa, les récol- 
tes ont été mauvaises; le peuple est 
épuisé, et le gouvernement gêné lui 



^ M li T K ^ 






comment mon peuple pourrait-il encore 

payer Timpôt infernal? J'ai exposé ma 

^ ^ ftfil "ï" Sr 1^ '15 ^*®' pour venir ici intercéder pour mon 

peuple. — Le juge Pâo dit en riant: 
Cet impôt infernal, c'est encore une 

_ ,_ . invention de ce3 stupides bonzes et lâo- 

^^ ^ ffitt ^ Wk ^ cheu. Que d'argent ces gens-là souti- 

^- - - - rent au peuple, sous prétexte de faire 

du bien aux morts. Et les morts ne 



l9lU gl->| ^^ ^^^ TZ \**\ •— • uu uicii au A uiuiis. rut it5s uiuits no 

W ^ ^ ^ E3 ^ ^ peuvent pas avertir les vivants que tout 

B M e§ M iS: :r r "- " " """ ""' ^"" " ^' 

^^^mmmi^ ..-. 

^'^Wl^^W^^^ • requête est parfaitement juste. — A ce 

fj g ^ it | *A^ j^i- gm lYir^mûnt un troîf riû liimîÀrû milorA Hac. 

W 5^ 'P HE re HE ^ 

-a # 3fe « ^ ^ i: ....... ...... .. ™.-- .- . . - 

^ ^ â ^ P .^ M lui paria longtemps de choses auxquel- 

^ m ^ m ^ 4>t ^ Jes Liôu-kang ne comprit rien. Puis, 

-3^ TT ^ m "^ ir ^ Joui à coup : Je sens ici l'odeur d'hom- 

iË -W* ÏÏO IM ^ ffi mes vivants, dit-il. — Le juge expliqua 



cela ne leur profite pas! Vous êtes un 
mandarin intelligent, qui savez prendre 
à cœur le bien de votre peuple. Votre 



moment un trait de lumière rouge des- 
cendit du ciel. Le juge Pâo se leva et 
dit: Le Vainqueur des démons (Koàn- 
ti) arrive. Veuillez vous retirer pour un 
instant. — Liôu-kang et son secrétaire 
se retirèrent dans un cabinet attenant 
à la salle. Soudain Koân-ti descendit 
d'en haut majestueusement. II était 
vêtu d'une robe verte, et portait une 
longue barbe. Il salua le juge Pâo, et 



— i4. — . 43 

^ ^ i^ 1^ J^ ^^ ^"^ ^'^ ^^^^^' ~~' ^^^^^ ^" ^^" '^^°" 

5Mc ttf ili^ 0H 1*1 darin, dit Koân-tv; je veux le voir. — 

^ ri TB W 1^ Liôu-kang et son secrétaire furent 

^ R^ ^ tft §M introduits et saluèrent. — Koân-ti les 

-gj* if| ^^ pr fit asseoir, leur parla très amicalement, 

^ -n ^ S S ^^ ^^^^ ^'^ ^^"^' ^^ les affaires du monde 

[M sJu w @ ^ supérieur étaient compliquées, celles 

ptl jjf^ |||] j^ ^ du monde inférieur Tétaient bien da- 

3* B Sft tH: Uïl vantage. — Or le secrétaire Li-sien 

i a KF ffi ^' était un honime hardi et incivil. Sou- 

^ "F -^ ^ ^ dain il*demanda à Koàn-ti: Et Hnân- 

"îf ^ ^ JJt ^ tei, qu'est-il devenu? — Koân-ti ne 

V| .^ ri ,y|, ^ répondit pas, mais son visage exprima 

TV m {U \S^ tB la colère, £t ses cheveux se hérissèrent. 

g^ t^ ^ gn ;^ Il se leva et prit congé. — Après que 

US iM ^ t^ 6i '^ J"^^ ''^"^ reconduit: xMalheureux! 

^ ^ ^ H ^*^"^' ^" secrétaire, tu périras certaine- 

^ ^ Sn 9^ ^ ment frappé par la foudre; il n*est pas 

5Q >2^ ^ ^ J^ 60 mon pouvoir de te sauver. Est-il 

j^ ^ Q ^ ^ possible que tu aies osé demander pa- 

«^ 'jÇ p-* ^ ^ reille chose, et parler à un ministre de 

hJ "^ î[!^ ^ ^ s^ïï prince en désignant celui-ci par 

j2^ ^ ;?/; ^ jjg son nom personnel ? — Liôu-kang de- 

A âL. ^^ TO ^ manda grâce pour son secrétaire. — 

I* tt ^ P9 ^ Tout ce que je puis faire pour lui, dit 

^ ^ ^ ^ 'e juge, c'est de le faire mourir de mort 

^ ^ ^ ^ i,^ naturelle avant que la foudre ne le 

^ -â w 4fefc ^ frappe, et d'empêcher que son corps 

^ 5^ yC lO S5 ûe soit réduit en cendres... Et tirant 

^ >g WL ^ Uj de sa boite un sceau en jade d'un pied 

M y» _. jt^ ^ carrédesuperllcie, il ordonna à Lî-sien 

^ -A >l> 1^ ^ (je se découvrir, et le lui appliqua sur 

^^ j||. S II le dos... Puis Liôu-kang et Li-sien 

\Ê^ "Ê ^ S§ BEI prirent congé, retournèrent au puits, 

^ va[ W^ J^ '^ et se firent remonter dans le monde 

W H ïîC A^ sE supérieur. — Ils n'étaient pas arrivés 

tu 1^ ^ ^ HK ^ '^ P^*^^^ méridionale de Fông-toa, 

"^ ^ iK* â -â ^"^ Lî-8ien tomba mort, frappé d'apo- 

W y B Wj E Cl plexie. On le mit en bière. Peu après 

M ^ $^ >^ -â? "" orage épouvantable se décbalna.'La 



U . — 14, 15. — 



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foudre tomba sur le cercueil, le con- 
suma avec les habits et le reste; mais 
le corps manjué du sceau du juge in- 
fernal, ne fut pas détruit. 

Voyez Inlrodaclion VI. II. — Celle page est d'un 
CnDfucianiste plutôt sceptique. Nous enlen'irons la noie 
contniire. — £ ^ Hudn-tei est le nom personnel de 
^Ij {jl Liôu-pei empereur |@ j^ ^ Tchâo-lie-ti de 
la pelit*^ dynastie ries S ^ Hdn de Chàtt, pour lequel 
Koân-u lutta et péril ( TH pages 1)75 el 970 ). Koân-u 
éiant maintenant, dans le monde inrernal, au-dessus de 
6011 ancien maître, il ne fallait pas lui parler de ce maî- 
tre. Il fallait cneore moins appeler familièrement par 
son nom, celui pour qui Koân-u s'était dévoué jusqu'à 
la mort. Péchés mortels contre les rils. — L'âme infé- 
rieure est censée résider dans la région lombaire. — 
Etre tué par la foudre, est infamant. — Quand un corps 
est incinéré, l'âme inférieure péril avec lui certainement. 
De là vient qu'on brûle les êtres qu'on veut détruire 
entièrement, vampires el autres. 



15 

Sous la dynastie mongole Yuan, à 
Mîng-tcheou (Nîng-p'ouo du Tchée- 
kiang), durant les cinq premiers jours 
de la première lune, et le quinze de la 
môme lune, le soir on illuminait les 
rues. A celle occasion, la liberté était 
grande. Jeunes gens et jeunes, filles 
sortaient, pour voir l'illumination. — Eo 
Tannée kéng-tzeu de la période tchéo- 
tcheng (1360), la nuit du quinze, un 
jeune lettré nommé K'iâo, qui venait de 
perdre sa femme, regardait rillumlna- 
tion du seuil de sa porte. Il élait minuit 
passé, et la foule diminuait. Soudain 
le jeune homme vit une bonne, portant 
une lanterne sur laquelle étaient pein- 
tes deux pivoines, qui éclairait les pas 
d'une jeune fille de. 17 à 18 ans, vêtue 



— 15. — 45 

M^^ iî^K'®'tfe ^'"" surtout rouge sur une robe bleue. 

ffi BÛ Sç ^ rnl >ai PI îR* ^'^ J^""® ^"^ ^® dirigeait vers l'Ouest. 

a mS (^ Jg 4Ë A ïîff ^ v'^ qu'elle était fort jolie, et son cœur 

4^7& P-T^^-^^aa: "^'^' P"*^ avança pour la considérer 

^^yu'^'KWè^^ par devant. La jeune fille remarqua ce 

î$ ^ ^ H ^ [p] Pf' >T^ manège. Tournant la tête et souriant 

^m\ "é^ ift ^ m :>" ^ ^" jeune homme, elle lui dit: Que, 

T ^ S îî î ^ ^ S ^"""^ "''"' ^^^^''^' P'"^^'^' "ous nous 

h X ffiP -1^^ ii ^ ^ H rencontrions ainsi au clair de la lune, 

^ ^ 1M S ^ ~^ 7b ^ c<^ïa n'est pas fortuit .. Le jeune homme 

«i>^ ^H ^S» ^ tffi J}tç fi /y chaumière Phonneur de la visiter?.. 

^ ^ Ih ^ M ^ H M ^^"^ répondre, la jeune ftlle rappela la 

^ ^ ^ ]Bfr ^ "T\ Jt^ bonne (|ui marchait devant. Revenez, 

ë ^ — m* '^^ 4^ ^ Kinn-lien, lui dit-elle; éclairez-nous .. 

BB w 'f^ 1^ elJ 2! mO Le jeune homme donna la main à la 

^^ ^ ^ Éffîf.^^ Jeune fille, et la conduisit chez lui, très 

M fl ^16 'tt' IT Y :fe D^? content de sa bonne fortune. Jl lui de- 

T^iSfcj ^ manda d'où elle était, comment elle 

'V'm^i::^^^^7t s'appelait. Je m'appelle Pôu-lik'ing, dit- 

^ ^ ^ 44! /R f^ ^ ^^'^' ^^" P^*^^ était juge à Hoâ-lcheou 

^ JSt ^ ^ I^M^bC (ï^oâng-long). Mes parents sont morts. 

tï W 3® ^ UJ w^ ?VjÇ KC Je n'ai pas de frères. Je demeure seule, 

^ -^ 1^ ^ i^ ^ ife ^ avec ma bonne Kïnn-lien, dans lequar- 

^ îAî JS »H4 îfi ItT Zfc I^ tier Hôu-si... Le jeune homme la retint 

H fâ ^ >>î ïï ri S^ « P^"^ '^ ""'^- E"^ P^»^^^^ ^^ant '^^»^«' 

P SE /ëg i^y ^ ^6 ell »T puis revint le soir, quand la nuit fut 

^ M, ÏÏS jfc ^ îlëif ^ ©[ tombée... Et ainsi de suite, durant une 

■?• Jï^ IB 4ft "F* Pî -èf* -f* Quinzaine environ. — Cependant un 

ai v2. I- voisin qui avait remarqué ces allées et 

m Rlj SE "5fe Œ ^ ^ ^ venues, épia ce qui se passait, par une 

^M® \ ^ ib ^ ^ fente.A lalueurdelalampe,ilvitquela 

A— - tî^ âl Jh -tA tu ^ personne qui était assise à causer avec 

^ m tfi 2^ « ^* le K'iâo, avait une lôte de mort fardée 

^f^if^î^^êfjtj^lil et poudrée... Très inquiet, dés le len- 
demain il alla trouver le jeune hom- 
me, et lui dit: Si vous conlinuez, il 
vous arrivera certainement malheur. 






m 



— i5. — 



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9 



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nBmmnzjsm 

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mmm-mi^^zm 
M.mà^-mz'^x- 

BïnT^m^zz 



L'homme vivant est yâng, les morts sont 
yïnn. Vous passez les nuits avec une 
morte, sans crainte de vous souiller à 
son contact. Elle épuisera votre esprit 
vital, et vous Qnirez misérablement, à 
la fleur de vos années. . Le jeune hom- 
me effrayé lui dit les références que la 
jeune fille lui avait données... Allez les 
vérifier dés aujourd'hui, lui dit le voi- 
sin. — Le jeune homme alla donc aux 
renseignements dans le quartier Hôu- 
si. II eut beau chercher et inlerroger, 
personne ne connaissait Mademoiselle 
Fôu... Faligué, il entra dans la pagode 
Hôu-sinn-seu, pour se reposer. Etant 
allé jusqu'au bout de la galerie latérale 
occidentale, il arriva à une chambre 
isolée. La chambre contenait un cer- 
cueil, avec celte inscription : Fôu-lik'ing 
fille du juge Fôu de Hoâ-tcheou. Devant 
le cercueil pendait une lanterne, ornée 
de deux pivoines. A côté du cercueil 
se tenait debout l'image en papier d'une 
bonne, avec les deux lettres £înn-lien... 
A cette vue, les cheveux du jeune 
homme se dressèrent sur sa tête, et 
une sueur froide inonda tout son corps. 
Il s'enfuit à toutes jambes, sans regar- 
der en arriére. — N'osant pas passer la 
nuit chez lui, de peur d'être visité par 
le spectre, il demanda asile au voisin. 
Celui-ci lui dit: Les charmes du tâo- 
cheu Wêi, de la pagode Tuân-miao- 
koan, sont très puissants. Allez le 
trouver au plus tôt, pour lui demander 
secours. — Le lendemain, dès le matin, 
le jeune homme alla trouver le tao- 
cheu. Avant qu'il eût ouvert la bouche, 
celui-ci lui dit: Des effluves de malheur 
s'échappent de tous vos pores. Que 



i5. 



il 




f^ ^ ^ M"^ venez-vous faire ici?.. Le jeune homme 

MR S fô îfe^ -® '""^ prosterna devant le lâo-cheu, et lui 

V^ .1^^ ^ S 5 ^ 5 ^^"^^"^^^ ^^" histoire, en le priant de le 

TW fe24 im. yf ^myf^ sauver... Le tâo-cheu trempa son pin- 

*tJ -^^ tt& Pï # ^ # ^^^" ^^"^ '^' ^^''"^ï'^on, et traça deux 

- — -» ^ ^' ^- /h ^^^'"^^s ^"'i' '«i »'emit, avec ordre de 

^ iS, A 5ft 5E coller l'un sur la porte de sa chambre, 




^Àft^^ ^^ *'*'*"^^^' ^^"^ l'alcôve de son lit. De 

«fB -aa^ -* A a-' -«» I* P'"^ *' '"^ interdit absolument d'appra- 

^ S 5 â 5 ^ ^- ^^^"^ °^^°^^ ^" Hôu.8mn.8eu. -1 Le 

-^^ ^^ "J^ ^ ^ ?| "F i®""® homme revint avec les deux 

5SI5 ^=f^ >W? îfn lÉ *fc H charmes, et fit comme le tâo-cheu lui 



ft)^ ^ 3* ^ H^ ^^^^^ ^^^' *^"''^"^ P*"^ ^'"" ™o*s, il ne 

-- ^ 7T n^ }/gÇ îgg reçut aucune visite nocturne. — Un 

^K ^ ^ ^ iÛ^ ^ soir il sortit pour visiter un ami, avec 

j8r^ # # ^ ^ i *^'^"^* '' hut jusqu'à une heure avancée 

^«. ^^- ^ a ^ 2 2" *^^ '^ ""^^- ^'îv''e^se lui fit oublier les 

X^ ^^ 30f « gÇ ^ jg^ ordres du lâo-cbeu. En revenant, il 



^^^ '^^ -^ iR ^ § êîB ^*^^^^ devant le Hôu-sinn-seu. Kïnn- 



^m^=^%%mvx 



lien l'attendait à la porte. Voilà bien 
longtemps que Mademoiselle vous dési- 



^E ^^ ^ ^ *P ÏÎO ^ '^^' dit-elle. Comment avez-vous pu 

vie f^ ^ ^ "S^ ^lè *'<^"^'»«»' a»»si? Venez! -^ Hébété, le 

^2^ ^2^^^ ^ ^frâ- ah ^ S ^^""^ homme la suivit machinalement. 

^^ 1^ ^ n W^B-^ Elle le conduisit, par la galeiieocciden- 

Ëfll ^^ ^ — 6îB ^ m ^^'^' jusqu'à la petite chambre. Made- 

J:^ r^f ^ rôl :î^ 4fc *^ moiselie était assise sur le cercueil. 

^ ?^. WC ^ ^ termes: Nous nous sommes rencontrés. 

^ j^ M g ^ J« vous ai plu. J'ai mis à votre disposi- 

^^ im^ iH* -«âw ^^^" *^"^^ "^^ personne. Nous étions si 

^ — ^ 3Uji ^ llL Tr* bien ensemble. Faut-il que vous ayez 

'j^ ^fe r Œ f^ ^ ^ cru les mensonges d'un méchant tâo- 

*||^ l^Ë — Jlê >Ij^ ^ — ^**®"' ^^ ^^^^ essayé de rompre avec 

^^ ^è m ^ ^ISim n^oi?î Vous avez mal agi, in^rrat! Aussi, 

J3S ^S^ >Ci 5^ ^ ^ ! a maintenant que je vous tiens, Je ne 

^kf^ ilë ^ ^ ^ ^t^ ^^"^ lâcherai plus. — En disant ces 

^g^ ^SSX^ jEh YH |>j . p^l "^^^^' ^^^^ ^^ *^^^^ ^^ saisit le jeune 

^£& 1W^ ^ z7 fl^ f homme. Le cercueil s'ouvrit de lui- 

^^ ^^ <1 7< W ri — ' même. Elle y entra, l'entraînant à sa 



48 — 15. — 



^"f-m^Z 



lii -^ ^ ^ HF S5 PI ^"^^^' ^® ^^^^^ couvercle se referma 

sur eux. Peu d'instants après, le jeune 
homme élait mort étouffé. — Ne le 
?M *^ ^ f7 >w voyant pas rentrer, le voisin conçut] 
ifiF ^ IM + YJft *K gf ^es inquiétudes, et se mit à sa recher- 
mi^m:^^-^^ ^^^' Ne rayant trouvé nulle part, il finit 
fs W ^ ^ rr -^ A par aller voir au Hôu-sinn-seu. Ayant 
^ tr 'fE ^î 6\ ^ IM constaté que le pan d'un liabit d'iîom- 

^f^ 1* ^ |wy n an *"® ^^alt pris entre le cercueil et son 

-^ ^ ^^ -^ ^^ couvercle, il avertit les bonzes. On 
^ Y 5q /m 4^ 5Ë B3 ouvrit le cercueil. Il contenait le CcT 
BiJ è 5if 1^ ft x'^ ^ davre d'une jeune fille en parfait étal 
T^ ^ Si W^ -A- -^ ^ ^^ conservation, qui étreignait le ca- 
^^ ^L 1k jllà 3C S^ 5E davre tout frais du jeune iiomme. - 
^ 1^ & ^ ^^ ^ ^^^~^' P^s^î^^^* dirent les bonnes, que 

cette personne se conduise ainsi! C'est 
la fille du juge Fôu de Hoâ-tcheou. 



^Mnmimmn 



cela treize ans révolus. Sa famille 
changeant de séjour, déposa son cer- 
cueil ici provisoirement, et n'a plus, 



'^^ ^ ^ ^ ^ W 'i^ Elle mourut à l'âge de t7 ans, il y a de 

!l^ ^* ^ ^ f& if\^ ^ depuis lors, donné de ses nouvelles. 

^ IKHV ^ ^^^ SS. ^^ ^ ^^^^ ^^*'^^ ^'^ ^^*^' ^^ vampire ne res- 

«C Çm » & ^ wW ^ le,>a pas pj^^ longtemps ici. — Sur ce, 

*^^ ^ rM ^ W<1^ 1^ on enterra le cercueil contenant la 

W ^ ^ g ^ ;gt jeune fille et le jeune homme, hors la 

^ ^ A t, ^ X^ porte occidentale de la ville. — Depuis 

^ m -t jm ÎH ^"^ lors, durant les nuits sombres et ora- 

1^ H ^^ ^ f?5 ^ geuses, on voit parfois le jeune homme 

^Ul s :^ /U ^^ ^S et la jeune fille, qui se tiennent par la 

^ ^ _ ^ ^ ^ main, et se promènent précédés par 

^ ^ ^^ fW ^ vL une bonne, qui porte une lanterne 

i^ 'K ^ $'J ^ ^* ornée de deux pivoines. Ceux qui reri- 

^ ^j- ^é* ^ PI nn contrent ce trio, sont attaqués de tié- 

f^ '^'^ in' Ci l^ vrcs chaudes. Ils doivent leur faire des 

liX S ^ Wi y^ ^ olîrandes et des libations, sous pt'ine 

/ïte /f"* /yfc f - fl^ -tp. Voyez liUrodoclion \1I. — La coulume de remiser 

Ly3 --*-' • F -^ lK "^ provisoirement dans les pagodes, les cercueils de ceux 

^^g fh£ J^ ll| -jLi ig|1 qui sont morls au loin, en alfendanl une occasion de les 

>|\ 5>r Tï sHl -^ W* Iraiisporlcr au cimetière de la fiiuiille, c^l couIudjc 



S {& ^ ^ ^ ^^ «éuétale en Chinf. - rm,»el VrfMg, les deux principes. 

IT j^ jj. " iT -^ }àng le monâe supérieur des vivanls, yi«n le monde 

BflF TO 3^ H '2< ra '«^ï^eiiéur des Idorls. VoyeeTPlablfe, deux principe». 

W ^ ^ fW ^ Wl ^"^^"^ ^» P^'*^<x^« K'âi.yùan (713- 

t^ itt: 1!;$* 2^ ^ M ^** ^' "" j^"*' '® P''^^^^ ^^ Hoâ-icheou 

S S S 2î i ïï (Heûe-nan) oommé Wêi-siontchoang 

^ if ^ ëS: ^ |& prenait Talr sur uue louri d'où la 

WlW^^^M^ ^"® s'étendait sur le cours du fleuve 

t- ^ S US dl£ i£; ^^^^^' ^^"^«*" "" personnage velu 

^JfV mim n^ y9 d'une robe violette, et (ioiffé d'un bon- 

I ^ ^ ïîl ^ ^ "®^ '*^"^®» P^i'ttl devant lui. Se doutant 

^ -jC ffî J^ ^ nR ^u'îl n'avait pas afTairo à uii homme, 

^ ^ — fRJ A M Je suis le génie de votre ville,- dit le 

M ^ 58 î^ 5l$ personnage. — Que désirez- vous? de- 

manda le préfet. — Le génie du Fleuve 
Jaune veut emporter cette tille, dit le 
personnage, pour rectifier son cours. 
H ^ S ^ j^ gg Je m'y oppose. Dans cinq jours, je me 

^ mesurerai avec lui au bord du Fleuve. 

Craignant d'avoir le dessous^ je suis 






Mw^Mmmn 



HJ ^ ^ ^ ^ i^ "^^^^ ^^"^ demander du secoure. Faites- 

Z^ Wj 9 ^ M promets, dit le préfet. — Aussitôt le 



moi soutenir par deux mille archers et 
arbalétriers, et je vaindfâl à coup sûr, 
♦^t votre ville sera sauvée. — Je vous le 



^"fââi^mn. 



génie disparut. ~ Quand le jour fixé 
fut venu,, le préfet monta sur le rem- 
^ ^ ]@^ |gfe >2! — • P^^^ à ^a ^ê'^e de deux mille braves 

Âp j&i "EST is tfc A soldats. Soudain une colonne de vapeur 

^ ^ ^^ In ^ blanche, haute de dix toises, se dressa 

^ SR ^ iW X K^ dans la brume qui couvrait le fleuve. 

•^ W ^ è)^ ^ S ^"® colonne de vapeur noire, sortant 

ad] ^ ÇR -fer W ^^ ^^ ^^^^' s'avança à sa rencontre. Les 

A« j!rf^ ^ - ^^"^ colonnes engagèrent la lutte. A ce 

W ^ îR yJ ^ §lF moment, le préfet ordonna à ses soldats 



SO — i6, il. — 






de tirer salve sur salve contre la colon- 
ne blanche. Bientôt celle-ci diminua 
de hauteur, tandis que la colonne noire 
^ fis A ^ Wià s'élevait de plus en plus. La vapeur 

m ffik ivÊ T^ #^ blanche finit par disparaître. Alors la 

ju *^ S u* ^ vapeur noire se retira dans la tour. — 

^^ ^ Wk VXàW Avant cette lutte, le Fleuve Jaune, 

^t ^ J^ J^ A^ avançant toujours, était arrivé jusqu'au 

pied des remparts de la ville. A partir 
de ce jour, il recula de cinq à six 1 



l^m'U 



^ im fl5 »i SÉ stades. 

BP 5S ite 2B 4iÊ ^^y^ Introduction m. — La croyance aax génies 

*7j" •« '*•* -^^^ "^ dés monts et des fleuves, est aussi ancienne que la 

Wk fis 7* «4^ W ^^'"^- '''" P^^^ '^^' '''^ I^^^ *^ " Maintenant le FleaTS 

--^aS V^ fe£s S» '*""* P*'^ ^^^^' '^''* ^^ Hod-tcheou, qui n'est plus 

fis US ^S 3S^ ^L qu'une sous-préfecture. 

^ 4fl >& ^— '^ ^" Séu-tch'oan, un certain Tiên- 

^ to ^ ^^ >m k'ienlioa, gros richard, restait sans en- 

^ j{Ê M IS ^ f^nts. Il lui en était né plusieurs, mais 

J^ |K g^ W ^ ils étaient tous morts en bas âge. Un 

À? ^ ^ ^ * astrologue lui dit: Durant deux géné- 

XR Sk ^ St 0: rations, des constellations femelles ré- 

^ ÏÏ5 A?! ^— ^ >2 gneront sur votre famille; vos descen- 

dants mâles mourront donc tous; à 
.1* 4i«<. li^ «^ moins que vous ne les fassiez passer 

vKt WS W W pour des filles; essayezl — Donc, un 

enfant mâle étant encore né à Tiôn- 
k'ienlioa, celui-ci lui fit aussitôt percer 
les lobes des oreilles, mettre un peigne, 



^ Im ZT ^ bander les pieds, et défendit de i'appe- 

O 3* jgf ^Tt 1er autrement que la petite Septième. 

^ -i -p ^ ^^ constellations s'y laissèrent pren- 

-^ W P ^ dre. L'enfant vécut. Quand le temps 

^ ^ ^ ^* fut venu, Tién-k'ienlioa maria son 

S R W JHT garçon-fille, avec une ûlle-garçon coif- 

IS ÎSl fée en homme et les pieds non bandés. 

^ Ïî5 W VW ^e couple travesti eut d'abord deux 



— n, 18. — 54 

tH iê ^ '^ lâl I^ ^^^^^^ garçons. Oubliant la prédlcllon 

P , r« -2^ ^ |k. de l'astrologue, que la falalilé durerait 

•^ j ^ fe^ deux générations, on leur donna des 

W ^ W !&$ §S $ noms de garçon. Ils moururent tous 

|6h @R aSt db 9Ec !^ ^^^^ ^'^ ^^^ ^^^* Alors on fit pour les 

^ xL ^ ^ W suivants, comme on avait fait pour leur 

)S SW TK -2! '^^ ^ père; on les travestit en fausses filles, 

*T% ^ ^ jgfl ^ ;^ qu'on maria à de faux garçons. Les 

^ ^ ^ iXX ^ -Jt- constellations n'y virent derechef que 

ex. '"S .^ >ÎC 5S3^ I/V du feu. Cette famille fut ainsi sauvée 

ii IR W ^ ^ A de l'extinction. 

^ 5^ ^ if ^ *^^ ^'^^''' «"troducUon XV. 

- A # ê - - 18 

'M JP ^ ^ ffl Un certain S6ng-tao, bachelier 

— • g Sf , \U émérite, tomba un jour malade et dut 

^ ^ 4B T% SR s'aliter. Un satellite lui apparut, tenant 

^ âl d'une main son mandat, et conduisant 

>J* rtt ^ ^ ^ de l'autre un cheval blanc. Venez avec 

ék Wk "iS^Wi W% ™^^' ^^^ ^^^^ examiné, dit le satel- 

-M- ^ ^ '^ ^^ lite. — Mais ce n'est pas le temps des 

^ -Il ^w ^ BM examens, dit 85ng-tao. — Venez tout 

^ ^ -^ 15 ^ de môme, dit le satellite. — Séng-tao 

^ ^ 'h 1A iîl^ ^^ ^^^^ ^^^^ peine, monta à cheval, et 

/x^Qk s^ u^ B suivit le satellite. La route par laquelle 

'K ^ ^ n^ >E celui-ci le mena, lui était absolument 

Bg €^ ^ ^ t|£ incounue. Enfin il arriva à une ville 

^ grandiose comme une capitale, et, dans 

la ville, à un magnifique palais. Dans 



^ ^ <i ô W 



j^ ^ ^ |||) ^ 1^ grande salle, une dizaine de person- 

/L 491 ^ W* Tits nages siégeaient, parmi lesquels il ne 

U^t PSL*^ ri reconnut que Koân-ti qui présidait. 

Jl ri JfS TK, y^ Devant ces juges étaient préparées deux 

^ i\ ^k ^ I^ tables et deux sièges, du papier, de 

>& 4^ ^ ^ % Tencre et des pinceaux. A l'une des 

^ ^ deux tables était déjà assis un autre 

^ BS '^ ^ '^ bachelier. Dés que Séng-tao eut pris 



— J8. — 



^M^ ^ "^ Mj P'^*^® * ^^ ^^^^' '^ ^**é™e de la com- 






position à faire fut donné. C'était un 
Ihéme en liult caractères, ainsi conçu: 
« l'un, l'autre, intentionneliemenl, in- 
W flB* i^ — ^"^ IR délibérément». Quand les deux bache- 

4b M k bS ^ S!L ^^®*'^ ^"''^"^ développé ce sujet, ils 

Km mu y\ fm ^« TTS remirent leurs copies. Le développe- 

73^ P5 ^ fê ^ T^ '"^"^ ^^ SiSng-lao revenait à ceci: «La 

iH ^ 3 Ai ifiS sanction doit dépendre de l'intenlion 

J\ ^^Jft ^ ^ ^ ^ "" chacun. Le bien fait par intérêt 

^ ifi ^ W w ^ ne mérite pas de récompense, le mal^ 

Hl Q ^ .tt ^ y^ fait sans intention ne doit pas être 

Sn ^ ^ ^ ^ i=^ puni»... Le jury trouva que sa copie 

S m. ^ était la meilleure, et Séng-tâo fut ap- 

® W ^ -^ fS -S* ^^'^ ^" présence des juges. L'un d'eux 

U W ^|# nt ^|\ _^ prit la parole, et lui dit: Dans la pro- 

^ -/# mk J^ -^ I ^'"^^ ^" Heûe-nan, une place de 

"* y^ 1^ Tu Mil yv tch'éiig«hoang est vacante. Vous avez 

'fé ^ ^ ^ ^ H ^^"^ ^® ^^"'** ^^"^ P^"** ^'®" remplir ce 

poste. — Alors seulement S6ng-tao 
comprit de quoi il s'agissait. Il inclina 



i=^mMmA 



^ î^S X ZWL I® ^ la tête en pleurant, et répondit: Je 

^ i^ — ^ iii> 

iw 8S 3E Ifi TO >|j^ Cependant j'ai encore ma vieille mère 

iB ^ ^ H jft "^ ^^^® ^^ '^'"^ ^® ^^ ^"^' ^'^^ n'a pas 

iw ' «iç Bg /PT — . d'autre appui que moi. Si vous daigniez 

me permettre d'attendre qu'elle ait fini 



suis sans doute très honoré de la faveur 
que vous voulez me faire. Comment 
oserais-je me permettre de refuser 



^ >|C gn ^ ^ Tjjr de vivre les années que le Ciel lui a 

- - accordées? — Qu'on cherche le décret 

du destin sur cette femme, dit le présî- 



Ikia^n^m 



^ 1^ ^ S M ^^"^ Koàn-ti. — Un scribe à longue 

1S^ & ^ ^ S& ^^^^^ P**^^ "" '^^^^' '^ feuilleta, et dit: 

^K 5t w IS ^ Ju jury était perplexe. — Cela peut s'ar- 

H/Q^^ ^ h ^ ranger, dit Koàn-U. Que le bachelier 

Zi ^ ^ "& ^ "^ Tchàng, ici présent, tienne la place du- 

^ ^ M. ^ a ^ ^^"^ "®"^ ^"^ comme intérimaire, puis 

^ 7L :^ -^î H Ffl le bachelier Sông Poccupera comme 



^ 18, — Ji3 

M ^fSi 7^ M titulaire. Vu sa piété filiale louable, 

j^ j^ ^ Bll Hî ^^"^ octroyons à B6ng-tao un congé 

Vi 1-^ ^ W Wi (fo neuf ans, au bout desquels il sera 

7 1$^ 1^ ÏÏO ^ appelé... Puis Koân-ti adressa quel- 

^ S LIJ ^ 7h ^"^^ paroles d'encouragement au ba- 

^ ^ ^ 1^ ^ cheiier Tchâng. — Les deux examinés 

S % ^ ^ St saluèrent et se retirèrent, lis sortirent 

'^ 143 W ^ m ensemble de la ville, en se tenant par 

ÎIA ilEi Sli ffl ""^ '^ main. Le bachelier; Tchâng dit à 

^ ^^y^" Séng-tao qu'il était de Tch'âng-chan 

3^ P^ 5b » -^ (Tchée-kiang). Enfln ils prirent congé 

Wi ^i^ ^ ^ '"^ ^^ l'autre, Séng-tao remonta à 

^Sr iM ËL i@L ^ chevah et reprit le chemin par lequel 

50) ® Œ î^ H il était venu. Soudain il se réveilla 

ifl ^ Q ^ ÉÊ comme d'un songe, à son domicile, 

Bli >SV ^ É^ 1\ ^^"^ "" cercueil. Sa mère qui veillait 

^ \^ ^L } ^ans la chambre, Tentendit gémir. On 

u ^ ^ ^ ^ ^^ retira vite du cercueil, et on lui 

donna des soins. Au bout de douze 
heures seulement^ il recouvra Tusage 
de Touîe et de la parole. On lui apprit 
1^ £^ Q ^ qu'il était mort subitement trois jours 

^ " auparavant. 11 fit alors prendre des in- 

formations à Tch'âng-chan. De fait un 

— ...^ ^^ bachelier nommé Trfafing venait d'y 

^ d^ 2^ ^ <P& mourir. — Neuf ans plus tard, la mère 

' — ^^ . - ^Q Séng-tao trépassa. Dés que ses 

funérailles furent terminées, Séng-tao 

se lava, s'habilla, se relira dans sa 

iMr @t ^ ^ chambre et expira. — Les parents de 

^^ ** sa femme demeuraient en ville. Soudain 






mm^nm 



'iB' -er "^t- Tw ^H 

JS. M99 iSSi cb BSà 

30e jq\ ^ t* ^ 



-^s^^m 



, , _ _ un grand cortège s'arrêta à leur porte. 

""* 1^ tu lij Séng-tao, en grand costume de man- 

^ ffl ^ EM darin, entra, les salua sans rien dire, 

^* ^ et disparut avec son cortège. — Très 

intrigués, ils envoyèrent prendre des 
nouvelles à son domicile. Il était mort. 
Alors ils comprirent qu'étant devenu 
chônn, il leur avait fait ses adieux 



ïïo A B ^ 

^ i^ i» It a^'"nl.<le partir. 



19 



Quand Wâng-yent'ing était sous 
préfet de Ling-pi (Nân-boei), dans un 



54 — iS, 10. — 

êfc îft^ P 'IS dêll '^^ ^^^^^ Introdaction lU, H, V. - MonOe inférieur 

^^ ^^ '—^ '"*• •'^^ analogue au monde supérieur, avec capitale, tribunaux, 

f& fi^ ^S 3S ^S -1- ^^*^* ~" ^''*^""' *"®^ "**" réincarnées, nobles et puissan- 

ts H-^ *^ zli «V m tes, fonctionnaires du monde inférieur. 

- M ^ Jtfc ^ ^ 

^ ^ fi # ^ ^ 

^— ^ ^ iSflj 5% ^ village une femme Li âgée de 30 au! 

mourut. Son mari alla acheter un cer- 
cueil à la ville. Quand il fut revenu» 
au moment où on allait la mettre eu 
PI jâ Ijûp ^ rfl bière Ja femme ressuscita. Tout joyeuxj 

— son mari s'approcha d'elle. Mais elle le 

repoussa, et dit en pleurant: Je suis 
_ Mademoiselle Wang de tel village. Mes 

^ *?fr iMr ffi fiiS parents ne m'ont pas encore mariée. 

iH» tfti î^ r^ ^ Comment suis-je venue ici? — Très 

IK TË 5^ OL ^ effrayé, le Lî avertit les Wang du vil- 

^^ 3^ ^ '^^e indiqué. Ils venaient d'enterrer 

PS^ ^ ^ ^^ £E ^^^^ demoiselle, morte de maladie. Us 

^ ^ ^ « «p a^çom.y,.gQj D^g qy.giie ,gg ^^^ j^ 

>^ 3c, ^ ^ ^^ femme ressuscitée les embrassa en pleu- 

^ 2QL J^ jJR;^ -4- rant, et leur dit une foule, de choses 

- qui ne laissèrent aucun doute sur 

l'identité de son âme. — La famille au 






- iBf^^ 



^ * « « 1^ 



^ ^ î '^ fils de laquelle la demeiselle Wang 

^ ^ gll IJtA ^ avait été fiancée, accourut aussi. A leur 

^ >S ffiJ ^ i ^"®' '^ ressuscitée rougit. — Alors le 

^ O :^ SR ^ Lî, et la famille du fiancé, se disputé- 

fp ^ ^ jh 4^ rent celte personne. Le cas fut porté 

^ jK «o gt> 7» au mandarin. Wâng-yent'ing l'adjugea 

P» >iv 55 Wl A au y. L'affaire arriva en l'an 1756. 



Voyez Introduction IX, XIV. — Ame supérieure 
d'une défunte ( non suicidée), entrée dans le corps en- 
core frais d'une autre. — Une flUe ne doit connaître, 
ni son fiancé, ni aucun menobre de sa famille, avant son 
mariage. De là la honte de la ressuscitée . 



- ^20, - 



se T> 10 a B TE 

"^ -^ >% # ^ i§ 

P^ A Si tt ^h ^ 



20 



Alors que Sû-chealinn était préfet 
de Nân-k'ing (Nàn-hoei), un soir com- 
me il montait à son tribunal, il vit, au 
clair de la lune, une femme agenouillée 
devant le portail d'honneur, en position 
de suppliante. Un voile noir cachait son 
visage. Le préfet Su se douta que c'était 
une âme qui venait lui demander jus- 
tice. Quand il eut pris place sur son 
siège, il envoya un huissier muni d'une 
fiche d'appel, lequel cria à la porte, 
que, si quelque àtne en peine voulait 
obtenir justice, elle pouvait en ti'er et 
porter plainte. Aussitôt la femme entra 
modestement, et s'agenouilla devant le 
tribunal. Seul le préfet la vit. Les satel- 
lites entendirent seulement sa voix, fai- 
ble comme la voix d'un enfant. Je m'ap- 
pelle T'iôn, dit-elle. Mon mari étant 
mort, je résolus de rester veuve. Mais le 
frère alué de mon mari, qui convoitait 
ses biens, me fit tant de misères, que 
je me pendis de désespoir. — Le préfet 
Su fit quérir cet homme. D'abord il ne 
voulut rien avouer. Mais soudain, ayant 
vu l'ànie de sa belle-sœur, au comble 
de l'effroi il confessa tout, et fut puni 
selon la loi. — Le peuple admira son 
préfet, et éleva un monument à la 
veuve, pour perpétuer la mémoire de 
ce fait extraordinaire. 

Voyez Inlroduction VII. — La plopart des manda* 
rins sièi^ent la nuit. — Dam Tixercice de leur» fonctioni, 
les huissiers tiennent en main une fiche, ou un carré de 
bois muni d'un manche, portant on ou plusieurs carartè- 
te*, signe de leur mission. 



56 _ SI. - 

mmnmMn 

SR t^, ^r ^ dl Hk L^ troisième joar du huitième mois 

M iÊ ^ A m H^ de l'an 1751, des objets antiques ayant 

«tu ^ Jùi k -J- ^^^ ^^^ ^" j^"** ^ Pékin par suite d*un 

« J^ ^ yV ^"^ nivellementjes terrassiers furent soup- 

y8 ^ ilfe "h* ^ ^ donnés d*eli avoir détourné une par- 

^ Sn "^ *^ 1^ A ^'^' ^^ ^^ conseil des affaires domestl' 

^ S^ ^ ^ ^ a ^^'^^ ordonna une enquête. Au moaieot 

wl ^ ^ ^ TM M ^^ ^"^ bande de policiers examinaienl 

^ ^ ^ ^ ^ laj les prévenus, Tun d'entre eux s'age 

^ ^ -^ Tir ^ ^ii: nouilla soudain, et débita ce qui suit: 

-X ^ -X rp l5c — «Je suis Tch*âng-keue de la bannière 

^ ^ ^ M ^ Q jiune. J'ai douze ans. Etant allé au 

B "fê ^ /bn ^ ^ marché pour acheter quelque chose, le 

^^^^atm Po»'le^aix Tchâo-euU mefitdesproposi- 

nK ^ W ^ I iS> tiens déshonnétes. Je reftïsai. Il me tua 

^ ^ ^ic JL A ^ ^'"" ^^^P ^® sabre, et enterra mon 

& 4h 4n A -*- H cadatre hors la porte Beéa-tsai, dans 

^ tBi ^ A -IL -Ri un terrain^qui sert d'entrepôt pour la 

^ Pî io iffi H5 ^ houille. Mes parents ignorent encore 

3^ ^ îft — ât iJj ^"® ■'^ ^"'^ tnori. Veuillez exhumer 

Btii -k* ÎSX^ ^ "^^" cadavre, et punir le crime dont j'ai 

/TT A HH <^ 5a été victime». Cela dit, il se prosterna 

— * ^ A ^ "— ^ '® visage contre terre. Puis soudain, se 

M À i6! ^ A Bff relevant d'un bond,- il ciia: «C'est moi 

^ a ^ ^ ^ Tchâo-erill, le meurtrier de Tch'âng- 

Pj Mk JUt !|Ë ^ i^ keue». — Comprenant qu'ils avaient 

jjc ^ /|& ^ ^ -jt affaire à un cas de vengeance d'outre- 

' '^^ tombe, les officiers du conseil des af- 
faires domestiques. livrèrent le terras 



^njjmm 



^ ^ W © ^ s^®*' ^^ tribunal des crimes. On creusa 

H ^ % ^ fê f^ parents de Tch'âng-keue. Voilà 

:r<îi ^ i^ ;îf^ ifc 1^ ::; _; rzi^' ' 

iH 3'ï'] "^ I? # K e^t' devenu. - Alors 



à l'endroit indiqué, et l'on trouva le 
cadavre d'un jeune garçon, égorgé avec 
tin sabre. —Pais on alla interroger les 



un 



mois que notre fils a disparu, dirent- 
ils; nous ne savons pas ce qu'il 



on examina 



— SI, n. — 57 

Q JS @ ^^ 7 M juridiqaemeût Tchâo-eull, lequel lit les 

j^ » ^ Att /S -* aveux les plus complets. — Le tribunal 

^ 3^ ^ 3S K "^ ^^^ crimes adressa au trône le placet 

(Jj 3& m ^ fê ^ suivant: «Tchâo-eull ayant avoué lui- 

^ |fi I jx H| cH* ûiéme son meurtre, d'après les statuts, 

-¥- J^ YH S iIp i^ ^^ '^^^"^ devrait ôtre abaissée d'un de- 

ïf^U^^im ift IW gré. Mais comme il n'a avoué, qu'y 

m ^ M ^ ^ ^ ^^^"^ contraint par l'âme de sa victime, 

•fft ^ ■9' -4^- IS Vil °^^^ pensons qu'il n'y a pas lieu de 

^ ^ ^"' accorder cette faveur, et qu'il doit 

^Wi^^ ^ n|l ^^re décapité sans sursis ». *- La sen- 
tence impériale fut: «Qu'il soit fait 
ainsi». 



Jt 



rt ^L — l/V «a voyel Introduction VH. — Leè Mandchoux sont 

P ï® l/f ^y ^^ "^ divisés par bannières. •- Qaand elles dénoncent leurs 

-c% ^k^ ^^ ^^ y7 """^ meurtrien, les âmes des victimes apparaissent sous leur 

^S '^^ BBF j^^ • ^ ' ft ancienne forme, comme dans l'histoire précédente ; ou 

rt- iSj . ^ T j l»>en elles possèdent momentanément leur meurtrier, et 

Jd Uj ffil It^ {<fc ffrl l'obligent à parler, comme dans l'histoire présente ; ou 

a '_* f ^7 VT* elles possèdent une sorcière, comme dans l'histoire sui- 

Cf? T^ ^X aqË ^1 Hp vante ; ou une personne quelconque. Le médioift ne sait 

±ti tLâjL jLm wn ^^ "^J ce qu'il dit, ni pendant, ni après. 

® SB H rfl "^ m 

Bt i[ ^ eœ ^ S 

^l&^% ^ lif L'académicien Hioùng-tiUhai m'a 

^ Bll ^ Bir — - iRI raconté ce qui suit. Dans sa jeunesse, 

m œ « ^ ^^^^ ''^" ^^^^' ^^^"^ ^®°" ^ ^^^'"' ^^ 

™ W ^ ^ '"^ jlt alla se divertir au Pào-kouo-seu, avec 

*& S € ^^ ^ ^^"^ ^^ ^^^ ^'^^^ ^*^^^^ légers que lui. 

It^ QSF -A* "ffî âS Egayés par le vin, ils envoyèrent quérir 

^ HB ^ Wl ^ une chanteuse, qui les excitât à boire. 

Jtt iSL ^ ^ "Ê ^^^'^ envoyé amena une espèce de sor- 
cière. Celle-ci chanta, puis, prise d'un 
besoin pressant, elle sortit et alla se 
soulager au pied d'un mur. Peu après 



tt \. ^ ^ $i< ^^^^ rentra, les yeux hagards, se pros- 

1\ 'àk 9t 4fh 6fr ^^^"^ devant les trois buveurs, et dit: 

^ iS to ^ ^^ ^"'^ Wâng-euU, le Chantonais qui 

^ ''t ® TO Wi a été tué, volé, et enterré au pied du 

8 



58 — 2?. — 

yfî jît ^ W iB jîff ^ '""^ 'ci-mÔQie, pai raubergisteXchao* 

H ^ flR I^J S© HE 1^ i,ée. Je vous prie, Messieurs, de me 

^ 'S ^ ISA aÉ ^ '^ <»»»*e juslice. — Les trois buveurs se 

Tjjx -^ rr: ^ ^ 6ê f^ regardèrent en silence. Enfin Hioùng- 

-_. --- "^ jl, 2^ ^ ^^ iUchai répondit: Celle affaire regarde 

wj 414 -^ |»f}* 3^ ^ ^ la police. Nous ne pouvons pas nous 

^Wll^^tH^"^ ®" el>arger. — Jo sais, dit Wâng-euU, 

& '> a jC \W a ^ ^"^ Monsieur U, le chef actuel de la 

^ ^ ^ ^^ Wi f^ £^ police, est au mieux avec vous Mon- 

xlË K'I '^1^ ffO 4^ ^ ^=^ sieur Hioûng Veuillez lui demande! 

4ft ^ -^ sf "^ Y^ A de ma part, de faire creuser ici, au 

•feSi "da ^ ^ -JU =1 4jH ^^'^ ^^ "^^ • ^^ *^^^^ s'ensuivra. — 

™ tl "W ëfif yv ti| W C'est là une grosse affaire, répondit 

-S ^ 1^ fô ^ -1^ ^ Bioûnfl-titchai. Si Monsieur U ne veut 

TR ^ ^ ^ ^ ® -/r P^^ "^® croire, quelle preuve lui don- 

~7 a â ^ ^ J% S »«i»'aHeV ^ Dites-lui seulement que, 

$M P Itti lih ^ W 1^ mon corps étant réduit à Tétat de 

iÉ ^ âlF ^ ief ^ ^ squelette, je ne puis pas aller le trouver 

UH' -^ W ^ -bu M M ïno»-™èûi6- J« ^^ P"^ ^6 ^'^n»^ îci, où 

Wl TK( >is« TO JCW 5^ .^ jjj |y| parlerai par un médium. — Cela 

7^ ^ Wf ^ i^ Wi ^ ^^U ï^ sorcière s'affaissa sur le sol. 

^ fife /ftî ^ pfT JJf ^ Quand elle eut repris ses sens, elle 

pL _^ -y .-au xi -fe ^ ignorait absolument tout ce qui venait 

ri ^ 'T* W tT m Wfî de se passer. - Les trois buveurs se 

W ^ i^ ^ ^ ^ ^ dirent; Ce n'est pas à nous de prendre 

iH^ "Et ^ -it Pi "(& "^ ^^ ^^^^ la cause de cette âme en peine. 

S ^ rt S • ^^^^ '^^"^ pourrions inviter Monsieur 

^ o M ^ In ^ S U à venir demain boire ici avec nous. 

^ >S ^ ^h îS ^ lit ^^ médium pourra lui parler, et nous 

nfc 4^ §* AL -f^ ^ ^ verrons la suite. — Le lendemain ils 

WF hJC BpJ Jffi :Jfe fliî Wj invitèrent donc Monsieur U à venir 

Q ^ '^ "^ ^ ^ kJi ^^^^^ ^" Pào-kouo-seu, lui dirent ce 

qui était arrivé, puis firent appeler la 
sorcière. Intimidée, celle-ci refusa 
d'abord de venir'. Monsieur U la fit 



1§ ^ 3* BS iËI ^ ^ amener de force, par ses satellites. Dès 

qu'elle fut arrivée en sa présence, la 
scène du jour précédent se renouvela 



i^^.zmm^ 



M.^ ^ ^ ^ ]St ^ «le point en point. - Le chef de la 



— ^^2, 23. — 59 

^ ^ ^«^ ^ ^ i^ police prévînl aussitôt le direcleùr des 

îfSl* ôjs ^"fr -M" Ift ^4n enquêtes dans la capitale. Ou creusa 

^ HE va :ft /fî W au pied du mur. Bientôt on découvrit 

w |t| "^ ^ i^ ^ un squelette, dont les vertèbres cervi- 

^ f$ IF "^ ■-- §^ ^^^^^ étaient brisées. On interrogea 

T* n /V ^\ ^ ^ ensuite les liabitanls du lieu, qui di- 

JP^ >>2> -^ PJ ^ :{|g rent: Jadis ce mur faisait partie d'une 

5g- :gg ^ ^ ^ ^ auberge, où le Chanlonais Tchâo-san 

^ rœ qp, ri ^ T^- ^6 Tsî-nàn-fou logeait pour la nuit des 

S ^ î £ £ >^U marchands de passage. Il a fermé son 

Wr ÎS .^ pÊ^WW auberge en telle année, et est retourné 

^ Hi ^ ~ ^ â ^" Chân-tong — La police de Pékin 

-ft rÈi ^ tlii S ^«voya aussitôt à celle de Tsf-Qan-fou 

7] m 1m "^ m m l'ordre d'arrêter Tchâo-san. Il fut 

ià m f& ''^ ^ ""^ bientôt découvert. Au moment où on 



© ^ S ro ^ Â 



t: 



l'arrêta, il poussa un cri et expira. 



^ y^ vi^ ^A M r>r 7753 Voyeï la noie du numéro précéckjnt. — Les âmei 

^n *yi ^f&, f^ 3^ en peina 50Dl râmfisupériBurfi non encore réjncarjjéfi. 






23 



m n ^;â ^ K ;2 



Fân-wenntcheng avait un Qls atné 
nommé Kiénpou. Tout jeune, cet enfant 

Q yj ^ * — • J^ -^ se montra singulièrement éveillé et 

iH* SBi "^ **— ^ 5^ A extraordinairement pénétrant. Il de- 

ïïj ^2^ V ~- vinait tous les projets de son père. 11 

Wt ^ JE %, "Zr pouvait aussi envoyer son esprit au 

WL ^ ^ B£ fiSe ^^'"* ^"''a*^^ 'a campagne que son père 

■y n£ 6lî ^ -èf* ^^^ ^"^ '^ fi'ontière de TOuest, contre 

A^ ^ m M W Lôu-ts'ing, il était toujours parfaite- 

^ ^ 'f^ Si jtL ™*^"*' ï^^ns^igné sur les moindres affai- 

^ j^ *r 4a ^ res de ce chef, par sou fils, qui envoyait 

Hk 4Jt^ VI y^ ^" esprit prendre ces renseignements 

y^ S>C il^ ^ '^ au quartier général même du chef. 

flo -^ 5ic ® Uj ^'^^^ ^ ^" ^''® ^"^ ^^° ^"^ ^^^^ ^^ 

succès. Un jour que l'esprit de Kién- 
pou flânait au dehors, quelqu'un lui 



^ ^J ^ ^ ^ causa une grande frayeur. De ce jour, 



60 — Sti 24, — 



conde vae, et mourut peu après, encore 
fort jeune. 

Voyez Introduclion X. — Ame supérieure sortant 
du corps à Tolonté. 






KlS ^ ^b ^^ ^ ^* perdit beaucoup de son don de se- 

/~y > ■ I - £MJt m cnnHa vim <if mniinit non nnrAc on^Aro 

I® 3K 9lC ^U 3^ 

Jït ^ ^ H* iK 24 

eP VL ^ 9 ^ Liôa-paiwenn nous a transmis 00 

W[ ^ ^ ^ *^-^ souvenir, du temps où ii était jeune 

^ m^ tVL^t étudiant. Dans une cellule d'un couvent 

^ ^ JMj t^ bouddhique, vivait un homme extraor- 

^Ê ^ ^ f^ dinaire, lequel fermait parfois sa porte 

ffl nUc ^- @ durant quinze jours ou un mois, son 

Pf\ y< 7^ W corps restant dans sa cellule, son esprit 

f^ ^ ^ W flânant au dehors. Un jour que son 

"èff ^ ^ '""' esprit était ainsi absent, un courrier 

-'■ — |- ^ — officiel venant du Nord, passa par là. 

^J ^ ^» Ne trouvant pas où se loger pour la 

/fr ^ nuit, il avisa la cellule fermée, rouvrit, 

vit le corps gisant, et dit: Enlevez ce 
cadavre et brûlez- le; je réquisitionne 

, . , cette cellule... Les bonzes durent, obéir. 

tt IM' ^ ^^ Ils brûlèrent le corps!.. Cette nuit-Ià- 

fA ^ ^ ;*! même, Tesprit revint. Son corps étant 

^ *T^ "55 ^ détruit, il n'y put pas rentrer. Depuis 

§S ^ s|r lors, chaque nuit, il criait dans le cou- 

^-^ ^ iÈ P3 ^^°'* ^^ ™^ reposerai- je?.. Les autres 

^ ^ rifc bonzes, ouvrant leur fenêtre, répon- 

W 2^ BC daient à Tenvi: Chez moi!.. Aussitôt 

^ ^ ""^ Tesprit s'attachait pour la nuit à l'un 

^ ^ g d'entre eux, doublant son intelligence 

1^^ ^ durant le temps qu'il restait attaché à 

S tt ^ 



^w 



lai. 

Voyez InlroducUon IX el X. — Ame supérieure 
sortant du corps à volonté, l(^ée à temps dans un corps 
vivant. — Les bonzes incinèrent leurs morts. — Intel- 
ligence doublée, parce que deux âmes. 



— Sô, S6. — 61 

*fc m '^ ^ =tt II 25 25 

^ T m mm m m 

^ ^ SI *^ ^ "^ 7C Durant la période K'âi-ynan (713- 

'M El ^ 5i ^ (fl 741 ). le préfet de Leâng-tcheou (Kân- 



Voyez Inlroduction XI. — Ame supérieure sous 
forme corporelle, agissant comme un homme complet. 



mourut subitement au relais de poste, 

^ '^ ^ ^ flO ^ ^ ^^"^ stades environ de la préfecture. 

>5V #f -fl^ S in "ÔK Son àme supérieure sortit de la chambre 

^ Œ 7C ^ S ^" ** ^'^"^'^ d'expirer, la ferma à clef, 

1^ E2i ^ S [H M défendit au chef du relais de rouvrir 

^ Mi ^ ^ ïfè Wa ^^"^ quelque prétexte que ce fût, et 

■fcS» "H* *fe 'M' A ibt ''®^^^*'"^ ^Q v***6» 2ivec tout son corté- 

^ ^ ^ -^ l^ >U ge, qui ne se douta de rien. Durant 

^ ^ "^ f^ ^ i^ quarante jours, Pâme mit ordre à ses 

/^ 2SL & TSA. jBÇ M affaires, puis envoya quérir son corps. 

^ ^ 5 ^ to ^'^ Quand on Peut apporté. Fume surveilla 

iiE ^ m wu /Si ^ encore rhabillement et la mise en bié- 

^ ^ ^ E9 i& ^ '^^' puis, avant qu'on fermât le cercueil, 

^ tti ^t ûa '3^ m ^^*® P"^ congé de la famille, pénétra 

Tffl ^ TO; 5^ S rn aans le corps, eC disparut. 

^^"^ Aras 

^K$n #j^^ 11 y avait à Hoâi-yang (Nân-hoei) 

^ ^ ^ 7^ 19 ^ un pauvre étudiant nommé te, extré- 

^ ^ ffi Jtâ TV 'M' i^^DQ^t^t habile dans tous les genres de 

•K -^ irt t" *&* -•>• composition. Malheureusement, le des- 

^ ^ Q ^ ^ ^ tin ne lui étant pas propice, il n'arrivait 

^ îit 'tlk >l> Â '^1^ P^^ ^ ^^ ^^'^^ recevoir bachelier. Un 

^ 0^ ^ ^m^ïïi °^"^^^" sous-préfet nommé Ting, 

rB Ç^ ^ W ^ ttl originaire de Mandchourie, étant venu 

>S W ^ Ma ^. ^ administrer Hoâi-yang, vit des com- 

Rt ^ '^ ^^ {S PS positions du te, et les trouva si belles, 

^ ^ lêC ^ qu'il voulut connaître leur auteur. Il 

19 ^ Bs ^ A i^ ïe prit en affection, lui donna des 



62 



- W. - 



Z:kPïm^Mr-Zm 
mmmmMBm^M 



secours à lui et à sa famille, le recom- 
manda aux examinateurs, et ariiva à le 
faire recevoir bachelier. Puis le nou- 
veau bachelier se présenta à la licence. 
Malgré Texcellence de ses composilions, 
il échoua complètement. Il revint chez 
lui, la mort dans rârae. Le sous-préfet 
Tîng essaya en vain de le remonter. Le 
te se confina, ferma sa porte, et couva 
son chagrin. Bientôt il fut atteint d'un 
mal, contre lequel tous les remèdes se*^ 
trouvèrent impuissants. Sur ces entre- 
faites le sous- préfet Tîng ayant eu un 
conflit avec un supérieur, donna sa 
démission et se relira dans la vie privée. 
Il écrivit au le, pour lui annoncer son 
prochain départ, et lui faire savoir qu'il 
désirait l'emmener avec lui, comme 
précepteur de son fils. La lettre fut 
remise au malade, qui pleura, se décla- 
ra trop soutirant, et fit prier Monsieur 
Tîng de ne pas Tattendre. Celui-ci at- 
tendit quand môme. Quelques jours 
plus tard, le bachelier le se présenta 
chez lui, et lui dit: Je vous ai causé 
des retards et des soucis. Veuillez me 
le pardonner. Maintenant je suis prêt 
à partir avec vous. — Quand ils furent 
arrivés au village de Monsieur Tîng, 
celui-ci confia son fils au bachelier. Le 
jeune homme, âgé de seize ans, très 
bien doué, n'avait pas encore appris la 
composition. Sous la direction de son 
précepteur, il fit des progrès si rapides, 
qu'au premier examen il fut reçu bache- 
lier. Puisson maître lui fit étudier envi- 
ron trois mil le' compositions, sur des thè- 
mes supérieurs, qu'il avait jadis faites 
lui-même. Quand le jeune homme se 
présenta à la licence, sur les sept sujets 



- S6. - 



63 



B\i\ts:muuM.ém 
^M.mBm^AM^ 



proposés, il avait dans sa mémoire sept 
compositions toutes faites. Aussi fut-il 
reçu d'emt)lée, et second de la promo- 
tion. — Monsieur Tîng voulut prouver 
sa reconnaissance au précepteur de son 
flis, et lui offrit de faire les frais d'un 
voyage à la capitale de sa province, 
pour lui permettre de s'y faire recevoir 
licencié. Monsieur le refusa. J'ai trouvd 
un appréciateur de mon talent, dit-il; 
cela suffit à mon ambition. — Cepen- 
dant le fils de Monsieur Tîng ayant été 
attaciîé comme mandarin à l'un des 
grands tribunaux de Pékin, emmena 
son précepteur. Il lui procura la per- 
mission de concourir pour la licence à 
la capitale. Pour faire plaisir à son 
élève, monsieur le se présenta et fut 
reçu. Puis Monsieur Tîng fils ayant été 
envoyé en mission à Nân-heùe, dit à 
son précepteur: Nous allons passer tout 
prés de votre patrie Hoâi-yang. Je veux 
absolument que vous alliez, en passant, 
faire une visite à votre famille. — Qua^id' 
ils furent arrivés dans le pays, l'élève 
envoya son précepteur à son village, 
en bel appareil, et bien escorté. — 
Quand Monsieur le arriva à son domici- 
le, il vil une pauvre masure fort déla- 
brée. Il entra et rencontra sa femme 
qui tena.lt un panier. A sa vue» elle le 
laissa tomber d'épouvante, et voulut^ 
fuir. — Pourquoi me fuis-tu? lui de- 
manda Monsieur te ; je suis maintenant 
un bomme distingué. -*- Un homme 
distingué I dit sa femme. Un koèi, veux-, 
tu dire. Voilà quatre aas que lu es 
mort. Ton cercueil, que ma pauvreté 
et la jeunesse de ton fils m'ont empê- 
ché d'enterrer, est encore déposé ici,. 



64 — 2Ô, ?7. — 

^^'^^^i^F^'^i^ ^^ ^^^^^ "® revieos pas nous effrayer 

db ^ S ils ^ -Jt- A »l ^" "^"^ nuire! — Monsieur te fut at- 

^A^Ti^a^^^/vyvyV terré. Il pénétra dans son ancienne 

iS^^^m&Wi^^ chambre, vit son cercueil, et comprit 

-flC ;ér — ' S ^ t^ ^ ^ ^"'*^ ^^^^' ™^'*'- ^" même instant il 

S rj ^ -î- -te ^ s'écroula sur le sol. — Sa femme épou- 

cR ^"^ ki vt IR W 'TB vantée vint voir. Pas trace de corps. 

't' ^ ^ ^ ^ife ^ ^ ^^^ habits, ses souliers el son chapeau 

no -t^ ^ AA 35 jIhi pi seuls, gisaient à terre. — La veuve 

Wi XS\ m W y^ ^ la pleura. Un instant après^ son fils qui 

^ ^ f§ f§ "^ «^ ^ revenait de Técole, entra, et lui deman-^ 

^ 1A X®!^^^ dace que signifiait le bel équipage 

•*5 ff M ^ ^ i(({ 5 a»*rété devant la porte. Elle lui raconta 

HÂ fK f^ 7^ ^ x^ -^ ce qui venait d'arriver. — On avertit 

•^ ^ M ^ 't' A ^ Monsieur Ting, le fils. Il pleura son 

â i^ iM; ^' S ^ "H^ précepteur, paya les frais de «es fané- 

S o '*'' « railles, et se chargea de réducatioû de 

^r iHf ■? 5M >^ M -4^ son fila, qui devint avec le tempà un 

— *^ ^P> 2rtl "^ ttun .Lin» _■ Voyez Iniroduction IX, X el XI. — Le bachelief le 

3Cr >^ Tct jr «Wi 1i^ "^Ar ^^^'^ "*'*'"' ^^ *'^ maladie. C'est son âme qui suivll le 

âtl tti^ ÙX &9 "htk -Wt -A- m'in^arin Tm^y, fit l'éducation de son fils, concourut 

BM t^S piP ^ ^8 >7% 17^ yj^ pour la licence. Ame supérieure sortie du corps, vitant 

~ " — "et agissant comme une personne complète. Le sailis' 

sèment d'apprendre qu'elle était morte, la fait se dissiper, 
s'éteindre. — Le détachement de l'âme du corps, est 
presque toujours représenté comme se passant sans peine 
ni douleur, si doucement que l'âme ignore souvint 
qu'elle est morte, ou plutôt que le composé est dissutis. 



mm wm^m± 

n^ mm^^^m 27 



_ Sous les premiers S6û§ { cinquième 

:J§ i^ ^ Jl^ ^ 55^ ^ siècle), vivait un homme dont l'histoire 

Âc ffi ïfê 9? "& ^ ^ '^'^ ^^^ conservé le nom. H avait dormi 

!• Îm! «^eb ^ jh. ^ ^ '^ "**^^ ^^^^ ^^ femme Au point du 

Jl ^r '^ m ^ M ir jour, la femme se leva et sortit. Un peu 

\^^ "^^ :M- ^ M *ËI ^*^^ ^^*'^' rhomme. se leva et sortit 

aussi. — La femme étant rentrée, vit 
son mari encore couché et dormant. 



/!> 



^mtxi^ 



SX-^ mPlw$%^ Un instant après, l'esclave de la maison 



T 



— i?7, 28* — 05 

^^ flS ÎE ^ entra, et dit à la femme: le maître de- 

^ rr; BL -*^ mande ses lunettes... La femme crut 

^ TO Œ ^ que Tesclave plaisantait. Vois, lui dit- 

"^ m ^ iS ^l'^i ^6 maître ne dort-il pas sur ce 

Ut?.. L'esclave regarda et dit : pourtant 
}e viens de le voir dehors... et 11 Courut 
dire la chose au mari. — Celui-ci fut 

(l{l <^ ^Sk 1^ très effrayé. 11 entra, et vit, comme sa 

^ hài ^ rfx femme et l'esclave, son double qui 

^ -S 2k dormait paisiblement, rotilé dans les 

7l ^ ^ >Îh couvertures. L'identité était parfaite, 

[[i Ri jâi  absolue. -^ Comprenant que c'était 

E >l> ^ S y^vsi^ supérieure du mari, l'homme et 

f^ ^ S H la femme voulurent éviter de l'effra- 

1PI ^ ^ iSft y^*** ^^"^ ^^^° ^^^^'^ ^^^ tapotèrent dou- 

1Ë^ qk jOà -^ cément les couvertures. L'âme s*enfonça 

«» iM ^ 5 ''^'^ ^ P^" ^'*°^ '^* nattes, et finit par 

® ^ ^ 5^ disparaître. Les deux époux furent 

^ ^ ^ db épouvantés (de ce que l'dme notait 

#^à ftfr -4- P^^ rentrée dans le corps du mari). De 

^ ™ >^ fait, peu après, le mari commença à 

^ 'fcÉ ^ 4^ donner des signes de démence. 11 ne 

^ ïS 1& 1M guérit jamais. 

^j u j>, .y^ ^ Voyei IntrodacUon IX et X. — Apparition sensible 

1^ ri|S y y yf^ de rame sopérieure. Démence causée par la perte de 

cette âme, l'âme inrérleure continuant seule à animer le 



^v ^n 7> ™ ^n>s. dorant le reste de la vie. — Une âme effrayée 

"fis 'ùJt. Itf #^ ^*''^' '^"^^ '^^ 1^"' ^^^ revenir parce qu'elle a perdu son 

xK /rV \iX ÎW chemin, ou ne veut plus revenir parce qu'elle a penr. — ^ 

j>llr. 1^ ^^ .^. 1/âme supérieure du mari ne rentra pas dans son corps,* 

^V ^ s* ?\ P**"*^® 'ï"'^" **"*'' *** l'appeler. AU liett de tapoter, les 

A^ "^ d^ ^â époux auraient dû crier son nom à tue-tête. Par 

■US ^%^ 1^ Imà ^^°'' ^V^'^%^> ils dissipèrent l'âme. 

W ^^^ 28 

Wl f9 ^ ^ Au pays de Kién-nan (Fôu-kien), 

là ^ 1^ ^ ^^ bachelier Li-mingtchoung habitait 

ili ^ A 46^ ^^"^ ^^^ montagnes. Un jour qu'il s'était 

U4 «C TT 25C rendu à un village éloigné, à l'occasion 

%L ^^ A ^ *l'"o marché, il revint ivre, alors qu'il 



m^ 



66 — ^8. — 

y^ .4Ç Q f^ "ly ."^ faisait déjà sombre, et sans être accom* 

/--^ BH ^ m ^ Kë pagné. 11 était à mi-chemin, quand un 

W ^ U4 ^ 1® koèi de montagne le jeta dans un ravin. 

^ f *P fl5 w TO ^ ^^" ^^''P^ y ^^^^^ endormi. Son esprit, 

^ è^ \i\ ^ XfH IK continuant sa route, arriva au logis. 

^ d^ -^"^ Ali 4^ Mijk ^^ "^^*^ ^^ ^^ femme étaient assises, 

ML 4^ lT n "îy B¥ Jampe allumée, attendant son retour. 

^ ® "f" Îï5 0& >P " ^^*"^ sa mère, mais celle-ci ne l'en- 

jfa gg .^ -y* ^ tendit pas. Il poussa du coude sa fem- 

^^ OT ^- a ^^ Wù jne, qui ne le sentit pas. Alors un vieil- 

® Ét 2 !^ laid à barbe grise sortit de i'alrium( 

^ S ^ Rg m central, le salua et lui dit: Un koèi de 

montagne a causé du dommage à votre 

corps. Si nous n'allons pas vite à son 

W ^ l^ ® secours, il ne pourra plus revivre... Et 

rr- ^ JSU Hé dt prenant le bachelier par la main, le 

^ ^ llr i^ vieillard i'ontralna hors de la maison. 

M W "^ ffl K Quand ils eurent marché Tespace d'en- 

^ B\ 1^ -^ W9 ^*^^" ^^^ stades, ils trouvèrent le corps 

Bfl 'yPq lîi ^ '^ gisant dans le ravin. Poussant de tou- 

'yj <wj mJ îW rc tes ses forces, le vieillard enfonça Tes- 

"^ P^ fii ^ )3 P'^^ ^^"s '^ ^^^s ^" corps, en appelant 

7b "^ ^ ^ iMl ^ grands cris Li-mingtchoung! Li- 

I ^ -^ S mingtchoung l . Ces appels tirèrent le 

"■^ y\ W '^ ^ bachelier de son profond sommeil. H 

$& ^ ^ ^ Ma s'assit sur son séant, et regarda autour 

7^ -fl m -^ -fft- ^® ^^^' ^® vieillard avait disparu. La 

^Jjm4L}Vf jjjjjg ,3r|||an au firmament. Lî-ming- 

^ 1^ ^ ^ ^ lehoung courut d'une traite jusqu'à la 

A ^ R|J .^ -lA maison. Minuit était passé depuis 

H ^ ^ ^ ^ longtemps, quand il arriva. 11 raconta 

j^ iffi !R H J!^ son aventure à sa mère et à sa fename. 

VB -^ J^ ^ "T^ Quand le jour fut venu, ils firent des 

iSËl î# ^ -^ ifc libations et des oflrandes aux Pénates, 

^ la ^K /Ç "7^ pQ^P jgg remercier de cette signalée 

IR fî^ TJr A 4fe protection. 

Voyez iDtroduelk)» IX. — Que les monlagnes soient 
Inntées par des koèi grands et petits, parfois bons, ploâ 
souvent malins ; cette croyance est aussi tieille que la 
Chine. Voyes TH page 48. — L'âme supérieure, souâ 
tonne corporelle, mais ctl»érée, puisqu'on ne l'entend ni 






- S8, S9. - 07 

7i B9 fSR ^^ °^ '^ ^^"^' " I^'alriom fentrai e»t un des lièges des 

V 1^ ^^ Pénales; voyez TP page 74. U vieillard est l'âme d'un 

^ë J^ 4tt tAD ancêtre. — C'est par un trou fait dans le dos des idoles. 

Rrr <î^ Ml Jyr qu'on prétend y introduire reftlcace, la vertu. — C'est 

"$* ^S ^E ^ ^" ^''^^'^^ ^" "^'"' ^^^^ ^ ^ relient l'âme prête à 

^ ^^ ■ I' J^ s'échapper, qu'on la rappelle quand elle est parlie, qu'on 

rlierrbe à ranimer les évanouis, \p$ mourants, les morts. 

\o)ez TP pajf»' 78. 



mimm 



20 



®[ .1& TF ^ Liôu-chaoyou était un devin fort 

^ ^ ^|> >g habile, liés eéléi)re dans la capitale. 

^|A œ j-g. ^ Vers le milieu de la période T'ièn-pao 

^ rW roc Ïa (environ 750), un client se présenta 

W% d^ ffO .^ ^hez lui, offrant une pièce de taffetas 

f^ W^ ÊÈ Û16 comnïe honoraires. Que désirez-vous? 

BB ^ ^ ^ lui demanda Chàoyou... Je désire savoir 

^ >f^ 1^ X combien de temps il me reste à vivre, 

â ^ Kf ^'^ '^ client... Cbàoyou consulta les 

itl ^ 3* cil Mutations. Quand Topération fut ter- 

^ ^ ^ ^ minée, il dit en soupirant: Le pronos- 

^ ^ ï|^ ^ tic n'est pas favorable; vous mourrez 

BB a TJ g^ ce soi IV môme... Le client parut très 

d^ ^ -j_. j^ affligé, et demanda à boire. Le petit 

® ^ « iM domestique qui appoiia la boisson de- 

@ 4^ '^ "^ mandée, vit deux Chàoyou absolument 

'^ ^ ^ âft pareils, et dut demander qui il devait 

^ ^ ^ '^ sorvir. Celui-là, dit le Chào-you qui 

iS tVi ^ SP venait de consulter les Mutations, en 

BS )pA B 4^^ désignant le client. Quand il eut bu, 

Ap -^ lêl hë: '^ client prit congé, après les saluta- 

^ Mi :^ 'Kùt tions d'usage. Le petit domestique Tac- 

^ ^ ^1 compagna jusqu'à la porte. Le client 

>^ K yi gorlit, fit quelques pas, et disparut, 

^ ^^ tandis qu'un gémissement douloureux 

retentissait dans l'air... Le petit do- 

19^ ai |S{ "iM^ mestique rentra et demanda à son mal- 

iFH ^è. >9l ^ ^*^' ^l-'^^Z'^^us si intime avec cette 

^ ^ -^ o personne? elle m'a dit votre passé... 

A ^ 2 Alors Chàoyou comprit que le client 



3(» 



68 — ^0, 80. — 

^ ^ lS ^^ ^ -S ^^^*^ ^^ propre âme supérieure. H exa- 

^ ^ -T* ^ ^ B ^^'^^ ^^ taffetas offert. Cétait du papier 

3» Bffi "j ^ yu^ simulant du taffetas, ce qu'on oflfre 

^ ^ ^ ^ ^ W ^°^ morts pour leur vestiaire. C'en est 

^ ^ d^ tIc Q an fâît de moi, dit Chàoyou; mon âme 

^ ^ M S "â * ""'* quitté; je vais mourir... li mourut 

^ m fm '^ M^ 9 de fait le soir de ce jour. 

"& @[ A ^ ^ ^ ^'"^^ IntroducUon XI. — PédouMement parfait. 

rr ^^ "^ ^^ ^ rfl L'àme sopérieare, sous forme corporelle, se dissipe. 

£B ^ Rp -M 2K ^$ L'âme inférieure. raisonp^Me elle aussi dans cette bis- 

^2f -tt! S _T' loire. ne conserve la vie do corps que p^'u de temps. — . 

Q — • HS Bg ^-^ ~^|^ Les Mutations, livre contenant les dlagràmines divinatoi-^ 

S ^ _^ V; res et leurs commentaire». Voye?: TP lH»ge 86. 

^ ^ .i - m^ 

^ ^ i^ ^ "^ ^ ^^*^^ ^'^^ '^^' ^*^^*' ^ Tch'âng-nan , 

^ PQ 1|l >7A WV ( Si-nan-lou au Chàn-si) une certaine! 

^ îiS. ^ ^ if^ Mà-eallniang, très habile évocatrice. 

— . tfi .22 1^ ''^ préfet de Tèn-tcheou (Chân-tong) 

>1^ ta w 1^ nommé SOu-sien, était très bien avec 

'^ 1^ "fr ^ ^ ^'*®- C^ SôQ-sien désirait marier son 

iPé a^"^ Wi ^ ^'^ ^^^' ^ ^"^ ^^^'^ ^^ '^ famille Lôa. 

*« tÏ S 4ll 'tÎ '* ^'^^ ** ''^' ''^ °'^^ ^"® ^® "*^ unique. 

SB 'J ^ jRl) /y Je veux qu'il épouse une femme, qui 

^ >^ ^ £ ^"^ ^^^^ ^^ ^^^^^ ^^ vertueuse. Les Lôu 

^ "M' S ffî jêff ont trois lilies. Je ne sais pas laquelle 

> #» » ^ m ^^^ ^^^^^ ®^^ *^ '^^"^ parfaite. Veuillez 

a^ ^ K i^ ^ 1^^ évoquer chez moi, pour les faire 

^ d] M M. jÉ| ^oir à ma femme, laquelle choisira 

«^ !^ liât i^ Sfr * ""® ^^^ trois... La Ma dressa un autel 

T^ )F0 ÎvB i^ ^ dans loraloire bouddhique de la famil- 

'^ij i$ i|K ^ *^« ^^ ^^^^^^ ^^^ formules. Bientôt les 

^ ^ fSr ikl] KA âmes supérieures des trois demoiselles 

S ^ ^ ^ S ^^" arrivèrent. La mère de Lâi les 

9^ ^ ^ ^ TO examina. L'ainée est bien, dit la Ma; 

^9Sk ^J^ ~ %9 ^ '^^^^ '^ puînée est mieux ; de plus, sou 

7% Étî -fr «4fc ^ deslin est de devenir femme d'un pré- 

_ 2 ^ ^^^- — SOu-sien maria donc son fils 

^ n ^ ftX ^ Lâi à la deuxième des demoiselles Lôa. 



— 30, SI. — 60 



4^ ^ "T ;^ 31 ^ ^ ^^ ^^^' SOu-lai alors sous-préfet de 



:^ âfr 'Bt< 5! ÂB. éa -^ Yoùng-ning, péril viclime du rebelle 



préfet de Hoâi-tcheou. La prophétie 
était réalisée de point en point. 

Voyez Introductiun XVIII. — Pour les (aiU histori- 
ques aaxqu«l« il est fait allusion, voyei TH paires 1677 
et 1690. 



Sa famille pensa que la 

^ -^ ^ ^ ^ Pl^ ^ Ma avait mal prophétisé. Mais quand 

"- "" - ^ ensuite les deux capitales eurent été 

^^ ^ reconquises, et que la dynastie T*âng 

H ^ Zl ""^ tS 's 3C <^ul été restaurée, SOa-lai mort pour la 

âb ^k J,^ yk »^ ijJ ^ dynastie, reçut le titre posthume de 

A s W W 1^ .1 ^ 

^ lîa # $ ^ ^ ^ 

^ mf ^ ^ W iB ^ ràng-padheng ayant rencontré 

^ A dt ^ ^J ^^ i^ quelque part le magicien Tchâng- 

•«H |ta -JL I M il I taoling, avait reçu de lui un charme, 

"V Ç ^ Va - *^ au moyen duquel il se faisait obéir des 

liX ^ ^ f^ ffifi k1 koèi et des chénn. Un jour Pàohenj 

^^'kf & ^K _4 W| dit à un sien ami: En passant prés de 

^ A ^ K a -îh *^ station de la poste, j'ai vu descendre 

WC J\ 9y -^ P R d'un char des femmes, qui vont y pas- 

!^ ^ '^ ^ 1^ ser la nuit. Elles n'étaient pas voilées. 

1^ W Gf 'Jlx % ISk ^^ seconde à descendre, m'a paru fort 

U ^ lll ^ ^®^^®' ^® ^^'^ ^^'^^ réponse d'un fonc- 

^ sic Bip kX pS* ^ tionnaire, qui va le rejoindre à la ca- 

gg ^ ^É» ^ ;;H; pp pitale. J'irai chez vous ce soir; nous 

'^-^ boirons, et je l'appellerai, pour que 
nous ayons le plaisir de l'entretenir. — 



^W:'jt>^^ 



^1^ ^wk ^ ^ Comment, dit l'ami, vous prétendez 

'Si ^ ^ ^ B ^ appeler chez moi une femme de grande 

^ ' "^ famille; cela ne me portera-t-il pas 

malheur? — Ce n'est pas la personne 



jg^ifiiîf- 



j^ 'f* i^ 18 ]^ ^"^ j'appellerai, dit Pàoheng. mais son 



âme; nous aurons du plaisir sans ris- 
_^ ^ que. Mais il faut attendre la nuit, car 

«^ ^ '^ ^ ë9 ^ je ne pourrai l'évoquer que quand elle 



Tiù^Wi^M JBt 



70 — 31. — 



iHÎ&i^^WtWf./^^ dortniia. Quand elle sera venu«, gar- 



m^'^^M^^M^ 



dez-vous de la loucher, car le trouble 
~ >e=3f -dttr pourrait rempôcher de retrouver son 

{fc ^ ® ^ 3ê Wit ^ ^ corps; alors elle serait niorte. — Le 
^^"ârji^^lMfflrtï so'i' ^^^^^ Pàoheng et son ami passè- 

J.L îZr P* M W «^ r J 3B entendirent à Tinlérieur des voix de 

>ïr$^^^^^. ^Jlt femme. Pàoheng aspira et avala son 

•Art ^ HB An #51 ^t. "S^ ïl- "so^^f^^e, et se lia un fil rouge au médium 

è /S f 5 -^ de la main. Puis il se rendit au logis 

wH /W W *?? Pi « » ^J de son ami, s'assit avec lui dans son, 

^ ^ "Pi fî f^ ^Î 'fêl 1^ cabinet de travail, fit apporter le vin, 

S^ «^ â S :& 4^» >l> M ^^ envoya les serviteurs dormir. Il but 

^^fcliù^itî5'K d'abord avec son ami, puis, quand la 

^ jtt itb f^ ^ ^ "^JS ^' ""*^ ^"^ ^*'^" obscure, il alla ouvrir la 

^ porte. Aussitôt la femme évoquée entra. 
C'était bien une figure humaine réelle, 
seulement un peu diaphane, comme 

M P* ifc >5! :^h ^ 4^ 'S '^^ ^^^j^^ ^"'^" ^^*' ^^"^ ^^^ ^^''^* ^^ 

'^ voix était faible et douce, comme celle 

d'un enfant. Elle salua humblement 






iâlîï^^MAWîfî: 



celui-ci... Je sui§ Madame X, dit-elle. 
Mon mari ayant cessé d'être mandarin 
en province, je le rejoins à la capitale. 



SSiiilwfi^^^^^ Pàoheng... Qui êtes-vous? lui demanda 

* {^ a B9 ^ ^ A Mil 

^ Q ^ 1^ ^ «^ ^ ^> Mais où suls-je ici? Je me souviens que 

JtU\àA^^JÏ>^m^ rêve? Est-ce que je suis morte? Serais- 

# ^ .^ rBf M ïS ^.t^ M. je descendue aux enfers? -^ Non, dit 

A 35 ^ ^ 35 491 ^ Pàoheng, vous êtes encore de ce mon- 

^ 74J ^>» ^^^ j^^ craignez rien. Tout à l'heure je 
vous renverrai. Votre destin n'est pas 



flp ^ ^ >\ >2l ^ it^ ^1"'** ^^"^*^ ariive rien de fâcheux. — Il 
" causa avec elle jusqu'au matin, puis la 

congédia. 

Voyez Inlroihiction XVHÏ. — Tchâno-iaoling, le 

grand magicien, patron de la magie laoïsle; voyez TH 

table. — Sur lef: roules impériales, les voitures passent 

K^ ft JMS ^Vf^ k flîl '^ ""*'' ^ ^^^ ^^P®* déterminées, gros bourgs pleins 

tRC h ^JW ^j^ /^ H^ d'auberges. — Aspirer et avaler son souffle, faire des 

" ■ nœuds de 111 aux personnes et aux choses, pratiques 

des incanlaleuis. 






liTO^h^^ena 



— 3t^ — 71 



^ j;^ ^ ^ ^ En Tan 755, un certain Tchéng- 

cheng allait à la capitale (alors Lâo- 
yang), où il devait être investi d'une 
charge. Arrivé à Tchéng (pays de 



MM^mm^ „ 

^ !^ ÉF ^ ffi W K'âi-fong.fou) sur le soir, il demanda 

à passer la nuit dans une maison du 
faubourg occidental. Le maître de la 



^ ft se ^ -^ „.„ „ „ „ 

"^ ^ Wi a j$^ iSk maison lui demanda qui il était. Dés 

4fh ^ HF* W -F* Sk ^*" *^ ^® ^"^ nommé, une fille de service 



i^-Û^S 



sortant des appartements intérieurs, 
Yînt dire au maître « Mademoiselle 



^ WO S ^^ >& -^ est arrivée; elle est avec Madame»... 

'it S^ -{af 456 îftt 3S Bientôt une matrone âgée se présenta. 

>WDi i/ ^ ^ ^ Tchéng la salua. On s'assit et on causa. 

^ %W jKm M Tchéng lui parla de sa famille. Elle 

^ wL fd^ Ma ^ ^^^^ (maintenant Hoâi-nan-fou au 



dit: J'ai avec moi une fille de ma fille. 
Son nom de famille est Liô.u. Son père 
est actuellement sous-préfet de Hoâi- 



flS Ç ^5 „. 






Kiàng^sou). Ce serait un parti sortable 
pour vous. Je désire que vous l'épou- 
_ _ _ siez. Qu'en pensez- vous? — Tchéng 

^ S ^ K "B^ ^ "'^^^ P^^ refuser. Cette nuit-là-méme, 

^ 3K li& <y ft ï '^^ cérémonies du mariage étant ac- 

^1^ 3n HAt >C H i compiles, Tchéng et sa femme se réjoui- 

-A |f|| II® ^ Ji ^ J**^'^^ comme on fait dans le monde des 

hommes. — Plusieurs mois après son 
mariage, )a matrone dit à Tchéng: 
Reconduisez maintenant votre épouse 



conduisit sa femme à Hoài-yinn. Quand 
il fut prés d'arriver, il fit d'abord pré* 
venir la famille Li6u. Celle-ci fut dans 



>i^ IK tï ^ ^ ffl ^^"s sa famille Liôu^Tchéng obéit, et 

^ I9R ^ ^ ^ ^ '^ consternation. Monsieur Li6a n'y 

-^ n S 3 Sat IM comprit rieu. Madame Li6u soupçonna 

-3s ^ >B 7L m W que son mari avait eu quelque part 

IIR ^ ^ Pî ^ St ""^ concubine qu'elle ignorait, et que 



72 




33 


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— 5Î, 33. -> 



c'était la fille de cette concubine qui 
arrivait. Quelle ne fut pas sa stupéfac- 
tion, quand elle vit descendre de char, 
à sa porte, sa propre fille. Pourtant 
Celle-ci n'avait jamais quitté la maison. 
On rappela. Elle vint, souriante, au- 
devant de la nouvelle venue. Un ins- 
tant les deux doubles, absolument pa- 
reils, restèrent en présence, puis se 
fondirent soudain en une seule et 
même personne. — Le mandarin Lièa| 
ayant examiné le cas, conclut que la 
feue mère de sa femme, avait soustrait 
rame supérieure de sa fille, pour la 
maiier elle-même au gendre de son 
choix. Revenue raaiiée par sa grand'- 
mére, Tâme était rentrée dans son 
corps... Tchéng-cheng retourna à 
Tchéng pour examiner. Il n'y trouva 
pas trace de la maison où il s'était 
marié. 

Voyez Introduciion XI. — Ame supérieure corporel- 
le, puisque vie conjugale duraut plusieurs mois. Ame 
inférieure intelligente, puisque les parents ne s'aperçu- 
rent pas qu'il manquait quelque cliose à leur fille. — 
\x& koèi construisent des bâtiments, ont des trains de 
maison, etc^ Tout cet appareil se dissipe, an moment 
Voulu. — Quand denl doubles se fondent en un, le per- 
sonnage final porte sur lui tous les habits que portaient 
les deux doubles. Ce détail n'est pas mentionné dans le 
texte ci-dessus. — Les richards qui se déplacent, mar- 
chands, fonctionnaires, et autres, ont souvent diverses 
femmes en drvers lieux, à l'insu de l'épouse en titre. 



83 



^ zm 

A 



Durant la périotie K'ài-yaan (713- 
141 ), Tchéng-ts'i^ing vice-présîdenl 
^ du tribunal des fonctionnaires, fut 

^ ÉK ^^ envoyé en mission au Heôe-nan. H 

ZMZ ^ yS devait examiner la conduite des officiers 

-"• ^ ^ de celle province. Sa tournée était 



— S3. — 73 

ffî jfe jtgr -jf presque achevée, quand ilpassaàHoâ- 

iM: 7^ Lu ii tcheou. Là cinq personnes lui apparu- 

ËÏ tSâ wC s i-ent» habillées des cinq couleurs fon- 

i^ ^ ifë dSc damenlales. Elles entrérenf dans la 

^ 4^1 n aK» salle de réception, et saluèrent con- 

v^ (^ fi»' formément aux rits. Ts'lying leur ayant 

^ hX ^ i^ demandé ce qu'elles voulaient, elles 

iêt ÎSk B Â répoiidireot: Nous sommes tes esprits 

HB ^ kA ^ ^® ^^^ ^'"^ viscères. -=- Ts'iying dit: 

W 5K ™ ^ Alors vous devriez être cachés dans 
^ ^ l^ w • ^"®" intérieur; pourquoi ôtés-vous 

3t 7J ^rt* fflU sortis et m'apparaissez-vous ainsi? — 

Z| ^ "^ ^ Les esprits répondirent î Notre office 

B\ ^ ^ W était de conserver voli-e sourfle vital. 

S ^ ^ -^ ^^ souffle vital étant à bout, nous vous 

^ A *B[ tù quittons. — Alors, dit Ts'iying, je vais 

Se ^ ™ w mourir. — Oui, dirent les esprits, vous 

T^ W ^ w ®'*^^ mourir. — Accordez-moi, dit 

S '^ Wï ^ Ts'iying, le temps nécessaire pour 

^ « ^ M. achever mon rapport et rédiger mon 

^ ÎS ^ S testament. — Soit, dirent les esprits, 

Îï5 ^ ® >^ ^^ vous promettez de vous rendre ensui- 

70^ ^ n ^ ^^ ^^"^ ^^^^^ appartement. — Ts*iying 

t^p. "K t3 KC servit une collation aux esprits. Ceux- 

^^ w ^ 3l ci saluèrent et acceptèrent. — Quand 

S BiJ 'bu ffiBS ^' ^"^ achevé ses écritures, Ts'îying se 

S ^ ^ Ml '^^®' revêtit des habits neufs, se coucha 

^ Pj Œ ™ dans son appartement sur un lit adossé' 

^ ^ ^ ^ ^" ^^^^ ^^ rOuest^ et expira. 

*— ^ ijR ÇP S8 Vojeâ Introduction IX. — Ames des cinq gros 

TBT ^« **' Viscères, petites âmes inférieures, de même nature que 

^^m ^9 V^ '^ grande âme inférieure $!| p'ài. Elles sont d'invention 

=^IL t^ l~:f t^lalivement moderne. C'est le système quinaire qui les 

^ fcd tJ <lt invefiter» probablement \ vo^rec TP page 28. Elles 

SS t^ iMl jouent un tits grand réie dans la pathologie chinoise, 

-^ naturellement. Elles apparaissent sous forme humaine. 

fiB 3pj L f»* Dans les traités de médecine, on les figure sous des 

m^m^ '^Z, ^L formes animales. 

10 



74 — 34. — 

'fi^féÔj^^ri^ Le sous-préfet TchOa-chao d6 

ê lÉ' 'é :^ ^ '^ Fing-yang (Chân-si) ayant terminé le 

^ -^ 1^ iS ik ^ -^ temps de son mandat, fut transféré au 

^ 3^ ^ W -^3^ ^ ^ Chân-tong. Il se rendaît, avec toute sa 

'W ^ Ââ^ ^ M ^ ^ famille, à soti nouveau poste. Un soir 

•M -Jt S llk S >& V4' ^' descendit dans une auberge, pour y 

^ >\ & Mii ^ JM^ ^ passer la nuit. Il vit qu'un bâtiment à. 

^^ ^HQ P( J* T^ ^ étage était fermé à clef. FourffuoI cela*! 

MW^&^ MA demanda-t-il à PaubefKgiste. - Parce 

n^ r7^ *fn *4^ Qli >fe ® ^"®' ^^^ celui-ci, depuis des années 

l^inJia!/E^^5E nn yâo-koai y fait le sabbat. — Je vais 

^ S H A. ^ ^ LU ^'®" débarrasser, dit Tcbôa«6hao. — Sa 

7^ >^ QS Ff 5ft É^ ^ femme eut beau le supplier de ne pas 

^ ^rg ^ ^ «- "^ tenter Taventure. If la fit coucher, avec 

:^ ^M td ^ ^ -^F^ JjH ses concubines et ses enfants, dans un 

IH ^ "& ^^ ^ ^ ^^^^'^ bâtiment. Pour lui, Pépée au 

^1 ^ j|> ^g» ^1 #0 ^ poing, il s'assit, lumières allumées, 

ffi ^ ^ **^"^ rappaflement hanté. — Vers 

^ W ^ 7} ^ ^ minuit, quelqu'un frappa et entra. C'é- 

PJ â IB ;5r 4fe wu 

9^ tS 'fS. db ^ fê ^ l'appelant yâo-koai. Je ne suis pas ce 

r-rj ^ xg Wj tZT M -feg que vouspeusez, dit le vieillard. Je suis | 

mj -« >:« :rB — WI «R jg gé„jg jjy jjgy y^jre arrivée a suffi | 



tait un vieillard à barbe blanche, coifi^é 
d'une toque écarlate. Il salua Tch6ii- 
chao, qui l'apostropha rudement, en 



^ iii Ml Wt ^ ÏS pour faire déguerpir les yâo-koai qui 

^ "3^ ^ 'tfr W J^ f^ infestaient ce lieu. Je suis venu pour 

^ ^ ^ ^ -Cl -^ A^ ^^^^ remercier. Vous m'avez rendu ser- 

•§- 5^ Su W -fR ^ ® vice... Cependant, ajoula-t-il, s'ils re- 

ê M m M n JP* Éé*- venaient, jouez de l'épée I - Tchôu- 

SB M^ ^ f ^ é^ ^ chao le salua et le reconduisit. — 

^ u i^ ^ ^ ^ Bientôt entrèrent des êtres au visage 

^ j^ ^ £ ^ P @ noir. Tchôa-ehao leur abattit la tête. 

^ï J^ M jlt â ^ |@ D'autres être» au visage blanc qui sui- 

li ïfr IB T ^ S -*• virent, eurent le même sort. Enfin parut 

/i5 W W it ^ ^ ^ un monstre à la gueule noire et aux lon- 

dÈ JÊi Wl ^ ^ '^ ^ 8"®s dents. Tchôa^ch^o. le dépêcha de 



- 34, 35, - 75 

yè la ^ ^^ iS ^ même. — i\ ce moment les coqsr chan- 

tèrent. TchOa-chao triomphant appela 
les gens de Tauherge, qui entrèrent 
avec des lanternes. L'appartement était 



M ^^ 



m^mik mm 



46UX >fapclianU, trif seiii4»lable au glaive romain. 



^ -P- SI ^ ^ Wè J^°^^^ ^^ ^^''P^ décapités, gisant dans 

SE T*-* A ^ 35 n **"® ^^^^ ^^ ^^"^* ^'^^^*®°^ ^^ femme, 

pn LÎ Wf im W Cà l«s concubines, les fils et les ailes de 

^ Dr ^ ^J -^ R^ TchOa-chao, tués par lui. — A ce spec- 

iB BS ^ ^ -.^ ^ l^acle, il poussa un cri teriible «j'ai 

S jS « * . ^^® i^^^ 9^^ «" yio-koai I » et tomba 

MM^^ i^ A mort. 

Wf* yfr 1*7 'Êf ÎSÎ ^È' ^^^ Introducaon VIII. — Le vieillard qui te dOM- 

O^ 1L?\ L-i g .nW ^iN. na faiwsenient pour le génie du lifo, était le vrai yâo- 

koai. Il poogsa les jnembres de la famille du mandarin. 
^ aller le voir l'un après Tautrer changea leurs pfaysiono- 
tmies Q)i hallucina Tchàu-chao, ^ les Al ainsi égorger. 
-^ ^^ ^^ - ^ Les tours de celle sorte, sont le passe- temps des ydo- 

^£ vC xK -^P ifrjÇ BS ^^^*' ^^^ fourbes et féroees. ~ l/épée chinoise est à 

rr 7^ ^*^ E9 4yi Hn iieux li^ncliants. tris sem4»lable au ciaive romain. 

M!i ?i -b mm 
mMmm mm 

^ J^ SU W --^ "Hb Au Kpâng^si, un certalni Li, asses- 

3fe ^ ^ iJj ^ ^ 6^urdu gouverneur, était extrêmement 

^^ - riche. Il entretenait sept femmes. 11 

inourut à Tàge de ^7 ans. Son vieux et 

4idéle majordome s'occupa^ avec les 

femmiis, des préparatifs ordinaires en 

_^ cas de deuil -et de funéraiMes. — Com- 

^ "^ 1^ ^ TT nie ils étaient tous très affairés, un 

^ la ^ Zl 'iC tâo-c2ieii se présenta, demandaat qu'on 

lui fit raumone. — Notre maître vient 
de mourir, dit le majordome; je n'ai 
^ ^ 'kl ^ pas le temps de m'occuper de toi. — 

¥^ ^ ^ ^ ^ Et si j'avais le pouvoir de rappeler son 

^ 1^ !a^ S it»l âme? dit le tâo-chea en souriant. — 

Wf f ^ 2Çl W\ Tr^g éuju, le majordome entra pour 

f|I| ^ RPf "^ Q avertir les femmes, puis sortit pour 

JS6 i& ^ ^ 3EL inviter le tao-chea. Celui-ci était 

™ i& ^ yE PJ parti. — Hélas ! dirent les femmes, c'é- 

"^ ^ R SI ^ lait ua chônn, nous l'avons offensé. — 






7r> — 35. — 



-tt* J^ {$1 fl jb ?^ ^ 'ffc ^® majordome courut après lui. II le 



■tm^z^±^ 



retrouva sur la place du marché, lui 
demanda pardon de sa brusquerie, et 



malheur. — Ce n'est pas, dit le tao- 
€hea, que je refuse de faire revivre 
votre maître. Mais c'est la toi, aux en- 



>K01'ït^5l5>S0^ ^® supplia de prendre pitié de leur 

^ ^ Q j^ ^ :% ®f ^ *^'*^» ^"®' P^"** obtenir qu'un mort re- 

>^ *^j^ âl& 2i& â^ ^ B} ^ ^^^^' ^^ vivant meure à sa place. J'ai 

/IH /E HE « ^ 5 2^ pensé que personne de votre famille ne 

^SC ^ iB ^ "B 3Ë ^ consentirait à donner sa vie, voilà 

^ *^ a i;i iu Ê9 -^â ^ venir, dit le majordome; nous déhbe- 

'WMtlAtT^lM'R^ rerons. - Le tâo-cheu le suivit. - 

ttdb^i@[%î9^iîfi Quand ils furent revenus à la maison 

dj^ jhK âx. ifl ih •!> Jlt tIj mortuaire, le majordome communiqua 

^ ^ «2i S J^ ^ ^ ^^^ femmes ce que le tâo-cheu venait 

'W ^ in ^ ^ ^ j^ 79 de lui dire. La proposition ne leur plut 

fflB fi ^|j^ lË ÉÉ M ^ iâ P^^- Elles s'entre-regardérent sans dire 



9^±^±n± 



mot. —Alors le majordome leur dit: 
Je comprends' pourquoi vous hésitez. 
>^^tii S>i6S3^>j^ Vous êtes toutes fort jeunes. Mol je suis 
^ iSÊ J^V ^^m ^ K ^ vieux. Je ne tiens pas à la vie. — Cela 
12 1^ «i ^ S" ^ M ^ <J»^ » sûrlil, et demanda au ao-chea: 



_ Ferais-je l'affaire? — Oui, dit celui-ci, 

^ ii ?^ ^ 7 M H^ ^ si tu te dévoues de ton plein gré, 

J^ Ss 'b ^ Z!& A^ f^ Vi joyeusement et sans regret. — C'est 

piiSfc^W^X^-H Xlt dit, fit le majordome. - Alors, dît le 

îS*Kfffi:^Mf§-fi- tâo-cheu, fais tes adieux à tes proches 

S ^ \9l| ^ ^ ^ ^ ^ et à tes amis. Il me faut trois jours 

»ffi» 2ti 4^ s^ ^ S* 4^ ^k P^"' ^^^^^ ^^^^ incantations. Avant 1« 

Ifr tt -Rf-T^^^TvlTœ sepliémejour, elles auront leur effet. — 

^0^iâ^^^^ ^^ majordome établit le tâo-cheu dans 

^ Afr '^È + ^ S IB Jr^ ^^ maison mortuaire, et le servit avec 

SS^ITaaSi^» '^ ^*"^ ^'"^^"^^ respect. Puis il fit le tour 

f^ ML tS' H H ^ Si^ ^n de ses proches et amis, pour leur faire 

^ÎTO^S^^IJl^fP ^^^ adieux. Parmi ceux-ci, les uns 

mâb P âi& À¥ 39 K ^ l'admirèrent, d'autres le plaignirent, 

^ P œ XR Kl A ^ d'autres se moquèrent de lui. - Quand 

A y^j ^ ^ "^ (Ë f\ï ^ i' eut fini sa tournée, le bon vieUx alla 



- 35. — 



77 



nmmmm±m 
mmimn^mm 

tfc lô *|ç ^ B5 -a ?le 

^mm±zmm 



au temple de Koân-ii où il avait ac- 
coutumé de faire ses dévotions. Il se 
prosterna et pria en ces termes: Je 
veux mourir pour mon maître; daignez 
aider le tâo-cheu à faire revenir son 
âme! — Il avait à peine achevé cette 
prière, qu'un bonze aux pieds nus ap- 
parut devant l'autel aux parfums, et 
lui dit; Prends garde! Des effluves né- 
fastes s'échappent par tous tes pores. 
Un grand malheur te menace. Je te 
sauverai, mais garde- toi de souffler 
mot!.. Cela dit, le bonzé lui donna un 
petit paquet enveloppé de papier, en 
lui disant: Tire ceci de ton sein, au 
moment crilique... et il disparut aus- 
sitôt. — Rentré à la maison, le major- 
dome ouvrit le paquet. Il contenait 
cinq ongles et une corde. Il le referma 
et le mit dans son sein. — Quand le 
troisième jour fut venu, le lâo-cheu 
ordonna au majordome de transporter 
son lit dans la chatnbre mortuaire, à 
côté du cercueil de son maître. Puis il 
ferma la porte de cette chambre avec 
une chaîne de fer, ne laissant ouvert 
qu'un trou, par lequel on passerait au 
reclus aliments et boisson. Ensuite il 
s'installa prés du gynécée, dressa un 
petit autel, et marmotta ses formules. — 
Soudain le majordome sentit comme 
un coup de vent sortir de dessous son 
lit. Puis deux nains surgirent de^terre. 
Ils étaient poilus par tout le corps, 
avaient de grosses têtes, et des yêux 
verts étincelants. Ils firent plusieurs 
fois le tour du cercueil, puis se mli^nt 
à ronger avec leurs dents les arêtes, du 
bout antérieur. La planche qui formait 
ce bout, finit par tomber. Alors les 



78 _ 35. - 






deux di'abiolins tirèrent du cercueil le 
corps du défunt, encore en parfait état 
de conservation, et se mirent à lui 
^ yv 4^ ^ ^ masser le ventre. Bientôt le défunt re- 
couvra Tusage de la parole. Mais, chose 
étrange, le majordome remarqua que, 
si le corps était bien celui de son maître, 



J^^P^^ltSW^ la voix était celle du tâo-cheu. - Ef- 

S ^ t;^ tir ^ ^ '^ fiayé, il se dU: Voilà le moment criti- 

^ 1^ «I i L S — * ^"®* ^^ ** lira de son sein le paquet 

ffi Ik S5r I/v t ^ ^ reçu au temple. Aussitôt les cinq ongles 

Pg "M» ^ ttî: ^ jB& ^ se changèrent en un dragon à cinq 

^" ^ griffes, ijui saisit le vieux majordome, 

Tenleva de son lit, le déposa sur une 



ifi fê ^ ÎS '^ ^ ^ ^^^ poutres du plafond, et Vy attacha 

avec la corde. — Cependant les deux 
diablotins aidèrent )e ressuscité à aller 
au lit du majordome. Quand il constata 



«S îfefc .^ ^ B 4^ iK ^^^ ^^ **^ ^^*^^ ^*^^* ^^' ressuscité s'é- 

eria: l'affaire est manquée! — Vite les 
deux diablotins cherchèrent par tout 



±^^^jmm _„ „.„„ „ _ , 

Û .BSL ^ ^ JIR 3l ^ l'appartement, où le majordome pouvait 

â ^ -ffi 3feË m liL ^ s'être caché, tandis que le ressuscité 

iŒi -t^ ^ S ib :s:te "£ furieux déchirait les rideaux et les 



couvertures de son lit. Enfin un des 

^ § ^Ô^ tij S diablotins aperçut le majordome juché 

7P Éf ^ "^^ S^ i^ I^ ^^* ^^ poutre. Il l'indiqua au ressusci- 

èoL \îi s 5 j^ ^^ ^^' ^"* s'éieva dans l'air pour le saisir. 

™ ^ ^ ^ ± "S ^ Au moment ^ù il allait l'atteindre, un 

ff[ S 1^ $^ @ -^ :;^ ^"^ ^ foudre formidable éclata. Le 

"tt* ^ -*- *T' *& ^ ^ majordome tomba à terre. Le ressuscité 

^ ^ oE, 4^ r^ f^W- et les doux diablotins disparurent. Le 

M^ W K^ f§ ^^ 1^ ^ cercueil se trouva fermé comme aupa- 

h Wt ^ ^ \W Wt ^^^ ravant. — Le bruit du tonnerre attira 

i S ^ 4^ ^ ^ ^1 *®s femmes. Elles ouvrirent la chambre. 

^ IX -W 3E ^ 5C M'J Le vieux majordome leur dit ce qu'il 

^SL ^^ f^ '^ "^ iM ^^^^^ ^'"- V*^® ^° ^'^^ ^^*^ ^® qu'était 

igl g ^ j^ ^ ^ ■ devenu le tào-cheu. On le trouva mort 

5 S î foudroyé devant l'autel où il faisait ses 

y^ JBSi K 5t ë\ 'pI W incantations. Sur son corps était tracée, 



— 5Ô, 36. — 79 

JH* ^ 36 gg; CD 17 caractères, au soufre, sa sentence 

dont voici la traduction : Magicien cupi- 
de et libertin, exécuté par ordre du Ciel. 

sis JE fSf ^ ^**^'^^ iDlrodoctioQ II et XVIII. — Désirant s'ap- 

*^ *^ proprier la fortune et les femmes do iléfunt, le tào-cheu 

nt passer sa propre âme dans son cadavre. Pour se dé- 
fiiire du majordome, il l'aurait renfermé dans le cercueil. 
Koân-ti sauva son serviteur. — Celle pièce paraît être 
ACt i . gei "^ ^^ <^°"^ bouddhiste, adapté par les Taoïstes, qui subs- 

^X y^ 77 J^ïï tituèrent Koân-ti à Bouddha. Koân-ti n'est pas seni 

-, - ^ ,^ ^^ par des bonzes, mais par des tào-cheu. Quand Bouddha 

îr ^^ lS ?ë apparaît, Il est vêtu en bonce, mais ses pieds sont nus, 

hU éin tsf K^f comme sur ses images. Les bonzes chinois portent des 

^^ tSi JhL hSi chaussures. — Dans les cas de réincarnation, la voix 

-jr- «^ ^. ^TT est toujours celle de l'âme. Car c'est l'âme qui parle. 

Il il ^C Si UjA disent les Chinois. Le mécanisme de la phonation leuir 

- - ^ est inconnu. 






+ 






i^ ^ ^ Ht 



-m 



36 



il fut un temps oi!i, quand les ba- 
teaux de voyageurs éprouvaient un 
coup de vent sur le lac P'oùo-yang 
(Kiàng-8i), un câble noir ressemblant 
à un grand serpent, les heurtait et leur 
^ a^ iM ^ causait du dommage Pour se te rendre 

^-^ h )4C A favorable^ les mariniers du lac avaient 

M \h I donné à cet être mystérieux le nom 

^ ^ ir I honorable de Général Câble, et lui 

3^ J^ siâ Àl faisaient des offrandes chaque année. 

^ ^ ^ ï ^" ''^" ^^^^' '^ sécheresse fut telle, 

PB W w ^F que le lac Foûo-yang fut en grande 

^ ro I& ^'^ partie asséché. On découvrit alors, 

+ 4^ 3^ ^ étendu sur le sable du fond, une vieil- 

n ^B ^ ^ ^ amarre à demi pourrie. Les paysans 

/V ^ ^ ^ la hachèrent en morceaux^ qui répan- 

dirent du sang. Alors ils les brûlèrent. 
Depuis lors Je Général Câble n'a plus 
apparu, ni fatt de tort à personrre. Les 
pilotes du lac ont aussi eessé de lui 
faire des offrandes. 



Voyez Introduction XIX. -^ Vieit objet, devenu un 
méi malfai^nl. 



80 -- 37, 38. — 

37 



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En l'an 967, Liéu-Wtfi préfet de 
Lôu-tcheoa (Nân-hoei) fut transféré 
dans la province du Kiâng-si. Dés qu'il 
eut quitté Lôa-tch«oa, des Incendies 
éclatèrent de toute part dans cette pré* 
fecture. On voyait, la nuit, des élres 
mystérieux courir deci delà avec des 
torclies. On n'arriva à en saisir aucun, 
mais on réussit à en abattre quelques- 
uns à coups de flèches. 11 se trouta 
que c'étaient des planches de cercueils, 
des poteaux pourris, de vieux ba1ais< 
et autres objets analogues. Cette consta* 
tation redoubla les alarmes du peuple. 
La panique dura plusieurs mois. EoOn, 
quand Tchàhg-tsonng eut été nommé 
préfet de L6u-icheou, le calme se ré* 
tablit. 

Voyez Introduction XlX. — Le Ufent dei bons 
mandarins effraie les mairaiteuri. et leur vertu iutiiuide 
les koH el les méi, disent les légendes. 



38 

Sous les premiers S6ng (5« siècle), 
un certain Liôu-haan originaire de 
Tchoûng-chan (Tchôu-li), séjournaDt 
à Ue-tch'eng (Tchée-kiang), fut assail- 
li, dans l'obscurité, par un élie tout 
de noir vêtu. 11 alluma une lampe, et 
vit une forme humaine, sans yeui, ni 
oreilles, ni nez, ni bouche, qui errait 
à tâtons, se heurtant à tous les obsta- 
cles. Il consulta un devin sur cette ap- 
parition. L'être que vous avez vu, dit 
le devin, est un objet ancien, datant 



B^ 



— 38, 39. — 84" 

39 Ij^ de vos ancêtres. Il est déjà animé, mais 



mzm z 



A0T 



n'a pas encore d*yeux. Quand il en 

aura, ce sera un méi féroce. Dépéchez* 

âÉ P 7C Wi ^^"^ ^^ ^^ détruire. — Liôn-haan prit 

^ RS î^ [^ ^^ lia l'objet, puis le haclia à coups de 

!^ sabre. 11 reprit alors sa vraie forme. 

^ C'était le vieux traversin noir de son 

^^ areul défunt. 

Voyei Inirodttclion XtX. — Tant fu'uii être trans- 
cendant n'a pas d'yeux, sa transcendance n'est pas par- 
faite. Tant fU'une idole n*a pas de papilles, elle est une 
faïence, pas un dien. On la rend transcendante, en lui 
introduisant un charme dans le corps par un trou prati- 
qué dans le dos, et en lui peignant les pupilles en noir ; 
en lui ouvrant les yeux, disent les païens. 



îr M N Wi 






-n^ 



S9 et 40 



S 91 A TSfc 39. En l*aa piag ou tîng de la pô- 

^ f^^ "^ ^"^^^^ Tohéa-yaaa (1336 ou 1337 )» 

id* -^ Ifr M* Yinn-kangloao et quelques autres^ de 

\Ll!S.lL ^ Lôu-ling (Nân-hoei), étaient altés se 

Jtt promener le soir prés de Tétang SI- 

TT Icia-hoa. Ils s'assirent pour manger des 

g^ prunes marinées, et trouvèrent plaii^ant 

^ d'introduire les noyaux, un à un, dans 

7 ^ fS9 MB ^^ boucbe d'un crâne qui gisait là par 

^ ^ B9 '^ hasard^ en lui demandant s'ils étaient 

-? m !^ ^ salés. Leur pique-nique terminé, ils 

S ^ ^ Bî prirent le chemin du retour. Etant ar- 

WL su ^ ^^ '^^^^ ^ ^'^ ^^''^ chemin creux, soudain, 

^-. "fc^ ilSi ih ^^ ^^^*^ ^^ '^ '**°®' ^'^ virent comme 

^^ ^ W tfi une boule noire, qui roulait et bondis- 

;^ $$ i^ ^^ Sait derrière eux, en criant: Sjalésl 

^ i^ fê :ffî salésl.. Saisis d'une terreur panique, 

^ ^ ^ ^ "^^ hommes coururent d'une traite 

^ «S Pi* ^ l'espace de dix stades, le crâne toujours 

^ ?7q iM §6 ^^^ ^^^^^ talons. Arrivés à Joùag- 

ts'ounn, ils passèrent un canal en bac. 
De ce morïient ils ne virent et n'enten- 



1^ SI dirent plus rien. 

Il 



n — 40, M. — 

^^ --- Bï fi -è "^^^ Soûnn-kiunncheou deTch'âng- 

• -k^ ^ i«^ S& -^ *^ chou(Kiàng-sou),seJaisaitun jeu d'ou- 

. 4vt P SB tS i5^ m trager, à toute occasion, les chênn et les 

^ l?0 ¥t ^ ^ ^^ ^°^^' ^" J^"'' ^"'*' ^® promenait avec 

' Bel ^ KJP S" I^ j^ ^^^ ^"^^^ ^^"^ '^ montagne, pris d'un 

m -^'^ r^ S ^ '^. l)e>oin pressant, il s^écarta. Un crâne 

10E ^'^ JIè W ^ ^ gisait là. Notre homme trouva plaisant 

de lui faire tomber ses excréments dans 
la bouche. Est-ce hou? lui demanda-l- 
Tl... Bon ! répondit le crâne, en ouvrant 



^L p^ ^ §6 ^ Q^ s^s mâchoires toutes grandes; bon 



bon!.. Pour le coup Kiûnncheoa prit 
ses jambes à son cou. Le crâne le 
poursuivit en roulant. Arrivé à un pont 
^^ — ^' f^ ^^ \W ^^" ^^^ d'âne), Kiûnnctieoa passa. Le 
i(? "Htr h ^ lA crâne ne put pas monter la rampe. De 

Tii ^ Jl n^ WV iqîq^ Kiûnncheou le vit retourner, en 

Jt ^ ^ 7H ^ roulant, à son ancienne place... Il ren- 

i^ i^ ^ eu $S. ^^^ ^^*^^ '"^' P^'^ ^' défait, et s'alita 

,,. ^ ^ ra Bîi n>alade. Bientôt, pris de frénésie, il prit 

:^ El jS *—* 5^ ses excréments avec les mains, el les 

j^ p^ ^ ^ ^ dévora, au fur et à mesure, en criant 

sans cesse, l)on! boni Au bout de trois 
jours, il mourut. — 

Voyez Introduction IX. — De toutes les parties du 
corps. l'âme iiiférieare s'atlnche de préférence au crâne, 
qiri est toujours considéré comme un objet extrêmement 
néfaste et dangereux. — Les ponts chinois sont généra- 
lement élevés et à rampe raide. — En règle générale. 
f^ H> vftA ^â' Idlf ^^s fantômes sont censés ne pas pouvoir franchir les 

■** * vJ itS» /M" obstacles, murs, canaux, fossés, etc. Il y a pourtant des 

exceptions à cette règle. — La mâchoire inférieure se 
détachant du crâne décharné, je me demande comment 
on peut mettre quelque chose dans la bouche d'un crâne. 
Mais folk-Iore et anatomie sont deux choses diiférentes. 






m Mm^ 



ffe^ 



41 



m mmmm ■ . -.. . 

I^ If ^ Ml SK " certain Tcheôu originaire de 

^ ^ 3E. ItB ^ Hâng-tcheou (Tchée-kiang), et sou 

Im ^ ^ Im ^ ami Tch'ônn, eu excursian dans le 



— 41. — 8^ 

P^ — g§ ^ /^ ^ ^ pays (le Yâng-tcheon-£ou (Kiàng-sou), 

^ aS 6B ^ ill "^ À s'étalent logés dans la propriété d'un 

^ ^ M -^ » "^ notable. C'était le commencement de 

^ œ ^ ÎW ^ ^ 05 l'automne, mais le temps était encore 

tfa ^h ^ ^ ^ A 1^ chaud. Manquant d'air dans l'apparte- 

AU& lll^ -^ âS. &^ "^^"^ ^^" ^'"^ occupaient, les deux jeunes 

Iw JfC ?r. w M 7m fe'^'Hs avisèrent, au fond des jardins, à 

^ ^ -^ ^ ^ ^ ^ l'Ouest, une petite maison isolée, don- 

W R B© A ^ ^ ^ "^"^ ^"' *^'^ monta^^nes et proche d'un 

^ S ^ :^ ^* M ^^''*"^- *'s y tran§pjortérent leurs lits. 

^ ^ ^ ^ '^ ^ fm e^ passèrent plusieurs nuits très agré.- 

^ prT ife ^ Eg 1^ ^ ables. Un soir qu'ils s'étaient promenés. 

®t "A i^^KJbLlWA 8u clair de la lune. Jusqu'à la deuxième 

'^ y\ m ^ A yp ^ veille, ils rentrèrent dant la maison et 

^ Wt Wj ^ H^ "^ ^ venaient de «'étendre sur leurs lits, 

^ ^ H ^ Ê& fe Ï5l n««ind ifs entendirent, sous la véranda, 

:±fc -^ -S I ^ ^ I "^^ *^'^*^ ^^ ^^^' P"^^ ""*^ ^^^'"^ ^*"* ^'^" 

^ /f^ ^ ^ ^ ^ {Jj donnait 4i«e strophe sur les fleurs du 

^0E ^ itt ^ A î^ fi5§ P''"^*^"^PS ^^ '^ '""6 d'automne. Les 

iftt m ^ ;& I4J ^'àh deux amis peflsérent d'abord que c'était 

Wilifi^'^ftji^^ le propriétaire qui se promenait. Mais 

W ]Ç|Î M Jlt ^ 0^ — *'s constatèrent i>ientùt que la voix 

^ Eif ^ A â7 PT A n'<^tait pas une voix d'homme, lis re- 

w CTC /KL /\ e?C a >^v gardèrent par des fentes, et virent 

une femme adossée à la balustrade de 



i^U^Rjfomf^ - .,-^ - -.--, 

^ ^ i^ ^ ^ ^ Wi '* véranda. Serait-ce une personne de 

RlJ ëfr ^ "^ ^ ttë* IMI ^^ famille, que nous ne connaissons 

^ W V/f ^ ^ ffX -^ pas? se demandèrent-ils tout bas. — 

Wr^Q^W^y^^T^ 'Is regardèrent encore. La femme était 

^ tijV^^MMM ^^^"^ ^^^ *'"''^^ anli(|uts. - C'est un 

-T- -y pi 7i>i Sb ^ 5^ revenant, dit le TcheOu. — Elle est 

^ >P H y4 IK ^fv 'PC jolie, dit le Tch'ênn; et élevant la voix, 

W^0lîÊ^^^ il demanda: Pourquoi n'entrezrvous 

IB S A 1^ Sïî ^ ^ P^s^ ~~ J^ourquoi ne sortez-vous pas? 

mJÙ/\tiWm^7^ .^pondit la femme. - Entraînant le 

Tcheôu, le Tch'énn ouvrit la ivorle et 



^ 1^ >î^ 1É8* ^ W ^ sortit. La femme avait disparu. Ils l'ap- 

k ^ 71 Hf fnl Jfe pelèrent. Elle répondit. Ils la cherché- 

^ ite ^ S sMr o rent parmi les arbres. Soudain ils virent 

m W ^ m ^ ^ M "»e lète de femme, qui pendaU à un 



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d'un mois. 

Voyeï Inlro<laclion IX. — Ame d'une peniluf, 4ont 
leg ossemenli avaient élé jetés dans l'élany. 



^i — 41, 42. — 

9B ^^ # /î m ^^"*^' lis jetèrent tous deux un cri de 

m ^& ^ -itf- A terreur. La tête se laissa choir, et vint 

Se ^ W w3 A vers eux en bondissant. Ils s'enfuirent 

M f^ f^ ^ ^ ^ ^^"^^^ jambes, se réfugièrent dans la 

maison, et fermèrent la porte. La tête 

I arriva, et heurta contre la porte. Ils 

/Ç appuyèrent de toutes leurs forces, pour 

SM M ^ P^ # la tenir fermée. Alors latête attaqua 

-J^ 5 ^ KB "^ le seuil à belles dents. Le bois craquait 

^ w ©t RR H et s'émietlait sous ses morsures. Enfin 

itl- ^ "f" P^ ^ ^6S coqs chantèrent. Alors elle partit. 

^ ?fe H Pfe hft en roulant et en sautant, et alla se jeter 

^ ^ ;& I» ^^"^ rétang. — Quand il fit grand jour, 

^ rfflt "^ ^ lOT les deux amis sortirent, et s'empresse 

>^ j0c ?iff ^ 18 ''^"^ ^® changer de logis. Tous deux 

W^ Sï Wi ^ tin f"»*ent maUid^s de peur durant plus 

=fiÈ ^ -- I* ^ 42 et 43 
icM fiîff 

T* ife ^ «i 42. Mon cousin Tchâng-houng-ie 

HJ "^ HA séjournait à Ts'înn-hoai, dans une 

HB ^^ àh ^ maison appartenant à la famille P'ân, 

5R ~ m ^ et bàlie au bod d'un canal. C'était 

jj§^ ES SO "êf l'été. Durant la nuit, il sortit de la 

iU* I j^ 5i maison, vers minuit, pour aller aux 

'^ â» ^ Ifië- cabinets. Tout était silencieux, et l6 

Bï S S ISa clair de lune splendide. Tchâng s'ap- 

^ ^ ^ ^ P"ya sur la balustrade, au bord du 

^ &k QH ^ canal, et admira ce paysage nocturne. 

^ I ^^"^ ^ ^""^^ *' entendit un clapotis.. Il 

^ M ^ A regarda, et vit une tête humaine qui 

^ ^ A Si émergeait de l'eau. Ce ne peut pas être 

JjI ^ ^ Fl "" baigneur, à cette heure, se dit-il; 

^ 7v i^ rj et il regarda plus attentivement. Bientôt 

^ W ^ ^ il. constata que l'être, qui émergeait de 



tÀ R@ ^ «& Bvl ^ iiS P*"^ ^" P*"^' ^^^*^ des yeux sauspupil- 
^m'-r^^î--^^^ ^^^' ^* ^^ ""^"^ ^^*^^' Tchàng lui jeta 
^ ffl r ^ iJ "^ ^ m* un caillou. Il s'enfonça dans l'eau et 
Zl, JJ ^ 'i^ ^ Hl^ "^ ^ disparut. Le lendemain, après midi, un 

garçon se noya dans le canal, à l'endroit 
môme où Pôtre mystérieux avait dis- 



^mmm^n.-m 



^ ^ ^ 1^ ^ -^ B pai'u. Tchâng comprit alors qu'il avait 
T^fé'W'^'^^ vu le koèi d'un noyé, en quéle d'un 



mAmzM"^ 



remplaçant. — 43. Quand il raconta 
cette histoire aux autres locataires de 



^^ ^ ^ ^ ^ ^ la maison, i'un d'entre eux, un mar- 
J^lë^ ^ lil ^ ^ SL "®' ^^ ^"^'^ ^ Kià-hing (Tchée-kiang) 



chand de riz, lui dit: Moi aussi j'ai eu 
jadis affaire à un koèi aquatique en 
quête d'une victime. J'étais encore jeu- 



Mmr-^ 



pour mon commerce. Je dus passer un 
gué très vaseux. J'étais monté sur un 

_ Ifil ^ K tH ^ -^ ^"^^^^- Q"''^"^ i^ ^^^ ^''"^^ ^" milieu 

H IM TL ^ ^ -^ ^b du gué, une main noire sorlit de l'eau, 

L^fl % ^^ m ^ et chercha à ^alsir mon pied. Je relevai 

r^ VC kX ^ ^ T^Wl prestement les jamhes. Alors la main 

^ S !^ A >S ife $W "^^''^ ^^'^'^ "" ^^^ P^^^^ ^" buffle, qui 

ne put plus avancer. Très effrayé, j'ap- 
pelai au secours. De la rive, les passants 



jlt ^ ^ fl^ ï^ ffiS tirèrent le buffle, sans arriver à le faire 

mouvoir. Alors l'un d'eux lui brûla la 



ir* y%t\ /-« /PIM f«i ^ 

^^J^ UWk ^3 i*r queue. Dans un suprême effort, l'animal 

t'E Ifrv T^ X El yX se dégagea et sortit de l'eau. On vit 

^ ^ "^ ^1^^^ ^'^^^ ^*"'"" ^^^"^ ^^^^^ horriblement 

'F' &i ^ ^Èé ^fâ iH* Wk puant, élait fortement attaché à son 

^y^ mW ^ im ^^ ventre. On le délacha à coups de bâton. 

'^ P fH ill ifc W -^ I^e balai gémit et saigna. On le hacha 

^ ^ î^ ^ 'â5 ^ '0'} "^^"" ^ Q'0\x\i% de sabre, et on le brûla 

*^ - J.U,. yjj bûcher. Il fallut un mois, pour 
que l'infection qu'il répandit disparût 



^ M 'K ^ 1^ A i^ enlièrement. Depuis lors personne ne 

se noya plus dans ce gué, ce qui arri- 
vait souvent auparavant. 



^ m ro T> ^ ^ ^ 



PU .^-t >^n TT- -5&* a Voyez Inlroduclion VU et MX. — Eo Oiiue, les 

jSffs ® fg* RO ^ W cahineUsuMlsônarés (les liabilalions..- Tordre la queue 






incohérence. — Dans la secohde histoire, il s'agit U'ua 
méi. vieil objet devenu raalfaisaol, oou d'un hoèi. 



44 



86 _ 43, 44. — 

*rS* R «îJiJ J^S ^^ *'"" ^^"^' *^" '^ brûler avec le fourneau il'unft pipe, 

■" •"• ^^ ^W ^ est le dernier argument chinois pour dérider l'animal à 

•Si* >& 4E *Wf ,^ f^'*"^ ^^^^^- — t^'"»"» 'a première histoire, âme d'un noyé 

•Il rJ l 1^ lig qui cherche un remplaçant. Le manque d'yeux est une 

rflTï A dtt f^ 

^ -^ ilÊ ^ !^ '"^ '^'"^ suivant est coiisr^îné dans les 

-ffi ^ tt — - /wf annal<3S de la ville de Sông-kiang 

Jft ^ ^ '^ l^ (Kiâng-sou). Duranlla période Wân-li 

^u nrp ^ ii| ^ (i57î<-1G:20), un pêcheur lialdlail au 

^ ^ *^^"^ '^^^ faubourg Ouest, près du doclc 

^ ê -^ -fi. W ^^^-^ jonques, au l)ord de Teau. — Une 

^ -^ 'êf B ifi ""'^ *' entendit l'àmo d'un noyé qui 

-!# M an ^ disait: VoiLà un an que je souffre ici. 

tBl Tw **" "^ ^ J^i pourrais noyer cette femme. Mais 

1?l |Sl 'flï S^ ^ ^'^^ ^^"^^ enceinte. Je ne veux pas dé- 

truire deux vies à la fois. J'attendrai 
encore... Le lendemain matin une fem- 

me tomha à l'eau à cet endroit. Elle 

-S ^ 5E T^ ^ était enceinte, et fut repêchée. — Quel- 

BH €fe^ Btl -ifc' ^^"^ temps après, le pêcheur entendit 

™ 5^ «^J ^ "ZT de nouveau l'âme qui disait: Je pour- 

^ §R — • On ^ *'^'^ noyer cet homme. Mais il est 

pauvre et l'appui d'une nombreuse fa- 
mille, laquelb devra se disperser s'il 
vient à mourir. J'attendrai encore... Le 



7^ W ^C ÉÈ "— " lendemain matin un homme tomba à 

fiVi "^ 3S. HL j^ ^'*^^" ^^ *^^"^ ^" P^"^' "^^'^ ^"^ ^^^^' 

Zj "^ ^ ^ ^ reusemenl repêché. — La nuit suivante 

2% jgt ^ '^ ^ l'ûme du noyé demanda au pécheur 

^ ^ M ^ 2g quelque nourriture. Je n'en ai plus 

Qïft ^ ^ S pour longtemps, dit-elle. Deux fois j'ai 

fvV V\ Tj l\i fait acte de désintéressement. Les 

f^ iS — M ^ Chênn du district, l'ont fait savoir au 

Mi >^ ^ ^ 4y^ Sublime Souverain, qui me dispensera 

iTt* 6^ -^ ^ ^1^ bientôt, j'espère, de mendier ma nour- 

^ Jl â M JiL riture ici. — Je l'espère pour vous, dit 



-_ 44, 45. — 87 

+h -jB|] P^ ^ ^5 gi le pêcheur. — La nuit suivante Tàme 

^ jÊk Jbl^ V^ 6X 4- *"* apparut encore, pour le remercier 

:^ ^ ^r t3 B91 J- et prendre congé. J'ai été nommé, lui 

^ t^ W ^ -^ % dit-elh», génie du lieu, à Mào-k'iao. 

Éi^ ^ ^ iHÊ ^ ^'^3rcz Inlrodaclion VU et lU — Prêta famélique 

• '*"» ?• j[^ ^ ^^ mendiant. - Les Chénn du district, sont les génies da 

ŒL Â ^i gff i^Ê *'*^ lieu et de la ville ; la hiértrcliie locale 

fê A ^ ^ M ^ 45 

^ Aj "j^ -^ M j§ Tch'énn-koungp'eng, un lettré sans 

&^ ifcc ffl ^J'^ ^ ^— ' «mploi, était ami d'un certain LMou 

9bA^ m ^y yw ^-^ qui habitait le même village. Un soir 

yii ^S(, ^ ^ A d'automne, par un beau clair de lune, 

'KS T^ 0f |il i6 acheter du vin, pour boire avec ma 

S.3^ YK ^ ^ femme, dit-il au Tch'ênn ( fiction rituel- 

^ jL^ ÎS I *^^' ^^u*'*®^' vous asseoir dans la cour. 

WL ^ ÎP v^ W^ ^^ reviens à Tinstant, et nous boirons 

pb ^ :±. QSL "^ "" ^^"P ^'^ l'honneur de la lune. — 

^^ Le Tch'ênn s'assit, et se mita feuilleter 
le cahier de vers qui ne le quittait 



il alla le trouver pour faire la causet- 
te. Lî-fou était très pauvre. Il lui fallut 
traiter son hôte... J'allais justement 



^ftSî^fll 



ia ^ ^k ^ M P^^' "^ Soudain une femme, vêtue 

Afr il\ ^ H A d'une robe bleue et les cheveux défaits, 

j Si ac. Mt S entra dans la cour, mais s'arrêta dès 

y Sx ^ l^)m qu'elle eut vu le Tch'ênn. Celui-ci 

}M ^ B£ t^ ^ pensa que c'était une amie de la femme 

^ )Urt -fff '^ Rfl ^^ Li-fou, et s'écarta pour la laisser 

^ *CT va :ft 1^ passer. Cependant la femme en bleu 

^ 99L j@ ^ ^ <ivnit glissé un objet sous le seuil delà 

_ .^. >.^ — " porte d'entrée. Quand le Tch'ênn se 

fut écarté, ette traversa la cour et entra 
dans la maison. — Qu'est-ce qu'elle a 






-^ ^ ffi É^ ^^^^'^ ^^^ se demanda le Tch'ênn j et il 



alla voir. C'était une corde sanglante 

-- ^ et puante, une corde de pendue. Cette 

^ >C ii femme serait-elle le koèi d'une suicidée? 



m- Am± 



88 — 45. — 

^ ^ ^ ^ (S£ ^ se demanda Je Tch'ônn; et il niit la 

iht «6A ,2b: fcp- -ftn jS9B corde dans la llgè de sa boite. — Qael- 

îfp ^ -^ ^ Î<H fng qygg instants après, la femme en bleu 

¥® fS f$ ^ ?^ JS sortit de la maison, et vint chercher à 

è\^\ ]/i vB -Ôt ^ ÏÉr l'endroit où elle avait caché sa corde. 

BU ^ -^ ^ -^^ ^ Nelatrouvanlpas, elle marcha furieuse 

py a A /i^l ^ ^ droitauTch'ênn, etiui dit: Rends-moi 

:^ ^ -^ ^ ^ ^ mon objet! — Quel objet? demanda 

^mn^tfitMt^ '^ Tch'ôiin. ^ La femme ne le nomma 

iS 1^ X ^^^' ™^*^' ^^ dressant de toute sa hau- 

>^ 59 'W ^ Wi ^ teur et ouvrant la bouche toute grande, 

ffi ^ 1^ ^ ^ ^'^^ ^® *^*^ ^ souffler sur le Tch'ônn un 

hl. JrA- "tiS :£IU y^ ïS ^^"^ P*^^ ^^^*^* ^"® glace, qui fit héris- 

P^r ®C ^ IS ^'lii> s serses cheveux et claquer ses dents. — 

5|C ^ jJ5|Ç ÏÏO ^ ;^ Puisqu'elle souffle, se dit le Tch'ônn, 

^ ^ ^ Hâ fuf /^ pourquoi ne soufflerais-je pas?.. Il souf- 

^ 4f ^ ^ !^ ^ ^^ ^^"^ •• ^^ chaude haleine fit trouée 

•^ K ^ 5P "^ 01 dans le spectre, partout où elle le tou- 

SM ^ ^ ^ ^^^^' ^"^ première bouffée lui perfora 

rfz; p-. ^ ^ ^ M^ le ventre, une seconde lui troua la 

>y O îRV " « im poitrine, une troisième lui emporta la 

^ ^ '^ 1@ ^ ^ ^^^6- Comme une vapeur légère, le 

^ '^ ^ itii ^ ^ spectre s'évanouit. — A ce moment 

S 5 tia ffi ^ -r ^^"*°" '"^"^''^ ^^^^ "" p^^ ^® ^^"' ^^^"^ 

^ "& 7& TR ^ «^ entré dans la maison pour le faire 

l§f 5^ IhS ^J "^ ^ chauffer, il s'écria soudain, ma femme 

est étendue morte sur le lit. — Elle ne 



■ ^ -ïï- ^ ^ ^^'^ P*^^ ^^*^® morte, dit le Tch'énn, car 

yV îtr ÏE ^ ^ ^ j'ai la corde dans ma boite... Et il ra- 

Ê ^ ^ ^fS ai lu! conta à Li-fou ce qui venait d'arriver. — 

^ -^ iHh. ^^ ^^ a^ Les deux hommes ranimèrent la femme, 

W ^"^ ^«t "IK ^ SR avec de l'infusion de gingembre. Quand 

Él s ^ ^ B^ ci ^'^^ f"^ revenue à elle, ils lui deman- 

ISK OS -^ yK i(^ P^ dèrent ce qui s'élait passé. — Elle dit: 

^ yp j^T ^ v^ ^ ^^^s sommes si pauvres, et mon mari 

t=i iÏL wC W^ t^ ^ a si bon cœur. Un hôte lui étant venu, 

^ — 75 Ma ^ ï^ comme il n'y avait aucun argent à la 

l>t ^ it 2fe y\ Kl maison, il me piit ma dernière épingle 

^ ^ TFi I "^ ^ cheveux, pour aller acheter du vin. 

xC ^ A iJ^ B/C — • L'hôte étant dans la cour, je no pus 



— 45, 46. — 81) 



^ ^^ i?0 ^ ^ ^ pas me lamenter, et dus dévorer mon 



chagrin. A ce moment une femme en 
bleu et tes cheveux épars entra. Je suis 
h ^ ^ ^ ^ ^ ^^^^^ voisine, me dlt-elIe. Votre indigne 
Tgr x^ J^ j^ -^ ^ mari est en train de jouer votre épingle 
^ ïï ^ 1 M >W ^" tripot. Je vais vous consoler... Et 
WS ^ 5^ yv Sro WL ramassant une corde, elle fit un nœud 

coulant et me dit: mettez votre tête là- 
dedans; dans un instant vous verrez le 
ciel de Bouddha et ses joies infinies. Puis 
^ ^ ^ ^ ^ ^ ^1^^ ^^^^^ ^^ corde, mais n'arriva pas à 
g BM> m'étrangier... Attendez an instant, dit- 
^ elle, que je cherche ma corde à mol... 
Elle sortit et ne revint pas. Vous m'avez 
W^^ M 5K JHj ^ rappelé à la vie. — Tch'ônn et Li ayant 

iH* ^£ JSL Bll 71 S pris désinformations, apprirent qu'une 
Tte ^- 1^ an ^ voisine s'était pendue quelques mois 
Ù^ "Bt 1^. J^ in ^ auparavant. La famille avait fait croire 
fp| ^ "^ "^ li$ qu'elle était morte de mort naturelle. 

Voyez IntrodocUon VII. -- Ame d'une pendue qui 
cherche une remplaçante. — Ces âmes profitent des 



m^ ^m^"^ 






5K^ n-^^m 



ifcA -^ 



^3 T- inh -fe ^^£ 4Q ^^^^ '^^ ^^'^'^ ^" ^^ désespoir des femmes, pour les 

^B J 4^V ^£ fffi tiiK pousser à se pendre, et les aident. Plus rarement elles 

zm *i ffl s a 

mm mn^'m *« 

7^ ^ **-* ;^ >A ^ ies voleurs. 11 passait les nuits à l'affût, 

Tit t^ 'il tïS >K ^^^^ ^^^ endroits les plus obscurs et 

Mi ^ ^ JL^ *®^ "^^^"^ fréquentés. Une nuit 11 rôdait 

« JHB ^ ^ ^ aux enviions d'un village, quand sou- 

^ fè ^ ^ ^ ^^^" "" individu qui courait, tenant 

V r^ "^ >r t^ ^" ™^^" ""® corde, le heurta dans 

4Ï% ^ qS" ^** IBj Tobscurité. Cet homme doit être un 

lîÈ ^ ^ ^ @ voleur, se dit Ylnn-k'ien ; et il le fila. - 

12 



emploient la violence ouverte, comme dans l'histoire 
suivante. — Un hôte ne peut pas entrer dans la maison 
d'un Chinois pauvre, à cause des femmes. Il reste dans 
la cour. ' 



Un certain Yinn-k'ien satellite à Kiû- 
yoang(Nân-hoei), élait célèbre pour le 
zèle et l'audace avec lesquels il prenait 



90 — W. — 

ï7S^{£^!!fi^^j^l£ ^'^^"^""^ ^^^^ ^^'^^^ ^ ""^ lidbilatioD, 

-kfi tS "^ ^ i :> 1^ :^ ^^ escalada le mur. — Bien deviné, se 

fl iVL <. Wi'jT ^ ^ ^ dit Yînn-k'ien. Laissons-le faire son 

>K -f^ êS ^ ^- â§ 'if ^ ^^"P- ^^ '^ cueillerai, à la sortie, avec 

^'W W Wp^ Ni ^ W femme. Alors Yïnn-k'ien sauta aussi le 

MÈ^TlillI^'^^^^ "^"''^ j"^^^ ^ temps pour voir l'inconnu 

ife ^ fia il J?^ é^ ^ M ^'"^ l'avait heurté, juché sur une pou- 

^ ^ 3- iS ^'^^' prendre avec un nœud coulant une 

Jê5 îS >w M'i ^ î^ ê§ ^ femme occupée à sa toilette, et la pen- 

iK ^ ^ tS ^ ^ ^ JK ^^^^ ^^^^ 6^ court. Yînn-k'ien comprit 

a g 1^ ^ >V TÊ ':^ ^PK ^I"^ son inconnu était rame d'un pendu, 

H >^ ?W )wi ^ ^ <- lia qui cherchait un remplaçant. 11 en- 

9^ êS ^ ^ Aé fij ^ ^ fonça la fenêtre, et appela au secours. 

R+ t0 6(f ^rtf ^ S Ïb^ 'ET *-es voisins accoururent et dépendirent 

^ ^ ^ 5: ^ ^5! ê *» ^e«^"^e avant qu'elle n'expirât. Les 

SXi "^ ^ ^ 5R 7C 'S ^ parents remercièrent Yînn-k'ien et le 

TK ^ JE H S^ P^ y\ il6 ^"'6'^^ boire. Puis il reprit son chemin 

^ -k */&* =t^ ^ ISît S ÏH P^"^ retourner chez lui. — La nuit 

^A^rff^Zmi^^J^^ était encore noire. Soudain il entendit 

>^ D -BL @ J^ ^ "^ K ^" ^^^^^ derrière lui. Il se retourna. 

3^ BiS lis TE? vH TV ^ fSl ^'^^^*^ ^^ spectre avec sa corde. Pour- 

^n^^xlkyS^jS'H- ^"^* m'as-tu ravi cette femme que je 

A^^m yZm 1^4^ V^^ tenais? cria-t-il. C'est notre droit, à 

5C 3^ )^ "T* ^ 'te ^ ttl "^"^ suicidés, de nous chercher un 

4èt S BQ Mr ^ 'S^ ^ 7SÎ l'emplaçant. Pourquoi m'as-tu empêché 

Tiu^^^^\ ^ Refaire?.. Ce disant, il se mit à 

W Jl f$ ^ ^ ^ ^ îy frapper Yînn-k'ien. Mais celui-ci était 

^ US }^ Â ^ 1^ ^ >2! iotï'épide. Il rendit coup pour coup. Le 

Bî? *& ;^ ^ IS H I- jV spectre était très froid, et sentait très 

M^ ^ m M :^ JL !Xr mauvais. - Enfin l'aube blanchlL Les 

SïBSi>^^î^iMWÎ^ forces du spectre diminuèrent. Yinn- 

g^^Pj^JI^I^M^^ morceau de bois pourri. Qu'avez*vou^ 

"Sf ^ -éîT É^ 4t^ H L>/ Bfl '"* demanda*t-il... Ce que j'ai? Le 

^ V* SA " >i^ >^ fe^ W spectre doit être passé dans ce bois. Il 

ÏÏL 18 "S^ "^.^ é§ ^ 1^ ne m'échappera pas... Et il cloua le 



k'ien le saisit à bras le corps. ^A ce 
moment quelqu'un vint à passer, et 
vit Yînn-k'ien qui s'acharnait sur un 



*) 



- 46, 41. - 91 



4i[ 



^^ ^ W ^ -^ ^^*^ pourri à un poteau, dans sa cour. 

Jf H ^ îB % Depuis lors, chaque nuit, une voix se 

m^ML »l ^ ^ ^ lamenta piteusement. D'autres voix 

^ ^ œ WL ^ ^ W murmuraient des paroles de consola- 

S (3 ffl >l^"5 ^ ^ ?É ^*^" ^^' ^" '^^" ^^ ^^ clouer, il t'avait 

t'^»JZ. -ik-^' — M ^^''^^' ^^^ *'""^' ^" souffrirais bien da- 

3% y^ >Jv î% ^ vantage... Tais«toi, tais-toi ! chuchoté- 

^ 4É ^ ^ i^' ^ ^ ''^"^ '^^ autres voix;*le bourreau pour- 

M^m M 4ÉS Ff ^ ^^^^ t'entendre. - C'est bon, se dit 

œ S S 2 s s 5 ^^^-^'i^"- Q"^°<i «^ io"^ ^"t venu, il 

Tffi niJ ^ "Zr US ^ :^ remplaça les clous par une corde, et 

P9 P9 ^ "^ St î W ^^^ ^^ -comme il faut. La nuit suivante, 

j^ ^ ^ ïff ÉIS A îfe^ ** n'entendit plus aucune lamentation. 

^ZZ^ ^S5eA>^ Au matin, il constata que le bois pourri 

i>ff E pm i^^ avait disparu. 

^ W 5|^ ^ ^ ^ ^ VoyezlnlroductionVnetXIX.- Mélange de *o^t 



.^ -— • ^ ^^ ' '^ 1^ et de^^i. — Yinn-k'ien fui tr«Bipé par les spectres. 

n "^ ^Cp ^^ ^Ç ^T ^S* ^*^" '^^P^''^ "* pouvait pas se déclouer, mais il pouvait se 

Jtit 777 , j^ »j S. ^^''®'*- ^®^ *^^' *^"^ toujours représenlés comme enaore 

.-g iœ "JrÇ H Jrir ^t P'us Xourbes gue mécbanls. 



47 



^ iP ni M ^ "^ E« l'an 1744, à l'examen de licence 

^ ^ ^ W ïfc J@l ^" Kiâng-sou, arriva ce qui suit. Un 

bachelier nommé Tch'éog, de Tch'âng- 

chou, âgé de quarante ans passés, avait 

^ - - ^^ .^.^1/* occupé la loge qui lui avait été assignée. * 

^ ^ ^ ^ ^ 5fJf ^^ première nuit qu'il y passa, il se 

~ ' i-A^ *-» yU\ jjjj[ ^ pousser des cris de terreur. Ses 

voisins accoururent et lui demandèrent 






-• ft ^ ^^ ^ ^ 



r H ^ :^ ^ ^ ^^ ^"'*^ avait. 11 baissa la tête et ne 

^ ^ ^ >K ^ "en ''^PO^^^t pas. Le lendemain, avant midi, 

^ c^ i^ M ^ I '' ^*^ ^^° paquet, remit au surveillant 

ÏR ^ ^ TO % /I^ un cahier blanc, et demanda qu'on le 

^ BiJ B^ ^ ^ ^ laissât sortir. En vain ses amis firent- 

iS SI "(1^1 4\ Pf Éli ''^ ^^"'^ ^^^ efforts pour le retenir. Je 
S -î^^ P"'^ P^^ concourir, leur dit-il. J'ai 

^ SE î^ ^ ^ ^ un crime sur la conscience. Et il leur 



92 



47. 



zmmyf$ïfi'^m± 






raconta l'histoire que voici : « Quand 
f avais trente ans environ, j'étais pré- 
cepteur dans une famille distinguée. 
Mes quatre élèves étaient tous fils ou 
neveux du nialtre de la maison. L'on 
d'entre eux était très bien fait. Je con- 
çus pour lui une affection déshonnéte. 
A la fête du ts'îng-ming, les autres al- 
lèrent aider aux travaux du cimetière; 
celui-là seul resta à la maison. Je lui 
écrivis une strophe de vers, pour le 
tenter. Il la lut, rougit, mâcha le papier 
et l'avala. Je pris cela pour on consen- 
tement. Le soir je le fis boire. Quand 
il fut ivre, j'abusai de lui. Le matin, 
quand il se réveilla et sut ce qui lui 
était arrivé, il manifesta un très grand 
chagrin. Je lui dis que ce n'était rien, 
et me rendormis. Quand je me réveil- 
lai, je le trouvai mort pendu. La famil- 
le n'y comprit rien. Je me lus et dé- 
vorai mes larmes. — Or, cette nuit, ce 
jeune homme m'est apparu dans ma 
loge, avec un satellite infernal, qui 
nous a conduits tous deux devant le 
juge des enfers Mon ancien élève 
m'accusa. J'avouai mon crime. Abuser 
de quelqu'un sans son consentement, 
me dit le juge, mérite cent coups de 
rotin. Comme tu étais le supérieur de 
ta victime, il convient que ton chà 
liment soit aggravé. Tu devais réussir 
aux examens et devenir mandarin. Je 
supprime tout cela. — Mon ancien 
élève trouvant ma peine trop légère 
et demandant ma mort, le juge Idi dit, 
en se moquant: 11 ne t'a pas tué. C'est 
toi qui as mis fin à tes jours, oubliant 
ta vieille mère et le prix de la vie. Tu 
as agi comme ces femmelettes, qui se 



~ 47, 48. - 03 

*^ "1^1^^ ^ Ma suicident par colère ou par honte. Toi, 

M ^ S "iR J^ ^ **" homme! Le gouvernenaent fait par- 

il A S ^ S A ^^^^ ^^^^^^ "° monument à une nile 

W P V ^ tt '© ÎK chaste; il n'en a jamais fait élever à 

6f ^^ ik\h WiWi ^"^"" garçon. Tu n'as rien compris 

♦H iM ¥JtïiQ ^ Ik ^"^ enseignements des Sages. — . A ces 

/il W ?sft E3 39g fjb mots, mon ancien élève comprit son 

,^ M'^M^ M erreur, et se mit à pleurer à chaudes 

fô jz: Qft il rr ^ larmes, et à se tordre les bras de dé- 

« Hh hS I "m S sespoir. - Continuant son persiflage, 

W * T^ A ^ M le juge lui dit: Au Chân-si, dans la 

^ ^^ ^ ^ ^ M ^^™^*'^ Tsiàng, une veuve chaste vient 

îÉÔ ^ :â: >(4: Ml -ir ^^ mourir. Je vais te réincarner dans 

K *^ '^ "^ pH "V ^^" ^^^'P^- "^^ pourras pratiquer à ton 

W ^ "F "iï W ^ ^'s^ ^^ vertu propre aux gynécées. Je 

fil ^ É^ t^ ^ ^ ^^ promets môme un monument après 

? 2fâ ^ 5S i ^ ^^ prochaine mort. - Puis le juge 

— ^ 7m W y^ ^ ordonna de me donner la bastonnade. 

W "^ ^ i&à^Wi ^^ vingliéme coup je me réveillai dans 

Jxl ^— ' ^ ^ EEi «rtl. ™^ '^^^* ^^ ^"^^ ^* bouleversé et si 

i^ ^ S souffrant, que je ne saurais concourir. 

3P Wè ^ ^ ifè, D'ailleurs je ne réussirais pas, le juge 

ÎH f^ H g -db me Ta dit*. - Quand il eut fini de 

^ Tfr* P^ â éH ^^^^^^ ^^^^0 histoire, il s'en alla, 

™ ^ n 1^ Wj éperdu et pleurant. 

^ wJ ^^ oR ^S Voyez Introduction XXI. — L'ensei^ement des 

A 4^ J*?! •Ifll 'fcAç ^ages, c'est, en «ubstance, l'imilation au ciel et de la 

TH» TF i5c JCW ^I terre. — Les liistoires d'àmes «n peine, victimes de 

i(^ "aT "Uf ES 9ll jeunes Lettrés, allant se venger sur eux au moment des 

*^ >V /Kli rH Si{> examens, ou obtenant du moins qu'ils échouent, sont 

^ ^mBÂ 48 et 49 

^ i& il j^ M 

4 >?^ ^ ï^ iê ^^- ^ Tch'ônn-tcheou-fou (Heûe- 

* HK — ^^Ti 1 nan), à côté de l'hôtel de l'examinateur 

i»f ^ _L ^ ^^^ Lettrés de la préfecture, se trouvait 

kX Vi l ^ .ïL une maison à étage, contenant trois 



très nombreuses. — A la fôte du is'ïng-ming, vers le 5 
avril, chaque famille remet à neuf les tombes de ses 
ancêtres. 



94 ^ 48. -- 



3fc A ;^ 1^ ^ 1^ ^ chambres, condamnée et fermée à clef. 

^ JLL. ^ jdt t^ ili ^ On la disait hantée. — Vers le milieu 

/^^A^7S ^^^^ période K'âng-hi (1692), Texa- 

^ 'K w ^ ^h l^ W minateur d'alors Monsieur T'âng main- 

-ftW ^ iM ^ ^ ]5fi* M ^^"^ *^ défense d'habiter ce local, sur 

^ dft fi3 ^ X M "tt" ^^ rapport que lui firent les vieux 

^ ^ W fe ± M S employés du tribunal. Cependant Pépo- 

^ ^ ^ ^ ^ ^ 1^ ^"^ ^^^ examens étant venue, et le 

"^ BT iè* M* ^ tô -An l^^orips étant 1res chaud, les candidats 

— -^ 1^ ^ ^ ^ ^H se trouvèrent à l'étroit. Deux d'entre 

A y" r Bi Wm M eux, les bacheliers Wang et Kîng, de- 

ffi ;g A ^ ^ ^ mandèrent la permission de se loger 

dans la maison candamoée. Elle est 
hantée, leur dit l'examinateur. Us ne 



^.KmW^^ÉL 



et examinèrent Piolérieur. Pas trace 
de poussière. On a voulu se moquer de 
nous, se dirent-ils; en temps ordinaire 



f^ A ^ ^ 1^ ^ ^ ^e crurent pas, enlevèrent la serrure, 

^ JL ^ '^ "^ W 't' ^^^^^ maison est évidemment habitée. 

il& -M* ^ & HH lin A ' '^^ transportèrent leur literie à l'étage, 

^ ^ '^ ^ ÎS| |iï| >\ gj s'établirent chacun dans une des 

"tÙ /^ W^ ô^ '^ Ê5j ^ ' chambres latérales, laissant vide la 

'^ -^ P^ ^ îfâ *^^ M chambre du milieu où débouchait 

_■ ^ -t; ^ rr ^ >l> Tescalier. — Un peu avant minuit, le 

y\ !mt J^ "^ HS ^ y Kîng sh relira dans sa chambre. Le 

ffO Pf ^ ]^ ^jÇ 3E Wang se moquait encore des récils 

'ft T ffî ^ '^ iÀ ^ ^^^ ^^^^'^ satellites, quand un bruit se 

^ î ^ ^ î* ^ J^ fit entendre au bas de l'escalier. Qu'est- 

^ yy r m r ^>T ce? criale Kîng. Probablement, répon- 

W ^ i^ A ^ ^ ^ ^^'' *^ Wang, que des farceurs veulent 

- * nous faire peur. Cependant bientôt tous 
les deux entendirent que quelqu'un 



u^mm^^^ 



^ jl^ £ 9^ ^ W ^ montait l'escalier. Le Kîng cria d'effroi. 

1^^ IH ^ '^ '9r "1^ SHt ^^ Wang sorlit de sa chambre avec sa 

!)I3 ^ n ^ ^ ^ ^ bougie, dont la flamme devint si pi4ite, 

iR ^ t3 Ç" Ws 3C iÉP' qu'elle ne donnait pas plus de lumière 

^ ^ *® ^ BE M* Je qu'un ver luisant. Ayant peur p(Ju> de 

nl^ ^ 6ff i^ >l@ ^ ' "^^ ^^"^ hommes allumèrent 

^ -^ m 'S S? ^ d'autres bougies, lesquelles ne donnè- 

^^ î^ P ® Fp JjfÇ 1^ rent qu'une lueur blafarde. Alors, au 



- 4S, //(?. - 95 

7 B ^ ^ -^ ^ JLJL ^'^"^ ^^ Tescalier, apparut un être velu 

iofSlgBâî^^..^ ^^ "^^''' haut de deux pieds, sans yeux, 

S^ — ^ra^^ "^ bouche, ni nez. Ses cheveux, longs 

OT W :£r §S iS 1^ W ^"s^^* ^6 ^6"^^ P^e'^s, se dressaient rai- 

fc^ M ;;^ "T^ ;* des. Nos deux hommes appelèrent au 

^ BS A A A secours. Entendant qu'on venait, l'être 

^ Bn A yv A mystérieux descendit l'escalier la léte 

A Ma Wt B ^ ^ !^ la première. On entendit des sifflements 

8ê "A" ^ ^ i^ itP -^ autour de la maison, tandis qu'à l'in- 

^ 1 S î2^ *^ îfefc! — **^''**'*"^ ^^"^ '^^ ^^j^^^ ^® mouvaient. 

3Œ A Sw ISf yfc ^ — Le sabbat dura jusqu'au chant des 

^ ^ A 1^ ^ âê R ^^^^' ^^^ ^^"^ '^''^^^^ faillirent mourir 

^ ^Ir ^ J9B: ^ /^l 4ta: ^® P^"**' "~ "^^^ ^^ lendemain un vieux 

m nfr Vtm m m W satellite dit: Il est déjà arrivé ici jadis 

^ «- ffi B» R1|f :9^ B une autre histoire de spectre. Au temps 

Jïilt:#fi9fc4ârffif*E """ Monsieur P'ân était examinateur, 

n k m^^-ir '^"'''"^ "" ^''^'"^"' *^ ^^^"^ ^" ^*^''^" 

w A TOB fe ^ h D ment, vers minuit on entendit résonner 

m 7J '^^ ^ W ^ '*^ tambour avertisseur. Monsieur P'ân 

RH ^ hK "^ AfU M ^^^^ couché, fit demander ce qu'il y 

•S Vu U — * ^* ^ avait. Le portier dit: Une femme éche- 

^ ifi Jl 55 ™ ÏÏO ^^'^® ^^^ sortie de l'endos des examens, 

IBilËPi^^ ^^Sf'& ^^^ demandé à voir l'examinateur. Je 

^* lui ai dit qu'il ne pouvait pas recevoir 
une femme durant la nuit. Je ne suis 



Bn^^^mm .„ 

j^ 4h ^ ^ 9|^ ^ P^^ ""® femme, dit-ellê; je suis un 

koèi. J'ai une plainte à déposer entre 
les mains du grand homme... Je restai 
un moment très effrayé. Elle en profita 



ïè & \IS M ^ Si ^ P^"^' battre elle-même le tambour. — 

Tous les officiers de la maison étaient 
perplexes. Enfin un certain Tchàng, 



nmi^mwmm .._.„„ .._. 

^ ^ pI^ 3^ ^ ^ — ^^^^ ^^^^^ ^^ nature, alla denoanderau 

koèi ce qu'il voulait. — L'examinateur 
aurai.t hien pu me recevoir, dit le re- 
venant; mais enfin, puisqu'il ne veut 



Jj^ ^ i& ff^ ^ fp H ^^^^ ^'^^^^ ^^^ ^^s, que je vous prie 

KH 4îâ 'ffî ^ ^ /+ A ^^ *°^ ^^"^ savoir. Je fus la femme du 

>^ domestique un tel, dans la maison du 

i0 iê W f il ^ ^ A ïctl''^ ^ ^6 t^''<^ sous- préfecture. Le 



96 — 49, 50. — 



^^ ^ fiL ^ M ti WI^M ^^"''^ ^'^^^^^ ^® ^"^ ^^^"^^' ^^ '"^ fi^ 

wp SE ittl >ÇV R "S :t^* 5^ ^^^ ^^'^'*'' '^^ ''^^"sa!. il me balUt. J'en 

^^S^œ ^^^^^^ ^ ^^^ "^"' ^'^^ proféra des 

^TO^WW^^TO menaces. Mon maître le lua, puis tenU 

Q:^^^^^^^^ l'ouest, sous une auge de pierre. Je 

"Ùk % iffi /t --^ M ^ demande qu'on me venge de mon maî- 

* ^ ^ A ;^ ^ a! ^*^' "^ ^^^"'^ ^" nombre des candidats 

^ ^ 2 -^ ^ ^ aË <le celle session? demanda le Tchâng- 

B ^ 5ÏS '^B ^ ^ Oui, dit le spectre; c'est le treizième 

- de la seconde série. — Le Tchàng 
entra, et dit tout cela à Monsieur P'àn 



de me faire violence. Je lui dis de tel 
les injures, qu'il me tua aussi, et enter- 
ra mon cadavre dans son jardin, à 



M m Mm mm m 

^ Aii 4Ë ^ ^ A î© Celui-ci examina ses listes. Le numéro 

^ ËÈ if^L^ ^ ^ À ^^'^ "®™ indiqués par le revenant, 

•^ M ^ « S S ^^"^^''^^î^nt parfaitement. Alors l'exa- 

1^ ^ ^ tSé ffi ^ 3Ë toinateur envoya le Tchàng dire au re- 

ifc S ^ A ^^"^"^' ^"'** ^^ Uni tranquille, qu'une 
enquête judiciaire serait faite sur son 
accusation. Le koèi leva les yeux au 






son crime, 

Voyez Introduction VIII et VU. — Dans la première 
histoire, il s'agit d'un yâo-koai; dans la seconde, d'un 
yuàn-koei. — Un tambour est suspendu près de la 



^ '^ Q "I^ fl| ^ ciel, poussa un sifflement, et disparut- 
Monsieur P'àn avertit les tribunaux. 
Le cadavre de la femme fut trouvé 
à l'endroit indiqué sous l'auge de pier- 
--^ WL ^ ^ ^®* ^^^ Lettré subit la peine légale de 

•.— * j ^Mc, ^ I ^ j^ ^jr ^1 yuan-Koet. — un lamoour esi suspenau près de la 

Ir^ Ja^ Q ' I fl^ §@[ ^H porte de tous les fonctionnaires chinois. Quand un plai- 

— — m^ m 1^2 grant le bat, le fonctionnaire est tenu d'entendre ou de 
Zm 5U /\ WS^ faire entendre sa plainte aussitôt. Cet usagée remonte à 
l'origine de l'empire. 



1^ --mmmm^ 



Le licencié militaire U était passé 
maître dans tous les genres de boxe et 



- M — 97 

W ^ 1S ^ H K ^ d'escrime. Durant la période tch'oûng- 

^ M ^ ^ © 'ël *tl ^^^^^^ (10-28-1^44), il alla à Pékin 

S 2^ iï 3r xr 2 S ^^^"^ ^® présenter â l'examen du doc- 

^ tJC Tm Cl YC M M loï'at- Son valet tomba gravement malû- 

I^^Wl ^ ^ ^ ^ ^^'^"^ licencié en fut très peiné. On 

^ H éï ifêr «« yA -^ '"' indiqua un devin fort habile. Il 

ijL S ^ ^ 2 ^"^ '^ trouver. Avant qu'il eût ouvert 

'Pc ^ a fÇ ilK rfr '^ boucRe, le devin lui dit; Vous venez 

/h ^ W ofe -» m # '"^ consulter sur la maladie de votre 

A 2 S 2S -5 -S 2 ^'''^' "'"'^-^^ P^^- - ^« "<^encié fut 
-^ 1W -» m ^ <. H fort surpris. - Le devîn contitida : Le 
W :^] ^ ^ (s H |s ^^"ê:er que court votre valet n'est pas 
iè: ^ yA àk =U.^ =it ^^^^^ ' vous-même êtes plus eu danger 
^ î* T^ r? ^ S ^ ^ue lui. ^ Le licencié pria le devin 
A ^ ^ mï fg ^ g^ de consulter les sorts sur sod propre 
^ .^ ]|^ ^ ^ ^ >4r compte. Quand celui-ci eut fini son 
«1 îE ^ SV M ^ I ^P^ï'ation, il dit, l'air attristé: Vous 
^^ mWi nTi t3 W \ n'avez plus que trois jours à vivre. - 
fi'J Iwl ^. ffl §B ^ ^ Comme le licencié effrayé restait sott- 
ie ^ ^ h A oT TtU É^eur, le devin lui dit d'un air insinuant: 
itt œ — 4l ^ B ^^^ "" P^^*^ charme* qui peut vous 
^ M =^^ ^ m^ ^i»er d'affaire. C'est cent ligatures. — 
A |te B /h ^ ffe Quand le destin a prononcé, les char- 
>gV xi; y:V iW* X 7Z. ^h '"^^ "'>" peuvent rleh, se dit le licencié; 

22S^^2ÏÏ ^^** '*^^"'^ *'''^'*^ ^" ^^^■^"- - ^'^"s 

vt « *W JK fR H >è "® ^^"'^^ P^^ ^^^^^ ^^^^® P®^'^® dépense, 

jflfl j'^ # ^h ^ h 6^ ^'^ celui-ci. Pourvu que vous n'ayez 

4t» ^ tfr ^ JL 1 ^ ^'^^ ^ '^ regretter. ^ Inquiets, les amis 

^ fi\ aBK K T^ h 3E du licencié lui conseillèrent dedébour* 

^* Wt ft "l^ ^ ^ ^ ^^^' " °® '^s ^c^"^û Pa^^- - 1-e troisié- 

S Wt* ^ »KS *«• 4^ â '"® '^"^ ^"^ ^^^^ arrivé. Le licencié le 

^jSitlVZnl^L ^^^^^ ^ ^^" domicile. Aucun événement 

^ ^% i^ ^ TV P^ P ne marqua la journée. Le soir, il ferma 

jfâ ^ sa porte, alluma sa lampe, lira son 



^^Z^Z^B 



épée, et attendit prêt à tout. A la 

-^- - - ^ ^ ,-.» . - deuxième veille, comme fi allait se 

* 1^ J^ <^ ^ ^ "^^"**e au lit, il entendît comme un 



frôlement dans une fissure du papier 
«* ^ 4to ^ JS — «Ù ^"' gainissart la fenêtre. Un petit 
^ ^ iV^ }^ mi ZZ f(\ bonhomme armé d'une lance se fraya 

i3 



gs — 50. — 



-^ "^ Ma \Wi ^ Wl Wl iS passage, sauta à lene, et devint aussitôt 
i)¥l lil Î5 JE "F ^ -^ '^ '^'^^ ^'^ ''^*'*' ^^ voulut sortir par où 

« ^ ^ T- "^ ® =^ ® 



était entré. Mais un coup d'épée le cou- 
pa en deux. Le licencié prit la lampe 
pour l'examiner. C'était un bonhomme 
iP "^ î^ iiU 1^ 3^ -^ 1!^ ^^ papier. — Après cela le licencié se 
1^ Al HP l-H cb ?S S^ ^ garda de dormir. Bientôt nouveau frû- 
/a\< -TÇ BR rn ^"^ '^ *^ ^ lement et nouvelle invasion par la fe- 
^M^tiaj^W^nK nôlJ'^- C^^te fois l'intrus avait l'air d'un 
x^ gju J^ ^ -^ ^ _^ ^ diablolin. Le licencié le coupa de nou- 

-#t ^^ -^ ^ p5 /^I tfsU 144 ^^^" ^** deux. Comme les deux moitiés 
7] 3g 'W -^ W ^J ^? Cm bougeaient encore, il les hacha à coups 
•S © ^ W ^J ^ -^ d'épée. Les coups portaient sur un 



^M3fe^j?h^W^ 



corps asse/^dur. Quand rien ne bougea 
plus, le Ikencié approcha la lampe. Il 
3^ ^ Ju ^ ^ ^ /^ W 3vak haché en morceaux une poupée 
^ ^ 4K Hft 4^ IMT *fi& j^ ^" argHe. — H s'assit alors prés de la 
-yi 2 :^ — w ^ :^|fif n|r fenêtre, ToeH fixé sur la fente du papier. 
yj ^ ^ ^ PSi; i^ ^^ i® Se^udahi il entendit dehors comme le 
Ffî ^ 1^ ^ ?& ]/j^ -^ ^^ mugissement d'un bœuf. Un géant pres- 



sait contre le treillage de la fenêtre, d 
ébranlait la maison. Je vais être écrasé 
par la chute du toit, se dit le licencié; 
-S t^ "^ M W M§. 7k. IS* "^^'^'ux vaut sortir et l'attaquer. Il ouvril 

^ g ^ L^ «ij 1^ ^ donc la porte, et se trouva en présencJ 

"TC ^ TttiM MU ^ -^ d'un nègre gigantesque aux yeui 

ift ^ fl5 Ê i^ i ^ M'i flamboyants, torïte et pieds nus, arn)i 

d'u» arc et d'un carquois. Le géant lui 
^iéeoeha une flèche, que le licencii 
para avec son épée. 11 évita, en se je- 

^^-^S^fê/r^Si ^^"^ ^ ^^^^' ""^ seconde flèche, qu 

^ oph -j^ ^ ^ rq yTjj op s'enfonça vibrante dans le mur. Alors 

^ Toi >Nr /m -»^ Ci nw ^ jg Q^gi-tj ti,|>a un coutelas de sa ceinture. 

t^ '^ ^r 5^ ^ ^ ^ slf Le liceBcJé se précipita dans la maison. 

fîA^fii^WiMW!^ ^^ ^^^^ ^^**^'^ '^ ^^**^' ^° pierre, i^u- 

Ë^ ^ Bll H ^ a ék3 A ^*^^^* chargeant à son tour, ie licencié 

>a>BM'J/3'WŒ & OS passa entre les jambes du colosse, el 

^ ^.^ ^ ^ ^ M ^ '"'» entailla uue cheville. U évita uc 









— 50, 51. — 99 



51 SI 



^ ^ -^ h in "F 1^ nouveau coup de coutelas du géant, et 

^ rTit CI Wt A A W* ^R lui enfon(;a enfin son épéc dans le corps, 

m^^ï^ au défaul des côtes. Le monstre tomba 

/Il © ^ 'Ht S '^ "ë^ ^ de son haut, et ne bougea plus. Par 

M ^ jjn "OT j^ ^ j^ ;g' précaution, le licencié le hacha à coups 

rtl ^.^ \}t* & ^^ ^ît> -fr ^ tJ'épée. Ses coups résonnaient comme 

^ vC ^ m ^ '^ ^ sur du bols. Enfin il chercha sa lampe, 

m M IL ^ M W ^ ^ ^^ ^^^ étendue dans la cour une figure 

'fh^f^RAlfiB^â ^" ^^^^' grande comme un homme, 

'■z: ^ jè al tf^ ^ ^^^^ "" ^^'^ ^^ "" carquois. Le sang 

f^^^Jlt^l^WjSS coulait i\a toutes les entailles qu'il lui 

^ 0' Ma ^ ^ ^\ ^ ^ ^^^*^ ^^^^** "^ Aucune nouvelle atla- 

i^ 4è l :m^ rr ^ Ë^ !2 ^"^ "^ ^^ produisit plus jusqu'au 

Y^^ r 1B KÀ S T&i fin matin. - Le licencié se dit, que ce 

iftL — A î^îï 1$ j^ "fh ^ clevait être le devin, qui avait lâché 



^ -- Si ift S ^ iTîj tett ^^"^;'^ '^ ^^^ "^'*""^,^; Il ^"«^^ ^^"'^ 

^ ^ _ii /- >^ va ^ "^^ '^ maurar, se dit-il, pour faire 

^ H 7v W Wi w ^S' admirer ensuite combien exactement il 

^1 "^ ifll ik S -^ @ ^'^^^^ l'avenir. — 11 alja donc le trou- 

^ ^ TT ->![• f^ SI 75it ^^'-' ^^^ *^^ ^"^^' ^"'* *"* demander 

1^ «r Hj ^ Ig. SL tRU raison. - Quand le devin les vit venir, 

I5R ^ ^ 9 ^ ^ -^ i' devint invisible. - Le saog de chien 

'^l^ rfiî >5V ^ ^ >?! ÎL ^'O'^P^ *^o^^ '^^ obarmes, dit quel- 

BS ^ * !^ ^ ^ ih ^"'^"- "^ ^^ ^'^ procura^ et on en 

™ ^ SH tt uH ^ LA arrosa l'endroit 01*1 Le de*in était assis 

'J^ jj^ ^ ^ ^ {^ ^ quelques instants auparavanL Aussitôt 

— H 3i£ 4n REI ^ "71 ^^ d^viû redevint visible. Son visage 

'a hL ^c ^^^^^ couvert de sang de chien, et ses 

'0 tS) M ^ W^^ 7J y^^^ brillaient de fureur. On le saisit 

I AL J^ tïa P^ ^ i^ f^ ^^ ^" ^^ ^^^^^ *" «aaiîdarijï, qui le fit 

'*•«* - ^ -^^ J r i^ mettre à ULort. 

Voyez Introduction XVHMt NVII. — Le coile porte 
peine de mort contre quiconque attente à In vie U'uutrui 



^ ^ tt m # ^ ^. 

'^ ^ h h M M i^ , , r 

asT. • «» ■ ■ — • ^>-# -*-* par des raalenci^s 



51 



Le préfet de Cheôa-tch«oa (Nin- 



"W twf ^ "^ A ^ l»oe') Liôu-ki6cheu était un adepte 



iOO — 5/. - 



îiC S ^ "^ ^ ^ convaincu du spiritisme. Voici ce qui 

lui arriva, alors qu'il gouvernait T'âi- 
tcheou ( Kiâng-sou). Un jour qu'il iovi 



^X 



9^ /Il ^ $ï ^ 9 ^^^^ ^^^ esprits, son appareil s'agila 

^M ^ iff ^ ^ iBr ^^"^® P^"*^ ^^^'® existence future». - 



violensment. Le pinceau écrivit d'abord 
« P'ân-p'anu. Puis, après une pause, 
il écrivit de nouveau «je vous suis des- 



m%p }^m 



Liôa pensa qu'il avait affaire à la poé 
n,^ zM^ ^sAi — ^^^^^ Koàn-p'anp'an. Il écrivit « pour 

5K W iâ ^h S — ' rions-nous nous voir?» et brûla le bil- 

iH Êâ ïfiS A ift ^ *^^"- ^^'^^^^ ""*^'"'^P^"^'^''^PP^''^'^-"' 

*fr j^ K rt ^ ®il Quand le soir fut venu, Liôu tomba 

l5R ^ /^ |WJ "^ ^J (jans une sorte d'état cataleptique. A la 

IK ^ ^h SfH It J^ ""'^ close, une bouffée d'air froid 

' envahit l'appartement. Une femme très 

belle entra. Elle était splendidement 
vôtue, et tenait à la main une lanterne 



"T m tu it B$ 1S 

^ dk 5^ Ï9J ML 93* entourée de gaze rose. Elle alla droit 

(& tfif ^ ï&^ •■© Dft ^" Lidu. — Celui-ci suait de frayeur. - 

W ^ ITI fW ^ W Vous avez peur de moi, dit la femme; 

^ PL « ÏT ^ ia ^'^^^ nue notre temps n'est pas encore 

t ^ S^ 4n — • S- venu. Cela dit, elle se retira. — Cepen- 

•:â& ^ ^ 1%' -^ ^ ^^"^' depuis lors, le Liôa la rappela 

îp wJ "Bc KR 3% iW de temps en temps. Elle se rendit cha- 

® ÂL -^ "F "IP ^ ^"^ ^^^^ ^ ^^" désir. — Un jour que le 

ggl *ig ;g ^1^^ ^ •*!» Liôu, de passage à Yàng-tcheou ( Kiàng- 

'^'^^^^ a ®°"^' ^^^"^ '^^^ ^ ^^ ^^^^^^ ''"*®°' 

^' Tv P/T W Ê H ning-seu, il lui prit fantaisie de com- 

i^ ^Ê Wl 43 W^ ^ muniquer avec son amie. 11. disposa 

,» Q jr :^ «, ^g son appareil, écrivit Tinvitation et la 

5E H 3% ^ itt W brûla. Aussitôt l'appareil s'anima et 

^ ^ "^ ^A ^ .^ écrivit à grands traits: «Je suis Wêi- 



t'ouo, le Protecteur. Je vous fais savoir 
que vous êtes la dupe d'un fantôme. 
Ignorez-vous à ce point les lois du 
S ^ Q Ciel? Ne savez-vous pas que le SuliVnnc 

Souverain ne hait rien tant que les 
^ communications entre les vivants et les 

JPQ' ^ B ^ ^ '^ morts? Celle faute est pire que la pire 



^ -Ê - tî^ @ ffi 



- 51, 52. — ' ;;"•.: A 101 

^^ ^ 19* PP ^ luxure. Ce3sèz.\à:riû^rîfiiti:fïî^^rîlèz;- 

ifr * ËSl ^ dH te ^^"^ sincéi'emèhl/'er •dénéz-voos dé- 

m IIS S SB W sormais de cette diablesse ». — Atterré, 

JT^ B?^ ^pE ^ K le Liôu se prosterna et battit de la tête. 

t^ Bflw JJJ >r B Puis il brûla son appareil divinatoire, 

/! Jh Si- ^ ^ ®^ ^^^ recueils de charmes. Les visites 

IW tfi ^ w Œ nocturnes cessèrent du coup. — Quel- 

Ij^ -^^ ^j^i^ ques années plus tard, en feuilletant les 

ibl ^ '/r ^ DE. annales de T'âi-tcheou, Liôu-kiecheu 

^ ^ ^ ' ^ tomba sur te passage suivant : « Non 

zÈ. ^ IW ^ W loin du prétoire de la ville, se trouve 

â| pS î§ ê Jl "°*^ tombe datant de la dynastie Sông 

M ^ d^ lU* '/4r (10*^-12e siècle). Là est enterrée la 

m -^ m Ul Œ sorcière Mà-p'anp'an. Elle fut très ha- 

^ m ^ 1^ 1^ bile dans son art, et ût bien les vers à 

h{[ ^-^ ^ ift ^ '^ manière de Sôu-tongp'ono». — 

Aa ^ ^ ** Liôu-kiecheu comprit alors à quel 

^ Wi W^ ® spectre il avait eu affaire. 

m mm m 



„ifim 

S ^ i^ /^ ^'^^ ^^ Hâng-tcheou (Tchée- 

^ îJc ^ W kiang), à Wâng-sien-k'iao, vivait un 

C |(jjf j^ t$^ ^l jeune Lettré du nom de Tcheôu. Il 

— ' * avait encore sa mère, envers laquelle 

il exerçait la piété filiale de la manière 



Voyez Introduction XVI. — Le crible auquel est 
suspendu le pinceau, repose ordinairement sur un pla- 
teau qui porte le papier ou la cendre ; de là l'expression 
« plateau divinatoire ». La question est posée oralement, 
ou écrite puis brûlée. Ce dernier procédé est aussi 
employé danji les pagodes, par les suppliants qui veulent 
Taire savoir leurs désirs aux chénn. Ils écrivent sur un 
papier jaune, qu'ils expédient ensuite à destination en 
le brûlant. — Sur Wéi^Vouo le Protecteur, voyez TP 
pages 3â4 et 3^7. Ce Bouddhiste athée parle au nom du 
Ciel et du Sublime Souverain ( TP page 339). Telle est 
lu confusion des dogmes des diverses sectes, dans la 
résultante finale de la religion praiique. — Sôu-cheu 
( tongp'ouo ) est le célèbre poète du onzième siècle. — 
Ce texte est du dix^buitième siècl«. 



52 



T Z^ 



♦^ 



'^ - Il CACII^dll Ici IJItJlU lllldic uc la luutJK^iu 

1^ ^ ^ la plus édifiante. Mais sa jeune épouse 



my 



— 52. — 



ïfaxmmmM 

W 11^^ lit 

- - ^ 1 ifi IIP 

T> 7J ^ ^ ^ ?s 

m ^ ^ -1 ï^ ii 



était une méchante femme, qui déles- 
tait et maltraitait sa beile-mére. Quanti 
il iui fallait la saluer, aux épo(|ues 
rituelles, elle revêtait des habits de 
d^u.il, pour lui donner à entendre 
qu'elle désirait sa mort. — Le Tcbeôu 
avait fait en vain tout ce qui était en 
sofl pouvoir pour corriger sa femme. 
Désespéré, il porla plainte contre elle 
ail tempJe du tch'éng-hoang de Hâng- 
tcheou. Faites-la mourir, dit-il, pour 
gue ma mère puisse vivre. — A neuf 
reprises différentes, il écrivit et brûla 
sa requête, toujours sans résultai. 
Enfin il s'impatienta, et traita le 
tch'êng-hoang d'imbécile. — La nuit 
sijivaiite, u-n satellite le cita. Quand ii 
fut arrivé au temple et prosterné devant 
le tribunal. Je tch'êng-hoang lui dit 
a^ec bienv^^illaflce: Crois- tu que j'igno- 
s& que ta femme se conduit mal? Son 
insolence ne m'est que trop connue. 
Tu veux que je la fasse mourir. Sache 
^ue le destin «e t'a alloué que cette 
femme, de la^quelle doivent te naître 
deux fils. Tu sais que la piété filiale 
interdit de /le pas laisser de postérité. 
C'est par égard pour toi que j'ai épar- 
gné ta femme jusqu'ici. As- tu com- 
pris? — Co^nment au rai -je des enfants 
de cette femme, répondit le TcbeOa, 
alors que je ne cohabite plus avec elle, 
à cause de sa méchanceté? — Qui a 
fait ton mariage? demanda le tch'êng- 
hoang. — \]\\ certain Fan, et un certain 
Tch'ênn, dit le Tcheôu. — Le tch'êng- 
hoang les fit appeler. Vous avez ftiai^i 
leur dit-il, à ce pieux garçon, une fille 
absolument impie. Vous allez recevoir 
la bastonnade. — Ce n'est pas notre 



— «5^?. — -103 



7Ï 3^ § iK f^ Il ^^^^^' crièrent les deux entremetteurs. 



r^mmmmmmr^ 



Elle vivait enfermée dans un gynécée. 

jrjL jfa, -4^ ^^. j^, -^ ^-^ Comment pouvions -nous nous rendre 

WSc^SsfcJw^^ compte de son caractère? - Le Tcheôu 

M^^^l^l^^^ ^y^"^ »lt^sté que les deux entremet- 

7& OT ^ "tf Ai "fât 0a 5* ^^"'^ avaJen-t agi par amitié, non par 

/^^P3^:fVîcrïW5^'fi? intérêt, le tch'ông-hoang ne les fit pas 

^/Uè^^PIM^^ liattre. — Alors le Tcheôu parla ainsi. 

iSlW^ffnB-7^4Rt^ Quoique ma femme soit excessivement 

S ^ » ïï S ï S z *"^^'^"^^' ^^'^ ' ^^'^''-'''^ "«« <^^»'i^î"« 

iXl^i^KATiB^pl^W^ crainte des Chênn et quelque dévotion 

^ it yft IS (rJ 3^ [^ |è *" Bouddha. Si vous la citiez et lui 

^^ -HB- ^'^^ j&h AS M "ET /m ^^^^^^^ ""^ ^^^^'^ P^""*? Elle s'amende- 

^ - riS 4^ w raH peut-être. - Pas mal imaginé, dit 

wR ^ IaI 1^ |2y ^ ® ^ le tch'êng.hoang f et il envoya un 

^ è ^ ffil ® l§ M >/f^ ^^^^^ dialHe au visage bleu, muni 

ffâ ^i^ Effi |>^ jT ^A^ iS /fi ^'""® énorme cliatne, avec ordre d'a- 

m^tim^fft!xmi\ «^ener la feH>me. Puis il dit au Tcheôu 

^ ^J ^J q' ^ À "^ et aux entremetleuirsr Comme vous êtes 

'^ *V Hp r^ J^ '^ Sffi ïtf ^^ braves gens, je vous ai parlé amica- 

^^œ^^/nj^fl!/r lement. Vous allez voir comme je vais 

et tu T" W >I0 ^.'^ ^ arranger c^tte pécore. Ce sera fort, 

^ "T\ ^ W >î> ^ ^ H "^^"^^ n'ayez p»s peur^ cela finira bien... 

jg. -. . ^ij ^^ Q ;4^ _^ El le tch'êng-hoaHg passa sa manche 

^ ^ 5% M aÊ 4C ^ — . sur son visage. Sa face devint noire, 

^^^ê^^>î^>\ ^^^ cheveux devinrrefft écarlate. Sur un 

5^ ■fcfr' ^ -4^ ^ *P -fi. "y appe^ une bande de démons et de 

2 ^ ^-^ ^ ^ "^ ^^ yak<;has, armés de sabres et de scies, 

531 yrtJ ^ ^ TO ^ ^ )M il^ï^posèrent la cuve d'huile, l-e moulin, 

■Pf ^ 31 ^ ^ fê Sffl ^ ^^ '^ '^®^^^* ^ ^ ^® moment ie diable 

%rfi m' m <^ a >f^ 4iZ *^'^ ''^^^'*^' ^''^'^awt la femme pante- 

4^ ax ^4li ^ a éW, î^r kinte. Misérable i^mpie,townale Wh'eng- 

^E ^ i|l 'S ïSf @ IM f^ hoang, vois ce cabi«r, c'est la Ifste d^. tes 

'"Su^B'^^ISw^ femme ; je f*e le ferai plus. - Le Tcheôu 

^^tK M -^ ffi ® ^ ^ ^^ '^^ deux entremetteurs ^'étant pros- 

-ffH 3^ iSH X^ Ëâ ^ >te fttt Cernés, iMereéiiéieut pour elle. — Par 

wifl^^wW^Jc^ <l»t le tch'èng-haang, je veux bien te 



104 — 52, 53. 



^ ^ {& ^^ i ^ pardonner celle fols encore. Mais sott- 

â-^ -^ ^ jx. viens-toi que, à la première incarlade, 

91 >T^ ]K ""^ aPv lu seras écorchée et frite sans merci. - 

^ 3® H ]^ ^ Cela dit, nies renvoya tous. — Le lende- 

^ 'JtB %l f^ ^ "^^^^ matin 1 J'ai fait un rêve, dit le 

^ y* ^ -^ a "^3rî... Et moi aussi, dit la femme. - 

^ jlB ^^ ^ H Dapuîs lors elle fut pieuse au possible, 

j^ ^ ^ )M 5^ ^^ donna< avec le temps, deux flls à sou| 

mM'^m m 

m^^m^ jit 



mari. 

Voyez liUroducUon lU. — Ckî lc3ile du dii-huilièm« , 
siècle se passe de commeitUiire. 



S3 



A îch'àng-ts'ing (Ghâii-tong) vivaitl 
un bonze plus qu'octogénaire. Strict 



^ A 

mm^^ M . „. , .. 

^ ^ ^ ^ S observateur de sa règle durant loule 

jiu ^Œ ;g {^ iH* sa vie, il était encore plein de verdeur 

-?* ^ S. ^ ^ ^^^ ^^^ avancé. Un jour il tomba à 

tvî P5 Ï5sE ""* w la renverse.. Les autres bonzes accoo- 

sp ;^ j^A U jrtfl rurent pour le relever. Il élait mort si 

iH* i!^ ^ tt^ "^ doucement, que son àme ne s'était pas 

JH tM 'T^ iW ^ aperçue de Tévénetnent. Elle s'envola 

^ g ^ >f |>i ^ vers la fronlière du Heûe-Aan. Là, le 

A a -+- 3k ^ fils unique (l'une famille opulente, suivi 

iti -S ^ i ffl <i'une dizaine de cavaliers, chassait le 

A^ Wl ^ ® ^ lièvre au faucon. Soudain sou che\al 

^ M 1^ ^ ^ ^® cabra. Le jeune homme tomba, et 

-^ |Lr^ ^ /^ .^ se tua dans sa chute. Son âme rencon- 

^fc* JIL w 19 — ti-a celle du bonze. Les deux âmes se 

tÇ ^ J^ ^ "^ fondirent en une, qui rentra dans le 

j& jdi ;Y^ ^ ^^ corps. Le jeune homme revint à la vie. 

™ fât œ SI *C *' ouvrit les yeux, regarda autour de 

•^ ^ y^ tl Wf lui tout étonné, et dit: Comment suts- 

^ j^ iB§ (H ^ ^^ ^^'^^ ^^*^ ~" ^^ '® porta à la rnaîsc», 

Jï^ P^ ^ ^ Wi ^" *^^ femmes s'approchèrent de lui 

^ I ^ ^ ^ ^'^^"^^ '"^ donner leurs soins... Relircz- 

fW Mu S ^ ^ vous, dit-il tout effaré. Je suis lionze. 



— Ô3. — f05 



^f7 ^E 01^ ^tD ^'^ ^ ^ Comment îm^eveDu ici?.. Et fermont 

|fayy - , » gs^ Iff: ^ J2, ^ ^ les yeux, U ne parla plus. -- Depuis 

- ^"2. ^^ HP tt\ J' St >1 ^ lors, Il s'abstint de viande et de vin, 

^f 5^ F^^ ^ ^ iî B â ne mangea que des grains vulgaires, 

O^ jB^ Z§^ ^^ ^ Vi ^ ^ dormit seul, et refusa les services de 

> «SE- t«U^ mm^^^ '^ ^^™"^^ ^^ *^®^ concubines. - Après 

^\^ *^^C ««^ PQ 1^ ^ ^ m quelque temps, il commença à se pro- 

TK ^^ P^ ^ 3Ë '^ J@» 'iS Dïelier, et flt quelques sorties. On le 

>il% npi ~^ftl =^=*=' Pn ^ >l;^ Bfl ^"^"^ guéri. Les Comptables lui présen» 

1^ ^^^ M ^jJ JJJ Cy RTI térent leurs livres pour qu'il les vérifiât. 

'X ^ï J^^ iê W ^ #^ @ Laissez-moi tranquille, leur dlt-U; je 

^K yit ^^E ÈÊ a ^ J^ ^ suis malade et las. — On jour U de^an- 

jLê rfing ,■ ftv -tA ^ ^ ^ ^ da: Au Chàn-long il y a une sous-pré- 

^ BW 3ppa ^^^ S W fectureappeléeTcb'âng-Wing, n'est-ce 

® ^dli A^ ^ ii fÉ S ^ pas? - Oui, lui dit-oh. -- raimerais 

^^ ^Hî dt\^ -ï- ^ HB Sï ^ ^^"^ ^^^^'^ *^' ^^"^*' ~" ^^"^ ^^^^ encore 

^^ T3 ^^t H »^ m ^ ^''^P malade pour faire ce voyage, lui 

^§ >^ 9U >^ ^ LU UJ 119 dit-on.-^ Cependant, comme il insisUlt 

" "' " sans trêve, on finit par le eotiduirc à 
Tch'âng-ls'ing. Il alla droit ^ la bon«> 
zcrle. Les bonzes reçurent avec bon- 



iifcj^ r^ ^mmmu 

^ ^ÊL ^3S^ ^^ ^ 1^ ^ ^ ^^^^ ^^ ^^^^^ personnage. Où est le 

144 a=^s^^ *S -ffr ^ (IS ^ Bll ^^®"* bonze? leur demanda*t-tl, — 

^ ^il ^^^ SB TT SI ^ ^0? Notre ancien est allé se réincarner ail* 

P^ ^P >tE aS >r ^ m m leurs, fut la réponse. - Montrea-mol 

Q jjgp -^ t ^^ ^ >^ M JS ^'^ tombeau, dll le jeune liomme. — 

^^ ^jff^ -m^^f^ 5(yt S ;^ ûB, 0çi On le conduisit devant un petit lumulus 

^m, *r& ^® ^J» » ^ W N isolé, haut de trois pieds seulement, 

rfr ^^- ^1^ '^ M T\ ^ Rï que les befbes n'avaient pas cncoi^ eu 

^L /rïïl ^/V RS il^ ^ ^ ^ le temps d'envahir. — Il dit ôwii bonzes î 

^^ "S !^ ^ to '^ ^ Gardez bien les avis que tolre ancien 

^^ ^0^ •{& ^ 3a ^ yI^ t% vous a laissée. - Ils le lui promirent. — 

^^ i^ i3% ^ ttc >$1 ^ ^ Alors il retourna ûii Heûe-iian, s'en- 

^j^ ^^ jf^jf ^^ M H ^ J^ fonça dans une médilallon profonde, 

^@ j^ f ii^ ^J^ S S ^ -2 et ne s'occupa plus d'aucune affaire 

';^ J?R ^^^ ^ '^ fc ^ ^ séculière. - Au bout de quelques 

JC^ ai^ ASl ^^ WS* ^ ira ^ ^^^*^' ^* ^"^^^^ '^ maison, alla seul tout 

'^ '^^ ^>ir T*- ^ ffi ^ S ^^^'^ *^" Chân-tong à son ancienne 

^^ P^ ^f^ ^^ jZ ^ ^ ^ pagode, et dit aux bonzes: Je suis la 

tp 7^ M^ ^ -« . ^ 



nouvelle incarnation de voire ancien. — 

14 






106 — 53, 5). — 

«K 54 -~ 2fi^ ^ Ht Comme ils doutaient, il leur dit beau- 

m ilf ^tt» iâ ÉOi ^^"P ^® choses intimes, et leur raconta 

, ™ mJ ^^ ÎS W WB comment il avait été réincarné. — Les 

iPf % ^ $ J^ bonzes se rendirent à l'évidence. Ils 

A i^ S ^ ^ rinstallèrent dans son ancienne cellule, 

yv /W JZà ^ ^ ei rhonorèrenl comme leur ancien. — 

S ^ ^ $0 ^ La famille du Heûe*nafl ne put jamais 

^ ^ I 2£ ^ le faire revenir. Quand ces gens loi 

^ ^ ^^ p 1^ faisaient visite, il ne les regardait 

TUâ ^ ^ H W môme pas. Tandis qu'il recevait volon- 

i& ^ ^ ^ )il« ^^^^^ '^^ anciens amis du vieux bonze, 

lesquels ne pouvaient tout de même 

pas se défendre d'un certain étonne- 

meirt, quand ce jeune bomme leur 

Uljl ^ ésE Sf 7^ racontait des faits remontant à près de 

>- ^^ -" '^ %^ Voyez Introduction IX. — Sous 8on exlérieor boud- 

34* -^-^ pg 1^ ^^ dhiqtte, cette histoire du dix'-huiliètne siècle est néo- 

^g^ , ^^ j^H confucianiste. Les âmes bouddhiques parfaitement indi- 

ng^ H *If, hS ^H^ Tidualisées, peuvent posséder un cadavre, ou on corps 

^ p^ ^^ "^J? -«p contenant sa propre âme, nais elles ne peuvent pas se 

<^^ yS ïig JHo ^w fondre avec une autre âme. Tandis que, d'après les Néo- 

mm AZ^ 54 

3^ 5& ^ ^ J^ I>ans la province du Chàn-tong, k 

tic ^ éE S 'l^ bachelier Liiiii-tch'angk'ang touchaiti 

^ 1^ î^Ër Qâ ^ ^* quarantième année. Tous ses effort) 

^\ Wf* ^ V^ ilS( pour obtenir le grade de licencié 

^ ^ <^ ^ j^ avaient été vains jusque là. H se dé 

'S. Pf Ih A SS couragea, et songeait à renoncer à li 

"*^ S -Sf ^ ^ poursuite des grades, quand soudaii 

^ ^ ^ ^ 'W une voix lui dit: Ne vous découragez pai 

^ V ^ M Is dxn^X. — Qui êtes-vous? demanda 

^ .> M "M' B bachelier effrayé. — Je suis un koôi, di 

^^ ^ 3^ ^ fS la voix. Depuis des années, je vous sui 

^ ^ ^ ® JM partout, je vous aide et vous protège. 



confucianisles Tchonhisles, les âmes séparées da corp& 
se fondant avec la norme uuiverselie, peuvent aussi se 
fondre entre elles, étant parcelles similaires, ou plos 
exactement terminaisons d'un même tout. 



— 54. — i07 

Rt^^îlc^Mifi-S ^?"*'''^'He voas voir? demanda le ba- 

iS'iTali&Mi^iKliSmi chelier. -Le koèi refusa d'abord, mais 

ife^ttS^S-S-S.- ^^ ''^"^*^ enfioaux solllcitalloris réité- 

AnlaaJ^^^nîW ^^9^ ^^ ^^ûû» e^ apparut sous la forme 

flI^^^'^^lK^ ^ "" homme suppliant, le visage triste 

t+ À* "V K 'fit * D et ensanglanté. Je suis, dit-il, un mar- 

-*- -^ >^ W: Tu ^ tl chand de tojle de Lân-tch'eiig*hieii. 

S'fê^Pfili'^'tfc ^ ^'^^ ^^^ assassiné par un certain Tchâng 

J?'1&®Fï^Tft'^i!A ^® le-hien, qui a enterré mon cadavre 

^mi^^lt^m^ S4ir remplacement une vieille meule 

iS'S^ Qj^^^^S^ ^^^^' '* ï"*^ été djt que vous deviendrez 

^^ itf* =il lî=r MB W SM ^fl> sous-préfet de te^hien, etqu*alorsvous 

vK 5C fT ^ >B* 7R W me vengerez. Voilà pourquoi je vous 

'^ÉÈ ^^^Ji.^^ suis sans^esse. J'attends ma vengean- 

|E j{(r S£ ^ S ^ ^ isfe ce. Vous serez reçu licencié en telle 

SwS^252^ ^"°^^' ^^ docteur en telle année... Cela 

m WL m -^^ W "^W tï5. dît, le koèi cessa 4'être visible. — A 

^Mà%^^^i^^ r^poque dite, le bachelier Limi fut 

— • _^ iMr ^ Pf ^ s dT *^^^ lice.qcié. 11 se présenta pour le 

"^^^'--'^2^ doctorat avec confiance, mais échoua. 

^^ H ^'ty::|p:£# Vexé, il dit to^t haut: Il paraît que les 

1^ ^ ^ M ^ M ÉÎF ^^^^ "^ savent pas tout. — Aussitôt la 

^ ^ 4b rfc &P ifC !> voix lui répondit: C'est votre faute. Sou- 

W >Œ to ^ W» sW -^^ venez-vous de la veuve, à laquelle vous 

^ Zl ^ !^ ^ f^ ^ avez fait outrage, tel mois, tel jour. Les 

hommes n'en ont rien su. Mais aux en- 
fers vous avez été jugé, et ditTéré, pour 
votre faute, jusqu'à la session prochai- 

' ^ W* M 9t ^ SSi ^ ne. — TrèB saisi, le licencié s'amen- 

' .ju jM^ Ff tA: -4^ ^ ffî ^^ sérieusement. A la session suivante, 

"^ ^ --^ ** ^"^ *^®^^ docteur, et envoyé comme 

-W SH ^ W W P ® sous-préfet à te-bien. — Comme il se 

* ^ :S^ ifi ^ S 4V ^ promenait dans sa ville, il vit une vieil- 

' — ^ ^" le meule qui gisait sur un terrain vague. 

Il la fit enlever, et creuser à cette place. 






M^^^^Q0 On découvrit un squelette. Aussitôt le 

sous-préfet ordonna d'arrêter le Tchâng, 
lequel, examiné juridiquement, avoua 



zmm^M.^^ 



m ^ "^ ^ ^ ^ son crime et en reçut le châtiment. 



108 — 54, 55. 



#4* 4(r ^' gH ^J 55 Voye» InlroducUon VII. — Ce texte est tiré d'un 

Wl ^^ 4 wM ^" retueil du dijc-huiliôme siècle; mais les noms de Tille 

1^. (ri J^ ^^ '^^ j^ employés dans le récit, le font remonter à un« époque 

^^ J^ '^^ ^"^ ^ •""^ beaucoup phis ancienne. — Les koH ne lisent pas dans 

7i .Bfl 41^ ^? 'fê ^B l'avenir. Mais, ponr les consoler,- le juge infernal leur en 

y JV-I \mU i^ **. - découvre parfois ce qui les concerne. 



S5 



^ 2^ ^ Jénn-kleatcheu, de U-fai (Chân- 

fi" 15 S tS «Ki ^ tong), vendait des pelleteries et des 

^ ^ y^ }Sè ^ ^ feutres. Comme il allait pour son com- 

S 5: ^ I S merce au Chàn-si, il rencontra en route 

^ ^ iffi /V it ^ on certain Chënn-tchout'ing, qui lui 

^ •p 1^ P ^ "JS plut tant,, qu'il fit avec lui le serment 

Wî ^ ^ ^ "S â& ^® fraternité. Pendant que tous les 

. Ç ^ deux faisaient leurs affaires au Chàn-si, 

2f£ ^ ^ j^ M ^ le Jénn tomba gravement malade. Le 

^ 361 2^ i^ MK JgP Chëon le soigna charitablement durant 

lU i^B 77 lA. ^rt. ^ une dizaine de jours. Se sentant mourir, 

J3 w! M t^ 1± «î le Jénn lui dit: Ma famille est peu 

3l |}5 @S^ — ' 3^ !^ fortunée. Elle compte huit personnes, 

JL^ & , « -jr ^ qui vivaient toutes de mon négoce. 

yii^ «^ ^1 M AzÈ^t Voici que je meurs en pays étranger. 

ro |W =p ^li j@ 4^ Je n'ai que vous à qui je puisse confier 

j^ "^ ^ |§ ^ ^ mes Intérêts. Dans mon sac, vous trou- 

■rfc* «fc^ A ^& ^ vere? deux cents taëls. Je vous en don- 
ne cent, sur lesquels je vous prie de pré- 



n^ WL ^ ^^^^-^ ^6 P*'^'^ ^® "^^" ensevelissement 



Veuillez faire tenir les cent autres à 
ma famille. Dites aux miens qu'ils 
cherchent mon cercueil, et m'enterrenl 



Q î|fe ^ SI "P ^ ^^"^ ™^" pays... Cela dit, s'appuyant 

rfc JH As Wk fô Vi ^"' ^°" oreiller, il écrivit péniblement 

I ^ >m ra n il quelques mots d'adieux aux siens. Le 

A RM TO H P ^ soir il élalt mort. - Le Chônn dépensa 

fS ^ ^ )^ ^ ^ ^^"^1 ^ ^^^ ^^^'^ ^^^^* '"^ acheter un 

"tt -"^ _M- S -Jt- ^ méchant cercueil, qu'il confia au!^ 

-•>. ^ :^ « Tv S bonzes d'une pagode. Puis il prit l'ar^ 

^ ^ îlll ft ^ A g^nt et le Teste, etparlit. il ne retourna 



-- 55. — 109 

^ J^ ^ ^ ^ 1M pas âu Chân-tong. Un an plus tard 

ZM ^ 7^ 4ri iW ^ seulement, la famille de Jénn-kien- 

^ w tcheu apprU par hasard qu'il était mort 

^ ^ 7 ]jitâ Ib ^ ^^ Ghàn-si. Son fils Jénn-sioa, qui 

W MS ^ ^ ^ ^ ^^^^^ dix- sept ans, dut interrompre ses 

S jfc. ^^ ^ -g. ^ études. 11 demanda à la veuve sa mère» 

Ss kA ^ ^\ ^ la permission de rapatrier le cercueil 

ffijî SI Q ^ "S ffi ^^ ^" P^^^' Craignant de le perdre lui 

Wl ^ "^ & ^ ^ aussi, la niére n'y voulut d'abord pas 

^ ^ ^ ^ 5 consentir; mais enfin elle céda, et le 

® ^ Trr ft 5c îB laissa aller, en compagnie d'un vieux 

^ §K ^ an f^ >f^ serviteur fidèle. Six mois plus tard, le 

jeune homme revint avec le cercueil 
de son père. Après les funérarlles, la 



ii#Sg^#^ 



^k ^ ^k tamille se trouva dans la plus extrême 

z-nnnM:^ , „ ^ „ ,„. 

^M \ J^ W^ ]^ J^ quand, à l'examen triennal des bache-^ 



pauvreté. Cependant, à l'expiration du 
grand deuil, Jénn-sioa fut reçu bache- 
lier. Mais bientôt sa conduite laissa à 
désirer. Il devint joueur. Sa mère, fem- 
me de mœurs austères, en conçut le 
plus profond chagrin. Ce fut bien pis. 



liers, Jénu-sioa fut classé liors série, 
à la queue. La veuve ne fit plus que 
pleurer, et cessa de manger. Le fils 



?S ^ ^ j^ ]^ f^ rentra en lui-même, fit amende honor 

^ îS ^ ^ A -3^ rable, s'enferma, étudia avec acharne- 

^i ^ "S ment. A l'examen suivant, îj fut classé 

w flU Wf Bh iPc ^ parmi les meilleurs. Sa mère lui con- 

^ kéi ^ ^ ^ 1^ seilla alors d'enseigner des élèves. 

5S? iKS ^ ^ ^ Jtf^ }l^^i^* à cause de sa conduite passée, 

3£ TO 3^ » tt *p personnene voulut lui en confier. Alors 

^ )^ i^ ^ ^ 'i' son oncle maternel, un certain Tcbââg, 

^ ^ 3 \M. ^ A^ ^"^ faisait le commerce à Pékin, lui 

•^ ^ ^ ^ ^ ^ ofl'rit de l'emmener à la grande ville, 

iM ^ ^ W ^ yJ pour qu'il pût y chercher un emploi. 

ifl ^ J^ MSL ilc i& Jénn-fiiou accepta, et monta vers Pékin 

avec son oncle, en barque, parle canal 
impérial. Quand ils arrivèrent au port 



^nmiêizm 



^^ ^ SI ^ fr IS deLinn-ts'ing, une flotte de jonques 



uo 



— 55. — 



i^zw±mx-Am 
BmznmM,mêB 



chargées de sel obstruant le canal, ils 
durent s'arrêter et passer la nuit. Le 
clapotis de Peau et le bruit des voix 
empêchèrent Jéim-sioa de fermer Toeil. 
Quand la nuit fut plus avancée, il en- 
tendit que, sur la barque voisine, on 
jouait aux dés. Aussitôt son ancienne 
passion \s reprit. It tira une ligature 
de sa besace, et allait se lever, quand 
il se souvint de la promesse faite à sa 
mère. Il se recoucha. Les dés roulaient 
toujours. Enfin il n'y tint plus, prit sa 
ligature, se leva, et passa sur la barque 
voisine. C'était de fait un tripot, où 
deux joueurs jouaient gros jeu. Il s'of- 
frit cominB partenaire, et fut agréé. 
Bientôt un quatrième survint, et le jeu 
devint très passiouné. Coup -sur coup, 
Jénn-sioa raflait tous les enjeux. Les 
trois joueurs achetaient leurs sapéques 
au patron de la barque, avec des billets 
de banque. Jénn-sioa gagnait tout. — 
Son oncle Tckàng s'étant réveillé sur 
sa barque, constata que son neveu avait 
disparu. Ayant entendu, sur la barque 
voisine, le bruit des dés et des sapé- 
ques, il comprit où il fallait le cher- 
cher. Il y alla, bien résolu à le ramener 
de force. Mais quand il le vit assis sur 
un monceau de ligatures, il appela les 
gens de sa harque, pour les faire porter 
à son bord. Ils en transbordèrent plus 
de dix mille. Enfin, les joueurs n'ayant 
plus de billets, et le patron plus de 
sapéques, le jeu cessa, et l'on se sépara. 
Bientôt l'aube blanchit, et le moment 
du départ des jonques arriva. Le pa- 
tron examina à la lumière du jour les 
billets qu'il avait encaissés durant la 
nuit. C'était de ce papier que l'on brûle 



56 


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— 55, 5(>. — 111 

pour les morts. Impossible de retrouver 
les trois joueurs, il alla demander des 
explications à Jénn-sioa, et commença 
par s'Informer de son nom. Dés que 
celui-ci se fut fait connaître, ie batelier 
s'en alla la tête basse. A son tour 
Jénn-siou prit des informations, et ap- 
prit que le batelier s'appelait Chènn- 
tchont'ing. C'était Thomme dont il avait 
entendu parler, quand il était allé au 
Chàn-si chercher le cercueil de son 
père; l'homme qui s^était approprié les 
deux cents taêls laissés par Jénn-kiôn- 
tchen. La lumière se fit dans son esprit. 
Les joueurs de la nuit étaient des koèi, 
qui avaient vendu à Chônn-tchonVing 
pour deux cents taêls de faux billets, 
et lui avaient fait restituer en bonnes 
sapéques, au fils de sa victime, l'équiva- 
lent du tort qu'il lui avait fait jadis. — 
Jénn-siou confia son gain à son oncle, 
qui le fit valoir dans son commerce. Dix 
ans plus tard, Jénn-sioa était un per- 
sonnage notable et un gros richard. 

Voyez Introdiiction VII. — Quand des koèi s'em- 
ploient ainsi pour le bon droit et la justice, ils le font 
par ordre des juges infernaux. — Il y a des ligatures de 
diverses valeurs. Le cours de l'argent est aussi très 
variable. Jadis l'argent était 1res cher, et le cuivre bon 
marché. En tout cas, actuellement on n'achète pas^ pour 
deux cehts taëls d'argent, dix mille ligatufes, àiême des 
plus petites. 



66 



Le lettré Tch^èe* assez peu aisé, 
était un buveur émérite. Pour qu'il pût 
bien dormir, durant la nuit il lui fallait 
encore vider trois gobelets. Aussi dé- 
posait-il chaque soir un po| de vin à 



i\2 ^ se, ^ 



3j^ Ji W ^ ^ ^ ffift ^' tenait de s*éreiller ^t se retournait, 

*^ "^ J ^ ^ ^ "* il s'aperçut que quelqu'un était couché 

^ »tm^ ^ ^Wk ^ c^^^ ^^ lu^- ^u toucher, fl sentit un 

^ % *& >@ 4fi *{& tÉ ^^^^ ^^^'" ^^"^ ^'^^ qu'un chat. Il al- 

^ ^ M ^ ^ al£ ]^ ***™^ ^^ lampe, et vît, couché dans la 

^ ^ i9 'Bl Jiil lIlH IHl couverture, ufl renard îvre^raort. Il 

^ -^ — ptt tt S}^ 1^ examina alors son pot à tfn, elle trouva 

Hffl Ji& 1C "M* p;? >fl^l ^î<le... 11 parait qu'il a les mêmes goôts 

^ ^ â » 1^ que moi, se dlt-fl en rlafit. Puis 11 se 

^ «M J|P ^ ^ "^ W recoucha, sans rien faire pourréyelller 

^ ^ iil >^ ^ BS\ A. ^^ re&ftrd; laissant seulement la lampe 

W>& .^ ffl 7* 20 -H- alluïnée, pour voir commeHt il se 

^ W ^ T% wi ?T transformerait. — Vers minuit le renaid 

W ^ *fô; ^ IK ^ ^ bâilla et s'étira... Ave;^ vous bien derroi? 

^ ^ ^ Pf >k» ifff ^ '"^ demanda le Tch'ê«, en soalevaot 

^ ^ *^ couverture... Un charmant jeune 

S ^ ^ ^ '^ ^Ij «^ homme sauta du lit, lu) fit la révérence, 

jp. S Iplf 4: ^ -& ^t ï® remercia de ne l'avoir p^s tué 

durant son sommeil... Revenez quand 
vous voildrez, lui dit le Tch'êe, et ne 



rendormit. Quand il s'éveilla, au matin, 
le renard avait disparu. — Le soir 
venu, il prépara quantité double de 



zi^w^^^m 

]j[t] ^ iS 4^ ^ ^^"^ défiez jamais de moi... Puis il 

^ flS €r i@ il ^ ^ ^'*"- ^^ ""*'.' ^® ^^^^^^ vint le trou 

â ii ^ 3^ i£ vH ^ ^®'^* '" Vo'^s n'êtes pas riche, dlt-il au 

^L M 5 S 2l -fe Tch'ôe; il convient que je vous aide à 

« :^ «^ IK JSc * R9 payer notre vin. A sept stades d'ici, 

i^ - ^ ^ H ^ « . . 

"F" ^ l/S ^ >2 ^^ ^ i^"''- ^ Tch'$e trouva de fait l'argent 

^ '^ ^ Rl| >2l 'îSt ^ Ati fond de votre propriété, vou^ trou- 

a^ & lif^ ^ 4t^ V^ tSi verezun trésor enfoui... Le lendemain, 

n^2tl^ le Tch'ôe ayant creusé à l'endroit Indi- 

^ kX ^ ^ ^ Z W» que, fléterra plus de cent ligatures. — 



vers le sud-est, vous trouverez sur le 
chemin deux taëls d'argefït perdps par 
un passant; allez les ramasser, au petit 



à l'endroit indiqué... Le soir il prépara 
un petit extra pour son hôte. — Je n'ai- 
me pas à être en reste, lui dit le renard. 



— i>0, 57, — 113 



^^ |g[ jj^ ^ l|jf Unaulrejour, le renard lui (Jit: Aujour- 



d'hui on apportera au marché une 
grande quantité de sarrasin; Achetez 
tout. — Le Tch'ée fit ainsi. Il y en 
ê5 ^ ^ $? f ^ ^^^*^ quarante piculs. Tout le monde 

ap ^ M nr fS ^^ moqua de lui. — Or cette année-là 

-/C Œ. Wi ^j 1^ il ne plut pas. On ne put semer que 

T^ $ ^ @ ilf'i ^" sarrasin. Le Tch'ée revendit ses 

>|> Arf" jiZ ^ afir quarante piculs, comme graine pour 

^ ^ S ^^^ semailles, plus de dix fois le prix 

i^ "^ ® jif d'achat. — Bientôt il fut propriétaire 

" " de deux cents acres de terre excellente. 

Chaque année il demandait au renard 
ce qu'il fallait semer, aussi récollait-il 



Mmmm 






5l5 fâ ^ ^^ chaque année une pleine moisson. 

W JWif-Jltl* 

^ ^ M ^ ^ ses flis et filles. Quand le lettré fut 



Le renard était Tintîme et le protecteur 
de la famille. Il appelait la femme du 
Tch'ée sa belle-sœur, et ses enfants 



^^W0l 



mort, le renard disparut. 

Voyez Inlroduclion XX. — Les renanls, très liants, 
se cherchent des amis parmi les hommes. Ils sont cxtiê- 
roement friands de vin. L'odeur du vin, ou de» ivrognes, 
les attire. -— Le renard prend forme humaine, et l.i 
c(Jhserve, par un acte de sa volonté. Quand il a \wr- 
du connaissance, par le sommeil ou par l'ivresse, sa 
forme .inimale reparaît spontanément. — Los renards 
ont connaissance des objets perdus, des trésors enfermés 






j^ ^^- «j5^ OU enfouis. Ils peuvent à volonté se les approprier, ou 

H H^ ^C '^^ indiquer à leurs amis. ~ L'avenir météorologique, si 

^^ j^p^ •- important en Chine, leur est aussi connu. — I.a culture 

Eêt QA xP chinoise est toute différente, selon qu'il a plu ou non au 



printemps. Le sarrasin, dont la croissance ne duie que 
quelques semaines, peut être semé encore à l'arrière* 
saison, quand les pluies du printt-rops ont fait défaut, et 
que celles de l'été ont été peu abondantes. Dernière res- 
source. Comme on n'en cultive que peu on pas, les bon- 
nes années, on ne se procure que difficilement la graine» 
quand l'année est mauvaise. 



57 



Un jeune lettré de Lf-tch'eng 

"jF ^ Jâ. (Chân-tong), Yïnn-t'ienkoan, était fort 



15 



iii — 57. — 



■j^ ^ ^ ]|| 1^ pauvre et très brave. Près de la ville 



^ in ® ^ îfeSr 



se trouvait une grande propriété, bâ- 
^- timents et jardins couvrant une super- 

^ ^ '^ SXi ^ ficie de plusieurs dizaines d'acres. On 

jl* B$ !^ — • ^ ^'^^^^ ^" '* ^'y passait des choses 

W /* J^ 'j^ K extraordinaires, qu'elle était hantée. 

i^ fS }(B lS ^ Aussi était-elle inhabitée depuis long- 

gg Jt '^ ^ ^ temps. Même en plein jour, personne 

iS^ g^ gjj jtt >^ "'osait s'y aventurer. Les armoises et| 

^7-^/71 ^ yV jgs lonces avaient tout envahi. — Un 

M W ^^ ^ i^"^' qu6 Yînn-t'ienkoan buvait avec 

BH kf *g» -^ .^ d'autres jeunes lettrés, ceux-ci le pro- 

*ttt: -Ô ^ -^ ^ voquérent en ces ternies; On te dît 

j^ ™ ^ ^ IrI brave. Si tu oses passer une nuit dans 

•^ ^ ^ J^ la propriété hantée, nous nous cotise- 

rons pour te payer un grand dîner. — 
Tope ! dit le Yïnn. — Il roula aussitôt 
sa natte, et s'achemina vers la propriété 
^ B -^ g ^ abandonnée, escorté par tous ses amis. 

Arrivés à la porte, ceux-ci lui dirent 
en plaisantant: Nous attendrons ici 






¥ pT W ê 55^ 



^ ^ 9^ ^ ^ quelque temps; quand tu auras peur, 
M iâ ^JIHl ^ M^ tu n'auras qu'à crier, et nous viendrons 
jfà ^ é»^ LA -* *à ton secours. — Soyez sans crainte, 
y\ ^ S I^E /V dit le Yinn ; demain je vous dirai exacte- 
55 ^ -^ i# ^ ment, si ceux qui font le sabbat ici, 
4K ^ §8 -— '^ ^^"^ ^^^ revenants ou des renards. — 
^ ^ ^^'^ ^'^' '^ ^^^'^ s'engagea dans la 
^ Vti -Ç /S "^ propriété déserte. Plus trace de sentier 
JjS ;^ ^ ^H^ Si ni d'avenue. Un inextricable fouillis de 
g^ 44^ -ii m ^ hautes herbes couvrait tout. Le crois- 
se tX /x ^^ m sant de la nouvelle lune, donnait une 
^ ^Ê ^ j^ i^ faible lumière, juste assez pour permet- 

'iH -Q^ -J^ ^ ^ ^'^ ^" ^^"'^ ^^ ^^ frayer un passage 

S ^ S m ^ jusqu'aux bâtiments, et de trouver la 

Ts H ^^ 1 J ©C porte. Il traversa les cours antérieures, 

^ S Wi ^ ^ ^^ poussa jusqu'au perron du bâtiment 

QfL ^ ^»gj Q — principal, une grande maison à étage. 

"'^ ^ ^ 2 ^''^ '""® descendait derrière les mouta- 

/rti î^ iÇ o W »"^s à. riiorizon, faisant se détacher 



— 57. — 



^n<Si^mmB<s^m 
^î^^B^mm^m 



^A 



^^mAmimmt^m 
i^Bm±r>mmTm 

^^Ammmmmn 
^m^^Am:r^^z 



sur le ciel la ligne ondulée de leurs 
sommets. Le Yînn contempla longue- 
ment ce silencieux et beau spectacle. 
Il n'est pas vrai que cette propriété soit 
hantée, se dit-il. Il étendit sa natte sur 
le perron, disposa une pierre pour 
oreiller, s'étendit, regarda longuement 
les étoiles, et allait s'endormir, quand 
il entendit un bruit de pas, comme 
d'une troupe nombreuse. Un homme 
parut, vêtu de noir, qui portait une 
lanterne. Quand il aperçut le Yïnn, il 
s'arrêta, et dit à ceux qui venaient der- 
rière: il y a ici un homme vivant. — 
Qui? demanda une voix. — Je ne sais, 
répondit l'homme à la lanterne. — 
Alors un vieillard s'avança, et examina 
le Yïnn, qui feignit de dormir. C'est le 
lettré Yînn, dit-il. Peu importe. Faisons 
nos affaires. Il ne nous en voudra 
pas. — La troupe entra dans le grand 
bâtiment à étage, qui resplendit bientôt 
de lumières. Alors le Yînn flt semblant 
de s'éveiller. Le vieillard s'approcha de 
lui, se prosterna, et lui dit: Je marie 
ma fille cette nuit. Je n'ai eu aucune 
intention de vous déranger. Veuillez 
ne pas m'en vouloir. — Le Yînn salua 
et dit: Si je l'avais su, j'aurais apporté 
ma contribution à la corbeille de 
noce. — Trop heureux de votre pré- 
sence, répondit le vieillard. Votre per- 
sonne faste écartera d'ici tous les influx 
néfastes. — Le vieillard appela sa fem- 
me, une dame de quarante ans passé, 
et la présenta au Yînn dans les formes. 
A ce moment les accents d'une musi- 
que se firent entendre, et un courrier 
vint annoncer que le marié arrivait. 
Bientôt le corlége déboucha. Le marié, 



116 



- ùl. — 



±Aii,M-# Alliez 



un beau jeune homme de dix-huit ans 
environ, fit son entrée. Après les sala- 
lalions, dont le Tînn eut sa part, od 
s'assit. Vin et mets furent servis dans 
une vaisselle de jade et d'or. Puis la 
mariée fut invitée à sortir. Elle se fit 
attendre, selon Tusage. Enfin elle parut 
avec ses servantes, en brillant appareil, 
salua, puis s'assit à côté de sa mère. 
On versa encore une fois le vin dans 
les gobelets d'or. — Cet objet, se dit le 
Yînn, pourra me servir de preuve, 
quand demain je raconterai à mes amis 
ce que j'ai vu celle nuit... et il glissa 
son gobelet dans sa manche, accota sa 
tête sur la table, et feignit de dormir. - 
L'hôte est ivre, se dirent les gens de la 
noce; et ils ne s'occupèrent plus do 
Ylnn. — La musique joua, le mari^ 
partit, emmenant la mariée. Les ser< 
vants desservirent les tables et rangè- 
rent la vaisselle. Ils constatèrent qu'il 
manquait un gobelet en or. — Ç'esl 
l'hôte qui l'aura pris, se dirent-ils. - 
Tenez-vous tranquilles, dit le vieil 
lard. — Un instant après, toutes li 
lumières s'éteignirent. Le Ylnn leva l| 
tête. La propriété était déserte et silei 
cieuse, comme elle était quand il 
était entré. On sentait seulement encoi 
l'odeur du vin et des ragoûts. 
L'orient blanchissait. Le Yînn son 
paibiblement, le gobelet dans sa ma 
che. Ses amis l'attendaient à la port^ 
En le voyant frais et dispos, ils prêtes 
dirent qu'il était sorti furtivement ij 
soir et rentré le matin. Il leur coni 
son aventure, et exhiba le gobelel 
Sachant bien que, pauvre comme 
était, il ne possédait pas un objet ausl 



— 57, 58. -^ 117 

'*^ BO -A tft '^ >\ ^© ifife précieux, ils crurenl son récit. — Plus 
^ ~7^ ^ t^ "W ^ 1^ S ^^^^ Tînn-t'ienkoan devint docteur, et 
4^W"^:ft^'^§r mandarin de Fôi-k'ion. Une famille 
"^Wi^^-jui^^^^ Tchôu fort riclie de cette ville, l'invita 

à dîner. Pour lui faire honneur, le 
maître de la maison ordonna d'apporter 
ses gobelets en or. Le domestique re- 



^ibi^^ A%Wi^ ^*"^' ^'^ ^"^ ^'^ "" ™^^ ^ roreille. Le 

maître parut mécontent. Un instant 
après, les gobelets furent servis. Le 



m:kfifxni^m 



^9P^^^X@i^ Tinn constata qu'ils étaient absolument 

^^^WJRfê^^ pareils à celui qu'il s'était approprié. 

-^ >© ntt no *é 5^ ^"^ dit le maître de maison, que j'avais un 

tt .^, J^ ^- "f* iH* ^ iê service de huit gobelets pareils. Depuis 

t& 4^ â lK3 Ari Hf ?b^ # ^^^ ^"^ '^ ^^^^^ ^"^ '^^ contenait n'a 

^L :^ a W isp E ^ ^ pas été ouverte. Je l'ai fait ouvrir en 

^ "^ ^ îfil ;^ ^ 31 ^ votre honneur. Voici qu'on m'annonce 

iSS ^^ j^ ^ ^ Mt lut -bt <!"'*' manque un gobelet. Mon service 

§5? ^ -> Jtn Îj- T3!fc 43ts ®^^ dépareillé. — Je pourrai peut-être 

BC /7 ^ SB 11 $^ ils le rappareiller, dit Yînn-t'ienkoan. — 

^ ^ ^ îS^ i§ ^i) P Q"^'^"^ ^' ^"^ ''^"^^'^ ^^^^ ^"^^ ^' ^"^^y^ 

Sn Btf lAi ]èI? n "A* 6îÏ ^^" gobelet à Monsieur Tchôn. C'était 
« m^^^ Ù.^ *® huitième. - Monsieur Tchôu alla le 
^ ^ ^ !^ yV îW ± remercier. Le mandarin Yînn lui racon- 
ta 3l£ ^ ^ ièSk fS\ J^ ^^ ^^" histoire. — Il est donc parfaite- 
W -hh ^ fis ffl 6lf ^Ê ^^^^ prouvé que les renards emprun- 
^ 5m ^ m *vi fyï PU tent des objets précieux, les transpor- 
^^ ^ 5E -& IÏ3" ^ i tent à mille stades de distance, mais 
A> -^ S 4ê ;^ ââ A *^^ restituent ensuite. 

T^ M ^ H ^ ^ W 

M e » ^ n ^ ^. 

M â| ^ >ft ^ A ^ 

l?i «E :> ^ 'ftfeï >ÉÈ. >ô^. ^^"^ ^® ''^^"^ ^^ l'empereur Où-ti 

« ** ^ ti ^ ^ ^ ^®s "^^^"^^ (265-289), à Heûe-kien 

^ =1^ ± ^ M 3^ K (Tchéu-li), un jeune homme et une 



Voyez Inlroiluclion XX. — La croyaDce que les 1 
renards empruntent ce qui est à leur convenauce, poil 
le rapportent, est générale dans le nord de la Chine. 



58 



UH — 58, 59. — 

59 A jH ^ A jeune fille s'aimaienlel s'étaient promis 

m ^ yj' jgu ^ mariage. Le jeune homme fut pris pour 

^ ^ -^7 wV 3s le service militaire, partit, et ne revint 

Ib y^ pB 9v >?^ PS^s durant plusieurs années. Les pa- 

^ ^ 1^ J?* i^ *^"^^ ^® *^ jeune fille la donnèrent à 

S S ^ >^ ^ "" autre. Elle protesta. Ses parents la 

j^ ^ ^ ^ "tT livrèrent quand même. Elle mourut de 

[^ ^ ^ ^ ^ chagrin. — Le jeune homme étant 

A® »g n^ tq, revenu des frontières, demanda où était 

W ^H rra "^ S3 promise. On lui dit ce qui était ar- 

TË W Îct -7 5ê nvé. 11 alla pleurer sur sa tombe; puis, 

A^ *fâr ^ M^ ;^ ne pouvant résister au désir de la re- 

•ftZ xSI "^fc II^ Srt ^^''^' *^ <^émolit le tertre et ouvrit le 

îtr ^ HE Tw fW cercueil. Aussitôt la morte revint à la 

^^ ^ ^ ^ i* ^*®' ^* ^^ P*'^ ^"*' ^^^ ^^s ®^ *^ P^'*^^ 

Vi ?^ ^ ^^^^ ^"'* ^" ^^"^ ^® P®" ^® temps, elle 

5x ==sp gg trouva valide. — Alors celui à qui 

les parents l'avaient donnée, la réclama 

>y^ ffl ^ ^ ^ P^^ devant le mandarin. Celui-ci n'osa 

t^ iiù &4 iâ 'Vt P^^ décider, et l'atTaire fut déférée au 

WL ^n w»l fn -#>* grand-juge. Le verdict fut: «Ce cas 

^ ^ ^ ^ 5^ tians lequel une fidélité parfaite a tou- 

^ ^^ W ÊD FÈ ^^^ '^ ^^®* ^^ *^ ^^^^^ ^" point qu'ils 

^ ^ ^ ont fait revivre une morte, ne doit pas 

être décidé d'après les lois ordinaires. 






^ ±mmm 



^ âtfi ffi P9 ^"® ^^ ^^^^^ ^^*^ donnée à celui qui 






ouvrit son cercueil». 

Voyez Introduclion IX. 

59 



Oû-t'ang était originaire de Lôu- 
ling (Séu-tch'oan ). 11 était passionné 

. pour la chasse depuis son enfance, et 

S. ^ "S -2 ^^ habile tireur qu'il ne manquait ja- 

^ J3J -*g^ ^ mais son coup. Un jour de printemps, 

fs ^ ^" *' ^^^^' ^^^^ chasser accompagné de 

JK :^ 3S son fils, il rencontra un chevreuil qui 



— 59, 00. — 119 

^^ tïS ^ ^ M^ fS }on^\l avec soQ faon. Le chevreuil 
jtî ISC Pî .—« tlâ ^ flairant le chasseur, voulut faire fuir le 
7} yC t-I "~* H»^ J5P5 fjjQjj 5jj,jg jg pauvre petit, sans expé- 

\ -"^ 5^ si, 1^ ^ rience, courut au contraire droit à Oû- 

|d^ ^^^ 1^ ^ 7^ ES t'ang, qui le tua d'un coup d*arbaléte. 
^ ^ i2 ^ m S ^"*^' posant le faon mort bien en évi- 
w ^ ^ ^^ ^ 1^ dence, Où-t*ang s'embusqua dans les 
^ iê S' -5! ^ W broussailles, à portée de trait. Bientôt 
Ih -7- M ^ A '^ chevreuil revint, bramant piteuse- 

-"^ ^ "^ ™ i^ j^ ment. II s'approcha du faon, le lécha, se 

W ^ ^ ^ ^ couclia à côté de lui. Oû-t'ang le tua 

îif ^ â SI d'un nouveau coup d'arbalète.— Son fils 

'^ t=i vl sortit des broussailles et alla examiner 

les deux bêtes mortes, tandis que lui- 
même rebandait son arbalète. Soudain 
la corde déclancha, le trait partit, et 
_ perça l'enfant. Jelant son arme, Oû- 

5® BîS* ^ S ^ t'^nq embrassa son fils en se lamen- 

*fâ^ ^ 'j^ rfr dfc. tant. — Alors une voix retentit, qui 

"^ -^ ^^ ^^ dit: Oû-t'ang, penses-tu que le che- 

vreuil n'aimait pas son faon autant que 






*^ii^ 



Texle lire d'un recueil du neuvième siècle. — Voix 
du génie de la roièl, patron de ses habiUinls. 



^ j^ 1^ ï& lîfr ^^' ^^" ^'*^^- ^^ *^"^'^ ^"^ Oû-t'ang 

S #fi ^ £3 Ai épouvanté regardait de tous côtés, ur 

S ^ ^*^^® s'elauçant du hallier, lui arracha 

"^ ^ "fô Vv B3 un bras. Il se traîna jusqu'à sa demeu 

^ [jH a Ig -èy re, et mourut la nuit suivante 

^ m nu m 
zm 

&^ SB iSî r?rt ^"® famille très riche n'avait qu'un 

^ ^ i^f xr* fils unique extfaordinairement aimable. 

5lS ^> 'Pi yb Comme le jeune homme flânait sur le 

^ ^ ^ ^Ê. n^arché, il vit une belle jeune fille, qui 

- ^ ^ vendait de la farine de lin. Il s'éprit 
d'elle, et, pour avoir un prétexte de 



H -Bl 



60 



% ~ ô iflî 



È î& ^ X ^ rapprocher, lui acheta un paquet de 



120 — 00, — 

"(^ B 4$ ^l) ^ @ farine. Depuis lors, chaque jour il alla 
ii S fi ffl ? fi* ^^ au Qiarché, et acheta chaque fois un 
^ ^ ^ ™ -^ ^ » paquet de farine, sans rien dire d'ail- 
^^^^ ii M ^ ïeuï^s- - A ïajongue, la fille se douta 

de quelque chose. Elle parla la premiè- 
re. Le jeune homme étant revenu, elle 






'JK ^ "ii. ^ ^^ W lui demanda: pourquoi achetçz-\ous 

ma farine? — Pour Taraour de la marH 
chaude, répondit le jeune homme. -^ 

-^- _ La fille fit la moue, mais, au fond, elld 

^ ^ ^ M.i^ "iî fut touchée. De fil en aiguille, les deuij 

^ ife ^ •'^^ ?Ê M rtj j««n^s gens convinrent d'une enlrevui? 

^ 1? 2^ ^ sS ^ la nocturne. Le jeune homme disposai 

liX yx & y\j BT -W W tout. La jeune fille fut fidèle au rendez] 

^ ^ Wi "^ liX ^ ^ ^^"^- La joie du jeunehomme fut telle, 

Ktt' iiâ 3KÉ fâ îÉ/ ^ YB ^i"'** ^" tomba mort. La jeune fille efn 

'^ m ^ .© m |,,3yég s'enfuit. Le lendemain elle élai 

:X ^ ll^Mli JQ; iS *• au marché à sa place habituelle. -J 

^ tyi ^^ liX ^ ^ Quand Theure du déjeuner fut venue 

'jr ^ ^ kïî BB ^ 4SSi ^^^ parents du jeune homme, étonnés 

>T* w ISi /4l ™ ^ W: de ne pas le voir, allèrent à sa chambre 

i g 3^^ )îff ^ ^ J^ et le trouvèrent morL Ils le mirent en 

'i^ ifr itl W iMl M ^ *^^^*®' P^'^ examinèrent ce qu'il y avaii 

^' -î> a m^ a m ^^"^ ^^^ ^^^^'^^- ^^^ trouvèrent plus d( 

iiX 'jC Mi ^ 1^ S '^ cent paquets grands et petits, de farim 

llpi^îW^^^^ ^® '"^' "" '^^™^^^^^^- c'est cette farini 

^ ^ è^ r±i 3a* M^ Jk Qui a tué notre fils. Ils allèrent ai 

B '^ ™ "ZT te 2VS >2^ marché, découvrirent la jeune fill< 

:^ «^ ^ ^ ^ '|l[ ^ parmi les marchands de farine de lin 

H ^ ifl ^ ^ S)t '^ et constatèrentqu'elle pliait les paquet 

;<b xi ^^ 4^ ^ ou ë3: comme étaient plies ceux trouvés dan 

â?" 5P W W Jgt TO *C les coffres de leur fils. - Alors ils li 

^ "^t^ }h ^ ^^ saisirent et lui demandèrent: pour que 

•^ ^ ^ ^ ^ **^ Z' que son secret était découvert, la fill< 

fé ^ — « ^ JS H leur dit l'exacte vérité. Ils ne la cruren 

^ M ^ B# |É Mî ^ pas, et la livrèrent au mandarin. ~ jl 

j^ ^ ^ yu -g^ |w ^ ne rçfuse pas de mourir, dit la jeuni 

ii 3% =ft ^ "^ kX Onf^ fille; laissez-moi seulement pleure 

— • H "^ "^ :ll^ ^ 59 u»^ f^»s devant le corps de moj 



— GO, 6i. — 12t 

^' âiS S§ amant. — Le rnandariD lui ayant ac- 






cordé sa requête, elle alla droit au 

cercueil encore ouvert, caressa le corps, 

et lui dit en pleurant : Vois à quelle 

extrémité je suis réduite I SI les ânaes 

des morts entendefit, je te demande 

pourquoi tu me traites ainsi? — Aus- 

^ ^ sitôt le jeune homme revînt à la vie et 

^ ^ ^ ^ raconta son histoire. Il épousa la jeune 

^^ S H ffi ^"®' ®^ ^" ^"^ ^® nombretix eiîfailts. 

i"ï Ml) B* ÎK «^ Voyçz Introduction IX. -^ Ce lexle tôt tïré d'itii 

^ÊL iSt ^ë ^^ j^ recaeil remontait «u cinquième siëde. 

^m^ Mz 

7K ^ Wfc i llï L'officier Où-tsoùngsftl avait è soft 

1^ pr ;^ ^ ^ service un ancien valet de son père, 

jn ^|K 4^ efc a 4"^ '^^ devait deux cents ligatures, 

W ^ M^ w tJ Chaque année cet homftie refusatt de 

^ llo ^ J0C ^ payer sa dette, dont les intérêts s'ac- 

^. m. ^-* ^^ ^ cumulaient à perte de vue. Un jour, 

^^ _ ^^ imnnlîpntp nn.taniiriftfiAn PnnnAlA on 



impatienté, Oû-tsoùngseu rappela en 

•^ IR "F ^^ J^ sa pré[Bence et prononça l'imprécation 

^* '{M ^ W jlfc suivante: Je ne sache fmft que je te 

S '£S S ^ :iÊ doive quelque chose du fait de mes 

^ ^ existences passées ; mais toi tu me dofs 

15 ^ wT ' — ^ .^ certainement deux cents ligatures^ et 

tu me les rendras comme âne ou com- 
me cheval!.. Ce disant. Il brûla la re- 
connaissance de la dette, et renvdyît le 
JÎO ^ — • 1^ débiteur. — Un an plas tard, Oû- 

Isoungsea était assis seul dans son ap- 
partement. Soudain le vfeux valet se 
présenta devant lui, revêtu d'une robe 
"^ ^ jK 4H blanche, et lui dit: Je viens acquitter 

rtC ©• 'jfS M\ ™^ dette. — Qu'il n'eô soit plus ques- 

5K S 1S W lion, dît Oû-tsoungsea ; j'ai brûlé la 

^ ff W M reconnaissance. — Le valet ne répondit 

ta 



^ M M ïïo 






122 — 61, 09. — 



Tiré d'an recueil ou dixième siècle. 



62 



fwl ^ ^ ^^ ^B Wi ^^^' ^^'^'^ ^^ rapparlemenl, et alla 

"tf ^ ât r« ^ jni* droit à récuiie. Un instant après les 

:« K! HE 1^% ^ ^K palefreniers venaient annoncer, qu'une 

^ W <% ^ "^ ^ jument venait de donner le jour à un 

^JS ^ ^ À Rfl S ^^^" poulain blanc. — Où-tsoungsea 

m ^ Hk4 Tl -> a ^^ prendre des informations au logis 

S B^ W A ^ ti du valet. II venait de mourir. ~ Le 

liX ^0L ^a LU TZ ^ poulain devint un cheval. Oû-tsoungseï 

Il H ^ ttD Ma ^ ^® vendit, et en retira juste le raontani 

^^ {f^ L^ -u- 5r de la dette. 

m^^M ^^ 

W A S "^ W^ ^" homme du district de Sông^yanj 

^ A OT J^ ]^ -^ (Tchée-lHang) étant allé couper d« 

3^ ^ll ^^ 1^ W ^ ^^^^ ^'^"^ '^ montagne, s'attarda outn 

fB\ S ^ ^ ^ y^ mesure. Deux tigres l'atlatiuérent. 1 

MfL ^ ^ «i -^ f^ grimpa sur un arbre. L'arbre n'étaij 

>JH ^ "S le ÎE § pas très élevé. Cependant, malgré leuH 

^ J© _«. Q ^ yi bonds, les deux tigres n'arrivèrent paj 

^ M ^%^ ^ttg ^*® happer. — Si Tchôu-toucheu éta^ 

^ ™ irt Jl l£ JS6 ici, dit l'un des deux tigres, cet homrai 

^ tM ^ flS j^ Iff serait vite décroché. — Va le cherchei 

^ !B^ ^ ttl /i^ ^ ^^^ l'autre; je monterai la garde, ei 

3È. ^^ <^ fm '^ attendant. — Bientôt le premier lign 

1^ -i5c """ !^ & ÏS revint, eu amenant un troisième, pla 

A iS^ ^ IÎE ^^ Wt '^"^ ^' P^"^ svelte. La nuit était n 

y\ :^ ffté ^e IWU ^^^^ g^ j^ ,yjj^ brillait. Le troisiém 

tigre bondit, et frôla les vêtements di 



f^ tfii! "S* n Wji ^ bûcheron. Celui-ci prépara sa hacbetti 

Quand le tigre bondit de nouveau, d'ui 
coup il lui trancha une patte de devaal 
Les trois tigres s'enfuirent, en poua 



ifà ^ 1(, ffî â sanl des rugissements formidables. - 

I wg ^ rtgi Le bûcheron se garda bien de desceï 

^ tÊk ^'^ ^^ ^^" arbre, avant qu'il fil grai» 

>IB r ;^ ^ ® jour. Il raconta dans; sou villaije ce ql 



— Oi, 63, — HZ 

^ G3 j^ Q m lui était arrivé. — Tchôa-toachea, dit 

*^ ^^ rTrt Ht P& ^" villa^^eois; mais c'^st le nom d'un 

^Q î^ ÎS ? homme de ce district, à TEst; allons 

f^ ^ îl^ ^ Ift ^^'^^^' -^ Ï-6S villageois y allèrent en 

ri^ ;j^ ^ Égj -^ nombre. Quand ils demandèrent à par- 

Zru T=3 '^ ^r ^. jgj. ^ Tehôu-toacheu. on leur* dit: il 

est alité; étant sorti la nuit dernière. 



^ 1^ M ^I ^'est blessé à la main.-— Pas de 



^mm 



z- A ^^ A 



doute, cet bomtne poo&ait à vi)lonté se 

i #*!£• >W A — transformer en tigre. — Les villageois 

^ W ® '^ ^ avertirent le mandanin. Celui-ci arma 

^ ^ A ^^ sateiktes, cerna le logis de Tchôip- 

% de iK touchen, et y flt mettre le feu. Soudain 

^ ^ ïR un Ugre se préoipita hors de la maison 

J^ '^ â @\ W ^" flammes, fori^a le cordon des sateU 

^ âS IfÇ' /% :& ^^^^' ^^ gagna ie large. Ou ne revU 

^ ^ ^ KA ^^™^*^ Tchôn-toucheu. 

BM ^% 6Xi Qà >fC Vojez Introduction ,\X. — extrait d'jin r^tiieil (tu 

if ^ ^' St ÔS *i»^i^i"e ièci£. 

iê M AÏ* 



J^ ^ 



^ >î^ ^ ^ A Sûmn-yaagtKoâag-si) vivait un 

yj] ^ ^ i^ ^ -chasseur de tigres très célèbre. Void 

"BF B 1^ â ^ comment il s'y prenait. Quand il avait 

,^ -- ^ iK H découvert une piste, U y disposait une 

A JBHi '^ ^ >ë arbalète bandée. Le tigre, «n passant, 

jgl| ^ ^^ ^ .^ faisait parlir le trait, Ç|ui le j»erçait. — 

ttl S & ^ ^êh ^" J^"^ '' disposa son arbalète sur une 

^ ^ i piste fréfuentée. Le lendemain il- cous- 

Jt ^ 3^ ^ A ^2^3 que l3 tigre avikit ^assé à côté. 

$P £ft nB ^ ^ ^'^ arriva plusieurs fois .de suite. -^ 

rt ^ iZ ^ C® *Jgre serait-41 accompagné d'une 



Ma mn 



ime qui lui indique mon piège? se de- 

^ 59 manda le chasseur. On dit cela. Tirons 

la chose au clair. — La nuit suivante^ 

il était embusqué sur un arbre, près 



^^ ^ ^ ^e son arbalète. Vers minuit^ il vit un 



1-24 — 63. 6i. — 



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^^ "i* ^ ^ Ma P®^*^ ^°^^' "" enfant vêta de noir, qui 

'Bft Àh yl'* VTrt — . s'avançait avec précaution en examinant 

Hc ta 5^ TO la piste. L'enfant découvrit l'arbalète, 

^ ^^ 1^ }(Q /J\ enleva le trait, lâcha la détente, et 

^ i^ ^ ^ ^ continua son chemin. Bieatôt le tigre 

*? y^ ^ A» ^ arriva à son tour, «'avançant en toute 

JS TU M j8I W sécurité. Il marcha sur l'arbalète dé- 

îW a fi ® ^ 'ÏC bandée, et passa. — Le chasseur desceo- 

- - dit de son arbre, et remit son piège en 

état. Au retour, l'enfant enleva encore 
le trait, tacha la détente, et continua sa 
route. -^ Attends! dit le chasseur... et 
sautant de l'arbre, il rajusta son piège, 
et se remit vile en sûreté. - Le tigre 
s'était mis en retard. Il arriva enGn, 
marcha sur l'arbalète, reçut le trait eu 
plein flanc, et tomba mort. — Asseï 
longtemps après, l'enfant revint sur* 
ses pas, trouva le tigre tué, gesticula 
et disparut. 

Voyez înlroduclion XX. — Très rarement les âœes 
asservies par les tigres, iiues de ceux qu'ils ont dévorés, 
se veogent'd'eûx en les faisant tuer par les hommes. Je 
connais une histoire de ce genre, rapportée à Taa 755.— 
Ordinairement elles les guident à la recherché des honf 
mes, avec zèle et dévou«qnent; car, quand le tigre a 
dévoré une nouvelle proie Kumaine, le nouveau koèi it- 
vient son guid^, tandis que l'ancien est réincarné. MèiM 
théorie que pour les pendus et les noyés. — Ordinaire- 
ment, quand le tigre c^t lue, son guide gesticule de 
douleur ; c.ir, le tigre ne le nourrissant plus désonnais, 
^t l'espoir d'avtir un successeur étant perdu, cfille àmi 
devient un prèla sans ressources. 



64 

Tcb'énn-tchai était un magicien d^ 
Tsion-kiang dans le Ts'aân-tcheoa-fo4 
(Fôa-kien). Il excellait à guérir les 
maladies par ses incantations et prati* 
ques magi(|ues. — L'aubergiste Sôu- 
mong de T'ân-tcheou (Hôu-nan), aval 



6'f. — 



125 



'^BAifmm 
^m^ 'ii> M ^ 

1^ «^ :? 1S K' ^ 

— ^ »ù Z, ^ i| 

■f-Amr^mM 
iî ^ ^ ît s >ii> 

MB Z7) ùm 



un fils atteint d'une folie que personne 
ne pouvait guérir. 11 s'adressa au 
Tch'ênn, qui alla visiter Je malade. 
Celui-ci le frappa et Tinjuria. Le 
Tch'ênn dit au père: le siège de celte 
maladie est dans le i:œur; donnez-moi 
une chambre^ et que personne ne vien- 
ne observer ee que je ferai. — Quand 
la nuit fut venue, le magicien prit le 
malade, lui ouvrit la poitrine, et le 
suspendit au mur de Test, tandis qu'il 
aérait son cœur sous la véranda du 
iiord. 11 rentra un instant dans la 
chahibre, pour réciter ses incantations. 
Un chien profita de celte absence, pour 
dévorer le cœur. Quand le Tch'énn 
constata sa disparition, il fut très ému, 
prit un sabre, le brandit et sortit de la 
maison. — Le pèr« du malade pensa 
que cette sortie faisait partie d6s passes 
magiques. Il n'entra pas dans la 
chambre où le corps de son fils était 
suspendu. — Au bout du l^mps qu'il 
faut pour prendre un repas, Je magicien 
revint, tenant en main un cœur. 11 
entra dans la chambre, l'introduisit 
dans la poitrine ouverte, souffla, et 
l'ouverture se referma. Peu après le fils 
de Sôa-mong revint à lui, et se mit à 
crier «passez au relais! passez au re- 
lais!».. Personne, dans la famille, ne 
comprit ce qu'il voulait dire... Peu à 
peu il se calma, et se trouva complète- 
ment guéri. — Voici ce qui était arrivé. | 
En ce temps-là, sur la route impériale 
du midi, les relais se succédaient de 
vin^t en vingt stades. Entre deux relais, 
un courrier officiel tomba et se blessa 
mortellement. Le dernier souci de 
son cœur, fut de faire parvenir ses 



120 — 6'i, 65. — 

^ -Mf PJi ^^ *l^ f^F dépêches. Il lira le paquet ol cria «passez 

A"^ "tsl 1^ ^â> 4ÏL ^^ relais! passez au relais! »>.. Ceci se 

r^l TE f^ ^ i^ passait à dix stades environ de T'àn- 

^ ÏK A /Te in )!^ tcheou. Tch'ônn-tbhai qui clierchait 

llk* 7b ^ 3S Afr W "" cœur, pour remplacer celui dévoré 

^l _Z. i^ ^ ^u par le chien, prit le cœur du courrier, 

yf -U- tÏI ^ ^^ y\ et le plaça dans la poitrine de son 

^ ^ iMl ^ 5^ 'JU client. De là vint que les premiers cris 

TrHl f*^ >MJ nils -Mi *^^ celui-ci, furent Tex pression des 

-^ /*/r /Tl WV ix dernières préoccupations du courrier. 

fW '^^ ^ lE W WV Voyez Introduction XIV. — Texte du dixième 

B3 ^l^ AU ^P '*lî» 6\^c\(i. — Le cœur est le siège d« l'ùme, disent Ie$ 

1^ TtI iIei I """^ xt Chinois. Ils attribuent au cœur, toulce que nous atlri- 

^^ JM* /^ IK "jÈf buoDS au c«rveau. 

'^ liX nB yè P^ ^" ^'^" ^^^' ^^"^ *^ district Tchéng- 

^ ^ FH ^ W ^'"^ ^" Kiâng-tcheou (Cbân-si), un 

g 5l? *B ^ ^ vieux paysan fut atteint d'une maladie 

^ ^ :^ ^ ^ qui dura plusieurs mois. Après sa gut- 

"" ■ rison, il resta prés de dix jours sans 

manger, puis disparut une nuit, sans 

^ ^ ^ ^ qu'on sût où il était allé. Un soir, un 

^ JE ^ ^ 1^ villageois qui était allé couper des 

^ vb ^ ^ T^ broussailles dans la montagne, fut as- 

^ S -^ ra? ^^**'* P^* *^" grand loup. 11 grimpa en 

^ ^ ÏR '^ ^ ^^^^Q hâte sur un arbre. L'arbre n'était 

y â5 6jf -^ ^ P^'s assez élevé. Le loup se dressa et 

«y, ^^ Se -i- ":> atteignit le pantalon de l'homme. Celui- 

"J 3k ^ I ^ ci lui donna un coup de sa hachette 

§^ ij^ ^ ^ i|j\ en plein front. Le loup se coucha au 

^^xm m - 

■^ >2r 'KS lK ^ P^^^® ^" *^°P ^'*^ aboutissait à la 

porte du vieux paysan. 11 appela ses 
fils, et leur raconta son aventure. Ceux- 
ci inspectèrent le front de leur pè 'c, 






pied de l'arbre, et ne se retira qu'au 
matin. Quand il fit grand jour, l'hom- 
me descendit de l'arbre. Il suivit la 






— 65, 06. — i27 

W,^ '^^ ^^ H ®^ ^^ trouvèrent fendu d'un coup de 

^ A ^ pf| ^ h hachette. Ils le tuèrent aussitôt, de 

^ -m^ ^ ~ ^ ^^"^^ ^^^^ n'attaquât d'autres hommes. 

^ J5 ^ S ^^ ^ E" mourant, le vieillard se changea en 

A "5^ >â ^ ^ ^ *^"P' ^'^^ ^'^ allèrent eux-mêmes au 

«fc ^ jHK «- -if ^ tribunal conter l'affaire au mandarin, 

l^P ^ yZ ■& ^ 3?^ lequel les renvoya absous. 

^ ^ y& ^ $^ J5 Voyez Introduction XX. — ComparM numéro G2. 

^J^ifel^i^^ A 66 

^ 51 ^ ^ ^ :^ En Tan 765, dans un village du 

^SlBijSH^h ^ Kiâng-tchoou (Chàn-si), un garçon 
•^ ^^ m ;^ « -> d'une vingtaine d'années flt une grave 

^ ffi ^ î^ ^ ^ maladie, dépérit beaucoup, et acquit 

^ -S* ^J hX ^ ^ la curieuse faculté de pouvoir extériori- 

^ Çfc 5|5 'Ê — "~^ ^^'^ ^^" ^^^ *°"^ '® forme d'un joup. 
^ Wî ^ '6 ^ -4^ Comn>e loup, il dévora nombre d'en- 
^ 2k 2 J^ ^^°^^ ^" village. - Jadis, avant sa 

^ yt ^ ^ M^ . J§ maladie, il travaillait comme journalier 
~" ^ ~ pour les villageois. Un jour qu'il passait 

devant la maison d'un paysan, dont 
l'enfant venait d'être croqué, le paysan 
l'interpella et lui dit: Viens chez nous 
demain; il y a de l'ouvrage; on le 
nourrira bien. — Le gargon éclata de 
rire. Pourquoi Iravaillerais-je? fit-il. 
N'y a-t-il plus d'enfants dodus? — Le 
paysan dressa l'oreiile. Que dis-tu là ? 
demanda-t-il. - Je dis, répondit le 
garçon, que le Ciel m'a fait pour man- 
ger des hommes. Hier encore, j'ai dé- 
voré un garçon de cinq à six ans, qui 
était excellent. — Le pauvre père 
comprit qu'il s'agissait de son enfant* 
Jl saisit le garçon, constata que sa bou- 
che était encore ensanglantée, et tomba 
sur lui à grands coui)s de tri ^ue. Eu 





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60, 61. — 



'^AJiË^'SSfe *'l^ mourant, le garçon se changea m un 



loup. 

Voye^ înlroduclicrti X et XX. 

67 



La raêro du général Wâsg-han de 
T'âi-yuan (Chân-si), était d'extraction 
tongouse. C'étaJt une virago famée. A 
^^ft^5i^î35^^ cheval, l'arc au poing, le carquote en 
LM ^ ffl A ^ \\\ W -ï^ travers des reins, elle courait les forêts 

Ws^m^PW-^^W^^^ renards et lièvres. — Quand elle eut 

:^ 4* RO ^ ih ^ ^ atteint l'âge de70an8< ses forces dimi- 

RP ?B l+l te -«- nuérent. Alors elle se confina dans uu 

yK vS \M '^ Wêi ^ appartement, et défendit qu'on l'ap- 

H ^ ^ :^ ^ IK f|: prochàt. Il lui prenait parfois des accès 

2^ to ^ fîï IÎ4 f& A ^^ fureur, durant lesquels elle maltrai- 

S 2^ ^ S % ^ ^ *«*^ ^^^ gens de la mafson. - Une nuit 

m ^ 1^ M 1^ ^ ^ que tout le monde était déjà cotiché, 

^ A ^ lyi $$ ^ 2k ^^^ domestiques entendirent que la 

ij_. ^ -«- "^ -y ^ jr- porte de la vieille s'ouvrait. Ils épiè- 

îS W :ft /^ ^^ '& iW rcnt, et virent «ne louve sortir de la 

^ "â IJI ^ 1^ ^ \ chambre et quitter la maison. Avant] 

B^ M S A ^ Afc ■:&* ^'aube, la louve revint, ent4^ dans la 

•S iK; ^ /W ^ ^^ â chambre et ferma la porte. ~ Epouvan- 

In 'r^ 9v a£> ^ AÏà ^ tés, les domestiques dirent à Wâng-han 

:ê^î§^^A^ ®^ ^"''^ avaient vu. Quand la nuit fat 

W â A Éf ")f «fe^ IB venue, il se mit en embuscade, et vit 

S ]^ ?kÎ xL pT ««5 exactement le même manège. La con- 

ât ^ ^ ^ ^ in ^ statalion que sa mère était une louve, 

JH^^j^^-K^I^ ^^ consterna. — Il en eut bientôt d'au- 

te 1^ S ^ ôn ^b ;f^ *''*''^ preuves. La vieille lui demanda 

Wà^mm: eM 9E d!^ de lui fah*e servir un cerf. Wâng-han 

WL'^ ^^^^ ^ ' ^" ^*^ acheter un, et le lur fit servir 

Wen apprêté. Je le veux cru, dit-elle. 
On lui servit un cerf cru, qu'elle dévora 
en une séance. — Wâng-han ne savait 



Iwf ^ ^ rî5 flS s ^ 



_ 67, 68. — i29 



l.ycanlh rouie. — Texte liié d'un recueil «lu neuviè- 
me siècle. 



08 



W M >fca|' ^ 68 \ ^ ^ ^"^' ^® résoudre. — Un jour les 

in -t'a A ^ ï^ ^ PP domestiques parlèrent entre eux de la 

Sp ^ A ^ /S" ^ y\ découterte. La vieille les entendit. — 

^ i^ ^ W H "(pI ^i^ ^^^^^ °"i^ quand la louve voulut sortir, 

Ëll -F* iH* ïfôi »m ÏÏS ~V ^^^^ trouva la porte fermée. Alors elle 

A 73^ tt 39 -ft î m^ enfonça le treillage d'une fenêtre, et se 

SE /y îi jq\ yjfl] hS« W. fraya passage. On n'eut jamais plus "de 

^ jH ^ ^ ^ :;^ 'â' ««« "•^"*'^"«^- 

jê; a iii - ^ mm 

:K Sfr * -ô ** ffiî rie ^""* '"^ '''*°9 ('''■^* siècle), un 

4B^ ^ yu m ^ 1""^'"*'' ^"^ Kî-tcheou (Tchéu-ii), dont 

"K ^ ^ 5^ ^ Dj 5^ j'ai oublié le nom el le prénom, envoya 

fê^ f^ SP %77 @ son fils à la capitale (alors Tch'àng-nan 

nn J£f jz. jz. -H- EL -H* **" Lâo-yang), alin (|u'il sollicitât pour 

••'' ^ ' "T" A Ce :ft son père un changement de poste. Le 

^ ^ y^ t^ ^ M ^ jeune homme n'était pas encore sorti 

^ ^ ^ ffiï "^ >?» <ife» ''" territoire de Kf-tcbeou, quand il lit 



escortait une très belle dame. 11 prit 
t >2l ^ ^^ IS ^^^ informations, et apprit que c'était 

une jeune veuve,. fllle du censeur Lôu, 
,_ dont le mari venait de mourir en pro- 

^ W ^ ^ ex ^ C» vince. Elle retournait à la capitale. — 
W iS ^ ^ iî ^ ^ ^'^ jeune homme lit des offres. — Vous 
lA 3A- S !^ J^ ffilî» '^'^t^s **^*^"» mém« pas petit officier, lui 

W Wr yr ^ j ' WH répondit la duègne de confiance. — Je 

^ ^ ^ ^ 'ft S ^"*^ ^® ^'^ ^" P**^^^' ^^ KMcheou, dit 

le jeune homme. — Alors c'est diffé- 
rent, fit la duègne. — On se vit donc, 
on se plut, on s'épousa, et, au lieu 
^ S* ^ "^ ^ J^ d'aller à la capitale, on revint à Kf- 

HC /^ jkst rir M P^ tcheou. — Le préfet et sa femme 

^5. aimaient tant leur fils, qu'ils n'osèrent 

\^ ^ ^ JE M ^ pas lui faire de reproches. D'ailleurs la 

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130 — 08, 69. 



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nouvelle bru leur fit bon effet. Soû 
riche cortège Pavait suivi. Tout alla 
bien durant trente jours. — Une nuit 
les chevaux du jeune ménage s'agite^ 
rent beaucoup. La bru envoya ses femJ 
mes voir ce qu'ils avaient. Quand elles 
furent toutes sorties, elle verrouilla la 
porte. — Le lendemain malin les genj 
du préfet constatèrent Tabsence dei 
chevaux et des femmes. Averti par eux, 
le préfet se rendit, avec son épouse, 
au logis de son fils, qu'ils trouvèreni 
hermétiquement clos. Ils appeléreol 
leur fils. Pas de réponse. Alors le pré 
fet donna Tordre d'enfoncer une fenê- 
tre. Au moment où la fenêtre céda 
une grande louve blanche se jeta sui 
les spectateurs, força le passage 
s'enfuit. Le fils du préfet gisait sur soi 
lit, à peu prés entièrement dévoré. 

Les secondes noces se font à ramiable, et sans <^ 
rémonies. — Lyr^nlhropie. Les gens du cortège étaieat 
aussi des loups. Ils dévorèrent \e& chevaux et les fenu' 
mes. tandis que la louve dévorait son mari. ~ Tiré d'an 
recueil du dixième siècle. 



69 



Sous les rang, à l'ouest de K'âi 
long-fou (Heûe-nan), il y avait un 
auberge, appelée l'auberge de la pas 
serelle. Elle élait tenue par unefemoH 
d'une trentaine d'années, venue, per 
sonne ne savait d'où, qu'on appelai 
Madame la Troisième. On la croyai 
veuve, sans enfants, sans parents. L'aa 
berge était considérable. La proprié 
taire était aisée. Elle avait surtout ui 
troupeau d'ànes magnifiques. Elle étai 



— 60. 



131 



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~ 4^ iR ^ ^ B^ 



aussi avanlageusemenl connue pour sa 
lihéralJlé. Quand un voyageur se trou- 
vait à court d'argent, elle Thébergeait 
à prix réduit ou gratis. Sa réputalion 
étant si bien établie, son auberge ne 
désemplissait pas. — Durant lapéiiodc 
yuân-houo (806-820), un certain 
Tchlo-kihouo de Hb-tcheoa (Heûe- 
nan) qui allait à la capitale (alors 
Lâo-yang), descendit un soir à Tau- 
berge de la passerelle, pour y passer 
la nuit. 11 y avait déjà six ou sept 
hôtes, qui avaient occupé chacun un 
lit du dortoir commun. Tcbâo-kihono 
étant arrivé le dernier, eut le dernier 
Ht, dans le coin, contre le mur de la 
chambre de l'hôtelière. — La Troisiè- 
me traita fort bien ses hôtes, à son 
ordinaire. Quand Theure du repos fut 
venue, elle leur versa du vin, et but à 
leur santé. Seul Tcbào-kibouo ne but 
pas de vin, parce qu'il s'en abstenait 
d'ordinake. — A la seconde veille, les 
hôtes s'étant tous couchés, la Troisième 
rentra dans sa chambre, ferma sa porte, 
et souffla sa chandelle. — Taudis que 
tous les autres ronflaient, Tcbâo-kihoao 
ue put pas s'^endormir. Vers le milieu 
de la nuit, il entendit que 4a Troisième 
disposait je ne sais quoi dans sa 
chambre. Il l'épia par une fente du 
mur... Elle alluma sa chandelle, puis 
tira d'une boite, un bœuf, un bouvier, 
et uBe charrue, figurines en bois hautes 
de six ou sept pouces. Elle les posa 
devant l'âtre, sur le sol battu de sa 
chambre, prit un peu d'eau dans sa 
bouche et la souffla sur les figurines. 
Aussitôt celles-ci s'animèrent. Le bou- 
vier piqua le bœuf, qui Ut avancer la 



^32 — 00. - 



M ^M ^ ^ /h -f- :M ^ charrue. Allant et venant, silîon par 

ifi" fis î?fî !S^ IS t© A ^ sillon, le singulier équipage laboura 

-Ji^fe aScwK'^^ environ la superficie d'une natte ordi- 

W W "i* zr; "î^ -f M'i ^ na'ie. Quand le terrain fut prêt, la 

^W^i&^È'^^f^ ^'^'^'^''"^ ^^""^ ^" bouvier un pelitj 

^:^ ffî ® ^ l£- A ^fc. _* P'*^^"^^ ^^ graines de sarrasin. Il les 

"W, ^mm (M i «Je A. T sema. Les graines levèrent aussitôt. 

M ^^ it^MM :^ '^^^ P^^"^^^ grandirent à vue d'œil, 

^ zr B ^ 3^ t^ ^ ^ fleuiirent, et donnèrent des grains 

a^^«l±^S "^^*'^' '^^ *>o"^'er fit la récolte, battit 

9 xR ^r SR aP ^j^ ^p — ' le grain, et en remit à la Troisième sept 

^ 'f ^ 9Ê^ ^ "^ ^ >i^ ^ *^"'^ lilres, que celle-ci lui fît moudre 

^r^ #»* •> Œ -Jr /f- ^H /ffl ^^"^ "" P^^*^ moulin. Quand Topéra- 

A^^^M^âEwTIS tîon fut terminée, la Troisième remit 

H^TJr^ AîÈ/WKA ^^^^ ^^"'^ ^^^^^^ ^^ bouvier le bœuf et 

J^ m >f>fc -^ SS "Èfir ^ *^ charrue, redevenus figurines inani- 

^ a« hJ 'ct ^^sgs et inertes. Puis, avec la farine de 
sarrasin ainsi obtenue, elle fit des 



^^^M^WkïM'^ galettes. -Bientôt les coqs chantèrent. 

Les hôtes se levèrent et .firent leurs 
préparatifs de départ. Vous ne partirez 



Mmf- ^"^m-t 



^ m. ^ "^ '^ 'M ^ "^ P3sà jeun, dit la Troisième; et elle 



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Tchâo-kihouo très inquiet, remercia et 
sortit, il épia du dehors ce qui allait 
j£j|[^|Sft||i]^^ arriver: - Les hôtes s'attablèrent au- 
?S ftt 4^ SI ® tS ^ "È^ *^"^ ^^^ galettes. A peine en eurent-ils 
'/îfe^'^m^fl^è^ ^^^^^^' ^'" ''^ tombèrent tous à terre, 
IT ^ S n*fi ^' 1^ À « se mirent à braire, puis se relevèrent 
^ 5^0 ^ ill> ^ 5T ^ 5!k (î<?venus ânes superbes, que la Troisiè- 
OT» -/fc ^ ^^ i^fe" iS rfi HCC ^^ chassa aussitôt à Técurie. Puis elle 
^ vP . ^ 1*X f^ l-p HjI s'empara de tous leurs bagages. — 
^^^S^H^^^M^ Tchâo-kihouo ne soufOa mot de son 
^ /t; UA j*^ tÊ yl l+l —* aventure. 11 se promit de s'approprier 
-Ï5.^SïiS^rtL/fcfci^^ tour magique. Un mois après, quand 
jK J ^ w ^ 71 ^ il eut terntiné ses afl'aires à Lâo-yang, 

^h \ if ^ RS ^ ^ ^ *' revint, et descendit un soir à l'au- 
-bu ^ & M W& ^ y^ ^ ^^'^^^ ^^ '^ passerelle. U avait eu la 
^" ^ 4K ^ ^ ^ '^. '_7 précaution de se munir de quelques 
M W R^ W w M ^ ^ galettes de sarrasin fraîches, de même 



- 60. - 133 

^^AL^J^^^Wt ^^''"^^ ^"^ ^^^^^^ ^^ «^^'^ Troisième. — 

§ S 5 Â S S Su S ^'''^'" ^^" ^'•"^^^^'"^ '^ ^^'^»'^ ^^^"^^"t 

M^ m y\ ^ M VA'w, niicux. Avant le coucher elle lui de- 

ÎE.5RJ|Ë#^ W ^ W^ "^^"'^^'^ ^^ ^"'^' désirait encore. — Je 



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dosireiais, dit- il, prendre quelque 
chose demain matin, avant de partir. — 

M ^' ^ ~* ^ — H M Vousserezlsalisfait, dit la Troisième. — 

^ftfMthRH'fl^flH^: ^"''^"t 'a nuJti même manège que la 

èS^SÏÏSÏÏF ^"*' précédente. - Au jour, la Troisié- 

^ ^ ^ A^ ^ H ^ XR me se présenta, mit sur la table un 

"iiW'^ T^J^I^'F* ^'^^ ^^ galettes, puis s'absenta un 

•^ B9ên7%lM-f5â*^i* instant. Vite, Tchâo-kihouo prit une 

I ^ '^ des galelles ensorcelées, la remplaça 

A^^t^5t^lM*l1î P^^ *'""^ ^^s siennes, puisaltenditque 

ffi fÊ ;?: ^À :^ BH & *P ''' Troisième revînt. - Quand elle fut 

^^W^^^^Mm elle. - .J'attends, répondit-il, que vous 

^ 5!c ^ ^ ^ ]^ i(^> ^ "^^ ^^"»cz compagnie. J'ai apporté quel- 

A^^^^-^jv:,—-^ ques galettes. Si vous ne goûtez pas 

^ w ^ ^^ :ft T — . ix les miennes, je ne mangerai pas des 

0ffl4^!î|î; — ^^jfe-jg vôtres. - Donnez, dit la Troisième. — 

^:^^^^M^f^ ^'^ "^^^^^ '"* P^^^^ ^^ galette, qu'il 

ten aS-^^Q^' ^^^*^ "^^^'^ ^" P'^^* ^ P^^"^ ^' eut-elle 

1^ ^ y\ f^ VZ ^ *^ V3L mordu, qu'elle tomba à terre, se mit 

rr.^>^/V]^;|^][t^ à braire, et se releva, ânesse superbe. 

^ HT ^ |-| A^ »^ ^ -j^ Tchâo-kihouo la harnacha, la monta, 

JZ. m -P* — «a 5 S- I ^^ continua son voyage. 11 s'était aussi 

I S "i m ^ j^ ^ A emparé du bouvier, du bœuf et de la 

^ ^^ Mj^M ^iP ^^^•''"^î "^^^^^ "'^y^nt P»s la for- 

iâ VU 4^Jt -^ :^ ^ ^ ^ niule, il ne put jamais les animer, ni 

T^ ™ 3Kl J ^ St IH w changer personne en âne. -^ Quant 

^f^ t^ ;;^ f^ ^ ;f^ ^ j^ à la Troisième, ce fut l'ânesse la plus 

lH*^^WllIât^^® vaillante qu'on pût imaginer. Rien ne 

/Ê^ yV :ft 1 r 5^ ^ Vm iX, jour. — Quatre ans après sa mélaoïor- 

^ ii î^ iS ^ ^ ^ î^ P*^^^®' Tchâo-kihouo fit sur son dos Je 

H^ gfs ^ ^ gA» TFte g|ft voyage de Tch'âng-nan. Comme il pas- 

3È ^ ^ ^ uu !%> ïïi sait près du temple du mont Hoà, sou- 

^^-IP ^ iP H M ^ i^ ^^''^ "" vieillard se mit à battre des 



i3i — 00, 10, 



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mains, puis dit en rianl: Eli! la Troisiè- 
me (Je la passerelle, comme te voilà 
faite!.. Puis, saisissant la bride de 
Tànesse, il dit à Tchâo-kihoao : Elle a 
eu des torts envers vous, c'est vrai; 
mais la pénitence qu'elle en a faite est 
suffisante ; permettez que je la délivre!.. 
Et saisissant à deux m^ins la bouche 
de rânesse, il en déchira les commis- 
sures. — Aussitôt la Troisième sortit 
de la peau de Tànesse, sous son ancien- 
ne forme humaine. Elle salua le vieil^ 
lard et disparut. On n'eut jamais plu^ 
de ses nouvelles. 

Voyez InIroducUon XVIU. — Texte du neuvième 
siècle. — Bon spécimen des légendes taoïstes. Le vieil- 
lard de la (in. est un tâo-cheu doué de seconde vue. 



70 



Tout la monde dit que, quand un 
homme très violent est à Tagonie, si id 
koèi chargé d'appréhender son âme ne 
vient pas à bout de lui, il réquisitionne 
d'autres koèi pour lui prêter main forte^ 
En pareil cas, les koài réquisitionnent 
aussi parfois des hommes. Témoin 
l'histoire suivante. — A Tâng-tcheo« 
(Kiâng-80U), la femme d'un certain 
T'âng, était une virago terrible. Elle 
avait fait périr je ne sais combien de 
concubines et servantes de son mari. 
Un jour elle tomba gravement malade. 
Dans son délire, elle ne cessa de pro- 
férer des injures, et de gesticuler com- 
me si elle se battait contre quel- 
qu'un. >- A c6té des T'àng, habitait un 
certain Su; lequel était doué d'une 
force prodigieuse. Soudain cet bomme 



- 70, 7/. « i35 

*^ i|^ '^^ 1^ 3 M ^ perdit conuaissaDce. H criait et gesti- 
culait, comme quelqu'un qui lutte avec 
acharnement. Cela dura jusqu'au 



^mmrs^^:sf- 



^ tt ^ ^^ Q ^ B troisième jour. Alors le Su, revenu à 
A R8 '^ 3^ BÊ i& ^ '"^' raconta ce qui suit... Les koèi 
yV I J ryt ^ HP -«p &• envoyés par le juge des enfers pour 

appréhender la vieille T'âng, n'en sont 



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^ 7^ ^ m ^ j^ ^ ^^^ venus à bout. Ils m'ont réquisition- 



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•né. J'ai dû lutler contre cette vieille 
durant trois jours. Eufln j'ai réussi à 



^ m ^ ^ fA ^ ^ 'u^ nouer une corde au pied. Les koèi 






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l'ont saisie, et m'ont rendu la liberté. — 
0» alla voir. La vieille T'âng venait 
d'expirer. Elle avait au pied gauche 
5l5 ^ 51* ^ »^ ÎÎD ^ ""^ ecchymose bleue. 

Parfois même des vivanU sont satellites attitrés du 
^uge des enfers. Voyez le numéio suitunl. 



71 



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L'histoire suivante arriva, alors 
qu'il était encore jeune- étudiant, à 
l'académicien Cbènn-h0oaa de Tchôu- 
toonn (Hôu-pei). 11 avait un condisci- 
ple nommé tchâng, qu'il aimait beau- 
coup; Cet ami n'étant pas venu à l'école 
durant plusieurs jours, Chènn s'infor- 
ma, et apprit qu'il était gravement 
malade. Il alla chez lui, pour lui faire 
visite. Devant le temple des^ancêtres 
de la famille, il remarqua un person- 
nage à la haute stature, qui vériûait 
l'inscription placée au-dessus de la 
porte. Le trouvant suspect, Chènn déût 
sa ceinture, s'approcha par derrière, et 
le fit prisonnier en lui liant les jambes. 
Que faites-vous là? lui demanda-t-il. — 
Le jeune Tchâng doit mourir, répondît 
le prisonnier. J'ai ordre d'avertir les 



i36 



— 7/. — 



m^M^f')r'Ê,mAm 



mânes de ses ancêtres. — Sa nière est 
veuve, dit le Chènn, et lui n'a pas en- 
core d'enfants; ayez pitié et dites-mol 
comment on pourrait le sauver. — Je 
n'y puis rien, dit le grand personna- 
ge. — Le Chènn supplia encore. -- Eh 
bien, tenez! dit l'autre. C'est deQiain à 
midi juste, que le jeune Tchàng doit 
mourir. Cincf koèi viendront avec moi, 
pour saisir son âme. Préparez un festin 
pour six, sous le grand saule, devant 
la maison. Les koèi ont toujours faim 
et soif. Un tourbillon de vent descen- 
dant, vous avertira de leur arrivée. 
Invitez et servez-les aussitôt. Si vous 
arrivez à leur faire passer l'heure de 
midi, le jeune Tchâng sera sauvé. — 
Le Chènn dit tout cela à la famille du 
Tchâng. On fit aussitôt les préparatifs 
indiqués. Tout se passa comme le 
grand personnage avait dit. La respira- 
tion du jeune Tchâng baissa graduel- 
lement jusqu'à midi, puis renionla 
lentement. Les koèi avaienflaissé pas- 
ser l'heure. Le jeune Tchâng guérit. — 
Un mois plus tard, le Chènn fit un 
songe. Le grand personnage lui appa- 
rut, l'air triste et dolent. J'ai payé clier, 
dit-il, le service que j'ai rendu, l'autre 
jour, au jeune Tchâng et à vous. Je ne 
suis pas un koèi, mais un homme. Je 
m'appelle Liôu, et suis de Hiâ-cbea- 
tchenn, porteur de 'palanquins de mon 
métier. Je faisais parfois du service 
pour les enfers. Les koèi de l'aulre'jour, 
m'ont accusé d'être l'auteur de leur 
mésaventure. J'ai reçu quarante coups 
de rotin. Ils m'ont brisé les reins, et 
rendu impropre à mon métier. Or j'ai 
encore trois années à vivre sur la terre. 



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— 7/, 75. — 137 

Veuille/, prier Mousieui* Tchâng de 
vouloir bien se charger de moi. Faites- 
lui savoir qu'il deviendra bachelier, 
puis licencié en telle année, et qu'il 
aura deux fils. — Le Chènn fit la com- 
mission. Le Tchâng prit une somme 
d'argent, et se rendit à Hiâ-cheu- 
tchenn. II trouva le Liôu, incurable* 
ment paralysé des deux jambes. Para- 
plégie subite, diraient ceux qui ne sa- 
vaient pas. — Le Tchâng lui fil une pen- 
sion viagère. Ensuite tout se passa pour 
le Tchâng, comme le Liôu avait dit au 
Chènn dans son songe. 

Voyez InlroduclioD V cl VI. — Dpslra éludé. Noui 
en verrans de plus forles, en ce ^renre. 



72 

Le père de Où-sanfou, de Sôu* 
tcheou (Kiâng-SDu), était un vieil 
avare. !1 avait amassé une somme 
d'environ cent mille ligatures, dont 
une bonne partie toutefois revenait à 
ses associés. Un jour il dit ù son fils 
Sânfou: Mes associés n'ont entre les 
mains aucune reconnaissance écrite. 
Si je mourais subitement, ils ne pour- 
raient rien le réclamer, et tu garderais 
tout ce que j'ai en ce momeiit. Je vais 
me pendre. — Sânfou ne prolesta pas. 
Son père se pendit. Sânfou ne : le 
dépendit pas, nia les dettes, et garda 
l'argent. — Cependant un certain Kôu- 
sinni, qui ignorait les dettes, mais 
qui savait que Oû-sanfou n'avait rien 
fait pour sauver son père, résolut de 
lui soutirer quelque somme. Il s'enten- 
dit avec un lutin. quelconque, prépara 

18 



138 — 12. 



^ iS. >l^ >è ^ il ^ ""^ séance de spiritisme, et invita 



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Oû-sanfou à y assister. Quand celui-ci 
eut, à son. tour, brûlé sa demande eo 
^ Wi Q âl fÊ >^ 9 s® prosternant, le pinceau écrivit à 
•jr I rajj -t JJ^ g -1^ grands traits: Sànfou, je suis ton père. 

te ia S^ ^ £ -S S Q"""^ J' ^''^ ^'^^ ^''^ ^' mon projet 
5^: MC ^K ri fP lA Kï de me pendre, tu n'as rien dit pour me 
1$ 1^ ^ -S :^ ^ ^ dissuader. Quand je me fus pendu, lu 

n'as rien fait pour me sauver. Pour ces 
graves fautes, tu seras bientôt châtié 



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w j^ z:z ""F ^ P9 rigoureusement dans les enfers, à moins 
^ gâ ^ ^ ^ m: BQ que tu ne donnes vile â Kéu-sinni la 

" * somme de trente mille ligatures, afin 

qu'il fasse faire pour mon âme la gran- 



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^ m ^(0 IPl >^^ ^ ^® cérémonie expiatoire. Si tu ra'écou- 

@ ^ ï@ ip M i^ ^. 

^ 1^ ^ H 4 5^ flo 

"f BB @$ "F ^" ^If fie "®" ^^"^ ^^^^'' aupaiavant refusé et 

protesté, comme s'il lui coûtait beau- 
coup de se charger de celte alTaire. — 
Après les évocations, on but. Quand 



le», mon âme passera le pont, et loi tu 
seras absous de ton crime. — Persuadé 
que c'était son père qui lui parlait, 
Oû-sanfoa donna aussitôt à Kéu-sinni 
trente mille ligatures, dont celui-ci lui 
remit un récépissé en bonne forme, 



)/X ^^ ^ fii liX ^^ Etr Oû-sanfou fut ivre, Kôu-sinni s'empara j 

— - .^ -M- -*- :gl ^ lll ^" récépissé, et le brûla. — Le lende- 

— *^ >tpi "ta. ^ ^ "^ main, Oû-sanfou ne le trouvant pas, le 

I A^ 35^ nX K 5 fl^ fit réclamer. N'ayant reçu de vous 

^ fë* '^ ^ ^ H "^^ aucun argent, répondit Kéu-sinni, quel 

^*^ récépissé puis-je vous avoir donné? — 

Oû-sanfou comprit qu'on lui avait, volé 



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JS ^ .^m ^ "G SS x^ trente mille ligatures. Comme il était 

jgr ^ ^ ^ 1^ *^ ^ Celui-ci était devenu très riche, par le 

ê& ^ ^ ^ li£ ^ 4^ placement à intérêt des trente mille 

^ ^ ^ ^ S^ ï'gatures. Jl eut pilié de Oû-sanfou, et 

S^ "M B« -If ïiC ïit DC était à peu près décidé à lui donner 



alors fort aicîé, il n'insista pas. Mais 
plus tard, étant tombé dans la misère, 
il s'adressa de nouveau à Kéu-sinn i. - 



73 


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— 7^, 73. — 139 

trois mille ligatures, quand son oncle 
lui dit: Si vous faites cela, ce sera 
comme un aveu et une reconnaissance 
de votre vol. Soyez plutôt impitoyable, 
pour ne pas donner prise sur vous. — 
Kôu-sinni suivit le conseil de son 
oncle. — Où-sanfou demanda justice 
au mandarin. Ce fut en vain, puisqu'il 
n'avait aucune preuve écrite. — N'ayant 
plus rien à espérer des liommes, il en 
. appela aux esprits infernaux. Il rédigea 
une accusation contre Kéu-siniii.etalla 
la brûler au temple du tch'dng-hoang. 
Trois jours plus tard, il mourut subi- 
tement. Trois jours après sa mort, Kéu- 
sinni et son oncle, moururent tous 
deux subilement. Cette nuit-là, les 
voisins des K6u virent leur ruelle plei- 
ne des gens dutch'ông-hoang de SOa- 
tcheou, venus avec des lanternes pour 
quérir l'oncle et le neveu. — Ce fait 
est arrivé durant le quatrième mois de 
Tan I76i. 

Voyez Inlroduflinn 111 et XV!. — Lé« légendes 
eliinoises CKposcnt .ndmiratilem^Dt toutes Ifis tromperies 
auxquelles les évocations spi rites exposent. Tous croient 
que ces évoiations meltent en comoiunication avec les 
eitprits- Mai$; tous croient aussi que, après tout, on ne 
sait jamais au juste k quel Tarceur d'esprit on a affaire, 
si l'esprit évoqué ne roent pas, etc. — Le pont qui 
ramène dps enCers en ce monde, par la métempsycose. — 
Justice infernale. Le voleur Kôu fait restituer au ù(t>, 
le bien volé aux associés de son père. A leur tour, les 
deux Kôu sont punis de leur vol. — Comme les man- 
darins terrestres, les mandarins infernaux ne siégrent et 
ne reçoivent les plaintes qu'à cerlaing jours; de là le 
deux fois trois Jours de la On. 



73 

A Hâng-tcheou (Tchée-kiang) 

vivait un certain Liôu-ihien, calli- 
graphe et dessinateur foit habile. Dans 



140 - 73. 






son voisinage, deux hommes, le père 
et le fils, habitaient seuls une maison. 

_ ._^ .- .. Le père étant mort, le fils fit inviter 

^ "ê Ma ffiî ^ ^t "^ Liôu-ihien à venir faire le portrait du 

"H? ® P % 'fB 3^ ^ défunt, et sortit pour aller acheter unj 

^ •^ -^ 2 b^ "^ "^ cercueil. Quand Liôu-ihien arriva à ls| 

S ^ ^ ^ 5fê TO ''^ maison mortuaire, il n'y avait pérson-f 

^/ 7^ ^ ^ O 'Çp ^ "^ ^^ trouvant pas le corps dans \i 

t^r^mm^ K 1S <^*i^°^l^''« ^" t»«^' ilraonla à l'étage. \À 

m ^^ m ^J ^"^^ y^ ^ cadavre était étendu sur le lit de canijj 

iS H *^ 4ii ^ -S ^ d'usage. Liôu-ihien s'assit, étendit soi 

4U ffr »?â ÎS rfiï fik ^ papier, et prit son pinceau. — Soudain 

-!i ^ i^ i=i ^ ^ '® cadavre s'assit sur son séant, bûilli 

^ ^ fg: JP Ci ^ 1# et s'étira. - Gare! se dit Liôa-ihienj 

{fia '^^ "^ l^ lia ^ ^'^^^ "" vampire. Si je bouge, il sau^ 

^^\>lijn^iA^Vd ^^^^ ^^^ "^^'' ^^ ^^ "^'enfuis, 'il courr^ 

wn "» *>^ 51" ^ ^ ^ après moi.* Le mieux est de rester tran» 

J^ ^ W ^ ^ ^ M quille et de dessiner. — Il dessina 

A ïP ^ 'ffî -^ P 'fi' donc. Chacun de ses mouvements, ei 

1^ « S ^ ^ Aif -^ provoquait un semblable dans le corps 

'rB ^^M: tm ^ ^^ A du vampire. — Enfin le fils du défuol 

^^ tii S5 iM: ^Ij 1^; ^ rentra. Quand il vit le cadavre de son 

^jÇ ^ ^ "^ pi JM^ ^ père assis sur sa couche, il s'évanouit 

^ ^.'Jhh ^ *^ t^ de terreur. Un voisin étant monté à ré- 

^ ^Li^ 4^ X ik^ ® ^ tage, s'évanouit de môme. Liôu-ihiel 

f^ ^ >^ ^ xâ j^ 1^ dessinait toujours. — Enfin il entendi^ 

4^ yÈf 4ïfe H T* S^ A* ^^'^^ ''^ ^^"*' '^^ portefaix qui apport 

^ "^ ™ Au ^"^ ]r ^ taieut le cercueil. Armez-vous de balaî 

5£ ^ ïfa ^ $B ^ «^ ^^ montez vite, leur cria Liôu-ihien. -* 

a-* j^ i=a :^ ^ ^ Les portefaix comprirent, monlèrenl 

S ^ xir tombèrent sur le vampire à grand 
coups de balais, l'abattirent sur sa coi 

$" ^t ^ ^ J^ ^t ^'*^' P^'^ l'enfermèrent dans le cep 

fô 7^ îTrî "Hi^ ^ j?A cueil. Ensuite on ranima, avec de 1 

TM ^ nW -ftiC ^ ^ tisane de gingembre, le fils et le voisin 

V^ojez Inlroduclion IX. — Si ce pauvre viens H 

fui pas enterré vivant, il eut de la chance. — Les<;ofl 

craignent les l)alais faits en forme He verbes. Cel* 

t* croyancfi remonte à une haute antiquité. Voyez TP paf* 

-^ 8'.J et 85.. Les halais anciens étaient en roseaux, H 



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moilerne.s sont plutôt en bambou. 



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74 



Hoâng-siangtcheou raconte qu'un 
paysan de ses voisins avait un fils Agé 
de quinze ans. Cet enfant fut tué par la 
foudre. Le père fit une offrande au 
génie de la foudre, et l'accompagna de 
ces paroles: génie de la foudre, qui 
oserait l'offenser? foudre, qui pour- 
rait te résister? Néanmoins, génie de 
ia foudre, je me permets de te deman- 
der ceci. Est-ce pour un crime commis 
durant cette vie, que lu as frappé un 
«nfant de quinze ans, incapable de 
mal? Si c'est pour un crime commis 
dans une existence précédente, que tu 
l'as frappé, pourquoi, lui avoir donné 
la vie? Génie de la foudre, génie de la 
foudre, qu'as-tu à répondre à ceci? — 
Quand il eut déclamé cette adjuration 
devant son offrande, le père récrivit 
sur un papier jaune et la brûla. — Sou- 
dain un coup de tonnerre retentit, et 
Tenfatit ressuscita. 

Voyez Introduction IV. — D'après les Bouddhistes, 
rame expie d'abord ses démérites positifs, les péchés de 
celte existence, dans les supplices du purgatoire ; en^aite, 
réincarnée, elle expie son manque de mérites, par l'ab- 
jection de sa condilion durant son existence suivante. 
La foudre tue les grands criminels, pour des péchés ré- 
cents et notoires; ou délruii leur répuiation imméritée, 
en brisant leur tombe, alors que les contemporains peu- 
vent encore savoir pourquoi. La conscience populaire 
n'admet pas, qu'un homme soit foudroyé pour des péchés 
que ses contemporains ignorent, puisque la foudre est 
considérée comme un avertissement salutaire donné par 
le Ciel à ces contemporains, et qu'ils doivent compreo- 
dre. Dans les cas très rares, oii la fiuidre frappe encore et 
C! core, de génération en génération, quelqu'un do ces 
criminels historiques, exécration du genre humain, com- 
me Pâi-k'i le massacreur (TH page 224), chaque fois la 
fondre écrit le hom du scélérat sur le corps foudroyé, 
reptile venimeux ou autre. Car ceux-là, dit le peuple, 
le Ciel les abhorre, et veut que les hommes de tous les 
temps les abhorrent de même. 



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142 — 75, 76. - 

^ 1^ 'il> ^^ mi w ^ 

M^Jl'M^^MM^ ^^"^ *^ province du Koàng-tong, à 

»ÎB 4S ^rt 4ït :> &fr -+ 1^ le-tcheou, la mère septuagénaire d'uai 

iS, 'W w 741 -O n/| M /.:t=i paysan nommé Soûnn, se transforma 

'ÊÈ A> ^^ J^ ^ ^ ^ j^^ soudain de la manière suivanlef Des 

*rt >^ >7 ^ 3p drrC S' ^ PO'ls lui poussèrent, d'abord sur les 

ilécliit, et une queue se dessina au 
bout de la colonne vertébrale. Enfin, 
un l)eau jour, elle se trouva être une 
louve blanche parfaite, et s'enfuit on 
ne sait où. Ensuite, une ou deux fols 
par mois, elle revint voir ses enfants et 
ses pelils-enfants. — Les voisins effra- 
yés par les allées et venues de cette 
louve, résolurent de se défaire d'elle. 
Jls préparèrent leurs arcs et leurs sa- 
bres. Alors les belles- filles de la louve 
achetèrent une provision do pieds de 
cochon. Quand elle revint, les jeunes 
femmes lui servirent ce régal, et lui 
dirent: Belle-mère, nous vos enfants, 
nous n'avons pas peur de vous. Il n'en 
est pas de même des voisins. Ils se dé- 
fient de vous, et ont résolu de vous 
tuer. Ne revenez donc plus. Nous serions 
trop affligées, s'il vous arrivait mal- 
heur. — La louve pleura, examina une 
dernière fois tous les recoins de l'habi- 
tation, puis partit. On n'eut jamais plus 
de ses nouvelles. 

Voyez Introduction XX. — I.ycanlliroiùe. 



76 

Un certain Yînn-ueheng, qui habi- 
tait dans un faubourg de Hâng-tcheou 



7« 



143 



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rr tïo ffi 1 1^ i^ 



(Tchée-kiang), était allé à Chà-heae- 
t'an pour aflfaires. Il y acheta une demi- 
livre de rnacres, quMl mit dans son 
sein. Au retour, comme il passait par 
un endroit solitaire semé de tombes, il 
crut sentir que le paquet diminuait de 
volume. Jl mit la main dans son sein. 
Ses macres étaient parties. Il retourna 
sur ses pas pour les chercher, et les 
trouva, déjà pelées, dans un cimetière 
auprès duquel il venait de passer. Il 
les ramassa, les remit dans son sein, 
rentra chez lui, et se mit à les dégusr 
ter. Soudain, saisi d'un transport, il se 
mhà crier: «Voilà si longtemps que 
Dous n'avons mangé de macres. Nous 
les tenions, et tu nous les as ravies. 
Avare! Pour te punir, nous sommes tous 
venus. Si tu ne nous régales pas com- 
me il faut, nous ne partirons plus. » — 
Comprenant qu'ils avaient affaire à 
une bande de koèi, les gens de la mai- 
son s'empressèrent de leur préparer 
un bon repas, et leur firent toute sorte 
d'excuses. Enfin ils les congédièrent. — 
A Hâng-tcheou, quand on congédie des 
koèi, Fusage esr que quelqu'un marche 
devant pour leur montrer le chemin, 
tandis qu'une autre personne ferme 
vivement la porte pour les empêcher, 
de rentrer. Au moment où, les koèi 
étant congédiés, ou ferma la porte, 
Yînn-ueheng se mit à hurler: «Les 
hôtes ne doivent-ils pas être traités 
avec civilité? Voilà qu'on m'a écrasé un 
pied, en fermant brusquement la por- 
te, alors que je n'étais pas encore sorti ! 
A moins qu'on ne me serve un festin, 
je ne m'en irai pas! » — La famille ser- 
vit le festin et lit des excuses. Alors 



U4 . — 10, 77. — 

ÏÏO ^i ^ ffê éW ^ '^'7 ^ seulement Yînn-ueheng revint à lui. 

Â^ \yi Pï ^fr + 32 ^ ^ ^^^^^ ^' "^ recouvra pas une santé par- 

SkX tjfiAJ-^^JW faite. Il eut des transports de teaips eo 

^ # #1 Jt W% Pï9 ^ fff temps, et finit par mourir. 

^ *^ im ^ *KE iW* E3 42r Voyez liilroflucllon IX. - Possession par des ko'cK 

ttW l/P« HKJ -WC VTi H\ I^ S^ faméliques. - Voyez numéro 21 noie. ; 

^^A;^^^^!^ ^ Châo-hing^fou (Tchée-kiang). 

M^ -jar f — w<^ ^ -y (^^ns uue riche maison bourgeoise, un 

^ ^^ TvC 7:r TO ^ ^"^ appartement séparé était condamné 

yimtï^^M^l^ depuis longtemps. Un soir un hô(e de- 

^^^^mm §i ^^"'^^ rhospilalité. fl y a bien un 

Bfe^^S;Sï; a m U tS ^^1^»''^^"^^"^' »"» ^^t le maître de la 

'tiHu/niîT/vBlM^ maison; mais oserez- vous y passer h 

^^Mï(Q W ^ ^ i^ ""'^^ ^ Pourquoi pas? fit Thôte. - 

^ ^ j^ T ffi ^ ^'S iW* ^° raconte, dit le maître de la maison, 

^ ^ J^ .^1^ ^ ^ ^ ÏÏI ^"^ ^^"'^ voiluriers y ayant dormi, 

}^mi.mP!^^U s'enfuirent terrifiés à minuit. Ils direul 

^ g|?l l^j ^ ^ éÊ 5J$ ^-N qu'un nain, haut d'un pied seulement. 

n ^^ n -hrt ^t^ MM x¥^ iif^ïL av^^ît grimpé- à leurs rideaux et cber- 

Jl^ M Jl^ W^ m m >!<' ^ ché à escalader leurs iits. Depuis Ion 

JiZf^jlt^^'iS^ personne n'a plus osé coucher dans ce 

-HrifciÉI BSî^rfc^ appartement. — Laissez-moî tenlei 

_ -T M. & k ^ raventure, dit l'hôte en souriant. - 

P Œ ^ A ^ Voyant qu'il y tenait, le maître de li 

^ *|5 ^ ^ ^ ^ï A=; "^^^^^^" ^^^ épousseter l'appartement, e 

;;â -fen te *fr ^ sa t?^ disposer ce qu'il faut pour passer Ij 

SÎ5S5'S2^ ""'^^ " '^''^^^^ ^''''^ '-' ^^"g«^ ^» 

^ ± # ^ M <1W^ lumée, et mit son épée à portée de s 

ft A ^ î^' it' -^ W "^^*"' "^ """"^^' *' entendît un lége 

S 6lf 3^ e ^ -^ i^ ^^'^'^' ''^ ^^^'^ bonhomme furetait dam 

ri ^ ^ >© ^ — * Tî^ la chambre. Il commença par feuillelei 

Wi"S ^^^^^'^ '^^ l^^P'^^s ^^ ^'^^^^«- P"is il ouvrit Si 

#1 îf^ ^ ^ ^ Pi M "''^''^' ^" ^^^'^ '^^ ^*^j^^^ *'"^ ^p»"^ 

I.A P* ^ BH ^ ^ ra ^'^"^•■^' ^*^ '^^ examina à la lumière d 

M ©O W ^ '^ Hi >© la chandelle. Au fond de la malle, i 



- 77, 78. - U5 

|[| ^ 78 ^ p||n <?^ découvrit une liasse de pétards de pre- 
HÈ "^ "â" A oÊn âifr mi^re qualité, vrais pétards de Hoôi- 

5B -HS 5^ A ^ St tcheou (Nân-hoei). Gomm« il les eia- 

§ 3É 6$ S Wi ^ minait, la chandelle cracha, et une 

flammèche tomba sur la tresse des mè- 
ches. Tout le paquet fit explosion, avec 
un bruit formidable. Le yâo-koai pous- 
^ PT i? ^ (S) sa un sifflement aigu et disparut. — 

I/hôte continua à monter la garde, 
pour le cas où il reviendrait. Au matin, 
il raconta au maître de la maison, ce 

$ ^ ]^ ^ 4j^ ffl ^"^ '"^ ^^^^^ arrivé. La nuit suivante, 

-— |- 0^ .^ /w . L- il coucha de nouveau dans Fapparte- 

" ^ mJ |/7 Tv ^ ment jadis hanté. Le yâo-koai ne revint 

tl ^ >g îi .^- M jamais plus. 



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Voyez Introduriion Vlll. — L'expaosion des gaz 
d'une explosion, refoule au loin les koêi et les kodi. De 
là une coosoramalion énorme de pétards, pour préserver 
personnes et locaux, dans diverses cirronstances. 



s fl& M M ^ ^ 

ii « !^ -jl? IZ >^ A Pékin, faubourg Te h' oûng-i¥enii, 

IW ^ 7o JVC 3È, ^ carrefour ttoà-eull, habitent surtout 

^Ci^ ^ lâ ^ *(IS Jt ^^^ fleuristes. Une jeune fille de ce 

% >& âÈ 3^ ^ SL quartier, subvenait aux besoins de son 

^ ^ ^ - vieux père, en exerçant cette industrie. 

mM^ fp ^ ^ Le vieillard tomba malade, et ne put 

^ 4^ ^ J^ g , plus quitter le lit. Le chagrin ôta à sa 

^ ^ hEt ^ RA: ^ ^'*® Tappétit et le sommeil. Elle prodi- 

SS Jvl' 3îC ^ i^ 5p guait à son père toutes les consolations, 

iP J3^ ^ S l^ê ^ P">s pleurait en secreL — Un jour elle 

Jft £â "^ ^ ibd apprit qu'une matrone de ses voisines, 

-2 ^ ^ ^ a''a*^ ^^ rendre en pèlerinage, avec 

3^ IJÇ ^ ^ ^ lï d'autres femmes, au mont Yà-ki. — Si 

^ JS 4^ ift i^ j'allais là, demanda-t*elle, obtiendrais- 

iH* Y -A: ^ ih» irr je la guérison de mon père? — Ceux 

^* •% ^"^ ^^^ y P'*^** ^ "" ^^"'^ sincère, dit 

M ^- iît ^-" ^ *^ la voisine, obtiennent tout ce qu'ils 

19 



U6 _ 78. ^ 



^^ ^ ^ ^ ^^ demandent, ~ Quelle dislance y a-t- 

A Gi-frl>l^î^llf ''^"' ^^"^ stades. — Qu'est-ce qu'un 

ib -5 ^ iS J S ïï ^^^"^^^ "" ^^^ P^^- "* ^^ J®"°^ ^"^ 

yC >i^ S ^ T- f^ M g»*ava ces chiffres dans sa mémoire. A 

>\ H^ 5^ RS >9 § M. ^^*^" ^® ^^ ^^"'' chaque nuit, quand 



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^ # # fë y # 



son père était endormi, elle sortait daci^ 
la cour, et là, une baguette d'eucëiis à 
^ § ^i êP ^ îfcà; f^ '^ ""^^"^ ®^'^ 3'ï^ît et venait, comptant 
PË ^^ ift h fSl â H soigneusement tous ses pas. Enfln, 
n^ j^ ^ m /Jt ^ S- ^"^"^ 6'^6 n'^n pouvait plus de fatigue, 
P^ ra fia ^ f'»! § T « prosternée dans la direction du mont 

Yâ-ki, elle disait: Veuillez m'excuser de 
ne pas aller à votre temple. Etant ûlle, je 
— _ ne le puis. — Au bout de quinze jours, 

iSfâ gg ^ ^ |i| M e*'e ®"^ ^^»^ 2^ °^*"® P^s. C'était juste 
B3 Fï E& 'S lE HJ" — • '^ moment où les pèlerins affluaieoi 
ly a «X « ^ ^ au mont Yâ-ki de toute part, pour 



^ ^ r J RB flu ^ S. vénérer la déesse de l'aube primordiale. 
§^;g^g,âJ^^^ Il y avait foule. Nobles Qt gens du peu- 
a ^ pÊf pS ^ rm 'ter P^® se coudoyaient. Dès le chant da 
^ * Ç - ^ ^^^' ^'^^^*^ ^ ^"^ pénétrerait dans le 
M ^ § § TC BM ^ temple. Car, disait la tradition, celui 
~^ ^ iffe 'i^ S ^ ^'"' '^ matin, offrait le premier son 

encens, était certainement exaucé. - 
Ce jour-là, dès l'aube, un eunuque très 



^ ^ "^ 3E ^ ff riche, venu de Pékin, bloquait la porl^ 

du temple, afin d'arriver le premiet 
Dés que la porte s'ouvrit, il entra 



Jl ^ ^ iW I5C I Quelle ne fut pas sa surprise, en ar- 

2i SS 9 ^ ^$ "5^ ^ rivant devant l'encensoir, d'y trouvei 






pi(|ué un bâtonnet d'encens fumant. 1 
^ , se fâcha, et s'en prit au gardien di 

^ îfit dfe A M il i^- temple. — La porte était fermée, dî 
""^ ^ ^ fit im ÊB ^ celui-ci; je ne sais qui peut avoir offert 
wj ij^ |L-| Wl ni cet encens. —Je reviendrai demain ma- 
tin, dit l'eunuque; fermez mieux votre 
"F* ^ ^ ^ -^2! ^ porte. — Le lendemain, bien avanl 
"fr -Ifi: ES îM "F* Jt^ ;^ Taube, l'eunuque était devant la porte. 
^ ^ ^ ^ !^ ^ Quand elle s'ouvrit, il courut ven 
Bîl wT -^ Hf iS jffJ ^ reucensoir. Un bâtonnet d'encens i 



~ 78, 79. ~ ,47 

^^ f$^ S^ Mi ^ ^ fumait déjà, et, devant Pencensolr, une 

"^ Dn ^ "^ -ffr i^ilhouelle de jeune fille élail proster- 

« ^ :^ T* "^^' ^^ s'Ihouclle s'évanouit, au bruit 

M m « UJ % q«e fit l'eunuque. - Qu'est ceci? de- 

SH 6i ^ P? IS manda celui-ci. Des koèi ou des koâi 

EF '^ -i^ >VK A ^^'■^?'"'*^ ^^ rencens à celte déesse?.. 

^ aB 3Ç >" r yv Et il sortit du temple, pour demander 

'^ "iC ^ S^ ^ aux pèlerins qui affluaient, ce qu'ils 

^ ^ -fb ^ 'fé? ^" pensaient. — Ah ! s'écria soudain la 

S K m ^ -P matrone dont j'ai parlé plus liant, c'est 

^ 1^ Bg ^ ^ l»ien sûr la pieuse fleuriste de Pékin. 

^ ^ ift i^S ^ ^^ pouvant pas venir en corps, elle 

^^ ^ -n- ^tL PH ^^^^ envoyé son âme, pour impélrer la 

-^ :S: » SR guérison de son vieux père. — L'euûu- 

^ iS ^ >2 q"c fut l'^és édifié. Dés qu'il fut rentré 

^ 1^ ^ âfi -^ à Pékin, il alla visiter la jeune fille, 

S ^ S ^ S la loua de sa piété filiale, et la secourut 

wf S w mr W généreusement. Le vieux père guérit. 

^ I^ ^ <ÏÊ liîft ï-'aîsance revint dans le pauvre ménage. 

" ^V £0 iX BU ^"^'" *^ jeune fill^ épousa un riche 
négociant. 

VofCi InlroducUon X. — RéMse de l'aube primor- 
diale, litre dans le goût taoïste. Vorex TH paye 1845. — 
C'est la fameuse déesse du «ont rdi^chan, petite- 
file du dieu de la montagne, patronne et surveillante 
"^l J^ ''"^* ^^ des renards, inventée par les Taoïstes modernes, et très 
tAf ^J^ ^B *[q|* vénérée par le peuple sous le nom vulgaire ^<î ^ JHf m 
rt - nl^ ^^ ^ff rien, uai nai, grand*mère cél^œ. 

É - <& 

^^m\^ A fleûe-kîen (TchécNli) vivait un 

WC "j/i^^ ^ certain Tîng. C'était un mauvais garne- 
ment, un chercheur d'av6ntures. ii al- 
lait seul dans les lieux fréquentés par 
les renards, et y posait des billets, dans 
^ *& ^ ^^ lesquels il sollicitait leur amitié. — Un 
^ M ^. ^ jour un renard lui apparut sous forme 
^ ^ " humaine, lui dit qu'il avait 50 ans et 

I^ ^ m qu^îl s'appelait Où. L'amitié de ces 



mzmm 



79 



^|i|i:A 
^0Jlfc 



148 — 79. — 

A|iili%®M^Hi ^^"^ individus fut bientôt très înlime. 

#^ ^ a ^ :^ &^ 6ïr '^^ ^^"^ ^*^ ^ ^"^ voulait Penleodre, 

AcSS^n^ÉSSÏ ^"'^" ^«î^ ^'«°^îS' ^"cun homme ne 

flRRwJt5lw^3btt5îC valait un renard. ~ Un jour le rmg 

è ^ ffi "^ ^ ^ ^ fra '"^ "*" ^^^ ''^ ^''"^'^'' ^'^" ^'''' ^^ ^^^^ 

A^C db6- to h d» kll J^ ^^^ lanternes (quinze du pr^î^iiei 

ÎW ftX «A L i^ fn m mois) à Yâng-tcheou (Kiàng-sou). - 

A^#>bS^Sl^Jïi ^'^" ^^ P^»s facile, dit le renard. - 

£ÏÏ/»2SS^^ ' *^*'" ^«"'^ '"^"^ ^^^^^«- - Mets oioa 

M ^ m 7±7^ fSmm habit, dit le Où au Tîng, ferme les 

^^fê^lJÊPl&^Sç^ ^^^^' ^^ ^'^'^^ ^^^^ '"^*- "" Soudain le 

^ P\ Ï3C «* Ba -^ 3MX «ft i;air sifflait à ses oreilles. En un ins- 

/h'^îif^ii^ 0T la"t, il fut transporté à Yâng-tcheoo, 

JBKSnAfc^SjÉiHfe^ au-dessus de la demeure d'un ricbe 

3rSlS!fffTlS^S "^^^^»a"^' «" 0" jouait précisément II 

Us Uf^ ^ i^ yJ m^ Pi "^ comédie. Soudain Koàn-ti parut sur la 

^ ^ ^ H ^ ^jî P^ -f scène en brandissant son sabre. Le 

•>ji,-T-^aj*Éi3? I renard effrayé lâcha le Tîng, qui lombi 

iœ HH n A^ » ^^ ^^^^ ^" "^'^^"^ ^^^®* ^^ ^"^ aussilôl 

W T m lUmMi^J^ appréhendé et livré au mandarin com- 

^èt^1^Bi^^Mà1^ "'^ magicien. Il raconta son histoire, 

Hi *li 4at ^ ^ >^ '^ y& et fut renvoyé à Heûe-kien par la poli 

Cm ^ n fgf J^ ^ — 5C ce. — Quand H revit son renard, il lui 

J^i^ ^ Ma "^^ ^ \ flt des reproches. — C'est que je suii 

US W HMT^ffl^ timide, dit celui-ci; Koàn-ti m'a fal 

P Tm^ ^ m Jj mVXi me. ^ AIi! tu es marié, dit le Tîng. - 

^$(llK^^2^^'^ ^^^ manière des renards, dit le Ot 

@Pf4ft MTÊÊ^ÏWf '^^"^ vivons avec des filles ou des fem- 

HM, ï-l m V^ ^ l^<K 7P\ mes de bonne famille. C'est Mademoi 

^^ ^ «^"T^JC""^ selleLî, ta voisine, qui est ma femme. - 

A'tefafe^'^fiîBflB •'^ voudrais bien la voir, ût le Tîng. - 

> *? ^ ^ iS M B nr ^^^ <^ifficile, dit le Où. Mets ce gilet, d 

^ -^^ tm ^ 1^ *''»^ P J tu pourras passer par toutes les fenê 

^^^)li"f*ffi|5fifl ^^^^' - ^6 Tîng mit le gilet, et s'io- 

T HB 'jT A"^ fSk ^ ^ ^ troduisit chez les Li, durant la nuit. 

M yw ^ta BH â. g+m kr r-f '<^' J'^' *^û supprimer an passage par Irop indé^ 

Jin 0C ^fi ^ -J^ n^ K 1^ ^®'^^' '"^^^ ^^^^ ^^^^ intéressanU L'auteur décrit ïiXA 



— -79, 80. — U9 






morbide prodoit par le commerce iQlime avec les 
reaards, exactemeat dans les mêmes termes que les 
léjj'cndes médiévales relatives aux succubes, etc. 

Jaloux de ce que le Tîng avait con- 
quis les sympathies de Mademoiselle 
k fi^ ^ ^ TT ^ >\ W. le Où enleva furllvement le gilet 

^'àï SB nr W léj^ ^ ^" *' *"* ^^^*' prêté. A l'aube, quand 
^ ^ M^^ ^ ^ 'e Tîpg voulut passer sans gilet par la 

*C ]^ W Si % ^ fenêtre, il w'y réussit pas, et fut pris 

ISt ^ flSï tu I^ ÏK P^^ '^^ ^^' ^^"'^"^l 1® prenaqt pour un 
y--y ^ toç 2t: ^^ At- yào-koai, commencèrent par Farroser 

tj ^ 5^ ta ^ ^ g^gç ^J^ ggpg jg chien. Puis, pensant 

i ^ ^ ^ 1 nu6 c'était un galant, ils lui firent 

subir le traitement d'usage, l'abreuvè- 
rent de purin, le piquèrent et le brûlè- 
rent par tout le corps, etc. Enfin, Ma- 
^ iS ^ ^ demoiselle Lî ayant intercédé pour lui, 
ils le lâchèrent. — Ainsi étrillé, le 
^^t^ rfâiT ^cc* '^^"^ ^'^^ trouver son renard. Celui-ci 

wC Wi IK "jC ^ OT refusa de le recevoir, et rompit désor- 

^^ m&mi^ 
m^ n.%%z 

)i- mBmm 

J- /K ^ # «C iJ 

"T^ ^ ~t .t. a -p Tch'ênn-chçngt'ao pauvre lellré de 

Wi ^ i ^7* ^ J Châo-hing-foa (Tchée-kiang), ayant 

^ II9[ ' — Wi 1^ W perdu !!a femme, se rendit à Tân^- 






'j^m z^m 



m n. 



^h 



mais toute relation avec lui. 

Voyez Introduction X5Ç et 11. — Koân-ti chargée de 
rordre dans les deux mondes, est l'ennemi des koèi 
rôdeurs, des \fào-koai et des renards, qui tous le 
redoutent et le ftiient. — Le Koân-ti qui parut sur la 
scène, était un comédien, bien entendu. Koàn-ti est le 
deu8 ex machina de beaucoup de (omédies populaires. 



80 



ù tchoQa (Kiâng-sQu), où il se logea 
^ ^ !^ ^^"^ *^ bonzerie riôn-ning-seu, *A 
]w ^ ^ côté s'élevait un petit temple, et, prés 
7& >M ^ '© W ^^ temple, le TQh•êQ^ remarqua un 

« -T i»J pg^.^ pagodin, dont la porte était cade- 

nassée. — Pourquoi cela? demanda-t-ii 



^M 



^ S" ICd ^^ aux bonzes. - Parce que le pagodin 



^ïf-^M'^^^iîK ®^^ *^^"^^' ^"^ ^"^-î^ répondu. - ÎI se 

fit 'ÊÉ S ^ Bfr *<f 4â -ê^ procura la clef de la porle, et examina 

an^^^ïhSïï nmérieur. Pas trace de poussière sur 

bM iC fT Sk K ^ Bl^ ^ Jes meubles. Il y avait un grand miroir, 

"Pf ^ ^ jl^ ^ @ ;^ ^ et des peignes. - Bon, se dit le 

^51 iâ JÉI ^ ^ 61^ "T -JU ^^^'^'*°« <^6s bonzes ont des femme?,- ^ 

>SÎW-S'ja.SE®CP7\;; a quelques jours de là, le Tch'ênfl vit, 

ffciî^fê^^Q'lÉ ^"" balcon du pagodin, une belle 

tI^ J^ S ^ (fil M? 35 IM ^^'""^6 qui lui faisait des signes d'inlel- 

an /s 4X HL TcH y^ }^ jSti tomber, et vint à lui. Il comprit aussilùl 

^^^"^J^i^f^^^ q"'>' n'avait pas affaire à une femme 

X ^ ^ "^ tfâ^ Kffi' â3# ordinaire, et eut peur. Ne craignez rieo, 

^^^^^ "^Ip^ dit cette personne; je suis une fée; le 

.S^W^âE^v^SEÔ^ destin nous a liés Tun à l'auti-e. - Le 

fi^lB'iili^mfiA "^^^^'^^"^ répousa donc, et ils se plurent 

«SDS^^-ro^Pr-^ réciproquement. Chaque mois, à la 

m E* >T^ "7^ J})C ÎTO ^$1 >p nouvelle lune, la femme demandait 

/«i ^ -JU- pf -^ ite 4fc IJ4 ^^'*'^ ^^ co"*' à la déesse du ra( ' 

S S a 5 2 L I S T âi-chan. disait-elle. - Le Tclié«- 

^WrJt^lp'Hi/vi© profita d'une de ces absences, pour 

^^^^^B ^ Wi examiner ce qu'il y avait dans les cof- 

H j^ ilf -ta 5,71 "^ a n ^'^^ ^^ ^^ femme. Ils étaient pleiqs 

^ffîtBWT/l'Zrtl M d'or, de perles, de toute sorte de 

ifeRQiwâ^ft^i^ trésors. Il n'osa rien prendre, et refer- 

HF "liî ^ ^ ^ ^ flll © ma les coffres. — Quand la fée fut re- 

is*»ôli^|]h^ ^^""^' ** '"^ ^^^ humblement: Je suis 

^ ^ ^ He ct[ lu ifi ^ très pauvre et vous êtes fort riche; né 

^^^ScW^^ïiC^ pourriez- vous pas m'aider un peu? - 

:fttSil>â»ffiffi^^¥ffl-/2ft J6 pourvoirai largement à votre entre- 

l/ï: W^ :P| œm ttâ ^ W IW lien, dit la fée, mais ne vous confleraf 

T^f ^fê H 1^ j^ tlp 1* rien ; car votre destin étant de vivre 

^ Sï ^ i^ ^ ^ "^ W pauvre et honnête, vous perdriez cer- 

^t ^S R* ^9 ^ -t^ :;^ M" ^û^"6«i6nt tout ce que je vous donne- 

R^^M.m.MM^m. rais. - Elle tint parole, et le Tch'énn 

^ TU >^ ^ -^ ^ i^ ^ vécut dans l'abondance sans soucis. - 

pf ^ ::^ ;0» fzr ^ ^ Q Ils avaient cohabité ainsi durant plus 

» ^ S n ÏÏ 5 S S ^'"'" ^"' '^"^"^ '^ ^^^ '"^ ^^^* ^^ ^'*' 

;^«^ ^ 7t/C JeL ^ y^ WC ^j^ à Pékin pour vous acheter «ne charge. 



— 80. — 



151 



A^^±mmnu 



Je préparerai le logement, Tameuble- 
ment, et le reste. Rendez-vous à Pékin 
dans deux mois. On vous attendra à la 
porte Tchàng-i. — Deux mois plus 
tard, le Tch'ênn arrivait à Pékin. A la 
porte Tchâng-i, un serviteur lui tit la 
génuflexion et dit: Il est temps, Mon- 
"sieur, que vous arriviez; Madame vous 
désire depuis longtemps. — Le Tch'ênn 
se laissa conduire. Le serviteur le mena 
à une grande maiaon, dans une rue 
prés du marche aux grains. Quand le 
Tch'ênn ût son entrée, plusieurs dizai- 
nes de serviteurs et de servantes le 
saluérenL Madame vint à sa rencontre, 
splendidement habillée. — Comment 
se fait-il que ces gens-là me connais- 
sent? demanda le Tch'ênn. — Parce 
que, dit Madame, depuis deux mois, 
pour toutes les affaires et négociations, 
j'ai pris votre forme et votre figure. 
Je vais vous instruire de tout, pour que 
vous ne 'vous trahissiez pas en par- 
lant. — Devenu ainsi riche et heureux, 
le Tch'ênn écrivit, à son flis aîné, de 
venir le trouver à Pékin Tannée sui- 
vante. Quand le jeune homme fut ar- 
rivé, sa belle-mére le traita très bien. 
Vous êtes marié, lui dit-elle; allez 
quérir votre femme. Et elle lui donna 
la somme nécessaire pour le voyage 
aller et retour. Quand il fut revenu, 
elle traita aussi très bien sa jeune fem^ 
me. — Un jour un jeune homme se 
présenta au Tch'ênn, demandant à voir 
sa mère. Le Tch'ênn avertit la fée. 
C'est mon fils, d'un lit précédent, dit 
celle-ci. — Le jeune homme fut aus- 
sitôt introduit dans la famille. — 
Durant une des absences périodiques 



J52 — 80, 81, — 



#^y«WWiIA^I 



Tch'énn vaquait à sa toilette, le jeune 

homme s'introduisit dans sa chara- 

l^^^^tfttf'fX î'ù}^ ^^^^ Psn* la fenêtre. La jeune femme 

M^^ft^M^fe-H^A mari de la jeune femme rentra, uftl;ieu 
^P^^— ^^^jg^ éctiauffé par le vin. Elle Jui conU 'son 

aventure. Il prit un sabre, entra dans 
la chambre du jeune homme déjà en< 



^^m^r>±BA 



J^B^W^^^^fàH dormi, et lui porta un coup terrible. 

P^tlR^î^^î^'êîT^M ^"^^ *' ^*^^ chercher de la lumière. Ub 

^ tafcwi:S^«^^-/F-s: ^*^""® renard décapité, gisait mort su! 

^mg'V^.^'^'W'ffi « le lit. - Averti aussitôt, le Tch'êiii 

\MM ^MJi^^^^ comprit que sa fée était une renarde. 

^F]3rr#^j^ hï^^j^ Craignant qu'elle ne se vengeât, quand 

u ttrttrtAi4îiflB^^ ^^^® reviendrait comme de coutume ai 

JiMm*^ A7J tm'jm bout de sept jours, il quitta Pékin ave( 

^^^^^^^^^ ^^" ^'^^ ^®"® nuit-là-même, et retour- 

A^^ tb iî^ ^-^ MJ* yJ^ W />k 6IÎ "^ ^ Châo-hing-fou, où, selon la pré- 

T^l^ mî J' m XP/vl diction de la renarde, il passa sa m 

!I^-Aj* ^^^^^ffiâË ^^"s la misère, sans jamais arriver i 

*~r TT " CL ^ X- -rtî T n2 ^'"^'^ Inlroduclion XX, —U déesse du mont Tdi- 

Fn - SP ^n nH» ^» Tp ^r -p ^i> <'""'• Knind'mire céleste, patronne et fouvernaale des 

*"• •*-••»•• PM ,?I* ^^ 1^ -X. ^ T renards. Vojei numéro 78 note. ~ 



81 



\H^ ^' tm ^t ^Wf A\î£ ^ Yuan-hoa-tchenn dans, le distrid 

S 2 S ^V-i^^ ^^ Hài- tch'ang ( Koâng-tong ). chez ui 

^W^ ^W^^™ ^^^^ richard, la chambre à couchai 

3& 1^ îli ^ > â ?^ ^ ^^3it installée à l'étage, et personiM 

:5feM- f-^^35@^ _,_ 

5J5 j2^ ^ Hft |S W "?* ^^^' P^"*^ chercher des habits. La porte 

^g^ tej R^'^P^ ^^^*^ verrouillée à l'intérieur. Madame 

^ra^ ^;rfwr-S/S» ''^g^rda par une fente, et vit un horame 

W-^Sre mm.<l^m assis sur le lit. Elle cria au voleur. Les 



"^ ^ ifc ïS ^ tr ^^"^ ^® '^ maison accoururent. — Je 

m'établis ici avec ma famille, cria 
rbomme. Je garde votre mobilier, et 



^mm^mmM. 



r^ f^ 'î/ï^ "~" Jl iê vous rends le reste.. — Aussitôt les 






coffres, les boîtes, fous les mejius 
objets, furent jetés par les fenêtres. On 
_ entendit le piétinement de plusieurs 

^ llfc ^ ff ^ ^ ^ adultes et enfants, puis les hôtes mys- 
ft H BH 82 ^ rr Air térieux chantèrent, en battant la me- 
^ :S a S ^ œ ^ ^^^^ ^"'* ^^^ assiettes: «Maître dé la 
PJ XX H Q <! ^ ^ maison, maître de la maison, alors que 

t6» ^ ^ ^ Mf "M • ^^^ ^^^^^ ^^"^ venus chez toi de mille 

^ ffî -t« i^ ^ Bb ffl stades, tu ne leur sers même pas le vin 
tK ^ 'lE 9^ i^ ri ffi de bienvenue». — Effrayés, les gens de 
w75^3iîË!E9^^ ^® maison chargèrent quatre tables de 
tt» ag Ht -I- jS ^ MtÊ vin et de mets. En peu d'instants, §ans 
- ^ "^ 5R: ^^ *CT q^'Qjj ^^ personne, tout eut disparu, 

et les vases retombèrent de Tétage. — 



tu'fR'^mM 



5l$ ffi i8 '^ M 'i^ ïiC I^6P"»s lors les hôtes mystérieux ne 



^^^^*ms 



quittèrent plus. Ils ne firent d'ailleurs 
de mal à personne. — Cependant le 



^ 5ê ^ ^ ^ f^ m maître de la maison, mal à l'aise, invita 
^ ^ ^ S -^ Ïi5 M un tâo-cheu, et le pria de les expulser. 
^ ÛX -^ Àilk an Ifi -^éi Tandis qu'il conférait avec lui dans la 
W Bip ^S >^r iP 'Eî iH> cour, les voix de l'étage chantèrent: 
fl5 5^ j$^ ^ ^ -S- «Espèce de chien, espèce de chien, 
)^ Êtit BS ^ ^ ^ ^ qu'est-ce que tu viens faire ici?» Et 
™ ^ ^ i S aussitôt, sans qu'on vit personna^ le 

3 m iHi* ^ J^ A M tâo-cheu fut si fort houspillé, qu'il dut 
S ^ ^ 4^ h ^ ^ s'enfuir, tandis que des mains invisî- 

blés jetaient dans la rue les imagés et 
les ustensiles qu'il avait apportés pour 



W ^ ""' -A ^ A '^ ^^^^ conjurations. — Depuis lors, pour 

se venger, les hôles de l'étage firent le 
sabbat jour et nuit. — En désespoir de 
cause, le richard envoya demander se- 



^ ^ 1^ S M ^tli ^^"^^ ^^ Maître céleste, au Kiâng-si. 
■^ ^ 4t «^Al JÉÈl Sf /l^ Celui-ci députa un tào-cbeu d'ordre 
B ^ 3lS ^W w w' J^ supérieur. Quand ce député entra dan^ 
Ho 1^ ^ lË T 5f$ "^ ïa cour, les voix chantèrent: «Maître 

-20 



154 — 81. — 

A 1^ ^ Ml ^ :^ ^ céleste, Maître céleste, tu n'y pourras 

£c -î 5 db ^ M 5 "^"^ Député, député, tu es venu en 

5K <I ™ -^ A W <^ vainlï Soudain le député, soulevé par 

lif^^iW^ït'® '^ ^^^®' ^"^ ^^^^^^ ^"^ *® *^'' ^® visage 

5^ iSfr ^ ^ ^ rfc Oîf déchiré et les vêtements en lambeaux... 

1B iBJC ?ii TW ^ ± ^ Ce yào-koai est plus fort que moiytat- 

Kîfê^^^A* iï. Seul maître Sîe pourra le délo^r. - 

^ ^h ^ M ^ ^ ^ ^® richard fit quérir maître Sîe, à l'au- 

2b ù ^ S M Si S ^^^ ^^^^ ^^ ^^ ^*^^°®* * Tch'âng.nan. 

tt H ^ îH BW S Quand ce magicien entra dans la cour, 

lit >fe "^ Kb iB^ îK '^ '^^ ^^''^ "® chantèrent pas. -*- Bon si- 

^ ffe ^ gjf w -I- -^ gne, se dit le richard. - Le Sie dressa 

i^ m ^-^ - "^ «tf "" ^"^®^' ®* commença ses incanta- 

ira ^ S& ?fê iU J® W tiens. — Soudain, dans un éclair de 

"^ ^ Sa Jh iM* M lumière rouge, un vieillard à 'barbe 

|ft*L |;J; »^ ^ *?* Xi. ilf blanche descendit du ciel sur la mal- 

. ^ Biï #^ ^ it S" J^ son, et dit à ceux de Tétage: «N'aye: 

^ Iif\ g ^ HJ »g *^ pas peur, je conjurerai ses charmes». - 

TM 3S ^EL gf filf -S" "/l Cependant le Sîe avait commencé é 

m.4^Z^^^^ jongler avec une écuelle. Elle coramen- 

imtXi y] ^ TT ^ M^ ça par courir sur le sol, de plus en plaS 

^ :S Je tÎ8 ^ 1^ 3^ ^»te, puis s'éleva par bonds, bondîssanj 

ïSi ^ TT AS^ ^ ^ ^ ^^^^ ^®^ fenêtres de Tétage. — Quan(| 

?gl ^W >1^ ft" -« S >« elle y atteindra, dit le Sîe, c'en ser^ 

^ X il ^ tl ^ iw fait. - Elle allait y atteindre, quanj 

Pi ^ S&i ^ ^ M. Wi *® ^'^^^^ Sénie sonna avec une clochetd 

lit 2s H^ h 5 S S ®" ^"'^''®- ^"ssilôt récuelle retomb 

Jhj ^ lit X ^ ® ÎK inerte, et le Sîe n'arriva plus à la met 

fK ^ @ ^ Ht ^> W tre en mouvement. — J'abandonne 1 

•rtf :^ en Éfa 4b JèT Xb^ p^*"^*®' ^^''*^' ^^ '^ ^'^" ^"^ ^^^^ H 

]S ^ ^ ^ ^ ^ ^ écuelle, tandis que les voix de Tétad 

Wt'IrZ^^M.yti^ jubilaient et se moquaient. — La mai 

I* -èfr — . "^ son resta occupée par ces.garnisaird 

sj jM- IIJ inconnus. — Six mois plus tard, d 

- - _ pffl ia ^ plein hiver, une neige très épaisse élan 

IK M ïfij ^ 5£ ^ 'Œ tombée inopinément, une bande d 

^ ^ ^ §n ^ â M chasseurs dut demander Thospitalit 

^ Ijl ^ ^ ^ ^ *^ P^"^ *^ "*^*^ ^^"^ *^ maison du richard 

XB 1* -t. ^ *^ ^ 5r Celui-ci leur parla des êtres mysté 

iS ^ S)t ^ >î^ ^ ^ '"'^"^ ^"^ l'obsédaient. — Ce sont di 



^^ 



- 8J, 82, - 155 

^ ^^ JE ^fy ®i ^ renards, dirent les chasseurs, Noos 
^ xn ^ !# ^ fit connaissons cela. Donnez-nous à 
« tW K -«s 'w ^ jjQÎje et à naanger, et nous vous fe- 
WWk ^ m m )S rons votre affaire. - L^hôte satisfit à 
^ ^ ^ ^ Mé "^ ^^^^^ ^^^^*^ ^^^^ libéralité. — Quand 
• yP W ^ ^ â^ iRî)Oc '® ^'" '^"^ ^»l donné du cœur, les 
• JMj IJ P9 -^ ?^ 0¥ chasseurs prirent leurs fusils, et se 
-Mr ^h ifiî @ ^ ^ mirent à tirer à poudre contre les fené- 
J^ ^* iM! W *J^ ^ ^'^^ ^^ l'étage. Ce fut un beau tapage. 
^ ^ ki / ^ iVf Un nuage de fumée enveloppa la mai- 
.WW 1^ t¥^ kA son. - Le lendemain, à Taube, les 
^ i S * 1^ ^ chasseurs prirent congé. — Le richard 
>& Ml -rf^ 7Ï» ^ S* ^^^^^ inquiet se dit: Ces renards vont 
_R œ 5t /y ^ S se venger sur moi, pis que jadis. — 
19 ^ ^^ ^ ffil ^ Mais non, tout resta tranquille. Le 

calme dura. Enfin le richard se décida 
à monter à Tétâge. 11 le trouva désert. 
Les fenêtres étaient entr'ouvertes. Le 
^ SI ifâ sol était jonché de poils de renard. 

â^ ^Bk 4& ^ RS yp6 Les noms de liea employés dans ce texte. le font 

W^ HSà "ASà y\» ^TT* i" remonter au sixième siècle. — Quelque grand que soit le 

PU -JU nn ^L ^C § pouvoir transcendant d'un renard, il ne lui confère au- 

*~* d ¥^ ®s >^ 3rv cune invulnérabilité. Un coup de sabre, surtout un coup 

de fusil, le lue, comme tout autre animal. De là sa peur 
de la poudre. — Matlfte céleste, le chef des Taoïstes, 
voyez Tfl taille, article Tchâng-taoling, et Introduction 

xvu. 



82 



1mm mâ^nkm 



PIE 



M. 1 Ôf 






^ ™ & 



Dans le faubourg sud de T'oûng- 
tch'eng (Hôu-pei) vivait un certain 
SR Wi ^ S jHQ Tchàng-yanncheu, homme religieux et 

•^ -gr J^ ih I9t pieux. Un jour il remarqua, dans un 

^ i^ Hii xk ^ ^*®"^ temple ruiné, une statuette en 

^ Jw MmP bois dont l'expression le fi-appa. Il la 

^ âË S ^ d transporta chez lui, rétablit dans une 

niche, et lui fit respectueusement of- 
frandes et libations. La nuit suivan* 



Ôciî ^ ^ 



^ f^ ^ ^ J% t^> Je personnage représenté par la 



456 — 8^2. — 



^ ^ ^ ^ ^ ^ staluelle lui apparut en songe, et lui 



mm^^n^m m 



dit: Je suis un génie (taoïste). Ton en- 
cens et tes offrandes rae sont agréables. 

^ ^ ^E Fî lÀ § Compte sur moi. Désormais, quand la 

jMp ^ -^ -t -^ :^ -jSt il^ voudras me demander quelque chose, 

Tmim-H^^Sl ^^"^ ^^ demande, et brûle-la en wSf)B- 

J^ ^ 1Ç ^ J ^ *ëE mj voquant. La nuit suivante, je le ft^on- 

flOJIÇ^^^I^^^ drai durant ton sommeil, sans faute. - 

4t kS^ ^ "iC W hV iM 4Si ^^ '^ ^^'^^ ^'"" voisin du Tchâûg, élail 

Î/^^SLk^ obsédée par un être mystérieux, qui \i 

ÎJCM^ÏffH^fm'^ faisait cruellement souffrir. Un j«ui 

1^ ^"^M^M^^fX ^"'*' s'emparait d'elle, elle lui dit 

K.vbdi"T:^attTfe Pourquoi me tourmenter ainsi? - 

*|3Ë ^ •t* il: ^ Pft ^ Parce que je le trouve jolie. — Il y ei 

^^ ^ Bo M îiC ^^ ^ ^ de plus jolies que tnoi, dit la flile 

H S 'H* 1^ -fJB-i&r -/r >y« P^^ exemple une telle. - Oh! celle-là 

^m^'^m^'T^m ^*^ ''î^'^ube, elle est modeste; je n'a 

m ^ W Ma Wc ^ S /^ pas pouvoir sur elle. — Alors moi, di 

^ W$ ^ ^ ^ ^i ^ fô la fille en colère, je ne suis pas mode» 

— • '^S ^ ^â t i® H ^ le? — Hé! hé! dit Tincube. Tel mois 

^ ^^' ^^"''' ^" ^^ ^'^^^ ^" temple di 

*-^*^^^^^^ tch'êng-hoang, pour y brûler des par 

"kizt^ èt^Mtfa ^Êû ^"'"^' ^" revenant-, du fond dé la 

nn^pr^à^^S^^ palanquin fermé, tu as aperçu daas 1 

l^i TT ti Jp^ *0E ^ ^ rue un beau jeune homme. Ce que l 

^^jlt^H^^^ ^^ P^"s^ »'o^S' était-ce modesle? — L 

^&4S:>^Jfr>6^l±I ^*'^^ l^ougil et se tut. — Ses pareni 

^ ^^ui ^ ^ prièrent le Tchàng de consulter so 

^ ^ 7^ WCi ^ s ^ "^ génie sur le cas de leur fille. Le Tchài 

IB 1Ë[ ^ ^^ H ^1^ iHr @ consulla. La nuit suivante, son génj 

« Jfc^ AM w /q I i^ ^ j^. gppgj.^ gj ,yi ^ij. Cette fille e 

tourmentée par un koâi que je ne coi 



^^ ^ JB^^^ © nais pas. Donne-moi trois jours poi 

^^^^£^4^ JFP prendre des informations. — La troisi 

TI*i— ^SSXSS '"^ "^'^' ^® ^"^^ ^*^ ^" Tchâng: Ce 

/j?CÎÇrr.-7^WtIÎÇ5K1p Nâng-nang. Il est très fort. Nous ne 

^.^0 1^ fê ÎE ïiC iOB viendrons à bout que par surpris 

AffiA KB ïtST ËH jS âS S?^ y'ivdiî moi-même, mais tu devras m'a 

iiuV^^SS^^A ^^^' Prépare, pour tel jour, un palai 

^ y] S^W^filâ Quin à quatre porteurs; déplus, quali 



- 82, 83. - 157 



83 



^ ^ 'ho ^^ satellites, des cordes, des chaînes, des 

Vil 'SA -^ ^ ^ ilf sabres et des haches; le tout fait en 

W 1^ ffili wi w papier. Quand le moment sera venu, 

i'I ^ ^=^ ^ ^ lâ *" m'inviteras à monter en palanquin, 

i BK s f^ âB 4n P^ ^^^^ ^^ donneras aux porteurs l'ordre 

* *K 5 3± ^ 'H' ^ *^^ ^^ mettre en marche, le tout selon 

> SI» ^ Wt ^ S f^ les rits. Dés que mon palanquin péné- 

^ ^ ^ ^ W ^ ^^^'^ ^^"^ '^ ^^"^ ^^ '^ ^''^* ^" crieras 

I @. ^ DSIÎ — . fffî ifc4> «Qu'on l'exécute! » — Le Tchàng s'en- 

I ^ ^ PJ '^ ^ tendit avec la famille de la fille, et fit 
V^ * "^ ^ -^ iœ * ^es préparatifs indiqués. Quand le 

'T f^ 4& W^ J^ tic ^^^^^^ fut venu, il invita son génie. 

AS âhi ^hn^&^yr Aussitôt les porteurs sentirent que le 

I TH ™ 5n Hh W iE palanquin en papier devenait très lourd. 

1$ J^ ^ rTO ^ 5^ ^" ^'*^ ^*te au logis de la Glle. A l'en- 

"i '^ ^ i& ^ nil ^'^^^' *® Tchàng cria «Qu'on l'exé- 

S M ^ ^"^^ * *^ ~ '^ ^® ^"' '^^ satellites en pa- 

^ ™ ^ ^ pi«r s'animèrent, et brandirent les 
armes et les liens. — Soudain un être 
étrange s'échappa par-dessus le mur. 
La fille se sentit délivrée du poids qui 

JJ!\ 3^ ^ ^ ^ l'oppressait. - Cependant les satellites 

t^ 3Ç ^ im ^ ^ avaient fait leur œuvre. Le Tchàng et 

» ^ J^ Sg a ^ *^s parents de la fille allèrent voir. Une 

m @ ^ W H ï|J scolopendre gigantesque, longue de 

^ _- ^ ^ ^ -^ plus de trois pieds, gisait coupée en 

61 -^ fô >B -^ ^ ^^^^^ tronçons. On brûla ces restes, qui 

TBi -w K IH 3s ^ répandirent une odeur infecte. — Le 

fj .^ ll^ ^ ^ J5 "0"^ Nâng-nang de ce yào-koai, resta 

Si S ^ A. "Â* fi& longtemps une énigme pour les habi- 

B ê ^é na ra ^^"^^ *^^ roûng-tch'eng. Enfin quel- 

Ji *^^ ^ xa 1^ tl qu'un trouva dans un recueil de termes 

itï ^ ^ jR $ff ^ populaires anciens, qu'on avait jadis 

^ 9 ^ P^ ^ to appelé les scolopendres nàng-nang, 

■T- ^ m ^ ^ u! ^^°^ certains districts. 

'tj ^9 ^ /y W WCi Voyez Inlroiluclion VIH, XIX, XX, XVin. 

^ ^^ A 55c î^ ^ Au Séu-tch'oan, un satellite de la 



i * pg t ^ J: 



158 



Kmjiaras. 



^y 




^ 



— 85. - 159 



f^S^'^JSi^ifciïO ^ sous-préfecture de FOng-tou, fut char- 

4Jc JBl âb >frir ^rffl IM ^ IM S^ ^^ porter un document au préfet 

^ Wm ^^m ^il m de K'oéi-tcheou. Notre homme s'appe- 

rWi^mW^^^ '^^^ Ting-k'ai. Il passa par la passe dite 

le tË^ ^ ^ ifr jffi ~~* ^^ Koôi-menn, porte des morts. Il vit là 

BB S « i-f ^ _!: _i_ m ""® stèle, qui portait ces mots: Limite 



^ iW 2*^ 1^ El ^ 



des deux mondes. 11 flâna quelqu3 peu 

P^^^^^^^"T ^"^ environs, puis voulut continuer 

A^ SBL 25 y- V- ^ itt jfi son chemin, mais ne put plus retrouver 

"WM^:^^iS» '^ ''^"^®' ^''''^"' ^ raventure, il arriva 

fig S^ ^ ^Z ^ $^ ^ S à un petit temple en ruines. La statue 

^ÉLBi'^M^M^. principale était brisée. A côté, un sa- 

A^ A^ gf] g ^-^ Hj^ ^ teinte à tête de bœuf (kinnara) était 

3£ iidF ISJ >^ TT p& h intact, mais couvert de poussière et de 

IPC K ^ OT T ^ ^ J^ ^^'*®s d'araignée. — Chacun est sy m pa- 

4^ 1^ -^ -F "^ ffl 55 ffl thique à ceux de son métier. Avec sa 

^ ^ S 5k* Ji^ ^ ^ manche, le satellite épousseta le kîn- 

1® wi ^ ^ ^ Bt i* ^ nara, p^iis se remitàerreràTaventure. 

Bientôt il arriva à une rivière. Au bord 
de Teau, une femme lavait des légumes. 

^ -■ ^1 xBK ' ^^ s'approcha pour lui demander son 

}u W\ fS, £|§ ^ § ^ ^ chemin. C'était sa femme, morte depuis 

Jri^^^M^MR ^^"S^e^^PS- - Toi ici, s'écria-t-elle, 

t— dbfr m: 6^ iH- « ^S m ®° ""^^^"^ ^^" ^"^'^" °"^"- c^"^°^^"' 

r HA Bt /y| JlL m ^ |I| es-tu entré vivant dans le pays des 

lë^lS^JIt4'!feJ|<^ morts?.. Puis elle lui raconta que le 

Mm^ & & Ék ï^ i^ ^U ^"^^ ^^^ enfers Tavait mariée à un 

A ^%k ^ ^ kinnara, dont elle faisait le ménage.— 

A-^$Sftt AkFo^ Peux-tu me raujeltre sur le chemin du 

•!fc*^3^ i^ fSi ffi 'il iM, ^^^^^ ^^s vivants? demanda Tîng- 

&L Jbl >SS^ îm T* "T ^ ^'**' ~~ ^^*^ "'^^^ P^^ ^'^ "^*^" pouvoir, 

Bfc ^r ^ ES J J ^ dit la femme. Attends que mon mari 

^ ^ ^ -fâ ^ S^ ^ ^ soit rentré, et je lui en parlerai. C'est 

M ^ S #ft x^ A ISH ]>PC ^^^^^ curieux, tout de même, que j'aie 

Bl ^ S T^ 1^ »« ^ ^ ^ négocier entre mes deux maris, l'un 

^ n m r wCom n^ W terrestre et l'autre infernal I - La fem- 

M ^ ^ "J" B8 ^ >2l ^ ^^^ conduisit Tîng-k'ai à son logis. 

B"r ffi fffl SF i^- 4W Y4:. ^*^"^^^ quelqu'un frappa à la porte. 

^ i ^W^^SKÏi: Eff^-ayé, Tîng-k'ai se cacha sous le Ut. 

S ill 3^ ^ J^ n^ iH >Ê L^^ femme ouvrit la porle. Le kinnara 



160 . - 83. — 

Ml ^ iÈ 1Ê Sk^ M ^ ^"^^^' ^^^ ^^ ^^^^ ^^ ^^"^' ^^'^ ^^^^^ 

l# <^ ifltt T I "^ A^ ttî ^"^ "" guéridon. Il avait une autre tête 

fSS V# ^ J A o^ ^ 4'B humaine. Il se mit alors à causer et à 

ffl}* 0$tl ^ lS ^ ^ >ë* ''^^^ ^^^^ ^^ femme, lui raconta ce qu'il 

l<f^7^^^^^ ^^^^^ ^^ ^^ entendu au tnbunal du 

^^^-rIla«Â ^"^® ^^^ ^^^^^^' ^^ ^*"*' P^*' dem,%ndei 
fm Wf ^ l -Pt H % /V à boire et à manger, pour se refafi-e de 

ïf^l^'^^fS^MBilt ^^^ fatigues. Tout à coup, humant l'air, 
LPV 3£x. J^ f^ ^ ""il dit tout étonné: Je sens l'odeur d'un 

homme vivant. — Alors la femme lira 



W^^HS A^WK 



^ Wl ^ ^^ yr ^^ Tîng-k'ai de dessous le lit, le préseola 

"Jt H '^ 4^ "^ ^ À H ^" kinnara, et parla en sa faveur. - 

ai^^S^^â-^ ^'^^^ ^® ^'' connais, dit le kinnara, après 

WS M' té W^ ^ jS^ ^ JB avoir dévisagé Tïng-k'ai ; c'est toi qui 

"T* ^ lit W "Ê S J3* Sf *"'^^ épousseté dans la pagode. Attends 

UMT^fSi^^Mu^^ ^"® j® m'informe de ce qui est inscrit, 

i^ |lj ^ ^ Ap ^9 j3* P suis de service demain. J'en profiterai 

H ii ^ 3i ^ 5^ ^ f^ P^""* fureter dans le grand livre, i 

li^ ?y n T ^ > S èa ^^** ^*^' *^ Wnnara invita Tlng-k'aii 

JUj^M J WL ^ ^ Ï^ s'attabler avec lui et sa femme, llî 

fvi^^^i^^^ï burent d'abord. Quand les mets arrivé 

rent, Tïng-k'ai allait étendre la mai^ 
pour se servir, quand le kinnara Var^ 
rôta et lui dit: Prends garde! Boii^ 

^^R^'W^^^ ^^^^ '^^ ^^^^» ^^ P^^ ^® conséquence 

SE Hr IS. BB n ^ ^ ^ Mais dés qu'on a goûté à leurs alimenta 

S^ ^ 2 ^" "® P^^^ P'^^ retourner dans le mon 

^ ui ^ M tt iS "T + de des vivants. — Le lendemain l| 

>é! -SX '^ i^ ^iJ ^ m ^ kinnara alla à ses affaires. Il ne revin 

^ËJ^At:Ji^A.'É^:fi:ïinWi ^"® le soir. Sois tranquille, dit-il i 

M ^ fïA TSTt B TE H|J j9< Ting-k'ai; il le reste encore plusieup 

JLt^^^^^S^^ années à vivre sur la terre. Je su| 

f^f^^^fa'f^^^^ justement chargé d'une mission danj 

|AJ IaJ ^ -^ Iflu T a X le monde supérieur pour demain. Je iJ 






reconduirai moi-même. — Au momen 



^^9^f&i^!^^M ^" ^^P^**^' ^® kinnara remit à Ting-k'a 

7^ iX ;& ^ ^ 'i^ 4t^ >^â "" lambeau de peau et de chairs, e| 

^ iw TC ^ lui disant: Ceci te rapportera gros. -^ 

^ Ê ^ ^ il! ® ^ &f Qu'est-ce? demanda Tïng-k'ai. - H 



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- 83, 8'k ^ m 

a à Heûe-nan, dit le kinnara, un cer- 
lain Tchâng, gros richard et mauvais 
drôle. Pour le corriger, le juge des 
enfers l'a cité, lui a fait enfoncer un 
croc dans le dos, et Ta fait suspendre 
durant toute une nuit. Ce morceau 
s'est détaché, et est resté accroché au 
croc. Reporté à son domicile, le Tchàng 
a au dos une plaie énorme. Mille mé- 
decins ont tenté de le guérir, en vain 
bien entendu. Va le trouver, et appli- 
que-lui ce morceau. Il te paiera comme 
il faut. -— Tîng-k'ai remercia, envelop- 
pa rénorme greffe dans un papier, et 
suivit le kinnara, qui le ramena à la 
Porte des morts. Dés qu'ils l'eurent 
franchie, le kinnara disparut. — Tïng- 
k'ai alla à K'oéi-tcheou, puis à Heùe- 
nan, où il guérit Tchâng le richard, de 
ce que ses médecins appelaient un 
anthrax. Cette cure lui valut cinq mille 
ligatures d'honoraires. 

Voyez Introduclion VI, et comparez Duméro 14. — 
Kinnaras, voyez TP page 365. 



84 

Celui dont le destin est d'être brOlé, 
ne sera pas noyé. — Un certain le de 
Kîng-hien (Nân-hoei) faisait le com- 
merce avec une dizaine d'associés. 
Leur barque fut coulée dans une tem- 
pête, prés de Nàn-k'ing. Tous furent 
noyés, excepté le le. Celui-ci coulait à 
fond, quand un personnage vêtu d'é- 
carlate le repêcha. Lorsqu'il se trouva 
sain et sauf sur la rive, il se dit: Pour 
qu'un chénn se soit donné la peine de 
me sauver, je dois être destiné à de 

21 



^â±[nl 



85 



i62 - 84, 85. — 

^^•^85 ^ grandes choses. — Une famille de 

8^ ^ é& >kst TÎ' nverains offrit l'hospitalité au naufragé. 

^ ^ IB m 4Ê ejj se séchant, celui-ci s'approcha trop 

BR 5l5 â A i^ P^'^s ^" ^^"- " se brûla si grièvement, 

^ fÉ H ^ ^ ^"'" '" """''"'• 

^^ ^Ç a^ y\^ ^S ^'^^" *^ victime desUnée au feu. h 

^ f^ ^* ^ X 

w ^ S Jw M 



Lî-yuankoei originaire de Hâng- 
tcheou (Tchée-kiang), était secrétaire 
-^ M ^ f^ ^ ^^ sous-préfet Hân de Féi-hien 

:^ jl^ jg^ ^ ^ (Kiàng-sou). Un de ses compatriotes, 

M T ^ ^ ' "^ qui retournait au pays, ayant passé 

1^ r #B ^ ^^ par là, Lî-yuankoei le pria de vouloir 

/J\ — ^ ^ ^ *^*^" s^ charger d'une lettre pour sa 

Ag> K ^ ^ JiiS famille. Quand il l'eut écrite, il deman 

^ jL œ ^ ^ ^^ ^ "" P^^*^ domestique de la colle 

^ ^ /fl W Pw <ie farine, pour coller reoveloppe. 

^ ^ M S[ ;^ L'enfant apprêta la colle, et rapporUj 

^ dans une jatte. Lî-yuankoei colla s/ 

lettre et l'expédia, puis plaça la jal 



•^ "vj" ^ <H| — avec le reste de la colle sur une table. 



La nuit suivante il entendit bruire 
papier de sa fenêtre. Pensant qu'uaj 
rat s'était introduit dans la chambre, 
^ JVl^ '* entr'ouvrit le rideau de son lit, Quelj 

le ne fut pas sa surprise, de voir ui^ 



petit mouton blanc, haut de deux poa'i 



^ ^ ^ i^ ces, qui battait en retraite après avoir 

>?^ "^ M ^ niangé toute sa colle. — Croyant avoir 

<X^ 4ifn ^ S ^^^^' ^^ lendemain Lî-yuankoei fît pré* 

rM ^ ^ «E parer exprès une nouvelle jatte de colla 

"SE ^ ^ ^ ^^ farine, qu'il plaça au même endroiU 

$ll 7h ^ ^ '"^ "^'^ suivante, même manège. La 

^ -Z » ^ 1^^^'^ mouton entra de nouveau par la 

M î" W i3 fenêtre, mangea la colle, puis se relira. 






— 85, 86. — 163 

'(^ ^ 86 fin ^^ Lî-yaankoei se leva vite, pour épier où 

"(dT j^ Kft l&t tëi ^^ allait. Il le vit disparaître sous un 

Il Zri B^ 7^ W arbre, non loin de la fenêtre. — Le 

y® îfi -^ >S ~F lendemain il avertit le mandarin. Celui- 

piC W i&l itfc rfii ^^ ordonna de creuser au pied de 

M^ ^ 4£L '^ l'arbre. On découvrit le squelette d'un 

^ ^ ^ IX. mouton, dont les os étaient gorgés de 

^ ^ ^ 'Ë^ ^ ^^^'^ ^^ farine fraîche. Le mandarin 

Mf jm> ^Y ^ PI ^^^ ayant fait brûler, les apparitions 

r^ jS f J TC m nocturnes cessèrent. 

^■^ îK l^« t^ Voyez Introduction IX. — Ame d'un mouton. — 

t/1 iFP «9 £[r 4l1 Ossements des animaux, presque aussi redoutés que 

9>\ ilXj la >Tyl 7»ll ceux d«8 hommes. 

iS WL @ ^^ 1^ Alors que Tch'énn-choncheu était 

- — tâo-t'ai des deux préfectures T'îng- 

tcheou-fou et Tchâng-tcheoa-fou (Fôu- 



m^- T 



I ra W kien), une cloche énorme vint, flot- 






tant sur les eaux de la mer. Elle pou- 

vait .contenir cent piculs ( mille bois- 

^ - . seaux) de grain. Les riverains considé- 

^ ^ ^ ^ rèrent ce prodige comme un événement 

fâî m ^ : faste. Ils avertirent le préfet de Tchâng- 

^ ^ tcheou, lequel fit bâtir, à l'ouest de sa 
'W t' W w ^ille, une tour dans laquelle la cloche 
ife ^ ^ *§* ^"^ installée. Le son qu'elle émettait 
'^ ^ portait à plus de dix stades. Un vieil- 
le lard nommé Lî, fut chargé de garder 
^ la tour et de battre la cloche. — Cepen- 
^ dant, plusieurs raz de marée désastreux 
m «^ T^ ^ s'étant succédé en peu de temps, le 
m ^ 3W 4w tâo-t'ai Tch'ônn fit réflexion que, dans 
n^ ^ ^ ^ le système des cinq éléments, le métal 
=fel» îlf :>• in appelle l'eau. Pas de doute ; c'était le 
^ ^ "^ >fc son de la cloche qui provoquait les 
Ifl ^ W ® soulèvements de la mer. - Donc le 



16i — 86. — 



^^ >S^1fiiS:îif^]Ifc tao-t'ai ordonna au sous-préfet 



de! 

Tchâng-tcheou de fermer la tour et 

d'en sceller la porte. Défense absolue 

^ ^ ^^ ^ 59 ^ ^ ^ ^" ^^' ^® ^^*''® encore résonner la ma- 

^iS51-*-iwîl5^lil "encontreuse cloche. - Ce vieux L| 

H ^ jS- * ^ mi ^ ^ ^^^'^ "° j^*^°^ ^"^^^ ^'^^^^' "" ^^^^^^^ 
:^^W^>r^>S?SW évidemment, car il allait et venait à 

Jt^ J^ ^ jÎ^ gj ^ f^ ^ travers les airs, comme bon lui sem- 



blait. Cependant le vieux Li avait toute 

>«- ^n A^ rt*v nie- confiance en lui. Un jour il lui dit: Tu 

O S W "iK ^ ^ ^ ^ viens toujours boire et manger chez 

^ E i ^ ^ ^ % 11^ "^'^' pourquoi ne "l'apportes. tu pas 

lèf Sê. BB ïh tfn t=t ^ k "" P^^ d'argent? — C'est le destin qui 

•^'"^ *9j *T* TO H ml /\ dispense les richesses, dit le renard. 

W ^ £^ — iS Bt ^ -Pî Si je te donnais de l'argent, au lieu de 



m^^M^ 



te profiter, il te porterait malheur. — 
Bah! dit le Li; un petit peu. — Le 



ji. ^5 jn p îi fom 

^ JlSl fP Si ^ ^ ® W renard sourit malicieusement, déposa 

SD ^ ^ ^ 4^ ^ ^ ^ "" lingot d'argent sur la table, prit 

'tt Ht laS ^ \âÊ ïS '^ ^h ^^^^^' ®^ "® ''^^^"^ jamais plus. — A 

zfk iUi yE ^ W PB .K ^ quelques jours de là, comme le sous- 

J^ ff^ f^ jQ ^ ^ à\^ ^ préfet passait prés de la tour, la cloche 

/^ ' 'ftd ^ /L ® ^ lÉr ^® ™'^ ^ résonner. Le sous-préfet n'en 

JIM 1^ ^^ ^ ^*^ ~ demanda pas davantage, fit appli^n^ 

quinze coups de rotin au vieux Li, et' 



•f^ êi ^ ^ M '^ § ^ continua son chemin. Au retour, corn 

me il repassait prés de la tour, la clo- 
che se mil à sonner de plus belle. Le 



^mm-k^^^ 



^ fî^ Q ^. 7C ^ f |1| M vieux Li fut de nouveau appréhendé. Il 
1^ S ^ ^ W 'fff A ^ ^^ constater au mandarin que les scel- 
"^ lés étant intacts, aucun homme n'avait 

pu produire ces deux sonneries. — 



î^^-n^m 



darin. — Le vieux Li dut raconter 
qu'un renard, jadis son ami, hantait la 
tour. Il narra aussi l'histoire du lin- 



^Jl^^^J3-^i^ Alors qui a sonné? demanda le man 

^^ y^ R -3 4^ jfêf ^ ;^ ^^^' "~ Montre-le, dit le mandarin. - 

4ff Iff^ ^ rfit ^ Zfc Un Aên ^'^^^^^ "" lingot de son trésor, marqué 

^ îiA >iC |Ty ^ zt *CT ^ de son poinçon. Le mandarin l'empocha 

W^ Wt ^ ^ 1^ ^ >2l aussitôt, comme bien on pense. — C'est 



— 86, 87. — 165 

(F^ @ ^ ^^ ^Ê ^^"^^ ^"^ ^^ vieux Lî fut puni, par son 

v!^ tssf — ^ •*!- xfc» renard, d'avoir voulu s'enrichir quand 

T^WL^^M 5 même. 

^0è tlT ^tt tH ^'^- C'est le renard qai sonna, pour faire fustiger son 

.lUf tj/ tr |>jr lur ancien ami, et confisquer le lingot que lui-même avait 

j^g Kn ^0 ^D "*— ^ volé au mandarin. Voyez numéro 57. — Innombrables 

JCOL 2t >^^ Fn ^°' '** histoires de cloches, statues, et autres objets, 

^H* '1$ pp iBy apportés par les eaux, puis devenus l'objet d'un culte. 

mm^^ 87 
^ * iî5 ^ 

»^^ ^^ Et 76^ ^ Sôn-tcheou (Kiâng-sou), un cer- 

H KL «ï\ ^ lain Tch'ênn-kouohoung, licencié de 

\fQ TV TOC ^NB la promotion de 1777, aimait passion- 

'^ ^ ^ ^ néinent les antiquailles. Ayant avisé, 

^f^ ^ -— . ^y dans son jardin, .une vasque à lotus, 

TO x^ h JyT qui n'avait pas été déplacée depuis 

^ ^ ^ IR bien des années, il la fit retourner, 

ggr ^ ^ pour examiner quelles marques d*ori- 

^ t^ ^ gine elle portait. Sous la vasque, on 

^ iS — -• 1^ découvrit une urne, ornée, sur fond 

^ ^ ^ 'K ^^""' ^^ dessins genre antique. Elle 

^'^^ a ^ S ^'^^^ pleine de boue contenant des 



fragments d'ossements. Tch'ênn-kouo- 
^ ^ ys "éi honng vida ce contenu dans le canal 

au bout de son jardin, puis porta Turne 
dans son musée. — La nuit suivante, 
durant son sommeil, un bonze lui ap- 



^ iÊ ^ Wi ip^vvLt et lui dit: Je suis le bonze Tchëu- 

M 4ÇP dÉl 0tl heng. J'ai vécu ici, sous les T'âng. 

KA >g •& r^ L'urne que tu as déterrée, contenait 

^ tS ^ ^ ^® ^"^ *'®^^^ ^® °^^" corps, après la 

— . ^ Jjf^ :^ son rêve à ses amis, mais né fît pas ce 

R 'W yl? <fér ^^^® '® bonze lui avait dit. — Trois 

2i vc ^^"^^ P^"^ ^^**^' durant la nuit, deux 

^ Bk TV ^ bonzes apparurent à la vieille mère du 



crémation. Hàte-toi de rendre ces res- 
tes à la terre. — Le Tch'ênn n'avait 
peur de n'en. Le lendemain, il raconta 



i66 — 87, 88. — 

iS ^^ ^ s ^ -Q: licencié. L'un avait de longs sourcils 

W ^0 ^ ^ ^ S[ l'autre un air très rébarbatif. Ton fits 

^ iW Pw fyi ™ ^ dit le premier, m'a traité d'une manier 

Wi ^ ^ wik ^ ^^^ indigne. Il a dispersé mes os, et vol 

mon urne. Je l'ai averti de réparer s 
faute. Il n'a tenu aucun compte de me 
paroles. Mon Supérieur Tâ-ts'ien l'ayat 
su, est venu pour venger mon injure 
Nous allons faire mourir ton fils. — L 
vieille dame se réveilla épouvantée, € 
ordonna aussitôt à ses gens de repêche 
les fragments d'os jetés dans le canal 
Trop tard I Tch'énn-kouohoung délirai 
déjà. Bientôt il perdit connaissance 
Vers le dixième jour, il mourut. 

Voyez Inlrod action IX. — Constatez que la notio 
populaire du Nirvana, n'est pas l'annihilation, loin delà 



88 



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Au lieu dit T'âûg-li près du la 
Téng-t'ing (Hôu-nan), un grosrîîW 
nommé Su, songeait à agrandir so 
parc. Â l'est, la petite pagode du géni 
du lieu l'empêchait de s'étendre. Eli 
tombait d'ailleurs en ruines, et persoi 
ne n'y brûlait d'encens. Le richa* 
s'entendit clandestinement avec 
bonze chargé de la desservir. Celui» 
lui ayant livré les titres de propriété, 
Su rasa la pagode, et construisit c 
kiosque sur le tertre qu'elle avait Oi 
cupé. — Un an plus tard, un jour qc 
Madame Su née Hâa procédait à i 
toilette, tandis qu'elle se peignait, el 
s'affaissa soudain. La fillette qui 
servait, ayant voulu la relever, s'afi'ai 
sa de môme. Puis toutes deux s'étai 



- 88. ^ 167 

M6 :1e, JM ^ ^ ^ relevées, Madame s'assit dans un fau- 

iA Ml ^ EF SK 'fi. ^^"**' ^^^ ^° ^^^' tandis que la fîJIette 

m^ ^^ I s'agenouillait devant elle. Ensuite, sur 

^ S "^ w W "f b un ton impératif élevé, Madame dit: Je 

^^ ^ 4^ f^ 1^ 4^ ^"^^ ^^ tch'éng-hoang de Sôa-teheoa 

H j§ âS ^ Sth kW (Kiâng-80u). Je suis venu, comme 

-H. JS nS ^ "V ™ député extraordinaire, pour rendre 

^ M 1^ "F* ^ 5Ç justice au génie de ce lieu, iniquement 

W Wi JL ^ ^ i& dépossédé. — La ûllette agenouillée 

^ ^ v!Z' T: ^ annonça: Le plaignant, génie du lieu, 

M ^ P SK 5K -^ est arrivé. - Rangez toute la famille 

^ t^ i§^ J8 S^ ^ ^^' hommes et femmes, sur deux fiJes, 

commanda Madame. Faites l'appel I — 
Quand la fillette eut fait l'appel, Mada- 



^^ ^Mîk^ 



* "^Wèi^ 1^ ^ ^ ce! — Son mari s'étant agenouillé de- 

■^ ^ î ^ S Ik ^^"^ ^'^®' ^'^® l'interrogea sévèrement, 

^ ^ "^ ^ jPl -H sur le prix payé, sur les entremetteurs, 

^ ^ "^ ^^ it ^ ^"* *® bonze, etc. Il répondit à tout 

R ^ ^^^ iffî -bb ^ ®^^^t;ement et en tremblant. Car, phé- 

J® 3i? E9 ^ ^ nomène étrange, sa femme ne parlait 

i^^T^^J!!^ ^ plus le dialecte du Hôu-nan, le seul 

I $K ^ iSb "f^ ^ ^ qu'elle sût. Une voix d'homme sortait 

V fâ «toi *ô -1- * r^ ^^ ^^° gosier, parlant le dialecte de la 

I iS iil ^ JX. -^ |WJ province du Tchôu-li. Aussi s'empressa- 

' ^ "ZT ^ ^ un ^ t-il de promettre qu'il rendrait le tertre, 

I & k SL ^ ^ "h ^^'^^ rebâtirait la pagode, et le reste. — 

I ^ -^ ^ ^ ™ ^ Alors Madame, qui n'avait jamais su 

I fœ 2§^ "^ J|b 5$ "w écrire un caractère, saisit un pinceau, 

S f9 ^ A j^ B ^^ ^'^^^ ^ grands traits le libellé sui- 
vant: Qu'un homme s'approprie la ter- 
re d'un chénn, c'est une grave faute. 



r^mnmmn 



)S 5^ ^ 11^ W^ ^^ ^^ aurait dû avoir compassion de 

i^ iS f^ ^ ^ @ '^ exproprié. Le génie du lieu n'ayant 

£R ^ Ml ift ÎRlil iMi P^^ P" obtenir justice de son tch'ông- 

W 3/L nB ta /PV ffV hoang hiérarchique, en a appelé 

® i ® M 5^ i& pi us hauL Moi tch'êng-hoang de 



son voisin le génie du lieu, vieux et 
pauvre, logé à ciel ouvert dans une 
pagode en ruines. Au lieu de cela, il 



168 — 88, 89. — 

S* ^ ^^ ^J ^ j^ ^ Sôu-tcheoù, député pour ce cas,' je h 

^^ î?d "^ ÏST rSÏ 6f? -A ^^^^^® ^^°s^- ^® ^^ s'étant^repenli, n( 

rr «^ nw nO HT 'ï sera pas autrement puni; mais il rebà 

+ IP 1^ ^ ^ |§ ffr tira la pagode, et paiera désormais l'en- 

rp ^ ^ 4{i A/* i^ &L ^^"s et les offrandes. Les entremetteur 

* iH IBJ 1^ I^ ^ ^ ^^''^"^ ^^^ ^'^^'^ ^'"°® grande comédli 

^ ^ ^ ^ ^ :^ "^ expiatoire. Le bonze étant mort, il d'] 

fé ^ # ^ i@ ^ *^ a plus à s'en occuper. - Cela écrit 

fjX Th 7S M -*- •SS il^\ ^^^^™® s'affaissa sur elle-même. Ui 

itr a& » ^ Jv^ S *"^'^"^ ^P^^*' ^^^^ ^^P"^ ^^s sens, saisi 

kXWà m jLVj MWf son peigne, et continua sa coiffure 

b ^ jSc^ y^i^W M ^'*^ ignorait absolument tout ce qu 

:^ M * îiilll -A- OT^ ^^"^^^ ^® ^® P^*^^^^- - S^n ™a" exé 

M ^ '^ ^"^^ scrupuleusement la senteocfl 

îî^ ^ § ^ ^ ^ ^^P"'s ^^^S' '^ pagode du génie loca 

M W J^ tii oH fi: W 

^ B« 21/ **^ '^ *^ Voyez Introduction m.— Procédés judiciaires ii 

-^ BS ^ ^ $B ^ tt fernaux, calqués exactement sur les terrestres Icii 

"HT *SS* S* -1-/- -^ «:* ® â «f «-!/««»; délégué extraordinaire pour décide 

J •** K»fe ' ^"^ ÏPC ^ "T^ "" <^^* contesté. 

mm.ÊL mmmm 

^ fê S ^^ 5t*^ P I^ ^^^ ^P**^^ Tavénement de la dyoas 

"Sr î S ~ S q! iîî "^ ^"^^"^"^ ^^^'^ ^^^^^' "° ^^'^^'^ ^ 

^J 4 ^ ^^ ?Ci ^ n^ entreprit de soulever les districts^ 

J^ '^ SL ^^^ Tch'âng-chou et de Où-si (Kiàng-son 

^ St ^ 441 îfflf fir ^^"^ rintention de le faire renooa 

^ œ M- ^ m S ^ ^^" entreprise, quelqu'un lui dit: L 

^ /SI ip; K » ^ temple de Koàn-ti, de tel village, ei 

K ^ ^ -^ JB 2k ^*^^ famé. Prenez un grand sabre de 

'^'^ XV /m -I* xercice de 120 livres, allez à ce tempU 



89 



> Att ""^ ^ *K et faites à Koân-ti la prière suivante 

1^ w8 ^ *^ ^J i& Veuillez nous éclairer. Nous alloB 

"J^ 71 "Ml en S -^ ^^^®^ ^® ^^^^^^ ^ ''®^"' ^'^* coule, noa 

^ S* 4^ M-mtM* ^*^^^®^^"s tranquilles. S'il flotte, noa 

9@( S ^ ^ ^ SîSf nous soulèverons. — Celui qui dona 



— 89, 90. — m 



W ^ ^ ^ ^ 7J ^ conseil, comptait bleo que le sabre 

là ^S âtt % VÊ àVk coulerait. Le Kéu et ses gens firent 

S 1« M S ^ ^"^^ '®°*" ^^^^^ ^'^* '^^ ^^^^'^ ^^^^^' 

W^fUm -& t)>2 comme une feuille morte. Aussitôt 

i^ Jffl ^ jBi f n >^ plusieurs myriades de rebelles se mirent 

^J ini ilK «na -^-r ^jj campagne. Au premier choc avec 

les Ts'Ing, ils furent eitermiués Jus- 



mmi^m b 



^SQ^ «I4fe qu'au dernier. 

Itt rffit 3|^ H| ^ ^f Morale: A'oin-li est Iç proCecHeHr d« Tordre, Ten- 

2J Z£I ^^ J ^2* "*""' ^" désordre. Il envoya k leuh perte c^s hommei 

XK iH^ JhL ^tr j^ JP^ <}^j^ rebellet dans leur cœur. — Povr se dé^oardir la 

^Jj Tfk m^ ^w^ tS 'vmt poignet, let candidaU miliuiret brandiasenl une sorte 

H^ j^ ^S ^ ^^ tM de coatelas il manriia, pétant ceoi lifres al plus. 

^mm^ mm. 

^ :A: id it 15 ^ 90 

^ ifi ^ êi ^ 5t A Li-yang (Kiâng-sou) le licencié 

^ ^ ^ ^ ffiï 1^ ^^ ^^^^^ ouvert une école, dans un 

jLgh ^ ;2is HB n^ ^ village à l'ouest de la ville, sous le toit 

i ^ - ^'"° *^^*'*^^" ^^* ^ ^^^^ habitait un 

A ^ ^ >|^ en JP9 homme féroce nommé Wâttg, qui bat- 

SX K ^ ^ ^ Wf ^^^^ ^^ femme, et la laissait tnourir de 

faim. Un jour, u*en pouvant plus, la 

^ ^fi Wi ^ malheureuse attrapa un poulet appar- 

^ ^^ jtt :to tenant aux Li, et le dévora. Le Li 

» sK ^ ;gr ^ -Tt avertit son mari. Celui-ci justement 

^ ^ ^ '^ ^ -^^ pris dô vin, saisit un sabi*e d'une main 

* 1^ ^ 3E ^ 7J et sa femme de Tautre. Tu vas mourir, 

•^ ^ Hb :^ ^^ ^ '"^ dit-il. — Ce n*est pas moi qui ai 

tt ^^ ^ ^ 4V. «^ ^^'^ ^® poulet, cria la femme affolée, 

W ^ W lE W 7ls c'est lé licencié Ma. Le Ma nia, bien 

.|BI ÉE jl^ ^ ^ Hf entendu. La femme persista à Taccuser. 

!&! IM -^ 3£ ^ ihl ^IloQs 3u temple de Koàn-ti, dit le 

S ^ ^ ^ 4^ 3» licencié, et tirons au sort. Si le dia- 

W B w ^ ^ ^ gramme indiqué est yinn, le poulet 

~ Û 1$ <^ dEL Ifê ^"^^ ^^^ ^^'^ P^^ ^'^^ femme; s'il est 

I M Pt 71 ^ — y*"*^' ^' ^""^ ^^^ dérobé par un hotn- 

I W tl // :« ^^ me. — Allons, dit la femme. — Les 

\W t^ ^^ fr sorts furent jetés trois fois. Trois fois 

22 



170 — 00, — 

Œ i^ ^ ^ W ^ ^ '*^ indiquèrent un dîagrâmme'yàng.- 

Ijgr ^ ^ ^ Bf^ ^ Ip ^® Wang jeta son sabre et lâcba sa 

5 S •» RpD S J^ femme. Le licencié perdit tellement la 
^^ W ^ K^fè face, qu'il dut fermer son école. - 
4\^ ^ Et ^ ^ & jfj Quelques années plus tard, an jour 
^ ^ ffi "^ ^ ^M •tt' que le Ma assistait à une séance d'évo- 
"J ^ i^ >P W W.SIC calion, Tespcit évoqué dit qu'il étail 
^ Bi ^ ^ Il ^ Koâa-ti. Ahl c'est toi imbécile, dit le 

6 lA S9 x^ 4ri ÂA ^ Ma, avec accompagnement d'une kyriel' 
î xî S S- f^ le d'injures; c'est toi qui, contre toute 
^ TT f V ^ ^ 2^ BO justice, m'as fait passer pour un voleur 
Bi ^ ^ J^ 'iS^ M ^ depoulets!— Le pinceau se mit en moQ- 
■fil Ifn ** 5l& É© HH B vement,etécrivitsur la cendre: LiceQ- 
/n»p lUl *^ i^ ;i^ PL «K cié Ma, bientôt tu deviendras maoda- 
i9E ^ W ^ ^ llyf t^ rin. J'ai voulu t'apprendre à estimer Ii 
^ Mi ^ K W M, ^ vie des hommes. Tu n'as perdu qu'une 

4r iï 5 5 ^ T ^ ^^^^^' '^ ^^"^3 ^"^^^^ P^''^" ^^ ^»^'^ 

ZC ty IRI <1 ^ 7v iwi j'avais dit la vérité. Peu m'importe qu« 

>& ^ i^ ^ Sfl ^ i^ ^" "^'^^^^ ^*^^*'^ d'imbécile; le Subliffifi 

4gt ^ ;> h vir f Al -Ê! Souverain m'a loué, et m'a donné trois 

j1 m S jS ^^^^^^ d'avancement. - Menteur! ê 

HÊ JUE 1^ •^ JH <I >|^ le Ma. Koân-ti a rang d'empereur, 

' 1^ ii AL '^ ÉÈ 3K À Q"®* avancement peut-on encore Iffl 

a S Si S -ï li S ^«"«««-^ - Le pinceau écrivit s;^^^ 

nà m '^^^ ^ >l^ m m cendre: Le vrai, le grand Koàn-ti,; 

SP ^ lH J!S AL ^ ^^"^ d'empereur, c'est vrai. Mais a 

^ ^ ^ ^ "5^ âS -^b '^'^^^ P^^ '"^ ^"^ réside dans les temple 

^ u rm ^ âS S ^ ^^"^ nombre que les hommes lui on 

M -t 23 iK IB M IB consacrés. Il se tient aux côtés di 

Sublime Souverain. Dans chacun à 
ses temples, réside un koèi juste <! 
équitable, député par le Sublime Sou 

S j^l tH ^ ^ iB| ftâ verain! C'est lui qui déguste les offrao 

S- S "^ PS* ïfi St H des, et qui fait droit aux requêtes. Je sul 

^ ^ ^ ^ -J^ ^ ^ un de ces lieutenants. Voilà pourquo 

^ T^ W ^^ Ji- i^ W j'ai pu avoir de l'avancement. — h 

^ ^ §M i^ ^ ïic •^ licencié Ma ne trouva rien à répondre 

w» ^fC. «rti J.f. *Tt tfA/ Lf Voyez lotroducUon XVI. — AToèi. âmes d'homnui 

morts. Dans ce sens, les géoJes des villes et des lieu^. 






^^mikTimj^i 



/4- 1353 7JL "TC The "*^ lous les fonctionnaires infernaux grands et petits, sort 

3Lm^^ h ?K ^ tous des iko^i. ^ 



^ i^ iiiM^ t^lÊ Dans qn village au snd de Kiâng- 

gg ^ ^ ;2^ M ^ ^ P'O" (Kiâng-sou), une Aliénée Tchàng 

îk; ^ 1^ -art ÉÉ i»r ?F^K ^^^'^ épousé un homme nommé 
tlQ ^ S m W liXv^ Tch'énn. Restée veuve après sept an- 
^ '^ i^ ^ {^ ^ ^ nées de mariage, et n'ayant pas de 
BlI H J^ ^ WÊ ^ -h: ^"^* y'i^ve, elle se remaria avec un cer- 
K^ ^ lÊ.m-!^ ^P^ ^^*" Tchâng. Cet homme était lui aussi 
r^ f^ ^ Iw 3î5l i^ 5^ veuf depuis sept années. L'entremet- 
^ ^ ^ ^ l^ ^ ^ teur qui fit le mariage, avait vu, dans 

cette coïncidence, un indice certaia 
des intentions du Ciel. — Quinze jours 



r-wn^^^ 



funt de la femme se saisit d'elle. Infi- 
dèle, lui dit-il, comment as-tu pu 
m'oublier ainsi, et épouser cet homme 



'^ fê K S ^ ^ ap»*ès le mariage, Tâme de l'époux dé- 

mj^^z^'^-t 

^ i^ ^ ^ ^ M ^ vulgaire? Et la femme, mue par Tâme, 

^R#F9SBMEM7K àe se frapper le visage. La famille 

^ B« fSry. ^ m "mm Tchâng brûla à diverses reprises du 

* ^ T^ H ^ >2 S papier- monnaie, en suppliant l'àmede 

- que soudain l^ nouveau mari fut pos- 
sédé à son tour par Tàme de son an^ 



^mi!:i^^M 



dès que tu as vu une nouvelle femme, 
tu as^ oublié l'ancienne. Et l'homme, 
mu par l'âme,. de se frapper le visage. 



^ SXt^ M ^^ ^ ^^^°"^ femme. Infidèle, lui dit-el|e; 

^îiC^^-S:S'^ ^" certain Ts'inn, anaî de la famille, 

"fer 7 AI *& ' ' Cir SM ^^"^ ^^^^ ^^^ ^^^^ possédés. Soudain 

™ >^ fSi " •==! W AK une idée originale lui traversa l'esprit. 

iki^ ÏE ^ ^ ï^ ^ J'ai plus d'une fois, comme entremet- 

itnnr-i^M^ 

^ 5^ lUf ^ M M ^ ^^^ ^^^^ ^°"^^' ^^ ^^^' ^^"^ deuxkodi. 



teur, réussi à marier deux vivants, 3e 
dit-il; je réussirais péut-ôtre aussi à 
marier ces deux morts... Et s'adressant 



l'un veuf l'autre veuve, pourquoi ne 



vous marieriez-vous pas, comme ces 
^ W W nk^ -^ deux vivants l'un veuf l'autre veuve, 



^>2 ^.ai^ ^2. - 



^^ P&^^jtfc:^S^ ^® ^^"^ mariés. Ce serait cerlaînement 

^ '^^^ M. A ^ iffif *^^^° mieux, que d'enaay^r les. gens 

^ mm ML m^^ il ^^^^^ ^^"^ ^^*^®^- ^ ^'y pensais, ré- 

?^>mK3l*Wi®Scff pondit ia nwwte, par 1^ bouche de soi 

^l&^^JIfcSiyFWil *"^^®" °^"' '"^^^' comiDe je sois laide, 

Pf ^ m^4& M-^ voudra-t-!l. de moi? - J'y conseBs, 

S ^ ''^ répondit la roort, par la bouche de seo 

Jt ^ A ^ ^ $f IK ^"<^îenne épouse. — Les consentements 

M ^ J^ 19 i@ ^ PI ^^^"^ ^^°^^ échangés, les de«x âmei 

Sb S €b SS s an 2 ^^"^^^ joyeuses dirent: Nous marier 

«9 ™ :^ ïH Mi BM ^ ainsi en catimini, cela ne peut pas al- 

i& W ^ fSa ^SL^'^ ^^^' ^^"® *®^ ^^^^ riraient de noot 

jp* ;;& JM^ Mg -jr j^ ^ Vous, entremetteur, faites-nous m 

to ^ ■ S ^ cort^e nuptial découpé en papier. Il 

M jT iS W pT ^ Jlfc "^"^ ^^"^^ ^"ssi un peu de musique, 6l 

^' ^ ^%Wi& ii^ '^^ ^^"^ coupes des épousailles. ^ 0| 

â& i^ m^% aa.^ ^^ ^^"^ ^® ^"® *^^ ^^"^ ^™^s ^««>«»- 

W wv ^ ff^ W lit 15 daient. Quand ce fut achevé, les deux 

^ J^ 1^ ® ^ ^ ^ mariés se trouvèrent délivrés. — Tout 

^ ^ Itffc Jfi S ftn ^ ^"^' ^^^" ' ™^'^' ^^'^^ ^® môme, les 

^ X ^ 2. !2r ^ plaisants rirent de cet entremetteur qui 

^ "T r9 J^ j^^Wt mariait jusqu'aux morts. 

fl^ Jtà ^ H tir 7h 4t ^°y^' InIroduclioD IX. - Soui sa forme kw^ 

rf 3Qg 1!I ■ 2L É^ comique, telle petite histoire e»l instnicliTe. — L^>t 

M ^ ^Py ' A. SS (Si 491 ^^ "^'' '^^ "^"^^ boivent dans une mène coofe, m 

.^-. _'^. !T ^^ ^* '^ '^*** dans deux coanes oareilles faisant la nair*. 

^dS^ ^SfrAii.^ ^ Sôa-tcheon, dans la rue Chàa- 

Itt S â S S .S ? hia-hiang, vivait un certain Tsiàiig- 

^ ^ tK 10 ^ I^P $ chennki. Le fils de cet homme avait 

^ J^ ^^M ^"^ ^^^"^^ nne demoiselle Su, âgée de dix- 

151 ^ W z±u Z, ^ -X "®"^ *^ ^®^ ^^"^ J®"*^®^ époux, s'ai^ 

S ^ ;WCi -ZT fW «^ >T* roaient d'amour tendre. Un mois après 

»^ M ^^ S^ A X 'fil ^* première délivrance, la jeune femme 

JS 5^^ ^ ffe ^ â prépara du vin, appela son mari, et lui 

db Bô r^ Z! M a ^ ^^^- ^®^î ®st la coupe de la séparaUon. 

^^•3^ ^WJ^t^W Le destin va rompre le lien qui nous 



dans deux coupes pareilles faisant la paire.. 

92 



- 92. - 171 

^^MfXiMfkM^ unîssaîl. Mott Gréancier est arrivé. Je 
4- ^ ÔT EL rfit in Sil iM "^' ^^* échapperai pas. Le proverbe se 
I^Sii^mÏÏÎSî "^'^'^^ P^'' ^P^"^ ^^ épettsegont comme 
7Lf1fwWlIlAJi:îf:S 'es oiseaux de la forêt; à l'heure du 
^ li^ Ji- = ^ S î? H danger, chacun tâche de s'en tirer. 
— ^HK rt aj^StJL? ^P'^^^ °^^ ™^r^ °e Hïe pleurez pas* 
a 2 M -S» ** ^ Oubllez-moî !.. Ce disant, elle écïatà 

M '^ M^^ % I^ ]^ ,% ^ sanglot*. Puis soudain elle se dressa 
MM^^i>ié^M-{r ^^^^' ®^ ^®^^ '^ ®^P® ^"'®"® *e»a»t 
XS*iS^fi^Stti ^"^^'^ ^ ** "^*'*- ^^ ^''^^^^ changèrent 
'^«RWW^jg^WWl complètement. Une voix d'homme par- 

l&rifejSîf^TJ^fetfî^ '^°^ ^® ^^^*^^^® *^ Chin-tong, $or«l 
K •& iS ^ 1^ ^ f& ff^ ^® ^^° ^^^^®'' ®^ <^'^- "jf® SOUViôBS-tU, 

S522 3S^ ^"'®" *'^" ^^^*' ^^^ ®^ "" ^«^'•e »n'avez 

^^ ^^f!l@JUL# assassiné au Ting-koang-chôa-leottî.. ! 

S Hi W W è _h ^ â Et mue par une force étrangère, la 

H.>I^I-i«a::H-^;g^ qu'au sang, puis se larda le corps dé ] 

^ "Nf Jtfc tr # "^ H^ ^ coups de couteau et de ciseaux. — 

^ iÈ ^ fît iS H ÎF ^^"^^ '^ ^^°^"'® ^"*^ prosternée^ 

£ IlL X ^ i d^ ^ sopplîa l'agresseur d'épargner sa victi- 

5R itt W JR A ?r ^ me. Rien n'y fit. Durant trois jours 

^ %W[ AM ^Wt ^^^^^^' '* J®""^ ^^™™^ ^® ^«^''^^^ sous 

ft âS A Pt ^ as ^ *^" étreinte. - Tsiang-chenaki fit în- 

^ ^ W BS" oT r or viter un bonze très famé. Au moment 

MÊ ^ ^ '^ ^ Q ^ où il entra, l'agresseur cria: Chauve, 

^ "* ^ ^ ^ ^ ^ chauve, va-t-en, va-t-en! — Le boneè 

«wSSSSS ^^^^ Tsiàng-cheiinki : Elle est possédée 

M S ^ ^ % ^ W par une âmé vengeresse, qui la cher- 

>P ®^ ^ A ?B Bl é ^*^^^^ ^®P"'* P'°^ ^® ^^^ ®^^^*®*- ^'°® 

4n ^ S l@ ^ -Ùr '^ ^^^ vengeances arrivent tard, plus elles 

^ 4ft ra S S ^®°^ terribles. Je juge le cas désespé- 

£ iffi n ^ '^ Il S ^^- — Cela dit, le bonze battit en re- 

f9 ^ ^ ^ 1^ 1^ "A* ^^^^^^' ^^ ^^"^ femme mourut. On ne 

^4Srân^\ftfflimlQ! sutjamais pourquoi crime commis dans 

:% "^ >^ ^ ^ S liD une existence précédente, elle périt 

JK; ^ |l^ $ J^ ^ ^ si lamentablement. - Ce fait arriva â 

âf* iM^ Pf dk ^ r^ im Sdn-toheou, en l'an 1764, durant le 

»D m n >f^ -r JT T9 deuxième mois. 

Voyez InlroducUon^H. 



Î74 — 93. — 

Vi fîM H 3^ ^ ^ i^ /ri ^^"s s^ jeunesse, un certain* 

^sf. -A. Q p^ ^ I iter d^ chenk'iou des environs de Sôu-tcheou 
"T. ^^ Q 2! ^ /r ^ ut (Kiâng-sou), étudiait dans la maisoo 
yZ^^W^^MWL d'un lettré de la ville, nommé Hân- 
^t W' ^ ^ fiî ^ ""^ ^ k'iou. Le lettré avait un valet, nommé 

Â-loung, âgé de vingt ans. Ce jeune 
liocime faisait le service de Técole, 






^ I ^ ]^ W <ff* W ?K avec beaucoup de diligence. — Un soir 
^WiUmm^mm r '^ «û étudiait à rélage il envoya 



Â-loung lui chercher du thé. A-loanf 
revint tout effaré, et dit: En bas j'ai 
yè f^ ^ ^ ^ ^^ J\ rencontré un être véru de blanc, à Pair 
^ £ Î7? 4^ )^ 7 H tt& féroce. 11 n'a pas répondu à mes iuler- 
rtS^^S^ ^i^+î Pellations, Ce doit être un koèi. - Le 
HPl^îRriSIWT' Su se moqua de lui. — Le lendemain 
iSl ^ ^ WJ^ ^^ W. ^'^^^^^ déclara qu'il n'oserait plus 

^5êéfeM^ffllT^>î^ Quand celui-ci alla chercher du thé, il 

Wl fSl Vl BSf '^ ià^ ^SL ^L ^^^^^^ba contre un corps étendu ai 

n !^ S ^ ^ 1^ 1^ -^ ^^^^^ rétage. C'était A-loung évaD-oi 

Ht^SwIWtC^K mais respirant encore. 11 avait deî 

|^^'j^^^|?g>^;P^ empreintes de doigts, bleues et uoires, 

"* tout autour du cou. Ses oreilles, ses 

yeux, sa bouche, son nez, étaieni 



^ ^ m W ^1^ i^ i^ 9$ remplis de boue. On le ranima avec da 

le môme être vêtu de blanc qu'hier. 1! 
a l'air d'un homme d'une quarantaine 



^m^mwLâ^^ . 

^«*T^>2!|^ê0 d'anaées. Il porte la bairbe courte. Son 

visage est tout noir. II. a tiré vers moi 
une langue longue de plus d'un pied. 
Quand je voulus crier, il me serra la 



îW^R^iP^ittH^ ^^''^^* ^^^^^ ^" ^"^''® ^^^^' vieillard k 
" la barbe blanche, coiffé d'un bonne! 

élevé, lui dît: Il est bien jeune; épar 



g§â»^Jt»- „.,. „. ...„ ,„..., _ 

»c^3!c^lwel^+ gne-le. J'étouffais, quand le pied do 



- 93, 94. -- 17^ 

^^ ilt ^ )i|i m ^ ^^^^ ^^ heurta. L'être vêtu de blanc 1 

a- JSii Jfi ^ -I- ^ ^® retira alors dans la maisoD. — On 

^ ^ ta B T^ 3S porta Â-loong sur son lit, et oa.leveîl- 

}!f| ^ ^ ^ ilO ^ '^* Durant toute la nuit^ de mysté- 

A iA EF h ^ jffi rieuses lueurs, semblables ii de gros 

jo. S x2 i5fe -? ^ lampyres, voltigèrent dans la cfiambre. 

^ pif 5(P WX W ï-e lendemain A-loung tout hébété re- 

^£ SU iMt ^* *j^ ^ fusa de prendre aucune nourriture. — 

^ -ç- ^ -jj- jju ig Le lettré Bâa fît appeler une sorcière. 

^ ^ S «rt Celle-ci examina le malade, puis dit: 

/V ^ W ^ WA ^ '1 6st possédé par un koâi. Empruntez 

M âSf ^ ^ "0^ ^ ^ ^^'^ mandarin le pinceau au vermil- 

*^ ^ *r > -^ ^ Ion qui lui sert à écrire ses sentences. 

aS flp ^O >T^ JL Avec ce pinceau, écrivez sur le cœur du 

Q ^-N ^ Jt. j^ Q malade le caractère iE rectitude, sur 

g ^ iju gg ^ H^ son cou le caractère TJ sabre, et sur 

Xt S ^ a ^ chacune de ses deux mains le caractère 

® ® ^ "^ M ^ i/iC feu. Quand vous aurez fait cela, le 

^ f^ ^ jE m s malade sera guéri. — Le lettré Hân fit 

■H 4S âff !!3Î SE S comme la sorcière avait dit. Au moment 

ma ^ Wm "7^ Hb Œ où on traçait au vermillon le second 

ifc — • 5^ i^ ^ ^ caractère ^ feu... Non, s'écria le koâi, 

^ **^ B h fiK 2^ ne me brûlez pas, j'aime mieux m'en 

Si . i ^ ^ aller! - Aussitôt A-loung fut délivré 

et guéri. Il vit encore. 

Voyez Inlroduclion V, VIII. — Le sens des caractë- 






±1 . -jrt Jbiv ma res esl : Défense au kodi de nuire à cet homme dont le 

p^ yj Ç^ jq\ cœur est droit.' S'il le fait, on sévira contre lui par lo 






fer et par le feu. 



94 



M. *î^^^ 



an j^ n^ 04^ Tinn-rbighia de Koéi-tcheoa 

■ ^^ (Koâng-si)s'étant levé de bonne heure 
le quinze de la huitième lune, alla pré- 

ZZ ^ ^ 3B Jt senter ses respects au génie du lieu, 

W 1b "(S Pf ^ auquel il était fort dévot. Après avoir 

^ ^ ^ ^ brûlé des parfums, il sortait du temple, 

^ S n^ !5t ira! quand il fut soudain appréhendé par 



t76 Génie du lieu renseignant le Génie de la ville. 




— £». — 



«r 



^mw^^^B±n 
MmBn^nmt^%2, 



deux satellites, qui lui passèrent une 
corde au cou. Comme ils allaient Ten* 
traîner, le génie du lieu sortit de sou 
temple, et leur demanda pourquoi ils 
agissaient ainsi. Ils lui montrèrent un 
mandat d'amener au nom de l^n- 
t'inghia. Le génie du lieu sourit dans 
sa barbe, mais né dit rien. Les satelli- 
tes emmenèrent leur prisonnier. Le 
génie les suiviL Comme ils passaient 
devant un restaurant, le génie paya à 
déjeuner aux satellites. Tandis qu'ils 
mangeaient et buvaient, il dit à Yinn- 
t'ioghia: Quoique le mandat porte ton 
nom, il y a certainement erreur. Je 
vais te suivre pour te protéger. Toi, si 
tu rencontres un chénn quelconque, 
crie aussitôt à l'injustice. — Quand les 
satellites eurent fini de déjeuner, ils se 
remirent en marche, emmenant leur 
prisonnier. Vers midi, ils arrivèrent à 
un lac. La mer d'argent, dirent-ils. On 
ne peut la passer que durant la nuit. 
Heposons-nous en attendant. — Bientôt 
le génie, tenant toujours son bâton, les 
rejoignit. Pourquoi nous suivez-vous 
ainsi? lui demandèrent les satellites. 
Je suis un vieil ami de cet homme, dit 
le génie; je vais prendre congé de 
lui. — Soudain le ciel s'irisa. C'est le 
moment, dit le génie au Tînn; les 
chénn reviennent après avoir fait leur 
cour au Ciel ; prépare-loi à crier. — 
Bientôt, monté sur un char, un chénn 
au large visage et aux yeux étincelants, 
passa. Le Yinn cria à l'injustice. Le 
chénn fit arrêter sa voiture, rapj)ela et 
lui demanda : Quelle injustice? — - Deux 
satellites m'ont arrêté, dit le Yinn. — 
Ont-ils un mandat? — Oui, — Le 

23 



178 



Salellites infernaux, avec mandats et crocs. 




94. - 



U9' 



^mmm-^'miàmB 



n%7^iitmn^B9^ 



mandat est-il â ton nom? — Oui. — 
Alors de quoi te plains-tu? demanda le 
chénn en colère. — A ce moment le 
génie du lieu s'avança, se prosterna, et 
dit: Il y a une erreur dans le cas de cet 
homme. C'est moi, petit chênii, qui lui 
ai dit d'en appeler. — Pourquoi penses- 
tu qu'il y ait une erreur? demanda le 
grand chénn. — J'ai en ma possession, 
dit le génie, le registre de toute cette 
famille. Chaque fois qu'il y naît un 
enfant, le génie du mont T'âi-ehan, 
gardien du livre des vies, m'envoie la 
feuille contenant le destin de ce nou- 
veau sujet. Ce Tînn-t'inghia doit vivre 
72 ans. Les satellites infernaux l'ont 
cité. Or il n'a pas 50 ans. J'en conclus 
qu'il y a erreur. — Quand le grand 
chénn eut entendu cette explication, il 
dit: 11 est probable, de fait, qu'il y a 
erreur. Cette affaire n'est pas de mon 
ressort. Cependant, comme loi, petit 
chénn, tu t'es donné tant de mal pour 
sauver la vie de cet homme, je ne puis 
pas ne pas m'intéresser à sa cause. Le 
T'âi-chan est trop loin d'ici. Nous 
aurons plus vite fait de nous adresser 
directement au Ciel... Et le grand 
chénn rédigea un placet sur papier 
jaune, le scella, et le remit à un petit 
chénn à cuirasse dorée, avec ordre de 
le porter au ciel. Puis il ordonna au 
chénn de la mer d'argent, de mettre 
l'âme du Tînn à l'abri, en attendant le 
retour du messager. Celui-ci le fit 
entrer, avec le génie du lieu, dans une 
barque échouée au rivage, où Ils furent 
à l'abri du vent de nuit. — Vers le 
milieu de la nuit, il les appela. Ils 
montèrent sur la rive. Un groupe de 



180 






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— 94. — 



181 



nmnn.Ammmik 
tAmm±3f'nï.^ 



cavaliers approchait, chevauchant à 
travers les airs, par-dessus le lac. C'é- 
tait un offlcier envoyé pour examiner 
le cas. Le Yinn, prosterné devant lui, 
renouvela sa plainte. Le génie du lieu 
Tappuya. — Où sont les deux satelli- 
tes? demanda Tofficier. -- Ils s'étaient 
esquivés. — Qu'on les cherche, dit. 
l'officier. Si ce sont des yâo-koai, ils ne 
peuvent avoir fait mille stades; si ce 
sont de simples koôi, ils ne peuvent 
pas encore être à 500 stades. — Quatre 
de ses suivants s'élevèrent aussitôt dans 
les airs, et regardèrent dans toutes les 
directions avec des lunettes. Ils eurent 
bientôt découvert les deux satellites, 
cachés, à 300 stades de distance, dans 
le tronc d'un sophora creux. — Pour- 
quoi avez- vous appréhendé cet homme? 
leur demanda l'officier. — Nous avons 
un mandat, dirent les satellites. Nous 
sommes irresponsables. — Alors pour- 
quoi vous êtes-vous enfuis? demanda 
l'officier. — Par crainte de la majesté 
des chénn, dirent les deux satellites. ~ 
De fait le mandat était en règle. En ce 
cas, dit l'officier, l'erreur est une er- 
reur de chancellerie. En route I •— Le 
Yinn ferma les yeux de terreur.. Il se 
sentit enlevé. L'air siffla à ses oreilles. 
Quand il eut repris terre et ouvert les 
yeux, il se trouva dans un palais monu- 
mental. Des personnages se consultaient 
en chuchotant. Ils appelèrent et enten- 
dirent séparément les deux satellites, 
puis le génie du lieu. Une pause suivit. 
Soudain une bande de koèi amenèrent 
un scribe enchaîné, qui protestait de 
son innocence. Puis une autre bande 
de koèi amena un autre scribe, dans 



182 



— 94. — 






lequel Tlnn-t'inghia reconnut un dl 
ses parents, Tinn-sinn, scribe au tri 
bunal de Koéi-tcheou. Les juges côn 
fronlérent l«s deux scribes. Bientôt 1( 
premier fut relâché, tandis que le sei 
cond, après avoir reçu quarante coujJ 
de rotin, était traîné en enfer. — Ui 
instant après, les juges appeléren 
Tinn-t'inghia. Ton cas est tiréauclaiil 
lui dirent-ils. Le scribe infernal qui( 
écrit le ff)andat, ne s'est pas trompé, i 
a écrit Tinn-t'ingtchea. Les deux satel 
lites chargés d'appréhender Yianj 
t'ingtcheu, sont allés prendre des renj 
seignements au tribunal de Koéi 
tcheou. Là, Tinn-sinn Poncle de Yînn 
t'ingtcheu, scribe au tribunal, ayan 
vu leur mandat, constata qu'il s'agissai 
de àon neveu. Pour le sauver, d'ui 
coup de pinceau il changea ^ tchei 
en ^.hia. Les satellites t'appréhende^ 
rent donc, toi Yînn-t'inghia. L'adminis 
tration infernale est hors de cause 
Yinn-sinn expie son faux, dans lei 
enfers. Yinn-t'ingtcheu va être appré 
hendé. Quant à toi, retourne dans ij 
monde des vivants. — Le génie du iiej 
et Yinn-t'inghia se prosternèrent e| 
remerciant. Au sortir du palais, le Yîn^ 
vit un petit marché, comme devant le 
tribunaux de ce monde. II aurait biei 
voulu manger et boire, mais le géni 
du lieu l'en empêcha absolument. Il \ 
conduisit hors de la ville, puis par de 
chemins inconnus. Soudain, comme di 
haut d'une montagne, le Yînn vit ui 
cadavre étendu, et des personnes qu 
pleuraient tout autour. — Qu'esl-c| 
que cela? demanda-t-il au génie ai 
lieu. ~ Comment, dit celui-ci, tu n^ 



94, 95. — 183 






9^ 5^ 5f3 ;^' 7^ 7|l. te reconnais pas? et il lui donna un 

coup de son bâton dans les reins. — 

Yinn-finghia se réveilla dans sa mai- 

^ >2 — iP son, gisant sur le lit funèbre. Un cer- 

-4- jîç ' A A ^"®*^ ®^^*^ P**^^ ^ ^^^^ ^® ^"^- ^^ ^^^ 

dit qu'il était mort deux jours auparar 

vaut, mais que, la région du cœur res- 

^ fTo ë^ m ^^^ chaude, on avait différé de le met- 

-g^ ^ ^ gu tre eu bière. — Quand il eut repris 

^ TO si m\ assez de forces pour parler, Tinn-t'iog- 

"X Bi A ^ ^'* envoya son flis demander des nou- 

^'^^^ ^'®''^s ^ Yînn-t'ingtcheu. Le jeune 

^ eB "tf Sfr homme rapporta que Yînn-t'ingtchen 

% ^ ^ ^ jadis malade, avait guéri complètement 

iâ S 5^ et ^^^^ J^^^s auparavant, et qu'il venait 

de s'éteindre subitement, au moment 

où Tion-t'inghia était revenu à la vie. 

Voyez Iniroduction m. — Oo brûle de l'encens et 

on fait des offrandes aux chénn, sartôat le i et 14 15 de 

^_^ ^^ chaque mois. Le quinze de la huiliôme lune, est jour de 

^f i?H Pn ^^ grande fête populaire. Les chinn fofat, ce joir-lji, leur 

• cour au Pur Aug^usle, Sublime Souverain. — Dans le 

Taoïsme moderne, le mont T'di-chan est comme une 

succursale terrestre du tribunal infernal. Le génie de la 

montagne ^ ^ tient un duplicata du grand livre du 

A jBff ifP 4£ destin. L'épouse de ce génie gouverne les renards; voyec 

_y_ ^^ ^^ ^^ numéro 80 note. — De petits restaurateurs ambulants 

Xh |(J^ ^i^ Âff stationnent à la porte des tribunaux, satellites et parties 









Bmi^n 



mangeant sur le pouce dans les intervalles des audien- 
ces. — Nous avons vu, numéro 83, que mangçr avec les 



<<{tt/L I. mJL koèi est fatal aux vivants. 



± 



95 



^ tIc "^ Après avoir été préfet dans la pro- 

^ ^ ^ ^ ^ÎQC6 du Ghàn-si, Lidu-kiecheu fut 
^ -ty -J» I transféré au Kiâng-nan. Durant une 
y L -^ ^ W nuit qu'il passa à Sôu-tcheou (Kiângr 
^ ^ ^ ^ ^^^^* ^^^^ minuit, il se sentit comme 
soulevé et emporté vers le Chàn-si par 
une brise légère. Dans les airs, il fut 



^Wià 



^ M^ lii :^ attaqué par un koèi hideux et méchant. 



m 



— 95. - 












nn.^ZBmzmm 



Il le battu et le prit sous le bras. Co». 
me il se demandait ce qu'il allait « 
faire, un certain U, jadis son voisin ao 
Chàn-8i, lui apparut et lui dit: Livre- 
le au temple de Koân-yinn qui en feti 
justice, de peur qu'il ne se venges» 
toi s'il arrive à s'échapper. — Uà^ 
kiechen porta donc son prisonnier aï 
temple de Koân-yinn. Comme il| 
entrait, les statues des gardes du tem- 
ple regardèrent toutes le koèi avec d« 
yeux menaçants. Dés que Koân-yini 
l'eut vu, elle dit: Celui-là est en ruptoi 
de ban. C'est un évadé de l'enfer. B 
faut l'y ramener... et elle donna ordre, 
à l'un de ses satellites, de prendrai 
de conduire le prisonnier. — Le satel- 
lite objecta je ne sais quoi. — Alors 
Koân-yinn dit en souriant: Liôa-ki^ 
cheu, puisque c'est toi qui Tas pris, 
c'est toi aussi qui vas le conduire. - 
Comment descend rais- je vivant aé 
enfers? demanda Liôn-kiecliea. — PI4 
facilement que tu ne penses, dit Koài| 
yinn. — - Elle le fit approcher, soufft 
trois fois sur son visage, puis le congédii 
avec son koèi. — Mais enfin, je nesak 
pas le chemin, se dit Liôu-kiechea. - 
A ce moment, le Ù lui apparut de non- 
veau, et lui indiqua l'orifice d'un pui| 
étroit et profond. Le koôi s'y jeta aus- 
sitôt. Le Liôa le suiviL D'abord il 
éprouva une sensation de froid glaciaf. 
Plusieurs fois il fut arrêté dans si 
chute. A chaque fuis, une bouffée d'air 
chaud venant d'en haut, le remit eo 
mouvement. Enfin il entra dans une 
région lumineuse, et tomba sur le toit 
en tuiles d'un palais. — Qu'est-ce que 
cet homme qui tombe ainsi sur noire 



95. — 



185 



Mm^zB^mm± 

Bt:m^¥9Zmi^m 

UikmBmBMf^z 
V^mTm^m^Bm 

^^B-mmstmn 



toit? crièrent des voix dans Tinté- 
rieur. — Liôu-kiechett fut prestement 
descendu par des satellites à cuirasse 
d'or, qui prirent aussi le koèi. Tous 
deux furent présentés à un personnage 
vénérable, à longue barbe blanche, et 
vêtu en roi. — Que viens-tu faire ici? 
demanda le vieillard. — J'ai été envoyé 
par Koàn-yino, dit le Liôu, pour vous 
ramener cet évadé. — Voyez si c'est 
vrai, dit le vieillard à ses satellites. — 
Ceux-ci examinèrent le visage du Liôa. 
C'est vrai, dirent-ils; son visage émet 
un reflet rouge. — Ils procédèrent 
ensuite à l'identification du koèi. L'a- 
yant reconnu pour un être très malin, 
ils le piquèrent avec une fourche, et le 
jetèrent dans un bassin, où des serpeuts 
et des tortues énormes le dévorèrent 
en un instant. — Le Liôu pensa que, 
pour une fois qu'il était descendu aux 
enfers, c'était le moment de s'informer 
de son passé et de son avenir, il s'a- 
dressa à l'un des satellites. Dans ta 
précédente existence, lui dit celui-ci, 
tu fus enlevé, à l'âge de neuf ans, par 
un brigand qui te vendit huit taëlâ. 
Tes parents moururent de douleur, et 
toi lu péris de misère. Tu n'as pas 
encore expié tous tes démérites. Vers 
la fln de la présente existence, tu de- 
viendras aveugle. — Ces conûdences 
intéressantes furent interrompues par 
les cris de «Ordre d'en haut de renvoyer 
Liôu-kiecliea dans le monde supé- 
rieur »... Le personnage royal lui souffla 
trois fois dans le dos. Soulevé par ce 
souffle, le Liôu remonta dans le puits 
par lequel il était descendu. En trois 
poussées, il fut rejeté dans le monde 



186 



— 95. — 



mR±mBmmM^ 
uy^^^zmm-^B 



des vivants. — Il alla rendre complt 
de sa mission au temple de Koân-yina 
Quel ne fut pas son étonnemeot d< 
voir, près de la déesse, son doabti 
absolument ressemblant. — - Il est faai 
celui-là, dit le Liôu. — C'est toi qui e 
faux, dit le double. — Taisez-vous, (8 
Koân-yinn. Liôu-kiecheu, ton ânM 
supérieure que voici, était mauvais^ 
je te Tai donc extraite avant ta descenl 
aux enfers; je vais Ten donner oa 
meilleure. — Liôu-kiechea (corps « 
âme inférieure) remercia, et salua soi 
âme. Celle-ci ne lui rendit pas soi 
salut ; je suis la supérieure, dit-elle. -^ 
Puis, s'adressant à Koàn-yinn, râoaj 
dit: Puisque vous voulez me changer 
détachez mes attaches, mais sans H 
faire de mal. — Sois tranquille, à 
Koàn-yinn, qui tira de ses cheveux oii 
longue broche, renfonça dans le flafl 
gauche de Liôu-kiechen, et commeal 
à dévider ses entrailles. Au fur etj 
mesureque cette opération progressai 
le double[diminuait. 11 Gnit par displ 
raître. A ce moment Koàn-yinn frapf 
un grand coup sur la table. — Liôi 
kiecheu se réveilla en sursaut, dai 
son lit, à SOu-tcheou. 11 avait au flai 
gauche une cicatrice rosée. Un ma 
après, il reçut une lettre du Chàn-fl 
qui lui apprit que son ancien voisin I 
U, était mort la nuit-méme de ce ré^ 
C'est Liôu-kiecheu lui-même qui ffl 
raconté cette histoire. 

Texte de la fia du dix-huilième siècle. — Vi^ 
Intrwluclion X et XI. — Aegri somoia. Ces desctiM 
aux enrers, soot évidemment des songes de fébridUÉl 
Associations Fantastiques des idées superstitieuses doit 
païens sont farcis. — Koân-yinn (voyez TP page II 
lui soutira son âme supérieure, au moment oti elle nm 
fla sur sou visage. Elle le fit, de peur que, s'il M 



— 95, 90. — 



187 



»SlIt0AW± 
i^m^iÊ^i^ A 



M 

m 

m 

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descendu anx enfers avec cette âme coupable, il n'y fût 
coffré. Restait à rompre les attaches oi^niques de l'âme 
supérieure, son pédoncule, ce qu'elle fit après son retour 
des enfers. Elle substitua à son ancienne âme supérieure, 
celle de son voisin et ami !e C, qui venait de mourir. 



96 



Uu paysan avait porté ses poires au 
marehé pour les vendre. Comme elles 
étaient sucrées et parfumées, il en de- 
mandait un bon prix. Un tâo-chea, au 
bonnet déchiré, à la robe en loques, 
quêtait sur le marché. Il demanda 
Taumône au paysan. Celui-ci le rebuffa. 
Comme le tâo-chea insistait, le paysan, 
se fâcha et lui dit des injures. — Lo 
tâo-cbeu dit: Tes poires sont nombreu- 
ses; si tu m'en donnais une, cela ne 
Tappauvrirait guère. — Les assistante 
exhortèrent le paysan à sacriûer Tune 
des moins belîes parmi ses poires. Il 
refusa mordicus. Alors ils se cotisèrent, 
achetèrent une des poires du paysan, 
et la donnèrent au tâo-cheu. — Atten- 
dez un instant, leur dit celui-ci; moi 
je né suis pas avare ; je vais vous faire 
manger de mes poires à moi. — Cela 
dit, il dévora la poire à grandes bou- 
chées, recueillant soigneusement les 
pépins. Puis, détachant un couteau 
qu'il portait sur lui, il creusa un petit 
trou dans le sol battu du marché, y 
sema les pépins, les recouvrit, se fit 
apporter un peu d'eau et les arrosa. 
Aussitôt un germe sortit de terre, gran- 
dit, devint un beau poirier, fleurit, et 
se chargea de poires superbes. Le tâo- 
chea les cueillit une à une, et les don- 
na aux assistants, qui les mangèrent 



488 — 96, .97. — 

JSS ^^ ^ /^ ~h i^ Ï(û ^ jusqu'à la dernière. Alors, d'un coup 

n^ -^ 2^ tt J& 1^ ^ U; ^^ ^^" couteau, le tâo-chea trancha la 

" ^ SS ™ T« ^ S vv lige du poirier, le mit sur son épaule 

HiSflî^^jlBJBi^Bi^ ^^ s'^" ^*^^- — ^"^ spectacle avait, natu- 

f£r -^ 'BU iB filf A 7h {& rellement, attiré toute la foule du mar^ 

i3j7^W|^WA^7lg ché. Môme notre paysan avait quitté 

W Ol 5S "^ W ^y W TO ses poires pour voir. Quand il retouros^ 

^ S i^ R'I ^ ^ ^ "^ ^ ^^ ^^^^^^ voiture, il constata que tou* 

A ^ S l^i; J^ Si 4^ (Si ^^^ ^^^ poires étaient parties, et que lé 

A ™ 90Ç Kft W ^ tX V9% limon brisé avait disparu. Il comprit 

^JP^^^fi^ ^4iiÏÏ5 alors le tour magique du tâo-cbeo. 

^ iki( -^ S^ Ahj SI "X S ^^"* ^^ venger d'avoir été rebufiFé^ 

^ UJ « ^ ^ "T" ^ celui-ci avait fait pousser en arbre lé 

^7 Tn ^•^ ttl iSi ïK i -^ bois de sa voiture, avait fait monter ses 

Sfe jj> "TC ^ ]^ j^ "^ poires sur l'arbre, les avait distribuées 

M j^ ^ an B -^ ^ puis avait emporté le timon. — Furieux 

A\l fW 5*P W H >\ ^ le paysan se mit à la poursuite dcj 

1^ ^ ^ )|R ^ /y ^ tâo-chea, pour lui demander raisoDJ 

HD ^ Vit W- 7^ WH Ht ^^ détour d'une rue, il retrouva son 

* ^ j^ ^} 1^ .^ ^L M timon, mais ne revit jamais le ma- 

ÎB ]PE W J- « «H SI gicien. — Tout le monde rit de lui, 

± ffl M—flkMl^ bien entendu 

^ ± :! :! iE El A 

SU ^^SS2 8iil Soéi-yuan raconte ce q. 

m il TB S W W iP suit (à la fin du 18* siècle). Wang- 

^ 'ël ^ HR 61 ^ m koungnan le mari de ma sœur atnéei 

m 4 ±mm^ ^ 

# -es ^ :A: RiJ * 



Voyez Introduction XVIII. 

97 



habite à Hâng-tcheou (Tcbée-kiang)| 
près du pont Hêng-heue-k'iao. Un mi 



Jf^ ^ lÙ^ ^ tdi iP tiu comme il sortait, il rencontra ni 

^ ^ "^ BiJ -^ Ma tâo-cheu, qui le salua et lui demandi 

Cj 741 yv fl'l ^* .__ jjj^ poisson. De mauvaise humeur, \\ 

Wang lui répondit: Gourmand! Geui 

.^ ^- ^ Ifi Q iM ^ ^"^ ^"' renoncé au monde, ne doivenj 

M ^ .,^^ Â, ^ -l- iflH manger que des grains et des légu^ 

^ ^ ^ ^ ^ ^1 ™®^* "" ^^"^ ^^^^ ^^^° ^^^^^' ^^^ ** 

Ix ^ ïfï W ^ fr Su tâo-cheu; je vous en ferai repentir.. 



— 97. — 189 

^ * tl iM» Tf- SI f «'t ''iil." dîsPf "j: - La nuit suivan. 

ê!r* iH^ 3I& ^ ^ ' Wang enteodit ses tuiles tomber 

^ IMj fB ^ w du toit une à une; au matio, sa maison 

^ ^ ^ @ S^ % ^^^^^ parfaitement découverte.. — La 

^li Tte s» PI |gt nuit d'après, tous ses habits s'envolé- 

^ ^ ^ ^ ^ ^ rent de sa chambre à coucher, et allé- 

^ M ^ ^ îc -^ rent se jeter dans la fosse d'aisance. — 

^ ï IBi J^ ^ iiS ^'^" ^^^^^ ^^^P' ^^ Wang s'adressa au 

A ^f9 jm Mt '^ ^ bachelier Tchâng-yonk'ien, lequel s'oc- 

/^ ""^ cupait de magie. J'ai deux charmes, 

i^ ^ ^ ^ vï % lui dit celui-ci. L'un est bon marché, 

" ^ l'autre fort cher. Leur efûcacité est en 

rapport avec leur prix. — Le Wang 
acheta le charme le moins cher, qu'il 
afQcha dans la salle d'entrée de sa 
maison. La nuit suivante fut tranquille. 
La nuit d'après aussi. Mais la troisième 
Jfi 3^ R S "~* "ESC nuit, vers le matin, le Wang entendit 

^ ^ ^ "2$ $ ^ ^^ ^^"^^ ^*"" papier qu'on déchire. Son 

A, !> -JU œ Étt n charme protecteur avait disparu. — 

mi ^ y\ ^ ^ np. Depuis lors ce fut chaque nuit un sab- 

tit ^ iG^ SS^ ^ ^ ^at épouvanUble. Des êtres invisibles 

h '^ l<f ibE SM 7^ frappaient aux portes, bouleversaient 

^ ^ ^ — ^ rt *^ vaisselle, etc. Force fut au Wang 

^ ^ 3l zn ^ JlN d'acheter au bachelier Tchftng son 

fin zr "1^ H ^ iB charme le plus cher. 11 le paya cinq 

-«- a >JL, TT ^1 r+i cents ligatures. Quand il l'eut affiché à 

^ j^ ^ ^ W ^ la même place que le précédent, le 

S 7 S Jl >w Wi calme se fit dans sa maison. — Un jour, 

^ ^ ^ ^ik ^ ^^"^ ^^ ^^^^^ ^^ colère, Wàng-koung 






Ml ^ 4^ J^ PI >^ "^"^ menaça son fils aîné Heéntseng de 

fK ^ iq* ^ Ja 'S le fustiger. Le jeune homme s'enfuit. 

8 ^ 1^ ^ ^ ^ '^l'ois jours après, il n'était pas encore 

^ ^/Â^ Sli fS S" t& revenu. Sa mère se désolait. Le Wang 

%\ -^ ™ Zy^ ^''^ lui-môme à la recherche de son 

WA^l^^^W fils. Il le joignit, au bord d'un canal, 

^ Si ISS ^ ^ W ^^ moment où il s'apprêtait à s'y jeter. 

_ «K u ^ç« W L'ayant saisi, il le fit porter à la mai- 
son dans une litière. Le jeune homme 



^n^if^Z^ 



^ fii Mi ^ ^ paraissait avoir perdu la raison. Le 



f90 



- 91. - 



^ p 4> ^ # "i 

^z # ^ 1^ m 

- ^ /h jp* m ^ 
mm MB Mm 



poids de son corps avait plus que doa- 
blé. — Quand le jeune homme fut ar- 
rivé devant le charme, une voix sortie 
de sa bouche dit: Voilà qu'on va me 
juger. 11 va falloir que je m'en aille! - 
Heéutseng se prosterna devant le 
charme. Son père s'agenouilla à côti 
de lui. Je vois un chênn assis sur une 
estrade, dit le jeune homme. Son visage 
est couleur d'or, ses cheveux sont rou- 
ges. Devant lui sont plusieurs jeunes 
gens... S'adressant à l'être qui possédail 
Heéutseng, le juge demanda : Pourquoi 
as-tu voulu noyer ce jeune homme 
avant l'heure marquée pour sa mort 
par le destin?.. Ensuite, s'adressaut 
aux jeunes gens, le juge dit: Et vous, 
petits pénates de ce quartier, pourquoi, 
infidèles au mandat qui vous a été 
donné par le Pur Auguste, pourquoi 
avez-vous laissé un tâo-chea troubler 
la paix par ses maléflces? Vous allei 
tous recevoir la bastonnade. — L'exé- 
cution commença aussitôt. Chacun dei 
coupables reçut trente coups de rolia 
Heéutseng vit leurs fesses bleuir sou 
les coups. Quand tout fut fini, le jug 
donna à Heéutseng un grand coup à 
son pied botté. Le jeune homme revid 
à lui, inondé de sueur. Désormais il 
maison des Wang resta parfaitemed 
tranquille. 

Voyez Introduction XYllI et VII. — L'efBcacii 
des charmes est admise par tons. — Ne pouvant p>i 
rien dans la maison, le tdo-cheu mit aux trousses A 
Heôutseng évadé, Tàme d'un suicidé quelconque, d 
quête d'nn remplaçant. Le poids doublé prouve la p* 
session ; deux êtres en un. 



- 98. - m 

^i5i#0fii^:ff| A Hâng-tcheou ( Tchée^kiang ) un 

^ ^ ^ ^ ^ A M ^^^^^^^ Tcheôu-pao habitait une maisoa 

$K SE «; ^ 04-1^^ hantée. Chaque nuit, dans la salle 

^f PU rr l"l n^ 7^ ^J d'entrée, apparaissait un homme à 

^ im AW M ^b ^ ^^"^"® ^^^^^' ^^^^ ^'00® robe rouge 

^ \W M W^Mk1& ^ ®^ ^^'^^ ^'**° chapeau noir. 11 était 

m ^^^\^^7h accompagné de deux vilains petits koèi, 

Tm W ^ -^ le B» tt dont le ventre vide était diaphane, au 

^ A tt tÊ ^ ^ ^ p^l"^ ^"'^" ^^y^^^ ^ ^''^^^^^ ^^"^ *^s 

t^ m ^ ^ nS ^ ^ traits des dessins tracés sur les murs. 

m^-^^«BW^ Les Tcheôu faisaient des offrandes à 

S ^^ flifi JL ^ ^ ce trio, pour le faire rester tranquille. — 

^âiîWl^l^@ ^° ^^"^ ^^ ^'^ unique de TcheOn-pao, 

S S S a S S S âgé de 14 ans, tomba malade. La nuit 

œijB^HSK^ il entendit l'hamme à la robe rouge, 

1^ ^: B ^ 5 ^ 3^ ^"^ <^^sait aux deux petits koôi: Voici 



une occasion de refaire vos entrailles. 
Demain le médecin Lôu-haot'ing vien- 



^ Jl !W 9S ^ ^ Jt dra voir le malade. Il prescrira une 

décoction. Introduisez-vous dans cette 
drogue. Quand le malade vous aura 
ingurgités, arrachez-lui ses viscères. 



m^i^mmi^i^ ._„_.„ .._„„ ._. „„„ .._„„. _ 

I J^ ^ ^ d^ ^ jj^ Le lendemain le médecin Lôa-haot'ing 

I "ffij jfp M J?! + ^ -*- ^^°^ ®" ^^^^ ^^^^ ^® malade et prescrivit 

' "^ ^ M ^ nn ^ A ""^ décoction. L'enfant refusa de la 

I -^ iul ^ ^ |?9 ftfc A boire. Comme ses parents le pressaient, 

*^Jili^^ë\M?te ^* '^"^ raconta ce qu'il avait entendu. 

■ "ftS BB BF "^ ^ ^ ^ Alors les parents achetèrent une image 

^!^5n"^H^ du génie protecteur Tchoûng-k'oei, et 

I ^^ S W A ^ ^ i^ ^a suspendirent dans la chambre du 

' ^ 5^ JfC )Ë| M ^ j|è malade. — La nuit suivante, les koèi 

^S& Zb -& ^ ^ ^ J^ examinèrent l'image. Celui-là, dirent- 

' w 5b W TF ^ SP re ils en riant, n'est pas à craindre. Voyez 

^ B K ^ ^ ^ Çf ^^"^' *^ ®^^ ^^ myope, qu'il ne reconnaît 

iM' •& &k î# îï"^ ^ "te" P^^ *^^ ^^^^' "" ^'^^^ ^"^ ^® peintre 

a » ^ ^ *T^ HB // farceur avait mis, à côté de Tcboûng- 

H # tu T^ iSfc A @1 k'oei, un petit koèi qui lui grattait 



i9f — 98, 00, — 

^ ^^ •£- lit jlS^ roreille, tandis que Tchoûng-k'oej 

JÊjh xa 4^^4(1 fermait voluptueusement les yeux i 

SrS ™ >fC 4c ta demi. — Un mois plus tard, le malade 

"^ ^ f^ >& Jl^ entendit les koèi qui dii^aient: Rien â 

g Ba -S — ' ^ ^^^^^ ^^' * ^^ destin de cnlte famill^ 

P^ .-J <=• «^ °'^^' P^^ qu'elle soit ruinée! Allons 

9ft ^ "* ^ w ailleurs! — Si nous nous en allons 

^ ff ^ â9 ^ ^^°^' ^^"^ ^^^^'^ ^'^^^ ^^^^ ^^ ^^°^* ^^ 

M jm ■ XtC 7 n*aura plus peur de nous, et personD^ 

-^ m 2^ — "^ °^"^ ^^^^^ P^"^ d'offrandes, dit I^ 

S S ^ JSC ^ personnage à la robe rouge. Emportons 

A3r jM ^ ISA }3 ^^ moins le porc. — Peu de jour^ 

4B S 7èC it^ SL après, [un des domestiques de la mai* 

391 Œ yfû ri Œ , son mourut. Il était de Tannée du porci 

iË "pE Îï9 J^ ^ L.e fils de la maison guérit, et les api 

^ ^ ^ @ ^ paritions cessèrent. 

fÊ st ÈpË I ifii 12 rc/ioûn{7-Xc'od, prénom commua d'an général ^j 

^P Xr -'V "IL jSt Ydo du cinquième siècle, dont le prénom noble était 

Mr âÛ ^ ^^ :=t^ 1$ ift p'i-»u, fléau des méchants. Ce Utre lai valsl 

"■■^ *^ ^■'* "^r ^^ d'être fait génie prolecleor après sa mnrt. Son image (ail 

}fl| ^^ -^"^ -^ j^ fuir les to^ et les kodi, disent les païens. — Cycle 

^)S mm m 

laiit m^z 

■Ém m^m 

s-t- i^^ 



daodénaire de doute animaux, qui sert de base à la 
chronologie des paysans chinois. 



99 



A Sông-hi (Foû-kien) vivait un let 
tré du nom de Tcheôu-Jaohu. La pau 

^ ^ ffl fl^ vreté Tobligea à aller s'établir, comm^ 

^ rff ^ ^ maître d'école, dans le village de Sîe] 

« / w ^ 'S kia-tien. Il y enseigna durant plus dj 

^ ^5J 1^ J^ quarante ans. Grands et petits, tous 

^ pk ^ éàf dans le village, avaient passé par se| 

^ !^ S mains. Il était estimé de tous. — U^ 

n ^ ■"" ^' soir, après le souper, il était assis dani 

^ ^ JS son école et étudiait, quanxl l'élève 

A ffi ^ ^ Fông entra, le salua, et lui dit: AUej 

^^ ^ ^ ^" s'il vous plaît chez moi, où une grav< 

>TO ^ ^ }W affaire réclame votre présence. — Il 



— 99. -- i93 

ftêSJ^^^illSl S"PP^»a inslamment, l'air extrêmement 

^ M EU 4^ ;4»^aK.^ triste,^ puis prit congé et se relira. — 

ta ^ -' 'X :a: S ^ Tcheôu-jaohu ne laissa pas que d'être 

(*iniSfil^^K=Çl assez eflVayé, car ce Fông était mort 

S-RF^MÏ^^^*^ peu auparavant. C'était donc son âme 

^iSK ±t»& Pf- ir ^.m mi ^"* ''^"^^^ ^^ ^^ '^'*^^''- ^^^s^" ^^ P'"s 

W TO ;©' pK i^ -HT^ ^*^ ^H d'y aller, se dit Tcheôu-jaohu. - 
fi#S!îftôft:^^^ Quand il arriva chez les Fông. le père 
^iP P7iÉ@JS:>â Mônglan prenait l'air devant sa porte. 
f-1Dail^WW»l<.eL 11 invita le maître à entrer. On but et 

on causa. Le Tcheôu ne dit pas ce qui 



BS®®I^=^^W *'^^^'^ amené. Vers minuit, il fit mine 

de vouloir se relirer. — Restez ici pour 
la nuit, dit Mônglan; et il le logea 






knmmmumm 

C 1^ ^ fê 1^ ^ i9E ^ dans la chambre centrale de l'étage, 

celle où débouchait l'escalier. Une des 
chambres latérales attenantes, était oc- 
cupée par la veuve de feu Péléve Fông. 

^» ïiC ^ ^ ^ ^ ^ ^^^ gémissements étouffés sortaient de 

t^ H& * ;^ -X- t^ celte Chambre. Tcheôu-jaohu n'éteignit 
^ ^A.^ ^ ~^'^ ^ ^ pas sa chandelle et ne se coucha pas. — 
^^^ ^ Wm Mi m Bientôt il vit une léte de femme paraître 
^ W ^ R9 IB^ iP îiBS ^" ^^"^ ^^ l'escalier. Quand elle eut 
^ A F? ^ T" !?S 4fi "S: ^" ^^ Tcheôu, elle se retira; puis.re- 
A W Ihi n^ iS 1/L "^ monta. Son intention était évidemment 
M^A^^^Bi ^® gagner la chambre de la jeune 
^ :& iM! H h >l> 5C veuve. — Tcheôu-jaohu trouva ce ma- 
^ S ï^ aS i^ Â >^ ^^^^ ^^"^^'^- Q"^ ^^ ^^^ cria-t-il. - 
V^ ^ M ^ftWt nV Maître Tcheôu; répondit la femme 
^ ^ \ ^ ^ ^ ^ Wa ^''"^^^' à cette heure vous devriez 
SOffiÊtt H ffl!^:#& dormir. — Que je dorme ou ne dorme 
H^ O ^>^ ^ JL ^ m ^ pas, que vous importe? fit le Tcheôu 
TC^tH^iS*^'!^ en colère. — La femme bondit, éche- 
4 ^ ^ ît >© >îî 58. ^^^^^> ensanglantée, une corde de pen- 
/tt- >(«f ^ -*- Ha •«• ^ due à la main, et livra au Tcheôu un 
It* W yt -ÏC TO M 'T' assaut terrible. Celui-ci fléchissait, 
tÔ "T* ^ i^ ^ ^ W quand quelqu'un le soutint par. derrié- 
B ^ SU iFf A fttî 6^ -fr ^^' ^^ ^"^^ ^^*' ^^* ^*^ relève Fông.; 
U ^ mÎ! ^ • tenez bon ! — Le maître appela au se- 
H^^^J^^^J^^ cours. Fông-monglan accourut. Alors 



191 — 00, ÎOO. — 



f^ M /$! & ^^ '^ JL ^ Tcheôu-jaohu lui raconta tout ce qui IqI 

^^ J63^ "y ^ -kft SS -^ -te ^^^^^ arrivé durant cette nuit. Les deu^ 

M ^ A^ ^ ^ .uj> ^ >&' hommes entrèrent dans la chambre de 

iîitffllffc^îHi^^)^ '^ j^""^ veuve, qu'ils trouvèrent pen- 



due, mais vivant encore. Ils la dépen- 
dirent et la rappelèrent à la vie. Elle 
avoua qu'elle s'était pendue, pour unfi 



i^^^M Wi ^ ^ ^ ^)i l'éprimande que son beau-père lui avai| 
— " faite. -- L'àrae d'une suicidée, en quêt^ 

d'une remplaçante, la guettait. Si ellÉ 



^ :^ uJ 7IÉ ^ ^ 5^ ^ avait pu joindre la jeune veuve, c'étaii 

Q j^ M IJM ^ db ^ j^ fait d'elle. L'âme de son feu mari ayani 

i^ œ >% P^ idr :&: ^ ^ ^" connaissance du danger qu'elle 

« tiO ^V I J zt 'Pi inf Bll courait, avait provoqué l'intervention 

^ ^ >P tr ^ ^ iÔ ït4 <^6 son ancien maître, qui la sauva. 

^611 ^^ "^ ^Ë T^ S^ ttH ^^^^ Inlroduclion VII. — Notez que les morts on^ 

^^ -*'" "— ^ '^■^ ' "»"^ '^w^ connaissance de ce qui se passe chez les vivants. 

MMS^^^-^P^Pi ^ Hâng-tcheoa (Tchée-kiang), au 

^h^Mte^ffîl-^ moment des examens, l'aventure sui- 

'ïîCjLS™iBj5^r'W vante arriva à l'un des bacheliers char 

A ^ ^ ^ H ^ '^h ^ gés du patronage des candidats. Ce| 

luI-t^SI^'^ËI'M^ homme s'appelait Tch'êng. Un malin \\ 

|Hj ;^ :^j ^ ^ M W ^ g^ ,gya^ s'habilla, sortit, fit un tour| 

^p|:B.P^âb^^^Jà puis rentra, s'enferma dans sa chambrel 

^Vi^^^^^l^ P^'*^ longuement avec une persono^ 

^HRHitHTâSSftm invisible, puis sortit de nouveau et nj 

•^ H |Hj :S" P-l «^ TzK r J revint plus. On commençait à être trél 

^^I^Mf^^^^ inquiet sur son compte, quand un m 

ïffi "JT S^ A ^ ^ $ Bit nelier ambulant le ramena à son logisi 

S£*^S^SS ^^^ ^^^*^^ ^^^^^"^ trempés d'eau, sî 

"^ ^ A p« ^ ^^ ^ ^ tête était couverte de boue. Il regardait 

^ îS t^ ^ ^ "^ M Bi ^^"^ bagard, et ne parlait pas. On lui 

ingurgita de la tisane de gingembre 
On le barbouilla avec du cinabre. Enfîc 



iîx^Am mi „ 

>w M >5r *|^ ^ @ ^ il ieprit ses sens, et raconta ce qui 



- 100. - 



195 






suit. — Ce matin, étant sorti pour me 
promener, je rencontrai un homme vêtu 
de noir, qui me salua et me dit, ren- 
trons chez vous pour y prendre le né- 
cessaire, puis je vous conduirai chez 
les ondins et les ondines. — Je rentrai 
avec lui, fis mon paquet, pris la clef de 
mes meubles, et le suivis. Il me con- 
duisit, par la porte Kinn-menn, au 
bord du lac Sï-hou. Je vis au loin, sur 
les eaux, des palais azurés, et de belles 
filles qui chantaient et dansaient. — 
Te réjouir avec elles, me dit l'homme 
noir, ne sera-ce pas plus gai, que de 
patronner des candidats au baccalau- 
réat? — Assurément, répondis-je. — 
Alors jette-toi à l'eau, me dit l'homme 
noir. — Comme j'allais le faire, une 
voix me cria: Prends garde! C'est un 
méchant démon qui te tente ! N'en fais 
rien ! N'en fais rien ! Je regardai qui 
me parlait de la sorte, et reconnus un 
vieillard, feu mon père. L'homme noir 
se jeta sur lui, le frappa et le chassa. 
Je ne sais pas trop ce qui arriva ensuite. 
J'eus froid, puis sentis comme un souf- 
fle tiède, et ne vis plus l'homme noir. — 
Alors le tonnelier raconta ce qui suit : 
Ce matin, comme j'allais chez les Yâng 
de la porte Kînn-menn, qui m'avaient 
demandé pour quelque ouvrage à faire, 
je passai au bord du lac Sî-hoa. Je vis 
un parasol gisant sur la berge. Comme 
je me baissais pour le ramasser, j'en- 
tendis un clapotis dans l'eau, et consta- 
tai qu'un homme plongeait, la tête en 
bas, s'efforçant d'aller au fond. J'eus 
beaucoup de mal à le retirer. C'était 
votre Monsieur. Je le ramenai ici. — 
Inutile de dire que la famille remercia 






196 — iOO, iOL — 

^ZL^'^^^^ Jf, ^&^ ^^ récompensa le tonnelier. Puis là 

>(Pl A Xùti^^ oT Ï7rt SK BB* ^^"^"^^ ^" bachelier dit en soupirant: 

K^A.|nJ'?TO?£»rl TOtSWC Les vivants et les morts étant de même 

^M JSA.8^i^lijLA.^ ''^^®» pourquoi les morts s'eflforcent-ils 

sans cesse de faire mourir les vivantsj 

alors que les vivants laissent les morts 

tranquilles et ne s'occupent pas de les 

î^^-^îK^'^ëX^H faire revivre? — La voix railleuse d'uQ 

0Afr ^ 2lh •^T ^ ^'S >fer A ^^*'^ invisible lui répondit : N:est-il pa^ 

^ J^ ÎS /i ^*^' ^^"^ *^^ Classiques, que le boi^ 

^Sl^H^#tÏ0fl5]||I75^ s'efforce de bonifier les autres, et que 

j|a^gHjJ|g±.»^^^^ le savant s'efforce de rendre les autres 

l>f>feriHSi^B3 K^^JiC ^^^^"^^ comme lui? Ainsi nous, Xai 

y^ 1^ =^ w IS ^^ J\ 4èr rC noyés, nous nous efforçons de noyer 

^ lii"^ ~ ^ ^ ^ ^ ^ ^^^ autres; nous, les pendus, nous tâi 

^ ^ À\^ M'Wi^ H& ^ chons d'étrangler les autres. — Uq 

^^5"^^^ g^'^"^ ^c'^^' d^ "l'G souligna ce sarcas- 

^WiW ^ M.mmW^iëi °^^' P^'s *^ silence se fit. 

>^ ^3 ^m iH* ^& — ^ B >/l^ P '^'^^^" ~ ^^^^^ ^"® '^^ '"^'^'^ "'^^ connaissance de ce qui 

^^ *~~* *^ *^^ ±z. ilr '^ arrive aux vivants qui leur sont chers. 

AmmMM mMZ ,01 
T>i^ie^S rîqiiA 

ffiSSîS ?5^ ^" ^'^" ^^^^' ^ Tchénn-kiand 

m'^^lWt A.^ \ (Kiâng-sou), on refît le temple dij 

^ittiit^lS? ûife^K S^"^^ ^^ '^ ^^*^^- "^^^^s notables nomi 

^M'fj^^^ Sfr^HS '"^^ ^^'^ ^^° ^^ ^^' furent chargés d 

>^ fîR [^ ^ W ^ % 5k recueillir les souscriptions et les dons, 

i^ A i /^^ i^ZT^ et de tenir les comptes. Un malin, 

^^m^4y ÏÏ5:^W quoiqu'il PÏût, une dame vint en litière 

~^mS^ i^Jh^^ ^ '^"*' bureau. Tirant de sa manche uij 

f^ !m ^ W èfirt >- 'ïti paquet de menu argent, elle le reniil 

â ^ -^ J^ 9 A ^ A 3" Yen en disant : Voici pour la restau- 

jiA/i-^râgH :^P3rt ^^^^0" ^^ temple; veuillez inscrire cia^ 

^Ù^H^ SJsldS ^"^°^^ ^^^'^- - ^ ^"^^ "^°^' Madamel 

s^WvSîfïl^ "nwiT^ demanda le Yen. - Oh! dit la dame, 



Le surmenage fait éclater les folies latentes. Les 
grands concours de l'ancien système, licence et doctoral, 
ne se passaient guère sans cas de folie ou de suicide. — 
Cinabre, médicament de l'âme, voyez numéro 5, en 



iOl. — 



197 



^m^^^BMmnm 



pourquoi publierais-je celte bonne œu« 
vre si petite? Inscrivez, cinquante laëls, 
anonyme; cela suffira. — Cela dit, elle 
prit congé. — Cet argent, dit le Lu, 
personne n'en a connaissance. 11 est 
bon à prendre. Nous allons le partager 
à trois, et Terapocher. — Fort bien, dit 
le Kào. — Non pas! dit le Yen; ce 
serait inique. — Voyant que les deux 
autres étaient bien résolus, le Yen 
sortit. Le Lu et le. Kào se partagèrent 
la somme, l'empochèrent, et n'inscrivi- 
rent rien. Le temple fut restauré, et le 
Yen seul garda mémoire de ce fait. — 
Huit ans plus tard, le £âo mourut. 
Peu après, le Lu mourut de même. 
Deux ans plus tard, au printemps, le 
Yen tomba malade. Deux satellites lui 
apparurent et exhibèrent leur mandat 
d'amener. C'est une dame, dirent-ils, 
qui t'a accusé au tribunal du génie de 
la ville. ~ De quel méfait? demanda 
le Yen. — Nous n'en savons rien, ré- 
pondirent les satellites. En route! — 
Quand le Yen arriva au temple du 
génie de la ville, il lui trouva un tout 
autre aspect qu'à l'ordinaire. Ce n'était 
plus une espèce de petite foire, mais 
un tribunal, avec ses bandes de scribes 
et de satellites. — A la seconde porte, 
un coupable chargé d'une cangue l'in- 
terpella « frère Yen, est-ce bien vous 
que je vois? t.. — C'était le Kào. Voilà 
quatre ans, dit-il en pleurant, que 
j'endure ce supplice, à cause de l'argent 
du temple. — Comment, l'a-l-on su? 
demanda le Yen ; est-ce la dame qui 
a porté plainte? — Non pas, dit le 
Kào. Mais, quand elle fut morte, elle 
fut, comme tous les morts, d'abord 



t98 



- iOl. 



m-^ — mmmf^ 



présentée au génie de la ville. Toi, lui 
dit celui-ci en riant, tu as fait de nom- 
breuses aumônes dans la vie. Comment 
se fait-il que, quand on restaurait mon 
temple, tu ne m'as pas jugé digne mê- 
me d'une sapôque? — La dame répon- 
dit; Le vingt de la sixième lune, j'ai 
donné cinquante taëls. Je les ai remis 
à un certain Yen. J'ai demandé qu'on 
n'écrivît pas mon nom, ce que j'ai don- 
né étant si peu de chose. Comment se 
peut-il que vous ignoriez cela ? — Le 
génie de la ville mit aussitôt ses limiers 
sur la piste. Le Lu et moi fûmes pris. 
L'affaire vient aujourd'hui. Tu as été 
cité, pour être confronté avec nous. — 
Où est le Lu? demanda le Yen. — En 
enfer, pour d'autres crimes, dit le Kào; 
on va l'amener, pour le jugement. — 
Un instant après on cria « le juge monte 
à son tribunal». Les satellites rangè- 
rent les causes et les parties. La dame 
fut introduite avec beaucoup d'hon- 
neurs. Le Lu parut aussi, chargé d'une 
lourde cangue. — Le juge demanda 
au Yen : Est-il vrai que cette dame t'a 
remis tant d'argent? — Le Yen raconta 
l'exacte vérité, de sorte que son récit 
se trouva concorder de point en point 
avec celui de la dame. — Je suis partie, 
dans cette cause, dit le génie de la ville 
à ses assesseurs ; je ne puis donc pas 
la juger; qu'on porte immédiatement 
le dossier au génie du T'âi-chan; que 
les parties se retirent en attendant. — 
Un koèi partit aussitôt, en toute hâte; 
les parties se retirèrent; le génie fit 
appeler la cause d'une barque de sel 
brûlée en 1770, affaire dans laquelle 
plusieurs personnes avaient perdu la 



— iOl, 102. — 



199 



i-mmmmmmm^ 

Amp^^nm 
AMJëmmmm 
m kmm^zmm 






ta. 



ù 



vie. Ayant toutes terminé leur expia-, 
tion, elle devaient être réincarnées. — 
Quand cette cause fut terminée, le 
messager étant revenu, on rappela le 
Yen et les autres, et lecture fut donnée 
de la sentence du génie du Tâi-chan, 
ainsi conçue: Le Kào n'étant coupable 
que d'avoir volé de Targent destiné à 
une bonne œuvre, sera mis à la cangue 
durant le temps convenable, puis réin- 
carné. Le Lu, voleur, et coupable de 
crimes nombreux, sera mis à la cangue 
après avoir terminé son expiation in- 
fernale ; de plus, ordre est donné au 
génie du feu, de détruire son cercueil 
et son cadavre. Que le Yen, qui est in- 
nocent, et qui a encore plusieurs an- 
nées à vivre sur la terre, soit renvoyé 
chez lui. — A la fin de cette lecture, le 
Yen se réveilla dans son lit, baigné de 
sueur. Sa famille le pleurait comme mort, 
et avait déjà revêtu le deuil. 11 avait 
passé trois jours entiers dans un état 
cataleptique. — 11 raconta son his- 
toire. — Personne n'y voulut d'abord 
croire. — Mais quand, une nuit de la 
huitième lune, le feu ayant pris chez 
les Lu, le cercueil du notable défunt 
eut été consumé, les incrédules se 
convertirent. 

Destruction du cadavre par le feu, voyez numéro 14, 
«n note. — Le coupable est exposé, portant la cangue, 
à l'endroit où il a péché. C'est la réparation du .scandais 
donné. De là vient que le Lu, après son expiation infer- 
nale, est encore mis à la cangue à Tchénn-kiang. 

102 

En 1755, à Pékin, quantité d'enfants 
moururent de convulsions, durant la 
première année de leur vie. Durant 



200 



— lOS. — 



/J> # © BR ^ w ^^ 

m ^ ^ É. iâ ^ RiJ 
:A: g| ^ .^ ^ 16 

M il ^ T ut * 

z .% "^ ^M ^ 



leurs crises, on voyait un volatile 
semblable à un hibou, voler en rond, 
dans la chambre, autour de la lampe, 
Plus son vol s'abaissait et s'accélérait, 
. plus l'état de l'enfant empirait. Quand 
le petit avait expiré, le sinistré 
oiseau disparaissait. — Un nouveaij 
cas de convulsions s'étant produit, ail 
certain Neûe, excellent archer, pri| 
son arc et son carquois, et alla voir, 
Le volatile mystérieux ayant paru, il luj 
décocha une flèche, qui l'atteigniti 
L'oiseau poussa un cri de douleur, e| 
s'enfuit à lire d'aile. On suivit la tracf 
de son sang. Elle aboutissait à lacuisi 
ne de la maison du maréchal Lî. A côl^ 
de la cuisine, dans une chambrette, 
gisait une vieille aux yeux verts. Ell^ 
avait les reins traversés par une flèche^ 
Le sang ruisselait de sa blessure. - 
C'était une femme du pays des Miâoi 
tzen, que le maréchaj Lî avait jadis 
ramenée captive de la province dti 
Yûnn-nan, où il avait fait campagnej 
Depuis longtemps on la soupçocnail 
d'être sorcière. On la tortura, pour 
faire parler. - Elle avoua qu'elle savail 
une formule, qui lui permettait de si 
transformer à volonté en un oiseau d^ 
proie. Elle sortait sous cette formoj 
vers minuit, pour sucer la cervelle m 
petits enfants. Elle en avait fait mourii 
de la sorte plus de cent, dit-elle. H 
Furieux, le maréchal Lî Fa fit lier, en\ 
tourer de fagots, et brûler vive. Aprè^ 
cette exécution, aucun enfant ne mom 
rut plus d'éclampsié. 

Voyez Introduclion XVIII. — Les Mido-t%tu, abo- 
rigènes fétichistes, dans le Koâng-si Koéi-tcheou 
Yûnn-nan, ont, parmi les Chinois, la répulalion d'être 
(les sorciers redoutables. 



- i03. - 201 

^ML iî, Ws ^^ )J§, Au moment des plus grandes cha- 

^^ M^fj^^M' ''"''' ^ Oû-yuan-hien (Nân-hoei). un 

^ lie ^ *=r *^ HT -H^ certain Tông, jeune homme d'une 

ro ^ A . dtaL vingtaine d'années, dormait après le 

W^i£ W ^ ^ ^ ^ ^^P^^ ^^ n^'idi. Soudain il se vil entouré 

^M \i\ tiâ E* ft ^ ^'""^ *^^"^^ ^^ satellites infernaux, 

"'f'^ !^m u Jh ^ "^"^ disaient: Celui-ci a la bouche 

m \L H '^ Jt ta B^ pointue; il fera raffaiie... Ils lui remi- 

^ ^ il iS ii 't^ ^ ''*^"^ ""^ P^^*^^ hachette qu'il glissa 

ti 4ï 't^ ?P R W H ^^"^ ^^ manche, et le menèrent à un 

<^ ^ nr ^ ^ ^ palais. Un personnage vénérable, vêtu 

^ Ma r M> ^ ^ m, comme un roi, siégeait. Quand son 

î i{^ § 5^ 2p j^ Kl tour fut venu, le jeune homme lui fut 

^ -4^ /U ^ -H- -fâr Xf P»'ésenlé. Le vieillard dit; Ayant fait 

^ ^ -E ^ ^ àS* une longue tournée dans Thumidité 

ûK i)È P^ B$ t^ Ift ^ des nuages, les deux génies de la foudre 

M ^ S* 33P i^ ftî ^ ^"^ gagné le rhume. Or il y a ordre de 

Yifc •«- S ^» m *r ^o"*^'oyer au plus tôt une jeune femme 

^"^ S '^' î^f :^ 71 ^ <^e Lâo-p'ing-hien (Kiàng-si) qui mal- 

^ feS j^ ^ J^"^ M l|fc ^''^^^^ ^^ belle-mére. Mes agents disent 

LM ^ A. "jT *y — i is ^'"^ ^" pourras faire raffaire. Tu as la 

^ ®l -^ A >f ^ m hachette. Voici ton mandat. Va! — Le 

■^ :^ ^ Jd ^ ^ ^ Tông se prosterna, puis sortit. Aussitôt 

;^ -ht^ ' ® "W» Hf SB "" nuage se forma sous ses pieds, et 

Sft -fâ? ^^ S x^ "^ ^ l'enleva dans lesairs. Le tonnerre gron- 

m"^ m WW m ^ dait et les éclairs jaillissaient tout 

î S 41^ J^ 'ê* ^n @ï autour de lui. -^ 11 arriva bientôt à la 

ylfs Ifi 2fe rîr '^ T -Ji4 limite du Lâo-p*ing-hien. Là le génie 

-^ -Mt "^ ^" ^^^*^ '^ î'eçut, puis le conduisit. 

^ ?m ^ ^ lA: ^ if } Bientôt, du haut de son nuage, le Tông 

^ 4^ ^J itfc ^ JS H vit un grand rassemblement. Une jeune 



^Sfî 



bru injuriait sa belle- mère à grands 
^^ -^ cris. — C'est celle-là, dit le génie. — 

S — ^ ItIC H M <^ ^® '^^"^ '^"^^ ^^ hachette. Un coup de 
"ter Kf 2I£ pf J2J7 /^ ^ tonnerre épouvantable retentit. Toute 
ifc^BB L ^ 71 ^ ^^ ^^"^^ terrifiée tomba à genoux. La 
W^ S^ -§> ^^ W\ ^ 1^ jeune femme gisait morte. — Le Tông 



202 — 103, 104, 



# 



^^^ fllj ^ revînt, et rendit compte de sa mission. 

Arf .«. 21 BiB Edifié de son habileté, le juge infernal 

^ — ' I 4® voulut se rattacher. Ma niére est vieil- 

S& ^ ^ ^ ^^» objecta le Tông; je lui dois mes 

ÊÊ ^ £É -F* services. — Encore plus édifié, le jage 

^ ^ ^ Zii ^^^* ^'^ ^® ^^^^ ""^ récompense. Qu'es- 

3t i^ '^ IrI tu? — Je suis étudiant, dit le Tông. - 

âS j^ ^ qp Apportez le grand livre, commanda le 

ST ^ ^ @ ^"°^* ~~ Après avoir cherché la section 

^M 9^ ^»»» W Oû-yuan-hien: Présente-toi à la session 

^ ^ ^ é prochaine, et n'aie pas peur, dit le 

^ ^ 'SP iti î"^®' ^^^ ^^ ^^^^^ certainemeat reçu... 

e ^ 2^ S Puis il le congédia. - Le Tông se ré- 

^ m ^ veilla sur sa couché. Il raconta son 

TJC j|& $^ ^ ^^^®' "" ^'^ P"t des informations à 

^ ^^ d4 iK Lâo-p'ing-hien. Une bru impie avait eo 

•^ AT a ®^^^ ^^^ foudroyée, au jour, à l'heure, 

Sr ?^ m W et dans toutes les circonstances narrées 

^ 5^ 5^ j]S par le Tông. — De plus, tandis que le 

^Sk stt A»^ •> i"o® cherchait dans le grand livre, le 
ÎH Pw O 'O ' Tông, né malin, y avait aussi Jeté ud 

f^ jj regard à la dérobée. Il avait va que, à 
la promotion suivante, où lui-même 

4ffi yt serait reçu, Tch'éng-tsounnsien serait 

' 7m "^ premier, et Wâng-p'eik'oei second. H 

^ J^ l'annonça. Tout se vérifia. 

Génie de la foudre, figuré avec un becd'oisean; 
voyez Introduction IV. — Deux génies de la foudre, le 

I^L ^fM titulaire et le suj)pléant, iigurent dans la cour dn Par 

'^P* "**£ Auguste, à l'aile gauche ; voyez TP page 497. — Qsantf 

Dâ f^ le bourreau fait défaut, les mandarins chinois réqoisi- 

^^ /7^ tionnent un boucher ou un soldat. — Le génie du li«» 

m ^3^ préside à l'exécution, comme le mandarin du lieu fot 

^^ ^^ .tenu de le faire. Voyez Introduction 111. 






^ um 



104 



A Où- si (Kiâng-SOD) vivait une 
_ famille Hoâ, liés bien famée. Elle bal»' 

Mi t*^ nll tait non luio du temple de Coofucius. 



mm 



— i04. — 203 



S jfi -^ >P ÏÏO S5f M ï^^^^"' ^ temple, sur Te caoal, il y 



mmûimm^B 



avait un pont monumental, où la circu- 
lation était toujours très animée. C'est 



^ ^ ^ ^ W ^ là que le flls de la famille Hoâ, un 

A ]& tft S Ft ^ h ^r^ud étudiant, allait le soir, pour 

*^ Jkt 4& Mn ^ I> lr£: prendre l'air et regarder les passants. 

Z^.WM mf^ iK m W allait de là au casino des Lettrés. - 

^ â^ m ^^. "^ ^ ^° ^^^**' comme il faisait cette course 

M àU^ -& RB -A* 4^ ^ accoutumée, il remarqua sur le parvis 

r a a ^ ^" temple, à la porte d'une maisonnet- 

A iê W TV S iîO te, une ûlle qui lui plut. 11 s'approcha, 

^ Wk ^ iS^"^ ^ ^ ^^ ^"^ demanda du feu. Elle rit, et lui 

^ ^ 'iS ^ Pn ^ >C/ ^" apporta. 11 allait entamer une con- 

w /J 7^ W rj ^ ^ versation, quand elle ferma la porte.— 

i§ ^ ^ ^ i^ <^ ^ 1^6 lendemain il repassa. Elle était sur 

it^ Jtk >IS i& i& VI "A ^^ P^s ^3 s^ porte. Je ne puis pas vous 

/E ^ ^ S- n ^ recevoir chez moi, lui dit-elle; mais 

sE wf W "~" 5E H ^ j'irai chez vous; demain soir, si vous 

'fâ ^ ^h ^ PfJ >t8 §* voulez; attendez-moi à la porte. — 

mm^^fé-^ÈM. '^'^^ """ *■ '"" 



Trés-cofllentr le jeune homme rentra 
chez lui, et dit à sa femme: Par la 
3*0 ;5c ^ ^ ^ ^ K chaleur qu'il fait, je me trouve trop 

mal dans notre chambre. Je passerai 
quelques nuits seul dans la chambrette 



^'aY M ^ Ai^^ &it mi quelques nuiis seul aans la eu 

-^ im T^ ^ Mi vA wH inoccupée prés de la porterie. — L'é- 

^ ^ f ^ "fê ^ "^ — ' pouse ne soupçonna rien. La fille vint. 

-Jt* ÎS -/r ÔJ^ cb ^ A\ L'étudiant l'introduisit dans sa cham- 

«* m Sh ^ ^ BB ^*'®"®- ^"® *'®^^"^ ensuite] tous les 

W ^ ^ P n TO n soirs. ~ Cependant l'étudiant dépéris- 

Hê W "et ^ ^ ^ ^ ^^*^ ^ ^"® d'oeil. Ses parents conçurent 

>l- /l- i*C X/ -A- R ^ de grandes inquiétudes. Elait-il mala- 

Œ. Œ.!K y ^ ^f^ de? Que faisait-il seul la;nuit? - Ils 

^ ^ ^ ^ -HL M ^ l'épièrent, et constatèrent qu'il n'était 

^ ^ ^ ^ pf jSÇ A^ pas seul. Ils le sommèrent d'ouvrir la 

» ^ ^ S S ^V* « P0ï'l6. Quand ils furent entrés, person- 

« HE ^ W 3C ^ z' ne ! — Ils questionnèrent le jeune 

IKIt 4^ ^ "f '^ tt îî T^ homme, qui leur raconta fi-ancheraent 

Vk W JÊh P^ ^ PH Zfc ^^" histoire. Les parents firent une 

^ ^ ^ J^ ^ l enquête sur le parvis et aux alentours. 

^ fl & a fe ^ ^ll> Ils ne trouvèrent pas trace de Ri Iflle. 



204 ~ W^f, — 

lÊi ^ ^ ^h ^ M M ^^'«tudiaot De retrouva pas oen plussî 

^ ûtC ZfÎ^ Ë3 ^/ lilf fui maisonnette. Nul doute, c'était uih 

S £ S 5 S Sl S '^''^^^'^- "" Cependant la fille revint Iî 

Z5C :^ -Çy H M Se ^ nuit, impérieuse. Le malheureux jeuo( 

>y^ -^ B3 W ê K P'3 homme n'osa pas la repousser. - Ai 

j:fg Bfr yti ffii I- ^V ^ désespoir, ses parents achetèrent, au: 

IS W -^j t^ X -X fê bonzes et aux tâo-cheu, leurs charme 

5K # ]S ^ iîO ?^ >@ '^^ P'"s ^hers. Rien n'y fit. - Enfin li 

^-^ 'êr l^lî tïilî -A- /^ =Ht P^''^ *^''^y^ ^" cinabre, remit la poudn 

*i: S ïï S î S PH ^ '"" ^^»^' ^^ »"* ^»^- 1» ««"S ^««t fini 

*iï VI- ^ ^ ^^ vy n pai' savoir qui elle est. Quand elli 

^ 5? H ^ -551 ^ -^ ^^*'™*''^' marque-la. — Le fils obéit 

^ T> *ffi ^a ;* .£ t±f ^^ répandit la poudre écarlate dans le 

4^ JL cheveux de la sorcière, à son insu. - 

^fili|^J^El0^ Le lendemain, le père et la mère et ton 

A\ lif ^ ^ !^ 'fê "èfr ^^"^^ ^®°^'^' cherchèrent sur le parvis e 

Z ^ ^ fl^ -^ ^ ^"^ environs. Peine perdue! Ils allaien 

^^-«Slôfl^lK^ y renoncer, quand ils entendirent, dan 

* }t ^ 1^ "i^ ^^ une cour voisine, une mère qui grondai 

It^ -^ âfe A 1^ "tf son enfant en ces termes: Vilain gamio 

^ ^^ -A ^^ Comment, je t'ai mis un pantalon frai 

^ W 7^ 7\Wt ^ chôment lavé, et le voilà tout taché d'ê 

fnl flÊ Hlï ^ Éfl ^ carlate! — Le père Hoâ dressa l'oreille 



11 frappa à la porte de cette maison, « 

^ demanda à examiner l'enfant. Le panla 

^ ^^M ^ "^ '^" ^^^*^ maculé de cinabre. —J'ai clie 



■^^mjc^ 






vauchê, dit l'enfant, sur le cou de I 
lortue,'qui porte la grande stèle, suri 
parvis du temple. — On alla voir. La lé^ 
/h it ^ ^ KÊ M ^^^^^^''^"^étaitbarbouilléedecinabi^ 
'2Z ^± ^ &l njt t^ Le méiélait trouvé. — Le père Hoâ avis 
^ ^ ^ ^*^ aussitôt le directeur des Lettrés, lequi 

5B HHi ^ ^ ^ f& ordonna de mettre la tortue en pièces 
^P M îiS. ^ "^ M ^ chaque coup de marteau, des filets d 
P^ Wl U^ ^ ^ ^^"^ coulèrent. Le ventre de la torla 
^ m ^J^ TO I5C «R se trouva plein d'œufs, qu'on jeta d^ 
'S >2! i^ mi ffi ^^ *^ '^c T'âi-hou. — Depuis lors les visite 
!lfc *Ëf llfi é^ W W' nocturnes cessèrent complètement. 

Al-n ^ ^ ^ ^ ^^^^^ Introduction XIX cl XII. - Les œufs, si^i 

iW ^ JL |)5 Ç^ — ^^ fécondation. 



— i05. — 



205 



* *n m «I ^ 5^ ^'^ 

^Vimr^ « m n 

A^MBmZM 

iKmzmAmn 

Wi^m'^^ — 
' ^ ^ A #1 ^ n^ B 

I 'i^'&m + ^m 



105 



!• 



A Hâng-tcheoa (Tchée-kiang), dans 
un grand hôtel de la rue Hài-eall« 
hiang, vivait un certain Wân, gros 
richard. Un jour la foudre tomha, dans 
sa maison, sur l'appartenaent d'une 
femme en couches. Souillé, le génie ne 
put pas remonter au ciel. Il se percha 
sur la cime d'un grand arbre, au milieu 
de la cour. Il avait un bec pointu, des 
griffes d'oiseau, et tenait un carreau. — 
J'offre dix taëls, pour le carreau, dit le 

Wân Aucun de ses domestiques 

n'osa tenter l'aventure. Un couvreur de 
loits l'apprit et se risqua. Il plaça con- 
tre l'arbre une longue échelle, de ma- 
nière à ne projeter aucune ombre sur 
le génie. Puis il escalada doucement 
l'échelle. Le génie dormait. Il lui sou- 
tira délicatement son carreau. — On 
examina l'objet. Il n'était, ni en fer, ni 
en pierre. Il pesait cinq onces, et avait 
sept pouces de longueur. Sa pointe 
était très acérée, et perçait la pierre 
sans eff^ort. — L'objet tel quel ne pou- 
vant servir à rien, le Wân pria un for- 
geron de lui en faire un couteau. Dés 
que le forgeron le chauffa, le carreau 
se dissipa en fumée. L'adage que le feu 
terrestre vainc le feu céleste, se trouva 
vérifié. 

Voyez Introduction IV. — Je pense qae celte higtoi- 
re, tirée d'un recueil du dix -huitième siècle, n'est pas 
chinoise d'origine. Elle doit être d'extraction mahomé- 
tane. Les Chinois n'ont jamais admis, que je sache, de 
souillures légales, à la manière des Juifs et des Mahomé- 
tans. Leur génie de la foudre lance son Irait de haut, et 
ne se jelle pas à terre. Us ne rient jamais de cet exécu- 
teur céleste, vénéré parce que redoOlé. 



206 — i06, 107. — 



n ^^^m^ 



. Hors la porte sud de la ville de Kiû^ 

^ ^ M -^ .^ 4 ^ joung (Kiângsou), se trouve le cimetièn 
M -f- ^ @ ;î?li — P^ ^*^ *^®^ neuf maris, dont voici la légen 

S ^ 5 -1; .31 /fi ^®' " ^'"® ^"® ^^""^ *^®**^' ^®^^^"' ^^"^ 

^ ^'^ ^ ** 7t* Tr >'^ sa famille, épousa un mari, dont elh 

ft ^ ^ J^ :^ ^ ®"^ "'^ ^^^* ^® P»'emîer mari étant mort, 

'El 4riî i€ /^ "^ -h ses parents lui en donnèrent un second 

S? ^7 ^ ''^ ^ -^ <lont elle eut aussi un fils. Et ainsi di 

W fîO A .^ ^ ^"*^^' "®"f ™2i"s et neuf fils. Enfin 
femme mourut à son tour. On Tenteri 
à^^ ^jP t. ^^ ^^ t^i ^u centre, et ses neuf maris successifs] 

P»r rr Ur ^ w Itl tout autour, en rond. — Depuis Ion 

•— ^ i^ "F "f iS toutes les nuits, ce fut, dans ce cim 

/jf ^ft ^ "^ Wï* ^'^ iîèvG, un vacarme abominable. Les neul 

-^ a^î ^ yu Ru ^ j^Q^i gg disputaient la femme. — Leî 

lEj "T* tT ^ ^'c 'W voisins ennuyés avertirent le mandario, 

^ ^ ^ ^ y^ ^ C'était un certain Tchâo-rientsiao, qui 

43 "y tb >(HiI A ï^'^vait pas froid aux yeux. 11 se trans- 
^ >f^ 4^ IBJ /v porta au cimetière en question, dans 
B9 Wl ^ flo -^ *® P*"s grand appareil. Après avoli 
objurgué ces perturbateurs du rep< 
public, il fit administrer trente coupi 
du grand bambou à chacune des neul 
1^ t)l M ^ — ' ^ tombes. — De ce jour le calme le plui 

parfait régna. 

Voyez Introduction XII. — Quand une fllle se marie, 
re.clant dans sa famille, le mari renonce à son noo*^ 
pour prendre celui de sa Temme. 






S 1§ K ^ It 



tî MM'^MW ^. T'oûng-tch'eng (Nân-hoei), un 



certain Ts'ién domicilié hors la porte 
l-fong, revenait chez lui d'une excur- 
^ *~* Gt ^T 7% 7^ sion, la nuit étant déjà très avancée 



=f'miim 



- i07, 108, - 207 



108 



j^ IJ^ nS |db -M^ On avait voulu le retenir jusqu'au len- 
-k^ -ht TTrt ÉÉ ^ Jô demain, sous prétexte de mauvaise 
^ i>T fnj W ^ ÎÈ rencontre possible. Mais lui, étant 
iii ^ i^ ^ ^ '^ pompette, avait pris une lanterne, et 
'}îr ^ >^ l@ ^ h s'était mis hardiment en chemin. — 
"^ Mi U ^ ^m ^^^^ Sào-kia-wan il lui fallut traverser 
Ta M ^ ®^ «^ une plaine semée de tombeaux. Sou- 
dain il vit un revenant sortir d'un tail- 
lis, et s'avancer vers lui en bondissant. 
Il avait les cheveux épars, les pieds 






^ M ^ ^ ÎTO * "US, le visage blanc comme plâtre. Le 
â ^ 'bu ^ 9^ ^ cheval effrayé refusa d'avancer. La 
* -^ W ^ 'iSK :?^il lumière de la lanterne se réduisit à 
^ ^T ^ j ^ 3^'J une phosphorescence verdàtre. — Etant 
j^ yV "^ -^ j^ j^ pris de vin, au lieu d'avoir peur, le 

Ts'ièn se mit en colère. 11 appliqua 
sur la joue du revenant un soufflet tel, 



-- HffilM 



^ ^ 0.^ qu'ïl lui tourna la tête de 180 degrés. 

"^ ^ E^ â Mf Celui-ci se retira d'abord, puis voulut 

X m ra ^ -^ revenir à la rescousse, mais n'arriva 

I w M^ Mil W( >5r pas à joindre le Ts'iên. Car, ayant 

^ iitâ ^ i^ BE maintenant la figure tournée du côté 

éîî *'B A £S JS ^" ^^^' chaque fois qu'il croyait char- 

^ ^^ <^ ^* -^ g^r en avant, ses jambes le portaient 

iffll w. ^ W r^ en arrière. Enfin, de guerre lasse, il 

ÎL 161 ^ SS^ ^ rentra dans le taillis et se dissipa. — 

^^ ^ HSt nn H ^® lendemain, quand le Ts'iên examina 

î^ ^ Ih| ^ ^ la main avec 1^ quelle il avait donné le 

"^ it >\ 5tt fâ soufflet, il constata qu'elle était noire 

4& A 5B ^ >Hc comme de l'encre. Elle resta noire 

^ ^^Zt, ^ durant prés de quatre années. — Le 

Mi ^ flt rî Ts'iên ayant demandé aux geas du pays 

^ fth ^ S W ^ qu'ils pensaient de son revenant: Ça, 

»H* 5»! **a ilis A dirent-ils, c'était un apprenti vampire, 

Olà nyi ^ /SR yv qui ne sait pas encore son métier. 

£ "^ ^ -^ ©^ ^^y®^ Introduction IX. 

3i - ^ M ^ iî5 

4* 5|c ëS 1^ JK Uq bachelier de Hâng-tcheon était 



208 — i08. 



t^ ^ M '^ 2! H ^" service du mandarin de Où-k'ang 



bien ( Tcfaée-kiang ), quand arriva l'or 

»_r -JL. 'zn? ^^^ ^^ ^® saisir d'un pirate fameux 

2fe ïiC 5C ^ ^ ^ Qu» désolait le pays. Le pirate s'ap^ 

*#! ^ ©] P^ ^y^lSr S^ P^^^'^ Chènn-u-fong. Le bachelier s'ap 

S S S £ -t S ^^'^'^ Chènn-fong-u. - Pour rire, ai 

^ ï® 5K -2c >7 ^ collègue du bachelier, nommé Yuan 

2^ 5£ j5/r >& S^ ïîîifc retournant les deux lettres de son pré 



ro ^ Pf :!♦ 



nom, lui écrivit un billet ainsi conçu 
Prends garde, Chènn-u-fong ; ordn 



ëB flP -S JfiJ ^ J^ est venu de te prendre. — Chènn 

"Wt ^(*K A vît ISi {^ îong-u trouva la plaisanterie mauvaise 

v3 ^a1 ^''' *"'^'*''" "" ^^"'' *^'^^^ l'expéilier aux enferi 

j^ ia. ^ ^ ^ ^ ^'^y®^ P^^* *^* "<^*«' P^»« *®2 texte, etc. 

fê ^ ^ M A ^ La nuit suivante, le bachelier fB 

^ S: fA ^ ^ H* ^^*^^ ^^"^ ^^" '^^ P^^ ^^^"^ satellites In- 

Wv ^Wj Viw. UU fernaux, qui le traînèrent lié au lempli 

M ^ 1^ ^H ^ ^ ^" S^"^® ^® ^^ ^»1^6« Celui-ci était déji 

assis à son tribunal. Dès qu'il vit ii 

captif, il cria: Brigand! Assassin! J( 

le tiens! Qu'on le torture! — Je n( 

^ Wn ^ suis pas un brigand, cria Ghènn-fong 






u; je suis un honnête bachelier, origi 

ii^ <^ ^ iSt ^ O naire de Hâng-tcheou. — Comment 

0$ ÉÔ^ i^ ^tj^ ftK ÏS ^^'^^ Ï6 génie, ordre est venu de le saisi 

2fe ÎSÊ (^ ïïîtit Râ lï: au plus tôt, pirate, et tu veux m'en fairj 

3^ T^ 5 ? ^ 3^^^^.^,^ g^ ^^ donnant des litres?! - 

DC ^ ^^C ^Ac ÎPÇ ^ Je ne suis pas Chènn-u-fong, cria l< 

M ^ ^ ^ j^ ^ bachelier; je m'appelle Chènn-fong-a- 

W <?* ÏB Q 45 ^ ^^ ^^^'^ ^^ moque de moi, hurj^t i 

^ Jû tl 3E ^ génie. Qu'on lui donne la bastonnade 

©J aIR ^ f^ fl^ fSî ^^^<^ *e grand bambou ! — Le bachelia 

Q|l ^ jg» hI R vijj* poussa des cris lamentables, en proies 

^^ ht ^t4f ^ *t4r ^ tant énergiquement. Les sbires qui l'a 

W tX tX X Î3t ^ valent saisi, lui dirent à l'oreille: N< 

f^ (%1^ M ^^ proteste pas! C'est peine perdue. Li 

^ ^ :^ VI A FK g<^nie a bu avec sa femme. Il n'est paJ 

X ^ ^ m ^ 1^ ^^"^ ^^" assiette. Patiente, de peoi 

^ ^ ^ w j'v ^ qu'il ne t'arrivo pis. Tu en appelleras 



— 108. — 209 



ensuite. — Le bachelier avait de fait 
remarqué la face rubiconde et les yeux 
hagards du génie. 11 se tut donc, et 



9- "t ^Ôù ^ ^ Wt Ma ^^^"^ '^ bastonnade. Puis le fgénie 

ordonna de le conduire en prison. — 
En y allant, le bachelier passa devant 
le temple de Koân-ti. [De la rue, il en 



j^ ^ ^ j^ ^ gg JP^ appela, à grands cris. Koân-ti le fit 

aussitôt introduire, et Tinterrogea en 
personne. Puis il écrivit, au vermillon 



^i&mMnmm ^ _.. 

Q <I ^ a^ ^ ^ Jpl sur papier jaune, le verdict suivant: 

«Le génie qui a siégé, étant ivre, et 
qui a fait battre un innocent, sera dé- 
gradé. Le Tuân s^étant joué de la vie 



^ S Si ^ fê W^ ^ ^'"" homme, sa vie à lui sera abrégée. 



^ ^ m ^ i» »^ Q 

^ x^ ^ 1^ -|q jg jjg j,.qIs mois de son traitement Le bache- 
^ fê ^ 1^ ^ *^ B$ ^^^^ Chènn-fong-u ayant reçu une bas- 
tonnade infernale, l'équilibre de ses 
viscères est tellement troublé qu'il n'y 



Le sous-préfet de Où-k'ang tenant mal 
ses employés, sera mis à Pamende de 



it PP ^ ^ '^ 1?^ î§ survivra pas. Qu'il soit réincarné au 
@ Bg y^ 7^ ^ A Bi Chân-sj, dans la riche famille X, et 
^ œ -T ^ m ^ ^ promu docteur à vingt ans, comme 
^ TO ^J ® /Hl P5 ^^ compensation de la perte injuste de sa 
^ "^ îË î§ S ^ ?M présente existence. » - Aussitôt une 

bande de koèi se prosternèrent, puis 
sortirent, pour aller exécuter ces divers 



f±m^zi^u^ 



^ m fp ^ ^ tJt arrêts. — Chènn-fong-u se réveilla 
r^S SI ® îêj ii& 'rB* fet 

^ fÊ. ^ @ ^ ^ ^ mourut presque subitement, d'un cra- 



dans son lit, souffrant horriblement. ]l 
raconta son histoire, et mourut trois 
jours après. Bientôt après, le Tnân 



chôment de sang. Dans le temple du 

tis^ ^r^ -Z. AU /% iM. rMk ^^"^^ ^^ Où-k'ang, la statue s'écroula, 
W tS Tr fffi» >A Wk SE sans qu'on piU découvrir la cause- ma- 
>|^ ^ [fj ^ ^ tÇ térielle de sa chute. Enfin le gouverne- 
ment mit le sous-préfet de Où-k'ang à 
l'amende de trois mois de ses honorai- 



niLMmm^ 



^ ^^ "^ ^ 4* ^J ^ ^*^s, pour une faute commise dans 

27 



210 — i08, 109. — 

KMMAU^^^ i^ radminlslralion. 

-fciL DÉI î:^ '^^ 4'i' K^ . Voyez lolroduclion 111 et II. — Voyez aussi naméra 

-UC '::^ — 'T' ^ m M 90 note. 

Bo Mfj ^. f* jfc :m ih 

^ ir ^ ^ M ^ 

S^^^J^fH ^ Hâng-tcheou (Tchée-kiang) ai 

/V î5&^ rîn 6fr ^ & î^ cerlaia Tuân-koanlan était si pauvre 

^1 '^ -^ S '^ nn '^ ^^"'^ quarante ans il n'avait pas encon 

ïh j^ >V ^ ^ ly IS pu prendre femme. Son voisin avai 

^ ^ ^ 1^ ^ + 1^ ""^ ^*'*®- ^® Yuan s'éprit d'elle. Lafill 

M^linprtéiT^ ff *^ ^^^^ ^^ retour. Le Yuan la demaoïi 

fis ^ t3 nO M >1^ '^ en mariage. Le père refusa. La fille ei 

<I ^ ^ 1^ Ife iif ^ mourut de douleur. — Cette nuitj 

ffî rM! ^ ^ là IP^ ~^ faisait un beau clair de lune. Navré, é 

. 7np ^ ^ M I Zi "® pouvant dire sa douleur à personne 

^wi^^y^A '^ le Yuan buvait, pour se consoler. Se 

-]p jSff fi ^ 'S^ jfc S ^^^"' ^^ détour de la ruelle, il vit 

^ ^ 'jC '^ ffi ^ H ^^^^'^'^® échevelé, qui traînait un 

to ^ i^ 2 personne attachée à une corde. Se doi 

M ^ W W liXc^ ^^ tant que c'était le satellite infernJ 

y^ ^ ^^ ^ Q M ^ chargé d'appréhender rame de la fille 

& FP oS ^ ^ M vK '* '"^^^t: Buvez un coup, en passant. 

^ -l^ fin Œ m ^ ^ Le satellite fit un signe d'assentiment 

^ ^ ^ ^ "hÎP -^ P^ ^^ ^"^° ^"^ ^'^^'^^ ""® coupe pleine. 

Hk Lf| feg vjjg ^ A^ Le satellite ne but pas. ^ Le vin serai 

5 ^ 4^ S S !S ' T ^^ ^*'^P ^'^^*^- "^^^ ^^ ^'^^"^ ^' ^' " 

9RÎ ^ '^ td ^ *IW yti versa une coupe de vin chaud. - 

^ -^ ^ ^ ;^ ]g ,. satellite ue la but pas, mais la fla\j 

r;^ ^ ^ &^ flÇ/i ^ ^^'^^ délices. Son visage rougi tçeo 

-^ -g- <I tPV SJ :^ peu. Enûn il tomba ivre-mort. - I 

J^ -^ ^ wk Ma ^ Yuan regarda alors qui était le prisoi 

^ vH eâ -^ MS ;^ nier. C'était Fàme de la fille. Vile 

,|^ Bw ^ -y- ^ yz fourra le satellite dans une jarre, 

ipSc -^ tftj :ft ^ JiC couvrit, et écrivit les huit diagramme 

S ^ ^ A '^ ^ ^^^ '^ couvercle. Puis il délia la fil* 

^\ i^ ^ S^ ^ ^ rintroduisit chez lui, et l'épousa. El 

^ S lis "^ ^ ^. '^^'^ ^^^^ ^"^' invisible le jour, visib 

^ M f^ m m M la nuit. - Un jour elle dit au Yoài 



— d09, 110. — 2H 



HO 



^ 



^ ^ ;^ g^ ^ Je vais pouvoir me procurer un beau 

ffii ^ BH* :^ ^ ïTiï ^^'"PS- I^u môme coup vous gagnerez 

-^ -^ ^ ""^ bonne somme d'argent, qui servira 

G * ^ ^ ^ B à monter notre ménage. Dans tel vil- 

1^ ^ B* ^te" •f**^ ^ ^^^^' demain, une belle fille mourra. 

BM /»2 ïff P^ --tt- /te J'entrerai dans son cadavre. — Le len- 

Sk ^ W rxje s ^ demain, le Yuan passa, comme par 

^ 5^ wl I$C JP :Â hasard, par le village indiqué. Une 

tÈL âfe 1^ ■© HT HF- ^^^^^ ^*"^ ^^^^^ morte. On la mettait 

^ ^ rt ai X ^" ^*^*^' "~ ^* ^^"^ °^^ ^^ donnez pour 

Tt V^^ Mt 1^ M' épouse, dit lo Yuan aux parents désolés, 

Wd ^ 3^ 9^ s* o* ^^ *^ rappellerai à la vie. — Les parents 

I® tfâ Êfl ^=*^ ^r a acceptèrent aussitôt. — Le Yuan se 

i« 4fi ^I^ <R J^ tl pencha sur le cadavre, et fit semblant 

M ^ Mf^"^^ <^e lui parler à l'oreille. Soudain le 

fê ^ ;Ê H J* Sr c^^^^''^ se ranima. — C'est un chênn, 

^ ^ >^ 5i S |w ^^''^"^ **^^ villageois. — Les parents 

M. j ^ ^T y^ KA donnèrent la ressuscitée au Yuan, avec 

A lÉof ^ ^ ^ ^ ""^ bonne dot. Madame Yuan ne recon- 

^ -^ ^ ^^ :?» :^ naissait personne de la famille dans 

^ 3s ^ ^ fif ^ laquelle elle avait repris corps; évidem- 

J^ ''^ J^ ^ ^ Ja^ ment, celte famille lui étant inconnue 

PS $lf "lii ^'^ lîil' ^ auparavant. Mais elle savait toutes les 

S S S S 2r S ^^^^^^^ ^^ ^^ ^^^^"^ ^" ^^^^ ^'^*^ "^® 

^ ^^ JPV ^ l'^ ^ précédemment. Comme corps, son âme 

^ f^ ^ iH ^ f^ ^^^*^ gag"é au otiange. 



tIe 4n& ng^ HC .^S gR Voyez Introduction IX. — Le satellite, prêta sans 

'j^ -TS» ^»i **^ "^^ ^X bouche et sans gosier, ne pouvant ni parler ni avaler, 

T@ ^4^ ^^ fâË "^^ ^1 maissiffler et humer seulement; voyez TP page 363. — 

--? *^ — '^^ ^ Les A Ib pà'koa. huit diagrammes, TP page 87, 

sceau transcendant inviolable. — Tous les koèi sont 
invisibles à la lumière solaire, à un éclairage artificiel 
intense. — La connaissance et la mémoire,, tiennent à 
l'âme, non au corps. 



T> ^ s tt ^ 

4^ ^ g^ m ^ Durant l'automne de l'an i773, 

^ jL ^ S *^ Tchâng-mingfou rencontra à P'î-ling 

W "^ ^ ^ Wi (Kiàng-yinn du Kiâng-sou) un vieux 



IIO 



212 



Extériorisation de VImmortél. 







ïï 



1 



1}) 








^ -^'^m 



— HO, m. — «13 

^^^ A^ "^ f^ >7^ flS tâo-cfaea, qui avait conservé toute la 

fraîcheur de la jeunesse et portait une 
chevelure opulente. Mais sur sa tête, 
Ip f ^ 1^ ^ l'emplacement de la grande fontanelle, 
un pouce carré environ, était complè- 
tement dénudé. — Pourquoi cela? de- 
manda le -Tchâng. — N'as-tu jamais 
remarqué, lui répondit le tao-chea, 
que rberbe pousse bien à côté des 
chemins, mais que, sur le chemin lui- 
même, il n'en pousse pas un brin, à 
cause du va-et-vient des passants? 
Ainsi en est-il de mon crâne. Mon âme 
sort et rentre continuellement par la 
fontanelle. Ce va-et-vient en a dénudé 
les environs. — Ce même tao-chea 
ayant un soir demandé Thospitalité 
dans une bonzerie, les bonzes lui offri- 
rent de coucher à l'intérieur. Il refusa, 
et passa la nuit dans la cour. Le len- 
demain, au moment où le soleil appa- 
raissait à l'horizon, quelqu'un vit le 
tâo-cheu, qui, perché sur le mur de 
clôture, aspirait à grands traits les 
rayons de l'astre. Au-dessus de son 
crâne, un charmant enfant, dodu et 
potelé, s'ébattait dans les rayons lumi- 
neux, qu'il aspirait et avalait. 

Se noorrir d'air par et des rayons do soleil, c'est le 
degré le plus sublime de la diététique taoïste, visant à 
réthérisation de l'homme, à l'endog^enèse de l'enfançon 
immortel. Voyez TP pages 481 à 485. 



111 



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A Pékin, vers la fin du 1^° siècle, 
la société théâtrale Pào-houo-pan était 
la plus réputée. Un jour un exprés à 
cheval arriva au bureau de la société, 



gi4 — m. — 



et dit: Oq vous demande à l'instant 



Srt I- tb •)£- s H 1^ P^^* chanter la comédie, dans un hôtel 

nO L R^ (W ^ >«. Sx hors la porte Hài-tai-menn. — Leî 

1^ ^ A ê ^ M^ ^ comédiens étant inoccupés ce jour-là 

BH ^ A yP ^4 15Î ^ ^**^^"^ atteler, et se rendirent aussilô 

B^œ^oL^ ^" **^" indiqué. La nuit tombait. Dam 

•T" y\ J^ St A A ^ un lieu désert, ils virent une grand( 

19 Hp ^ '^ ÎE M "î* maison brillanpment éclairée, et uni 

+ VS -/t* ê îïff S -H- ^^"'^ ^^ monde. — Quand ils furen 

J-* 4H -^ 'S> |hI Œ Œ arrivés, une duègne vint à eux et leui 

A ^J ÎE ^ j! ^ dit: Mademoiselle ardonne qu'on d( 

*& S ^ *S* ^ ^ chante que des amourettes, et surtou 

:M! "Ç ^ »*flff m -M* ^ qu'aucun chênn ne paraisse sur II 

^ JL ^ ÏH jri •& t' scène; pas trop de bruit non plus, s'i 

^ *M ^ ^ A ^ M vous plaît. — Le régisseur organisi 

7k Jfi ^ d*î ^ iPSi ^ ^^° programme d'après ces données 

7^ J^ ' W ^ iP \ffi -^ Les comédiens chantèrent depuis minul 

^ M '^ ^ ^ ^ 'iS jusqu'à l'aube, sans qu'on leur perml 

^ ^ Wi M ^^M. ^^ respirer, sans qu'on leur donnât a 

im ^ m th mL m^ ^^" "* gâteaux. - Leur auditoire leu 

Z^ -^ ^ ry ^ '^ TT parut extraordinaire. Et les dames as 

tfc ^ ^ !^ âL ft ^ ^*^^^ derrière la cla^re-voie tradition 

^^ ^ Éf "^ -ffi ^ Sffi nelle, et les messieurs assis devant I 

*ï; 2 2 ^ S S m! ^^^"^' Peî-sonne ne parlait à voix haut^ 

^ Wi W S^ tW^ ™ ^y tous chuchotaient sans qu'on corapi 

^ ^ H^ JL ^ M ^ ^^ ^^'^^^ disaient. — Les comédi 

^ iJt* Mi^ ^ tilE Bï tS d'abord étonnés, finirent par se fûcl 

^ ^ ^ M^ JL ^ Violant la défense faite, soudai 

^ fl]^ ii ^ ^ XT ti Koân-ti entra en scène, brandissa 

i" è ^ M "éP M M ^^" ^P^^' ^^ ^^^"^ P^^ "" rouleme; 

J^ JËL ^ bS ^ ^ ^ formidable des tambours et des cyiliôî 

"C Œ 1h ^ S Xk >lal les. — A l'instant, obscurité et solitud 

g^ ^ complètes. Les comédiens se trouvé 
rent dans une brousse, devant un 

— r — r-t -rt*- tombe. — Ils plièrent au plus vite leur 

"■^ ^ ^ M TlE effets et bagages, et rentrèrent en vill 

-^ ^ ^ M ^ S* au jour. Les gens du voisinage ayan 

été interrogés, dirent que la tomo 
était celle d'une demoiselle de la graij 



m >H r-B^s. 



^.mi'm^z 



7] % M ^ t^ de famille M6u. 



- in, 112. ^ 2i5 



^ ^ ^ H ^ ^ ^ '^ ^'^^^'^ Iniroduclion XIL ~ Comparez numéro 

n PW _HI -ti- ?n 79. — Reveuanls et renards ont de Koân-ti une sainte 

ftSf M ê ^ ^* yx 

<rt^ ^Ct> «; ^ ® # "2 

^ iK ^/^ M ^ A0ù-kiang(Kiàng-80u),unefanii|. 

\\r Wi VS^ ^ -it ^ *® Kiâng avait un flis et ubô fille. Le 

fft m f ^ iS O ^*^ ^^^"^^ "°® demoiselle Liôu. C'était 

^ fliJ ^ W B — ' une bonne petite, indolente et malha- 

§ ^ iMl |§ ^ ;^ *^^'®- L'esclave Hiàng-houng et la fille 

Kiàng s'entendirent pour la persécuter 
systématiquement. La belle-mère s'ap- 



îferê^MiSÇ^ 



^ lit ^ Brî 1^ "F* propria aussi peu à peu les jolies nip- 



H Z^n 



pes de sa dot. Avant un an révolu, la 

^ /rt> SS jgSf Afs a^t: ^^^*^^ ^*'^^ ^^™^^ ™^^^^® ^® chagrin. 

^ '^ fe z>^ aE w Sous prétexte de préserver son fils de 

!7 !§* -M. ift l?IJ ^ '^ phtisie, Madame Kiâng lui interdit 

toute communication avec sa femme. 



2::^tBiil 



, . C'en fut trop; la jeune femme mourut 

fiîL ^ 9Ù §^ ^ j^ de douleur. — A peu de jours de là, 

^ ^ ^ ^ Û^ Wi Mademoiselle Kiâng s'assit sur son lit, 

dn ^ "^ ^ Yi^ ^ ^^ frappa le visage, et donna tous les 

^ iM IX i W *}œ signes d'une extrême douleur. Puis 

r >9E ^ >?^ G5i 5Î^ ^ ^'^"^® ^^ *^ ^^" défunte se mit à parler 

^d ffî S^ ^ Pî )t^ ^^^ ^^ bouche, énumérant la longue 

^ ^ '^ jS ^ *^^^^ ^® ^^^ ^*"^^^^* ^^"^ ^^"^^' dit-elle, 

' ® ^ KlJ ^J »î^ >^ le temps que je devais passer avec mon 

\' ^ ^È W, ttJ W Éfe °^^" ^^^**' ^^"''^' "^^^^» cruelles que 

FI htia ^-^ iM ^ fcç» ^^"^ ^^^^' ^^"^ "^"^ ^^^^ séparés avant 

! m m^W M^ le temps. - L'âme de la bru resta 

3^ ^ ê .î^ ^ f^ dans le corps de sa belle-sœur. En 

V^ ^ i/^ ^ '^ ^ ^^*" Monsieur et Madame Kiàng lui 

ar -^ ^ '*^' ^ ^ firent-ils des libations et lui adressô- 

^ w J^ S 59 rent'iU des prières pour la décider à 

^ Si; itiSf ^ s'en aller. Beau-père, dit l'âme, vous 

âH -& ^ "tt* ^"S tfrr m'avez toujours bien traitée; mais vous, 

^ W fiS A »S Kl belle-mère, vous m'avez fait soufl'rir. 

â^ 1^ ^ I^ ^ ^ ^'est Hiàng-houng et ma belle-sœur 



216 — ii2, H3. — 

^ M ^ M ^^^ ^ Bff qui ont été les Instigatrices de vo 



S. t^m^m^-n 



mauvais traitements; aussi est-ce su 
^x^zcMiEi:^ I ffjtf :etM^ -^ elles queje vais me venger. — Aussitôt 
ry^VS^^AmWi^ maigre ses cris et ses contorsions 
^J'ê^^MZl^^ Hiâng-houng fut enlevée de terre pa 
j C- T TF* «a « R une main invisible, qui ne la laissi 

retomber que morte. Mademoiselli 



^ ^iN^KII':r?^fê ^^^"Sf ^'^P^''^ 3"ssi, sans avoir été a& 

15 BE :^ 1^ ô« «i 

iSt 4^ ^ 



trement malade. — Ce fait arri?i 
durant le premier mois de Tau 17 

Voyez Introtluctioo Vil.— Yuân-koti, âme Teng^ 
resse. 



113 



En 1761, un counîer Dorad 

-_ -, — ^, -, — Tchâng-koei fut expédié de Pékin pai 

^ ^Ac ^ «^ M ^ "" général. H portait une dépêclM 

iS ^ 5® ifc^ JE"- 'IS "tt* Pressée. Quand il eut dépassé Leâng- 

ÎS S S S œ 5 S ^'^°'' *^ '^*'' ""^ ^^'"P^^^ ^'^*^^^- ^' 

}|9 ^ 2K 4Î w ^ ^ vent souffla sa lanterne. La nuit deviol 

f^ ^gg 75^ ^ S^ 115 'fife ^''^^ "^^^®- ^ courrier crut entrevoir 

<fife £ ^ ^ ^ iS ftJ^ ^^°^ Tobscurité, un des abris élevés l( 

i^ ^ ^ ^ a X œ *^"^ ^® ^^ grande route. 11 s'en appro- 

# ^ Bp 1^ W IB iR cha. C'était une maisonnette. Une fil* 

^TtoS^Î^T^^ ^ ^^ dix-huit ans environ lui ouvrit l! 

.^^ ^ :S; /i^ JZl /v 'lîi POï'te, attacha son cheval à un poteau 

W ® îp^ ïE i 4> llL rintroduisit, chauffa le thé, puis Id 

tt t. 4* # ^ M ^ ^^"^ rbospitâlité pour la nuit. - \ 

^ 1^ © Si *J^ 1^ fâ^ lendemain, à l'aube, elle se retira^Li 

^ ^ ^ m ^ ^ ^ courrier continua à dormir. — Enfin, 

1^ fê M uj ^ ^ ï- piqué par un froid très vif, et chalooil- 

=j/( ^ ^ ûg >fe •^ -^ lé par des branchages, notre homme 

^ ô :M] ^fc BT "K ^^ ^^ réveilla au petit jour. 11 gisait, daw 

*^ ®^ « ^ ^ Tir "" hallier, sur une tombe. Son cheval 

^ S ^ 1^ "f* tu ^ ^^3*^ attaché au tronc d'un arbre, i 

:^ ^ ^ iP 4j ÎK jE ^"^^^"^^ P^s ^^ ^à- - Q"»"<^ ^* a»*"^ 

^ SB ilîiï ^^ A '^-^ H ^ destination, sa dépêche se trouva 

5s; flfl îB»| « /> <T /3 être eu relard de 50 quarts d'heure. 



- 113, m. - 2n 

^ ^ ^ H4 ;^ |5/f J^utorité milUaîre lui demanda corn- 

-^ jS ôifi icit «JK LM ^'^' *'J»'3<^onla^son aventure. ,0n exa- 

^ ^ r-S m ^ ^ mina Tendroit qu'il avait indiqué. 

^ ^ B yn A fiïî C'était la tombe d'une fille^Tchâng. la- 

# M jlf jâ jS^ i^ ^"^"*^ s'étant mal conduite, et la chose 

I ^ ^ *«r /l- ^ /^ ^'^^^"^ ébruitée, s'étaiti- pendue de 

A ^ m ^ fB W honte. Elle avait déjà joué à bien des 

^=^ yC ife ^ :9i R^ passants, dirent les voisins, le même 

^ m r^ gg iH: ^^"'^ ^"^ ^® courrier. — Ordre fut 

m-^ ItL^ V» j« *^^""^ ^^ Texhumer. On trouva, dans 

W à& ^ ^ 1S ^ son cercueil, son cadavre frais et 

% Mi ^&6 :iC ^ vermeil. L'autorité le flt livrer aux 

^ ^ A ^ f^n """'"• 

pT A # ^ in ^ 

ià ^ ;A: J^ 4 :^ 

yi. /t ^ H -^ j- Le lettré TcheOu, originaire de 

^ -■- ■* -^ -C >!C Hâng-tcheou (Tchée-kiang), accom- 
pagnant le Maître céleste Tchâng, des- 



Voyez Inlroduclion IX el Xiï. 



114 



i^Pjj ^ ^ ^ ^ ffii cenditavec lui dans une auberge àPào- 

S â^ i± A Wi V ^ing-fou(Tchêu-li). Une jolie femme se 

W 9^ tiT ^ ^ ^ prosterna à la porte du Maître céleste, 

fWl vt ^ ^^ ^ ^ en posture de suppliante, sans rien 

iJ. ^ 3C Afejfc ^ ^ dire ni demander. — Qu'est-ce que 

ii ^ ù^ ■ ^ ^^"« femme? dit le Tcheôu. - C'est 

\^ Wt Bw l^ rf" ^ une renarde, dit le Tchâng Elle désire 

fê" ^ ^ /V ^ ^"^ j® '"^ permette de s'approprier les 

'^^ T -îrït :& :iè offrandes dans quelque temple. — 

,^-» -^ iBt. ^ ^ Pourquoi ne Texaucez-vous pas? dc- 

^ 6îB {^ l?r iSt rnanda le Tcheôu. — Parce que, dit le 

^ Q 'Bk Wi PF Tchâng, comme elle est aussi mauvaise 

/t 2Mfc ;^ /f- ^ ^"*^ *^*^'^^' ^^^ P^"^ qu'elle ne fasse de 

5E ^ W ^ ^ vilaines affaires. — Le Tcheôu intercé- 

7^ ^ >^ P9 ;|^ da pour la suppliante. Eh bien soit, 

fâ S" Wff -ÎP it dit le Maître céleste; par égard pour 

u S ^ im vous, je lui permets d'occuper un tèm- 

W ira W êîB 9^ pie durant trois ans, pas davantage... 

28 



218 ^114. — . 

"Pi ^^^^fj ^ Et ir fit aussitôt expédier, par si 

^r -Jt* iSt ctl i^ Ff "*& secrétaire, une licence écrite sur papj 

^ A^ te 2! 4^ ^ ^ jaune. - Trois ans plus lard, IeTch« 

ix iSS ^ ^ •ffr Jtfc i3^ nommé à une charge en province, qd 

H 'fê tô 14^ ^ lil *HI ^^ ^^^'° ^^^ '® "^'*^'* Comme il J 

> ;3^ ^7* ^1 lai: % P^ ^^^^ ^ Sôu-tcheon, il entendit exali 

O MO >P A IM ^ f^ la puissance de la Koàn-yinn do tJ 

ifc Hfc ^ >^ "Hiî # Jl P^Q àa mont Châng-lang. Il résd 

n !?^ Ail ^ •*» J3:l "fe d'aller, lui aussi, y faire ses dévolioi 

5 R ^ ^ 11 n I ''''!.' '"'' '' " "!,"""""'• " ^""1 

;7v 1-4 /i^ |«J SR ^ LU ira des caravanes de pèlerins. On I 

6î6 £^ M f^ J^ Hj ^ demanda de mettre pied à terre, eol 

K*=**^ ^ (& fti M ^ disant: Cette Koân-yinn ne souffre ■ 

Fî W Th ^ /^ ^ qu'Qn vienne à son temple en lilii 

^ ^^ ^ t^ ^Wè ^® Tcheôu n'eu crut ri^n. Soudainl 

Tk ^ îSS ^ ^ h ^ litière portée par dix robustes solii 

S S S ^ t® 7i7 «; ^^ ^"'^' ^^ ^"^'^^ *"* ^"^ ^^ ^^°^''^' 

3t se ^ Bc ^ LU 'ra son ascension à pied. — Quand il arii 

§fêj^"^^^^ ^" temple, il le trouva plein de péleri 

*J^ îW" ^I ^ î? Pb BS ^ui faisaient brûler des bougies odori 

yv RX IH ^ O; ^ |g rantes. Ouest la Koàn-yinn? dematH 

zn^'^i^yVM^ t-ilàun bonze. — Derrière le voile, 

£B \W -kl M ^ Jl/\ 4S. répondit-on. — Pourquoi cela? dewd 

X 3fe S S H XI. 2 ^^ *^ '^'^^^''' - i'^^^^ ^»^^' ^H 

f ^ PflX <Bf Jïi 1r 1± bonze, elle est si belle, que les péleri 

2i i^ ^' ^ § !^ )^ venus pour la prier, pourraient peR< 

ïiâTJIr'S4^4S>Kfê ^ '"^** ~ ^® Tcheôu souleva le vo 

Jti ^ ^ ^ ^ ^ et vit en effet une femme extrêmem 

^ w y\ ^ ^ 13 3è- belle. J'ai vu celle personne, se dit 

1^ >r 'bt ii: ^ M Ul Après l'avoir 'envisagée attentiveme 

iH' ^ *!^^ dtA" 6fr (^ "P '^ reconnut, devinez qui?., la rer^ 

ii^ ^ ^ tff.m ^ r de Pào-ting-lou. - Ah ! gredine! s'éci 

^ ^ ê iii §« Jl ^ t-iï» c'^st à ma sollicitation que tud 

•i* JP^ ^ idr IB lll ^ d'avoir pu occuper €h temple, etlo 

^ fS:^ 0)K t±:. WS, \M 9m |j,.jg^ ^^^ nnèvel a mon tour, ingra 



S. fSï JS ^^ Bf ^ ^ Tu as outrepassé le -délai de trois a 

^ ^ p|l gfr ^ ^ ^ que le Maître céleste t'a accordé, m 

T^ ^ l^i Bfr ^ m M ^^ ^^"^' ^^ ^'^^ "" P^"' ~ ^' *H 

^ 'S A -^ ^ ^ peine achevé sa tirade, que la stal 

W ^ A JlîS, 0SÎ 3^ "^ s'écroula et se brisa en morceaux. ) 



. ^ 114, H5. — 210 

^ y^ y^ ^ **^ ^ ^ Le bonze fut désolé; mais qu'y faire? - 

^ J^ ^C -W -idt îf? 3E. ^® Tcheôu lui donna de quoi faire faire 

- "^ 5f5; ^ v\à Tu: "r" une statue de Koân-yinn dans Je style 

^ ^^ 'ê* Û >^H IHj m ordinaire. Désormais les grâces reçues 

^ ^B Fi^ iSk ^ ¥7 4r à <^6 ^^mple ne furent plus qu'ordinaires 



aussi. 

Voyez Inlroduclion XVll et XX. 

115 



Le Lettré Tchâng-wangling de 

Ts'ién-t'ang prés de Hâng-tcheoa 

\ ^ ^ ^ ^ "b f^ (Tchée-kiang ), avait la fièvre. Durant 

un accès plus grave, un de ses anciens 
condisciples, un certain Kéa, mort 
depuis longtemps, lui apparut et lui 
dit: Vous êtes arrivé au terme des an- 
nées, qne le destin vous avait primiti- 
vement concédées. Mais, à cause de la 
Â& >4^ 5k -^ ^ ^'*® ^^^^ ^^"s ^v®2 sauvé la vie, votre 

- AJC f^ M Fi :S ^ie à vous sera prolongée (petite fille 

^ 'y\ 1^ jjjr ,, ^ sauvée de la noyade, infanticide). Je suis 

l ^p Jl hSC JïSr 1^ venu tout exprès pour vous en donner 

I 4tff Jjfc ^ [^ -^ la nouvelle. — Quoique le K<5u fût son 

L 3& ^ffl *^ ^ ZE: ^'^^^ '^ Tchâng le voyant fort mal vêtu, 

^^ r2 ^ ®^ ^^ P^"^ maigre et hâve, crut devoir 

5 yC ^3 û ^ ^ lui offrir un pourboire, ' pour sa 

*& âp ;^ '^ peine. — L» Kéa refusa. J'ai fait mon 

devoir, dit-il. Je suis actuellement le 
génie de ce lieu. Sans doute, la place 



IIS, m. -m ^ 



* -ft /J> yH £g ^ est mauvaise, et je souffre cruellement 



de misère. Mais je suis fermement ré- 
solu à ne pas exploiter mes administrés. 
^ Quoique j'aie faim presque tous les 
i '^Ë ^ ^ 5l5 ^ jours, je n'accepte pas votre argent. — 

Le Tchâng (qui avait probablement 
des principes moins rigides) éclata de 

une 



1* BR ^ W JÏi ^ liœ. Le lendemain il fit faire 



2àO — il5, il6. — 

f^ ^ ^'^ 'fô M abondante offrande au pagodio à 

JB$ ^ '^^ ^Ê â* K génie du lieu. Celui-ci lui apparut d( 

^ ^ 5ffl iW -^ y^ nouveau, pour le remercier. Vous m'a- 

^ ^ ^m 'ê* ^ î^ ^^^ ™*^ ^" ^^^^' dit-il, de pouvoir i 

-JL. z-ff. ^ ^ ^ _^ tendre jusqu'au terme des permutatioi 

/., ^ ^ M - A&i périodiques. J'espère qu'alors j'aura 

"^ ^J "i^ >> 5S ffi ^" poste meilleur. Un bon repas perme 

5}c "^ HI $Î RB ^ ^ "" homme de vivre durant trois jours 

^ ;zb; ^"^ -Jt- v-î«- ftffi ^ "" ^^^^ durant un an". Encore ui 

^ ^ n^ 7\ 1^ îmî f^,ij, merci. — Comment un pur, coraiç 

ï^ rî 3Ê wT ^P ^^ l^^î» n'a-t-il pas encore été proniu géi 

gg te 44: et ïH' R d'une ville? demanda le Tchâng. — 

^ _^ ^ *» ^ a "'^' P^^ ^^ ^"^' graisser la patte ^ 

^ /lui lAl m m Mi Supérieurs, dit le Kôu. Je n'avan 

'®; lit J^ ^^^ *^ î^ *^^"^ ^"^ lentement, à Tancienn 

•=f^ M- Hh i^C Jtz^ . ioï's des permutations et promoti 

^S^ gW-- périodiques. 

"Sr "T^ J- 5=5r KK ™ Vnyez lolroduclion III. — Les offrandes fixes dl 

3S ^1 >J^ ^&^ jR PT ments aux morU, sont rares, mais censées suffisaH 

^E •W»" _>/ PH 'H J l'appétit (les koèi étant moindre que celui des vivail 

^S 4^ H^ ^1^ 6n iiiTt ^®^^® croyaoce est clairement exprimée dans le teitai 

1^ ■'^ ^ ^ ^ Quand il était jeune encore, 

^ ^ «U^ ^ H grand-juge Lî-uhoung, originaire 

TO P ""^ itS @ T'oùng-tcheou (Tchéu-li), docteur 

^ Mtf B SItl ^ '^ promotion de 1766, aimait beaucol 



# 



consulter le pinceau (spiritisme, 
méro 51 note). — Un jour le pino 
yjS ^ -p ^ ©J écrivit: Honore-moi, et je t'aiderai. 

"ÔD ^ â *^ p^ Le Lî se prosterna, puis fit des libatia 

^ ^ cb *^ -^ ^^ ^^^ offrandes. A partir de ce jour, 

^ r)\ ™ tS ^J pinceau le renseigna exactement i 

Ifct '3^ "^ ^h "^ tout ce qu'il lui importait de savj 

ph JA g ^ ^ Cela servit beaucoup à l'avancenHI 

âk âk ^ ^ St ^^ ^^' ^J^' P^^^ ^^" chênn de reta! 

1^ ;w ^ 7r BB en l'tronorant de son mi3ux. Le chdl 



— ii6, m, — 221 



^ 5fc ^^^ fê iP$ 7 ^ "oSC '°* rédigeait môrae ses pièces. ~ Un 

^ ^ @[ S HÎI ^ ift * ^^^^ "° connaisseur Et, sur Fune de 

^ ï ^ ï "^ S >!^ ^ ^^' P^^^^' ^"'^* ^'^^^'^ ^^'® ^^ ^^' 

Kla^fp-cljfî^^ïp l'observation qu'elle était écrite dans 

Sl^SÎSlJi^^H^ le style de Ts'ién-hi, célèbre académi- 

^Ztri^îS^f^^ a^ ^'^" ^^"^ *^ dynastie Ming. — Seriez- 

W'ttl^lIDJSATaŒ^ vous Ts'iên-hi? demanda le Lî à son 

^^^^^^'tfef^ chênn. — Oui, répondit celui-ci. — 

fe B5^ H$ ^^ Ptï ^ S lâl Désormais le Lî, et ses amis pour les- 

PbM.f^Sa'iîi^^S ^"^'^ ^* évoquait aussi son ohènn, ap- 

& W ^4 *'*' '^ pS ^ S pelèrent celui-ci Maître Ts'iên. Mais 

B^^^îSl^M^ jamais le pinceau ne signa-aucune con- 

^ é* fit ^ Tr* A tb & sultation de ce nom. Quand le chênn 

B A ^ ^ parlait de lui-même, il s'appelait 

TiB^f^:^^P9 K Z^ «habitant des sombres régions». — Il 

feifi-|'iS + A^?^*i accompagna le Li dans tous les lieux 

Bt^A^iî^S ^^ celui-ci fut en charge. - Un jour 

^-^A. — 2/^^™ que le Lî était sorti, son fils insulta le 

r ^i^ ^^ M ^ AL ^ chênn. Celui-ci écrivit aussitôt un bil 



let d'adieu. Le Lî ne put plus jamais 
révoquer. 

Voyez Introduction XVI. — Texte de la fin du diX- 
huilième siècle. 



117 






_ ^j^ Lî-fansie et son ami'Tcheôu-mou- 

S ^Ç P^ ^ menn, jeunes Lettrés, aimaient à évo- 

JZ. ^ ^ ^ quer les chênn au moyen du plateau. 

^ -ft 4^ -fjr Un jour un chênn écrivit sur le plateau: 

-^ -/J ^ ^ appelez-moi « Grue solitaire ». Cela me 

■$• /S JPÇ ^ distrairaitdecauseravec vous. J'ai rang 

^ iB J^ de génie de iieu. Je répondrai à toutes 






les questions que vous me poserez sur 
des sujets ordinaires. Quant aux sujets 
®[ W i^ ^ ^® conséquence, ne m'interrogez pas. — 
mj^ A ^ -ï/ ^^ ce jour, les deux amis consultèrent 
JbT î' ^ ^^^^ chênn sur toutes les affaires cou- 

^ ^J ^ W rantes de Hâng-tcheou et des environs, 



222 -* n'y, -^ 

^ © ^ H ^ H P^"^®' ^^^" temps, épidémies, etc. U 

35 è 2fr T\ flll ^ pîuceau répondait à tout avec précision. 

^ «- ^ /L ïif ^ Toutes les dates qu'il indiqua se trou- 

^ fil j@ nP Pl >y vérent exactes. Toutes les prescriptions 

ifg ^ ^ :jte nr ^ qu1l formula furent salutaires. Quand 

^ on lui demandait une chose à laquelle 
il ne voulait pas répondre, le pinceaa 



^^M 



4^ LLI im ^ restait immobile. Le chênn était d'une 






complaisance inlassable. On n'avaitqu'à 
écrire les mots Maître Grue solitaire, et 
à brûler le papier, pour qu'il manifes- 
^ — « ^ 2êC ^ >^ tât immédiatement sa présence. -Celi 

on -to M*^ hS ^^^^ ^^ ^" entier. Alors le désir da 

lA) ^^ 40 ^ W\ voir leur chênn, tourmenta les deai 

^ tia ^ i^ ^ ^ amis* Ils lui demandèrent une entre- 

""^ vue. Le chênn refusa d'abord. Ils réité^ 

ë31 Kî IV HFï -^ lérent leur demande, tant et si bien 

^ tX Mi "& il ^ que le chênn flnit par écrire: Ehbieï 

^ S E9 ^ ^ WJ ^^^^' demain, après midi, sur lacoiliix 

Kôu-chan, à la tour des grues. - L« 
deux amis furent exacts au rendez-vous. 



J© if i^ >a fr 

s 5t iwl tfi iw 



3l j|)| ^ Jfc ;J8g Le chênn les fit attendre. Ils commeD- 

^ ® i^ 13i JRff Çaient à s'impatienter, quand uu toor< 

^^^ billon accompagné d'un sifflement pas- 
sa. Un instant après, un homme d'uni 

^ -^ ^ Jfa i3 baute stature, à longue barbe, porlari 

•fiff ^ BS JT ^ '^ costume des mandarins de la dynas 

^ ^ n ^ ^ lie Mîng, parut au sommet de la tour 

% :^ B 6T ®l 11 fit le geste de se pendre avec uni 

"Ê Hfc ^ ^ ^ longue écbarpe, puis disparut. - De- 

ET ï^ ffi A 4t- ^*^ ^^^^ '^^ ^^'"^ ^™'^ ne furent pi 

El TV ffiÇ A TC évoquer la Grue solitaire. II est proba- 

itfc é^ j^ -f^ ^ ble qu'ils avaient eu afifaire à ràuned'ui 

Jbf J,g H ng pn mandarin, suicidé à la chute de 11 

m £t â se ^ dynastie Mîng. C'est dommage qu'ili 

iiS jIJL ^ nS 'T* n'aient pas pensé à lui demander soi 

# 18 ^ ^ fS) vrai nom. 

^ 1^ "ffi H >$î ^^^^^ InIroducUon XVI. 



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lîX 



— iiS, ii9. — 223 

118 



Oû-tchouping de Tâng-tcheou 
(KJâng*8oa) concourait pour le degré 
de licencié, à Nankin, à l'automne de 
Tan 1747. 11 consulta le plateau, sur ses 
chances de succès. Le pinceau écrivit 
su pou tch'an koang. Le Où traduisit: 
Avec dignité il entre dans le palais lu- 
naire. Ce texte lui paraissant d'excellent 
augure, il se tint pour assuré de son 
succès. Or quand les noms des candi- 
dats reçus eurentété affichés, il constata 
que le sien manquait. Le premier de la 
promotion était Sa-pou-tcli'aii koang, 
Monsieur Sa-poa-tch'an. 

Sur les farces que se permet le plateau, voyez 
numéro li note. 



119 

A Tâag-tcheou (Kiâng-son) un cer- 
tain Tch'énn élevait des chevaux et des 
mules. 11 avait cinquante ans passés, 
quand il tomba malade. Un jeune 
homme monté sur un cheval entra chez 
lui, lui donna sur la nuque une tape 
qui rétourdit, le tira sur son cheval, et 
partit en toute hâte en l'emportant. Le 
Tch'énn fît tous ses efl'orts pour crier 
au secours, mais en vain. Hors de la 
ville, le jeune homme le jeta à bas de 
son cheval, et lui dit: Cours derrière 
moi. Puis il lui donna un coup sur 
les jambes, et prit les devants. Prises 
d'un mouvement irrésistible, les jam- 
bes du Tch'énn l'emportèrent, malgré 
sa répugnance et sa méfiance. Il volait 



224 — 110. — 

^^^M^AîMTfT ^^^^^^ ^"'** "® marchair, et sans grandi 

75^ A ^ H 4Hc ^^ ^ T" -^rt f^lïgu6. Quand ses souliers étaient usé% 

.H — ^ ^^3lM il en trouvait une paire au bord diï 

5ê^0!^J^ H'ï'iÊ^ chemin. 11 lui semblait aussi qu'il pre^ 

@ :H: î§ à ^ îé M R8 ^ """'^ "^""^ aliments au passage sur 1^ 

ra ^ _ qp ? ^ S ra ^ marchés. Son guide renfernaé dans l 

l^q^ >^@^m^P9^'* mutisme le plus absolu, le laissait fairt 

^ ^ ik yt ^M^lM^W P^^^^'" ^"'*^ marchât. - Quand cell 

P& "M: É3 i!\ »Ô lâ!4î T" -^ course eut duré trois jours et troll 

^ ^ Tt^u^ ^^^ ^VSS nuits, une stèle élevée au bord de 

'^^h^^^ A.^^^ »*oute, et dont il lut quelques mois 

M^WWA/'M^M^ passant, lui apprit quMI était au Ch; 

PrwS^iîhTli»» '''^ Hiên-yang. - Arrive ! lui cria s. 

i— I ^ SSa :«51 ^ il X V Eî< ^ conducteur; m'as-tu assez ennuyé pi 

:êJ^J|^Ç — I^S?® t» lenteur depuis trois jours? ! - Il 

^ tS3 "^ M 'Vt ^ dG W ^ entrèreutdansla ville. Le jeune homiB 

!rum4 à^yt^^^^W alla droit à une maison, y entra, res 

g ^^ /J> Jg n Pt Ijï ^ sortit aussitôt, saisit le Tch'ênn à brt 

^^-^M ^ ^l^ ^ ^ le corps, et le porta dans une chambil 

ifô? RT :Sr >'eÀ ^ I i)£ ^En« B/^ ^'"® femme étendue sur un lit se toi 

m^mml^ly'^mi^ dalt de douleur. Ayant plié le Tch'êiE 

îli§ P3 P ^ ^ ^ ^ §1 M'J en arc, de manière à joindre sa têlee 

■*^ B^ FI fff A A 7^ §# ^ ^^^ pieds, le jeune homme le jeta.vel 

^SSÏaliftS^S ^^^^^ ^^^^^' "' ^^^^^^ ^" Tch'ênn qui 

WiMI^jJ^W.^^MW perdait connaissance, qu'il étouffai 

flfl>Î^Hl^^Hifl^W ^^"^ "" cachot étroit, obscur et iufed 

SS >k -lU "ÏS JS * >J>^ > ^1 ^"^*" "" ''^^^" ^^ lumière ultra jusque 

'^^y^y\i^'WS:y<'7m m. h ru effort, et se sentit dégagé. - 

JUâ^fî^^'-^fi^^^ Aussitôt il entendit un concert de féll 

^fê S^^^^^^ë* cîïatJo^^s proférées par des voix iucoi 

^HîWMOyVaii^^A elles. — H voulut parler, mais ne pi 

>2r «* ï^ l^ ^â5 ^ Wl^ ^ -^ tirer de sa bouche qu'un faible vagisse 

tlÊ'Ml'^^ ^ 0^ m ¥r ^ ment. 11 entr'ouvrit les yeux, et vit qr^ 

^ ^ ^ ^ H S ~ a ^^^ ^^^^ ®^ ^^^ jambes étaient tout p 

im^^^n^Mj^=::M tils. Serais-je mort et réincarné? 

j^^^j^^^'fS'^JSk demanda-t-il ; et il ouvrit les yeux lod 

HS -râ 6fr ^^' A *f? 7;^ mt g''ands, pour regarder autour de lui. - 

m^PM ^m/\v3^1Xë\fi Ce petit a un mauvais regard, dit alon 

^Œ^ftï^lK^>^tT uoe vieille. C'est peut-être un enfant 



il9. — 225 



1^ 7i< 1^ ^ «i \^ i& ^ ^^ malheur. SU regarde ebcore une 

t-IsH ^î j^ 4+ lÉlS -W ft ^^*^ comme cela, il faudra le tuer. — 

^f« W W Î9^ *B S H I/ex-Tch'énii se le tint pour dit, et 

le ^^ "^ Â i^ ^ ÎS^ ô ï^'ouvrit plus les yeux. Il exhala, en 

S T^^ ^fz ^ -^ ;Mr j^ ^ vagissements inarticulés, le chagrin qui 

^ ^-^^^ V^ ^ ^ ^ ^ S ''^Df^ Paissait son cœur. On le porta, on 

fe i^lËW-wWyvt/L rallaita, et le reste. Ce régime abrutis- 

^ f9^ ^ Jt^ '^ ^ ^ ^^"^ ^^ ^^° œuvre. Peu à peu ses sou- 

►— j^ ^ùg g t^ l(P 1(9 J% venirs perdirent de leur vivacité, et il 

?^ >^ ^ résigna, mais sans arriver à oublier 

^ >f© >2 Wi ^ ^ ra tout à fait. — Son nouveau père était 

^ ra^fe HH ^^ 4^ >K IK Pb Marchand de soieries, qu'il allait ache- 

K »^Pp ^ Tbc tu M ^ terauKiâng-sou. Un jour il donna à sa 

— " ^ ^^ JR ti ^ ffi ""^ femme un coupon de soie, en lui disant 

^ ^^^ ^ ^ ^ f^ f^ "^ ^^'^^ ^^^^^ ^"^ grande valeur. La 

femme le serra dans la malle des objets 
précieux, au chevet de son lit. L'enfant, 



§ ^^rT /TI ^ ^ ZI Œl ^ âgé alors de six ans, le dénicha. Prends 



Iv^ ^^ ^ j& lli^ ^ ^ ijÊ S^'*^^ ^^ ^^ gâter, lui dit la mère; ton 

dit Tenfant, c'est du tissu de Fèu-ynan, 
dernière qualité. — La femme dit la 
chose à son mari. C'était vrai. — Très 
surpris, le mari questionna l'enfant. 



f ;^^ ^ Et ^ Hi M -^è ^^ernière qualité. — La femme dit la 

chose à son mari. C'était vrai. — Très 



Je ^^&, Pn '^ -^ ^ Wi ^ Qui raconta toute son histoire. Je suis 
^ -fff i^ 'M WL "fï ^ (^ ^^°" ^^^' ^^ ^^^ endroit, dit-il. Voici 






les noms de mes parents. J'ai laissé un 
fils qui doit avoir maintenant vingt et 



^ ^^ J y\ ^ ^ 1^ 95 quelques années. Quand vous retour- 
1^ ^1^ Tjflc >^ :|a S ^ ^ nerez au Kiâng-nan, il vous sera facile 

^ --r' . "^^ ■? ~ Çî ^ riA vÂrifiAr mps nîirnlps. — l/année sui- 



de vérifier, mes paroles. — L'année sui- 
vante le marchand de soie trouva en 
^ ^ -^ ^ ^ ^ effet à Yâng-tcheou le fils indiqué, qui 

revint avec lui à Hiên-yang pour voir 
son père. Ce fut un curieux spectacle 



# ft H K n m „„„ 

^ _H^ npt % Sa ^ M ^ ^^ voir en présence le fils barbu et son 

'^f ^ M K 1^ ^ >^ P^*^® ^^^^' ^^^^' P^^ ^® ^^"^® possible. 

IS- ^ ^ :> lîir ffi >N ï^'^ofant indiqua à son ancien fils, les 

-5ft ?St -^ ^ ^ ™ ^ débiteurs qui lui devaient encore, un 

^^ j@f M f^ ^ ^ ^ placement de trois cents taëls fait jadis 

29 



►V 



226 - il9^ IW.— 

■^ ^ ^^^ yS î^ ^ ^ longue échéance, etc. Quand ils da 

M tr '^ JS ^)S iMl ^^^^ ^^ quitter, tous deux pleurèrent 

^ 19^ ^ -^ !^ ^ Le fils recouvra toutes les sommes ia 

W i^ rn ^m^ dlquées. — Dix ans plus tard, redevem 

R^ 4* ® # ^ "^ un homme fait dans sa nouvelle famille 

RB tt ^ 4H- 4^^ K^ rex-Tch'ênn fit un voyage au Kiâuff 

iwi ^ ^i liL /tS WC nan, pour le commerce de son nouveai 

"Pi \^ â ^ ^ P^^^' ^^ ^^^^^^ ^^'^ ancien domicile. Soi 

A S" ®| ÎH iïtt "H ^^'^ ^^^^^ °^^^^' laissant un petit garçoB 

il 'S S îï S i ^^ ^^"'^ ^" TMènn vivait encore 

yp ^ ÏK "S" iUi S^ dans la pauvreté, chargée de ce pelil 

iS ^ ^ "^ ^ ^ ^1'^- ^^ Tch'ênn dit de bonnes paroW 

H ^ R 5«fr ^ BS^ ^ ^^" ancienne épouse, et lui donB 

^&Â^ ^ ^ ^ ^'^^'^ ^^"^* ^^^*^* '* ^^ ^"^^* ^^^ libation 
f/L ®3 ^ ^ fl^ ^ devant la tombe où reposait son ancial 

^ il $ëp mm^ '''''• 

Si 'if 4^ ^i "F* ^^ Réincarnation, sans jugement ni purgatoire. —Il 

jm -^^ » •• ni A^ r& jeune cavalier, un satellite infernal. ~ Soaliers et aï 

ments, ceux qu'on prépare pour les moris. -- Réinoi 
nation dans le fœtus à terme, au moment de l'accoacbe 
ment, pas avant. Ck)mparez numéro 6. — EnfanU i 
malheur, âmes réincarnées pour exercer nne yengeance. - 
Mémoire conservée, parce que Pâme ne passa pas par h 
enfers, où la mémoire est détruite, avant la sortie, pan 
bouillon spécial, que l'âme doit avaler degré ou de furti 
Voyez Morale et Usnges, seconde édition, page 351 . 



•^ ^ îi -mm 
m mm '^n. 



@ ë'V T^ Isfc ffis Un soir, un certain K6a deman^ 

^3^3^ liw iS l'hospitalité pour" la nuit, dans ui 

pi ^-- ^g* xt. jk^ vieille pagode du faubourg occid>^ 

Cà — m Œ Bu de Tch'âng-tcheou (Kiâng-sou). - 

^ SJ ^ ^ 5Ë So^^' J"* <^*l 1® bonze, si vous voak 

^ ^ ^ 3ft "?* ^*^" garder la pagode, car je devc 

Art i ^3^ >S a sortir cette nuit, avec mes disciple 

"T^ yv î2 ^ th pour la mise en bière d'un défunt. - 

^ ^ 9^ ^ ^ ^^^" volontiers, dit le K6u. — Quai 

A P^ A M^ Ste* '^ bonze fut sorti avec ses disciples, 1 

Jlf ^ ^ ^2 ^^^ ^^™^ ^^ P^^^^ ^ rintérieur, soufl 

Ta ^ % T^ ^ I51 lampe, et se coucha pour dormir. 



— iW. — Î27 



ê ^ ® ^ B» ^ SI minuit, quelqu'un frappa violemment à 

H'iS FJ ik -S âfe -Jt* '^ porte, demandant à grands cris 

1^ tï ^ ^ TO 7V qu'on lui ouvrit. — Qui êles-vous? 

ÏE >î^ ^ iît ^ ® fï^ demanda le Kéu. — Je suis ton ami 

^ ^ ^ ^ ^ P^ >f^ Chénn-tinglan, répondit le visiteur noc- 

É5r ^ '^ M i^ TTT -Ê lurne. — Le Kéueut peur, car son ami 

io^ W B M i^ ni] W Ghênn-tinglan était mort dix ans aupa- 

^ ^ !j^ iËi ^ >il ^ ravant. — Ne crains rien, dit la voix. 



miB^^f^.^n 



Je viens te confier quelque chose. Si je 

- te voulais du mal, j'entrerais sans que 

^ M. 'Pi 7^^ ^ ^\ tu m'ouvres, étant un koôi. Je t'ai prié 

^ Je âfe ^ ^ 1^ "^Âl d'ouvrir, pour ne pas t'effrayer par mon 

"7* HH 1*1 *-^ -^ Oâ tt;0 entrée soudaine. — Le Kén ouvrit donc 

yf* TO ^ ^ 5B 9^ rr la porte. Quelqu'un entra, Qt quelques 

^ ^h ^ ?^ A i^ P^^' ®^ ^^"^^^ ^^"^ *^ vestibule. — 

Epouvanté, le Kén allait chercher une 
j^ Wi ^ dtt, lèU 4nc iampe. Attends un instant, lui dit Tin- 

^ r J ^ ^ ^ f^ ^ dividu étendu à terre. Je ne suis pas 
^ ^ ^ ^ Wi^ ^ ^^° ^^^ Ghênn-tinglan. Je me suis fait 
— - -^- '' passer pour lui, pour le décider à m'ou- 

- - vrir. Je suis le défunt qu'on met en 
Wl ^i ^ 1*t Jt^ ^ bière celte nuit. J'ai été empoisonné 

par mon épouse adultère. Je suis venu 

pour te confier le soin de me venger. — 

Je ne suis pas mandarin, dit le Kén; 

Jsii §1 lE 5Ç ^ 'fr S comment te vengerais-je? — Avertis 

seulement le mandarin de venir ins- 
pecter mon cadavre. Les traces du 



m. fari»:^»^ 



S Bij s ^ 4^ tô iR cadavre? demanda le Kéu. — Ici, dit 

ilk ^ B^ Mt* ^ A ^ ^^ ^^*'^* ^^^''^^^ '^ lampe maintenant. 

yC ^& >^ tTu ^» XV '^^ Dés que lu m'éclaireras, je perdrai 

SK '^ M ^ % ^ H l'usage de la parole. Mais, aussi bien, 

Wb ^ ^H ^ h '1^ ^ ^^ "^^ P^"^ ^'^'^ ^ ^^ dire; tu sais 

W M B|J sa O- ^ ^ t^yj — A ce moment, on frappa de 

W ^ -^ ^ ^ "^ ^ nouveau à la porte. Le bonze et ses 

"b ^ 'Ê ï^ "A é 'îS disciples rentraient, très émus de ce 

1^ 'y^ ^ Mf ^ ^ ^ ^"* venait de leur arriver. Tandis qu'ils 

©C -^ Hé ^W ^ "^^ y^ récitaient les prières de la mise en 

MW^^M%^%^ l'»^»"e, le cadavre était soudain devenu 



218 — i20, i2L — 

]^ â^ B$ # ^^^ lîh invisible. — H est veoa ici, leur dltk 

^^ "^ m j^^^^ _ ^^ chercha de la lumière. U 






corps était étendu sur le pavé du ves- 

Jg i9fe ^ — î^ ^ tibule, saignant par toutes les ooveF 

/gj ^ Pt iK ^ ^"'*®^ naturelles. — Le lendemain V 

An» 9t P 5Ç* ^<,^ jj^^^g g^ lg ^^^ déférèrent l'affaire su 

mandarin. 

^St Pn ^ ê tfy Jlh TToéivengrear.voyezIntrodactionVII. — LesboiM 
^-v I y^ M^ 1^ 'aD chantent des prières spéciales à toutes les cérémoaii 
JÇSl ^A ^^ ^^ »!-• pP pour les morts. — A noter que ce koèi connaU le lA 
•*• "^ ^ ' -^ unétranger, et son ami CA^rm mort depuis loD^^iemps.- 
SIt j^ 4 |iP iJ! M Q l^s /u>ét ne peuvent pas forcer les portes fermées ; ils 1 
«^j ^-*- 7ÎÏV >I^ ±ti " peuvent même pas enfoncer le papier des fenêtres, ùi 
^^ ^^ — R ' Mt 1^1 papier n'a ni fente ni trou. — La lumière rend les ïm 
^^ ^ V^ _^^ supérieures séparées invisibles, et paralyse les âmes il 
JEp "^^ Jffl ^S> :^Z sB férieures attachées au corps. Dans le cas présent, il p 
^^ ÏTj* >V _^ *^ . rait s'agir de l'âme inférieure. Comparez numéro 9. - 
— • âp JZ. SJ^ -^t /^ Le sang coule par tous les orifices de ceux qai sont i 
_' - narle Doison : diché sléiéotvoé. 






par le poison ; cliché stéréotypé. 

121 



., A quarante stades à Test de la vin 

^vSCà-^/^,^ ^ de Hoéi-ki-hien (Tchée-kiang), dai 

7^ M ^ ^ ^ «.-V un village nommé Tch'âng-lii, les (M 

«tf>« ^ ^ -*^^ ^ ^^ une excellente famille, avaient un fil 

S S? ^ « I ?^ étudiant de 18 ans, bien fait de sa p« 

^ ^ ^ S /^ 3^ sonne. Un jour ce jeune homme dl 



-n± 



parut. Il revint trois jours après, 
raconta ce qui suit: J^étudiais dans| 

dafl 
descendue d'en haut mMnvita à la 
vre. Elle me conduisit dans un 681 



^ A 1^ ^ ^ ^ bibliothèque, quand une belle 

SR SR »7Btf 4^ ^ ^''^' ^^^^ ™® cououisu aans un obi 

**" H|> /H 1h rH palais, où je fus reçu par une aati 

^ S ^ tr § dame non moins belle que la premiéfl 

^ 4& ^ P^ ^ ^^ ^^"^ demandai leur nom de famitt 

^ ™ ^ ~ ^ Elles rirent et me dirent: N'en demai 

« R|) gv ^ ™ de pas davantage. Reste ici. Nous seroï 

15 'Ê ^* lAl ^» heureux enôemble... Je restai don 

m ^ m ^ J^ ^o^( i^i^u li'silé par elles. Mais, à i 

PH ^ S rh ^ longue, je pensai aux miens. Elles s'e 

J J W m H^ JtT aperçurent, et me ramenèrent, en m 



— m. — 229 



fi ^ ^ ^ f^ "fB A^ ^ disant au revoir. — Depuis lors, le 

^ ^ xbc vfe -H* 83 -ô iS J^"°® homme resta rêveur. Rien ne put 

^^ 9K,im :Skmj^f^ plus le satisfaire. Mets, literie, il disait 

Ë^^W^ê^fi^ ^^ ^^"^- ^^'^ ^^ ^^"^ P^s ce que m'ont 

K >Ër ^ 1^ j^ JSr Me ^ donné les fées. — 11 disparut de nou- 

bSSSSSaÊ^ ^^^^ ^"""^"^ plusieurs jours, revint 

8 JL ^ ^ H ^ l|R H encore, et ainsi de suite. — Comme il 
^ ^ ^ ^ ^ $ MO iU^ dépérissait à vue d'oeil, ses parents 
S ^ ^ Jtt M ffl "^ ilh ^^coururent aux bonzes et aux tâo- 
5^^ Btt ^^®'** Ceux-ci n'y purent rien. Les 

9 ^ ^ J[^ L^ ^ JHj ^ absences du jeune homme devinrentde 
i* ^ >^ iS ^^ iS d^ 't)!^ ^^"^ ^'^ ^^"^ longues. — Un jour son 
^ ^ ^ ^ff -^ ra A^ ^*^*® cadet s'étant mis à sa recherche, 
ii WL mi^ Wlr P ^ Sa: ow trouva sa ceinture à l'entrée d'une ca- 
Nl£j^|^W^>f^^ ^^'*"^* ^^^^ ^^ *^ pagode Pâi-t'a. On 
!fc -4^ ^ BM ^ A «fcri ^ pénétra dans la grotte avec des torches. 
S^S-â^?^î ^® ^®""® homme gisait nu dans la 
^^^ 9 ^ JE ^ ^ boue, privé de connaissance. On le porta 
fcj5/f^f?SÉlf&^A ^'^ maison, on le traita. 11 finit par 



n^mBummi^ 



revenir à lui, mais ce fut pour se 

^ - -- . - _ plaindre amèrement de ce qu'on l'avait 

fe 18 ^ ^ ^ ^ ifc :^ arraché des douces pelleteries dans 

P^ V^ Bk âhl ifff ^Ir ^ lesquelles il était si bien. — Ses parents 
ft^^^^S^M comprirent alors qu'il était la victime 
l^-^wfjf^BP^Wl d'une obsession maligne. Ils Tenchaî- 
H M^ f^ y^ ^ ^ 3^ "ZT ï^^^'cnt, se relevèrent pour le garder à 

ttti îte dJ iSî 6ff -*^ !lf ^"^' *"* collèrent sur le corps toute 
T^ iPN ^ ^ ^-^ rt sorte de charmes. — Une nuit que 
S ^ "K ^ A ^ ^ ^ plusieurs personnes le gardaiept, on 

entendit soudain comme un tintoin. 
Une lueur phosphorescente fit plusieurs 
fois le tour de la chambre. Les chaînes 



I 

^ Vi 3fr ^ -A Hk "^ iEl ^"* liaient le jeune homme furent bri 

M sa *© llf 9SI H ^ ^ ^^®^' ^^ ^^ disparut, les portes et les 

2^ B1 ^ UL /^ >^ »^ m fenêtres restant fermées..- Dés le raa- 

y^ W^ Éè. 4 Ma ^ m ^ tin, on le chercha dans la grotte de la 

^ ^ ^ jft Jï» iM ^ ^ pagode Pâi-t'a, mais sans succès. 11 ne 

mknai^^M.lh^Sh revint pas, et l'on ne sut jamais ce qu'il 

R>HPH*8iwitî(MtBi était devenu. - Le bruit se répandit 

S 1^ # 1^ BV ^ ta iSi que des yâo-koai habitaient dans la 



230 — iSl, i2S. — 

^ ^F ^ *^^ ^0 grotte, et les curieux affluèrent, pou 

^ y ^ A xiu ui I»! voir. Le sous-préfet Li s'inquiéta de c 

W p Ha « iTL !R^ kX mouvement. Il vint en personne, ins 

Sfî ÏX Wl 1^ îHi ^ ^ Pccta la caverne, et en fit murer i'eo 

:^i^mm^ Mit *'^^'- 

77 @ ^ "Ê ^ ^ ^ AHâng-tcheoa(Tchée-kiang), ui 

'f^ 9^ *§! <^ ^ ^ m ^''^^^° Hà-koaalan, faisait une oiïvm 

' de à la porle de sa maison, quatre fol: 
par an. Je sais bien que, au temps ja^ 



122 






m^mBm -fc 4 ^ 

IHj ^ -^ êi^ — " 9' ^^^' ^^ porte était comptée et honoré! 

parmi les Pénates; mais il y a long* 
temps que cet usage s'est complélemeni 
perdu. Je demandai donc à Monsieur 

1^ ^ ^ ^ 1^^ 3fâ Ma, pourquoi lui seul s'y conformai^ 

ce lU HB yV ^^ ^ encore, A cause du fait suivant, arrivé 

j^ S - ^^^^ nous, me répondit-il. — Nous 

J3^ ïîC ^^ St^ ™ ^ avions un esclave, nommé Tch'énn, qui 

fS -^ _. #f "ir 4^ sortait parfois en cachette le soir pour 

"Hîl k ffl Jafi ÎRffi i;i^ s'enivrer. Une nuit j'entendis du bruit 

^W ^J^ ^ "H fm. tvT devant la porte. Je regardai, et vis 

^ :^ — • ^ P^ ^ l'esclave ivre étendu par terre. Je le ft^ 

â >î^ £â M "1^ 7^ ramasser. — 11 dit : En rentrant dî 

!^ ^ ^ y]* ^ mon escapade, je trouvai à la porte un 

^ S '^ ^ £ J^ homme et une femme. Tous deux 

HM, ^ fS^W^ fiB S ^^^^^'^^ décapités, et tenaient leur tête à 

^ -rt^ nS ^ I^ ^ '^ main. Je suis ta belle-sœur, madilj 

*W -^ Br Wt ^ ^ la femme. Quand ton frère, mon mari, 

^ y^ ® I î — * îl^ ™'^ surprise en adultère et m'a tuée,l 

Hc ^ t^ ^ ^ P^ pourquoi l'as-tu aidé? Lui avait le droM 

% ^ I^ iPP ^ "^^ ^^^'^^ mourir, mais toi tu ne 

3E W "SE "^ ifC 1^ l'avais pas. Or, comme il s'attendrissait, 

^ ^ ^ Âî§ ^ <^'^s^ to^ ^"* *'3s excité; comme il 

^ il\ 4S fffl ^ iH faiblissait, c'est toi qui m'as égorgée. 

m tfe£» ^ ^ ^ ^^*^' ^^ temps, que nous te guettons, 

il W^ Pt ^ ^ ÏÏ9 mon amant et moi, pour nous venger. 



— i22, 123. — . 83t 



K ^ Sft ^^^ P^ -^ iA Les génies tatélaires de la porte nous 



tMn^ mn.^ 



ont toujours empêchés d'entrar. Cette 
fois nous Savons pris dehors, et nous 
|g -^ ^ 1^ -S ^ ^ ^^ tenons enfin!.. Ce disant, elle me 
HL rb "{^ ^ StS* Wf /< cracha au visage, tandis que son amant 
fji i-j-f Yt \ ^ ^ ^ 2^ ^^ donnait un coup de tête. Je tombai. 

H ^'l' ^ "T* BL ȕB flK Ils disparurent quand ils vous enten- 

fh _t ^ JÈB -^ -ft "fpl ^*'*^"^ ^^'^''^ ^ "^^^ secours. J'ai vraî- 

\t 0A ^ uS *• ras v4t- °^^"^ commis cette faute dans ma 

^ m ^ m W ^ÏK jeunesse. - Porté sur son lit, le 

If ^ -jH j^ ^^ ^ ^ Tch'ênn expira presque aussitôt. — 

Ë« ^ ^ W 1^ A P^ Depuis lors, me dit Monsieur Ma, je 

^ Œ i^ ^ ht ^^^^ régulièrement des offrandes aux 

Sa J^ 1t ^ t^ ^r génies protecteurs de ma porte, qui 

PR l'^'ë ^ -^ ^ ^ B3 gardent si bien ma maison contre les 

n^m^ ^Mi± koèi malfaisants. . 

r^ ' "^^ ^^ ~~ \* g^ L'auteur qui parle dans ce récit, écrivait i It fia du 

U Si */8r U& M^ H ^ dix-huitième siècle. — Voyez Introduction Vil. — Culte 

^■^ "^ — *^ des Pénates, voyez TP page 14. — Depuis la dynastie 

Tdng, on honore, comme génies tutélaires des portes, 
deux officiers de l'empereur Tài-Uo%mg, Utch'eu- 
houng et Ts'înn-k'ioung. 



!t >^ tS^ ^ lit -^ ^° ^^^^' Monsieur ^û-ichenn de 

^ T^k QH ^ ^ ^ Hôu-tcheoa-fon (Tchée-kiang), faisait 

« I- m S ^ ^ ses ablutions, au soir d'une très chaude 

% Jl '^ w iïo fiJi journée. La lune ne donnait qu'une 

^ J^ W JE ^ ^ ^^^^*^ lumière. 11 lui sembla qu'un 

K\y* *.f ju^ jx: .^ souffle entrait par la fenêtre, accom* 

TJî p»P Qll «l^ ^ pagné d'une vapeur légère. En même 

tj y§^ ^ ^ ^ ^ temps un plumeau déposé sur une 

Il ^ ^ fÛ Ui "ÊSl c^^<^6i^^^t s^ ^i^ ^ tourner sur lui- 

* "i ^ ^ ^ ^ ™^"^®* Monsieur Su frappa sur le bord 

X. ^: 'K "i^ ^ Mb de son lit, et enjoignit au plumeau de 

^ ^^ >A -^ W ffl rester tranquille. Aussitôt sa serviette 

■^ "fcK Im ^ "kir A ^® ^^'" ®^ ^^ ^^^^® ^ ^^^ s'envolèrent 

'^ ^ bS ^ ^ P^^' '^ fenêtre, et un bruit sec lui ap- 

■" ^ ^ ^ ^ ^ prit que la tasse s'était brisée contre 



23Î . — i23. — 

JP^ "ffl* ^ ^ i9^ 19 '^ ^^^"^ ^" grand peuplier planté devaol 

^ ^ ^ ^ M» ^ ^^ maison. Effrayé, Monsieur Su appela 

M? 1^ 1** 2¥ ^ ^pi ses gens, et sortit avec eux. Une ombre 

^ ^ ^ tua ^ noire enveloppait le toit de la maisom 

Quand elle se fut dissipée, Monsieui 
Su rentra dans sa chambre et s'assit (1< 
nouveau sur le bord de son lit. AussilOI 



^ fit S 4^ SL M '® plumeau recommença à tourner sa 

tSi Bll ^ ^ ^ -M lui-môme. — Impatienté, Monsieqr S 

|B| PlU 4 ^ ^ yV le saisit. Il sentitjun contact comme dl 

•^ ^ IHj %7Ï ^ ^ cheveux mouillés, froids comme glai 

^ ^ ^ ^\ Mt M ®^ horriblement infects. En un instai 

^ ^ ffl flk ^ S ^^° ^''^^ ^"^ engourdi, mais il ne làcl 

^ >f^ aS SI HT* ^ pas prise. — Alors une voix sortit d'ui 

^ik>K^^ ^ j^"*^' parlant sur le ton strident d'i 

et tir iA" M^ Sft Me perroquet, pleurant comme un pel 

» ^ S ^'^^^"^^ ^^ m'appelle Oû-tchoung, dil 

^ iiX m m '^ ^ elle. Je viens du lac Hoûng-tchai-h( 

ffi a feS ]^ ê ti: d'où le génie de la foudre m'a chas! 

^ y^ M S Ô ïi Lâchez-moi, s'il vous plail. - Monsiei 

^ DC W iW H twf g^ g^^gn entendu dire que la peste ri 

f$ S* 5Î ><1^ ^ ^ gnait alors à Tendroit indiqué. Ne s< 

ÉË li ffi Ç? W 3? rais-tu pas par hasard un koèi propag 

^K m t^^Ù. ^^"^ ^^ *^ P®^^^^ demanda-t-il au pli 

^ A 5^ nP W Sï meau qu'il tenait toujours. — Ou 

^ ^ f ^ -g^ g j^ répondit la voix. — Alors, ditMonsiei 

fflb Ff ^t* jffî ^ fttt ^^' ^^ "^ ^^ lâcherai pas. Tu ferais d 

wW p-" y\ W »£ Sfi noai aux gens. — Je vous donnerai uB 

^ «S îâ ^ "f JS^ formule contre la peste, dit le koèi.^ 

^ 1m. tk fÈ ^ ^ Dicte-la, dit Monsieur Su. — Le kq 

*+ ;& â JS. ^ ^ ^*^^^' ^' Monsieur Su l'écrivit. — Ke 

Pî fl W y^ ^ iM lâchez pas, dirent alors les gens de 

"M ^ ^ ^ ^ ^ maison.Enfermons-le dans cette jarre. 

^ M 4âr Ftf ^ ^ Monsieur Su mit donc le plumeau dai 

S S S >3t! hS 2? *^ J^'*'^^' qu'il scella et fit jeter dans 

tflt «N M tS: T^ T^ lac T'âi-hou. - Quant à la formule,^ 

;^ ^ ;g; ^ ;^ ^ préfet de Sôu-tcheou, Monsieur Tchâj 

*+ LM H v9& IS dtA* wennchan, qui entendit raconter celi 

^ kA t=\ ^ m m^ histoire, la demanda et l'essaya, sd 

fê* 'è S fê9 ^ ^ efficacité se trouva être merveilleuse 



124 



— iê4, i?5. — 233 

^ W '^ ilXi "^ f^ ^^^ :k ''""^ '«« pestiférés qui en firent usage, 

T i TSi (^ ^g} Wf L iWi Voyez InlroducliOD XIX. Cm d'inllax pernicieux M 

iO ^ tM ^ M ^ T? Tch'ênn-ts'itong élant sons-préfet 

' ^ ^ ^ HH S ^ *g de Châng-yuan (Kiâng-soa), raconta 

J.^ ^ -fiB AL >J> -^ ce qui suit: Dans ma jeunesse, je sé- 

^ H IW 5?r J^ 5C journal avec mon ami Tchàng, à T'âi- 

; ê ^ "F* B5 — • B$ UJ P'inff-'ou (Nàn-hoei), dans les dépen- 

1 T^ -«y gjs ^ j^ -j^ dances du temple de Koàn-ti. Mou ami 

rt -r PME ^ ^ PB ^ Tchâng fut atteint d'une ^rave malaria. 

O n Rfê 3§ "jr 7R S Nous habitions la ^lême chambre. — 

fà^ ^ i'P ^ ^ ^ ^" ^^^^ ^"® j® ^^^^^*^ ^^ ^^^^^' j^ ^'^^ 

^ .sfe. -A^ -=^^ t±I ^^ n "" ^^*^^^ bonhomme au visage pâle, 

.f M ^ M tj -^ iS vêtu de bleu, qui regardait parlafené- 

ï ^^ ^ ^p "^ ^ ;^ v^ Ire mon ami couché sur son Jit. Blen- 

r \h ^ ^ ^ ^ A ^^^ celui-ci fut pris d'un accès de fiè- 

OTÏ *ë S S 1^ r£ ^ ^^^ intense. Alors le petit bonhomme 

^ îîft ÏB Kr *m /rr ^ se relira. — Une autre fois mon ami 

1 ^ ^ J£ ^ ^ il ;^ m'appela à son secours. Des flegmes 

' étù ^ Mk yfK ï^ 'riî* ^ i'élouffaiept. Devant son lit, je vis le 

^ S L "^^™® ^®^*^ bonhomme, qui dansait de 

! 4j ^ y^ le W ^ ^ Jo*^- — «'c compris alors que c'était un 

' M ffi X â5 4* ^^ ^°^' propagateur de la malaria, et l'em- 

^ nçL_,mPH^i poignai. Un froid glacial paralysa ma 

3b. fl^ W 5^ ^ main. H m'échappa avec un bruisse- 

^ ^ 9 Ê 5^ ^ ment, gagna le vestibule etxiisparut. — 

Se ^ 3^ IS? ^ ^ ^^^" ^'^* guérit. Ma main resta noire, 

^ ^« ^ -S fS ^ Comme enfumée, durant plusieurs 

Bn ff ^. p ^ % jours. 

f^ ^^ ^ În9 fia ^4^ ^"^"^^ *^^* ^^ *^^* pernicieux. Voyez le numéro 

f 3^0r^:|^Ji 125 

l BO ^ ^ ^ 'IF' Mon . élève Sôuiça-siang était 

■60 



234 



— J'25. 



^g nn a M ^ 

■1^ - Bl # ^h ^ 

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^'^^ Kmm 
m. - 1' m m m 

59 ^ ¥ fé ^ ^.^ 

^ ^ # î^ Pt s 
# = ^±^ «6 



précepteur dans une famille Lînn île 1 
choei (Kiâng-sou). Durant les clialej 
de l'été, il s'installa avec ses élèves da 
une villa. Le lieu avait la réputali^ 
d'êtrehanté. — La première nuit, Séni 
siang s'était étendu sur son lit, laissa 
sa bougie allumée. Vers minuit, il e 
tendit au dehors comme des sifflemen 
La flamme de sa bougie baissa. So 
dain la porte de sa chambre fut so 
levée hors de ses gonds, et un pè 
koèi entra, suivi par un vieillard si 
de rouge, à la démarche allîère. 1 
vieillard s'assit à la table, dans le faj 
teuil du Lettré, et se mit à parcoull 
ses compositions en prose et en vei 
étendues sur la table. De temps i 
temps il approuvait par un sigoe i 
tète. Quand il eut ache\é sa lecture, 
se leva, prit par la main le petit ka 
et s'approcha du lit. Sêuma-siang s'a 
sit sur son séant. Le vieillard et lui^ 
regardèrent; — A ce moment un c 
chanta. Aussitôt la taille des deux k( 
diminua d'un pied, et la flamme de 
bougie s'éleva un peu. Un second c 
chanta, puis un troisièQie, puis un qa 
triéme. Les koèi diminuaient, et 
lumière croissait graduellement. ' 
petit koèi disparut le premier, coml 
englouti par la terre. Enfin le chat^ 
du vieillard disparut de même dans 
sol. — Le lendemain Sêama-siangï 
terrogea les habitants du lieu. Cel 
villa, lui dirent-ils, occupe i'emplac 
ment d'un cimetière de la dyoasi 
Mîng. Un censeur et son jeune fils 
étaient enterrés. — Séuma-siang ave 
tit le chef de la famille Lînn. Celui- 
ordonna des fouilles. Ou découvrit î 



~ 195, 196. - 235 

1^ jr^ BH ïg| :pj 126 -3p cercueils, peints en rouge et intacts. 

K^^n ÏSÎ ©. ^ ♦«• FI ^P*"^^ '^"*' ^^'^^'^ ^^^^ "" discours 

;^M IM| -c? l^ m l"J et des offrandes propitiatoires, on les 

ST i^ .^^ ^ 411 ^i ^ exhuma, et on les enterra ailleurs. De- 

S- ^ BS M ftÊ ^ ^ ^'"*' ''"''' P*"' d'apparitions. 



^ — \ ^ ^ ^' ^ J^ A Tch'âng-tcheou (Kiâng-sou), 

fh K "^St ^ EU ^1 J^ ^^"^ *^ nnaison du censeur Tsiàng* 

S >^V iffil w tS /^ ^ yoangnan, le cuisinier Lî-koei puisait 

\ y^^ ^l^ ^ 'Si ^ t!^ de Teau ciiaude dans la chaudière, 

quand soudain il s'affaissa sans con- 
naissance. — Le censeur lit appeler 



offensé un des officiers du Génie de la 
ville, tandis qu'il rôdait dehors, la niiit. 
Offrez des excuses, des mets et du 



Km m^iM'M u ..„..„ ^^,^_ 

P SSL PB i^ ^ JvL ^\Ç une sorcière. Cet homme, dit-elle, a 

^ ^ M \mM % 

M j^ ^C ^ .::^ ^ "^ papier-monnaie, au- koèi à tête noi e 

§f^ ^ÊL ^ ai' ^ ^ ^"^ *^ rangée de gauche du temple, 

^ n ^ da ^ ^' !® malade guérira. - Le censeur 

P p& 5C ET ^ t' ^ ordonna de fai»re ainsi. Li-koei guéiit; 

gi ^^ ^^S ^ ^ ^ ^ 11 raconta ce qui suit: Comme je pui- 

K. «A P^ -fc S^ /(l fô ^^*^ ^^ *^^" chaude, je fus appréhendé 

"* ^ >.t >^ 'w U tB par deux satellites, q.ui me conduisi- 

9 >^^ ^r ^ 5|è Wî ^ ï'ent au temple du Génie de la ville. En 

^ ^S "^^â T^C 4Ê -S Éê ^^"^^ ''s me dirent, que c'était parce 

^ ^^ 1- /7I Ite ■? ^"^ j'avais offensé l'un de ses officiers. 

C ^J J^ 'i5^ IS ^ ^^ Ils me lièrent à un arbre devant le 

J IAJ[ M^ ^ MB ?îfl ^ temple, et me dirent d'attendre'. Je ne 

r'fefr* 'fê eS rfî ^ ^ ^^^^ P^* combien cela dura de temps. 

^ÏP^ ^^ iS œ ^ ^ ^"^" J® '^^ entendis qui disaient entre 

b ilîL IS? 1H ® p§ eux: l'offrande est faite,. là<;hons-le. Ils 

Ê IbI '^ ^ MB jHi ^ m'ôtérent mes liens et me. jetèrent à 

^ ^^ ^^ ^ t^ A A *'®3"- Le froid de l'eau me réveilla. — 

^ '^^ S "^ * ^"^ ^^^ bonne, celle-là, dit le censeur 

pC ,^f^ ^ ^ M ^ ^-^ en éclatant de rire. On dira encore que 



236 - 120, i%l. — 

^ SVllo 14 ^^^ ^ B$ seuls les satellites terrestres se perrael 

vBS B I>/ ifâ ^ M Hft ^^'^^ ^^^ extorsions arbitraires. Croi 

m m KK I^H se rH] «K bien que le Génie de la ville n'a ri» 

JiÈ >? *#* ^ (i^ H^ 1^ su de ton cas. Ce sont ses gens qa 

Jh jfâ ig H jg J^ ^ ^'^°^ P"^"^' P^*^ relâché, quand ils 

AS* itfP Pî ^-r •«* ifctl ^^''^'^^ obtenu ce qu'ils 'voulaienf 

^ îJfr^ H wT ^ ^^ "W Croie désormais qui voudra, que le 

M ^ ^ IS 1^ ^ ]jîJ^ fonctionnaires infernaux sont pluspw 

— B^UM W fl# "^"^ ^'' terrestres! 

•aiî tT» rtfc" I -f— ^Hs A»i ^^^^^ Introduction III. — Arrêter avec on £« 

ïH 3|2 PO /\ |lO Sq îR mandat, extorquer une somme, puis relâcher la viclia* 

pjbf jsf^ «3^ 1^ ^g^ /fji YN^ le tout à l'insu du mandarin, c'est un truc ordinaire (h 

'i^ P|ë V@ ^( ^ ^^ 1^ satellites chinois, quand la faim lésa rédaits aux al)oi& 

U\^^fk\ -^ 127 

M ^ H A # ê Un certain Keûe de Nankin, bud 

^ ^ ^ iJiù^ i^ ^ volontiers. Dès qu'il avait une poinW 

BEIIi 'Et S^ iK !>^ îffï ^* devenait insolent. — Un jour d 

^ m ^ ts'îng-ming ( fête des tombes, 5 avril] 

^ ^ J^ WL ^ .ê î' ^vait bu avec quelques amis à l'ai 

ffi n iMl |ffl BQ ^k berge U-hoa-t'ai. La bande avinée ren 

A r^ BH \\\^ Btf S- ^^"^''^ un cercueil brisé,, dans leqoi 

yV i"J ™ JJXt 5n: ph on entrevoyait une jupe rouge. Voil 

1^ ^ ^ ^ >S ^ "°® occasion de faire l'insolent, dirai 

^ ^ ^ Pfa UQ 4^ ^^^ ^^^^ ^" Keûe; mais bien sûr qo 

o *^ ^ >21 ^ ^^ n'oseras pas. — Vous allez voir, d 

^ Pf mj ^ 51 :^ le Keûe. - S'élant approché du cci 

^ I& -^ A ^ ^"^^*' ^* *® ^^P^^^ ®" disant: Eh! koi 

>& ^ M M ^ ^fts ^°^** ^*^"^ boire. — La bande é>àà 

^ ^ ^ "g ^ pS de rire. — Quand elle se fut dis.^ou& 

T^ ^ ^ ^ ^ g§ comme le Keûe rentrait chez lui, il ei 

1^ ^ ^ 'l^ P^ tendit derrière lui un sifflement. Il t 

B^ lES ^^^ >^ ^ M retourna, et vit une ombre noire qi 

hS I!® ^ W S! TO lui dit: le koâi-koai vient boire. - 

^ ^ W ^ ^ K ^*®°^- ^*^ '® ^®^® crânement... et i 

^^ entra dans un débit de vin, s'allabl 



1^ ^ # •# ^ *^ 

S» ^ ra S ^ î^ sur la terrasse, demanda un pot de ni 

"^ 'Œ œ ra W T^ et deux coupes. L'ombre le suivit 



— i27, 1^8. — 237 

^ ^^^ ^ M ^ s'attabla aussi. Le Keûe lui versa à 

431 ^ â ^ ^ boire, et se mit à causer avec elle. Les 

^ ^ ^- ^ ^ autres buveurs qui ne voyaient pas le 

^m mf. il^M. spectre, crurent que le Keûe était de- 

^^ rg yy ^ venu fou. — Cependant ce jeu ne pou- 

ii/\ ^ rfc ^ 7^ ^^*^ ^^^ ^^^^^ indéfinioaent. Le Keûe 

J^ ^ ^ mi ^7 ôta d'abord son bonnet, qu'il déposa 

^ f? A ^ US; sur la table. Puis il dit au spectre: ne 

® ^ 4ê^ vS «ta ï^ougez pas; un besoin m'oblige à sor- 

S ? a (S. m **^' ^^ ^'^^*^°^ ^ TinstanL - Il sortit et 

w HE H p|5: M s'enfuit. — Le garçon du débit, qui ne 

^0 ^ M /L ^^^^^^ P^^ ^® spectre, trouva que le 

^ jji- ib^ S h bonnet laissé sur la table était de bonne 

^ Wï ^^ ^ i P"se. II s'en coiffa. La nuit suivante 

^ TO ^ ^ m ^" Tenlendit gémir, et le matin on le 

9Ê K ^ ^ M ^^^"^^ étranglé. — On sut l'équipée du 

^Q S S S ^^^^- ~ ^^ '"'*^^'® ^^ ^^*^»' ^^ ^în "t 

IM% €>D TP ^ beaucoup et dit: Est-il bête, ce koài- 

^ ^ 3|Ê ^ koai, qui reconnaît les bonnets, et qui 

ISl^ 3fè ^ ^ ^^ trompe de personnes. 

i, .M- -^ ^ -p Voyez Introduction VII et Vin. — Le koèi étrangla 

JL Hct -^T* JyL ' P ** garçon, an lieu du Keûe. 

mit - :i /h 



128 



^ ^ ^ ^^ 



Le magicien Hounanai£ Tchâng- 
k'ichenn avait la réputation de pouvoir 
^5^ ^ iS ^ disposer des âmes peur ses maléfices. 

m -g- yi jg^ çft Le lettré Où de Kiâng-ling (Hôu-pei), 

nr :ÎS: /^ ÎC/S m se permit d'en douter, et insulta de 

W ® ^ — P ^ plus le magicien. S'attendant à ce que 

jAk TK BÊj Jaj celui-ci essaierait de se venger, la nuit 

Bf\ j(±£ nîS ^ suivante le Où s'arma du livre desMu- 

' j* 1^ W ^ lations, et veilla, lampe allumée. Bien 

yV "f -^ lËf ^"^ ^° P"^' Soudain il entendit, autour 

'" *"" du toit, le bruit d'un tourbillon de 

vent. Un cuirassier armé d'une lance 
^ >S entra par la porte, et chercha à le 



ff ^ IÈ# 



238 — i^S. — 

^^ >S8^ P[J W 5^ percer de son arme. Le Oûrabatlild'oi 

^ ^ ^ f^ tSî È\\ ^^"^ ^^ ^^" ^'^^®' Quand il se baissa 

i ~ ^ ri --• 'Sî! ^^^^ l'examiner, il ne vit à terre qu'ua 

M r:i *^ — . 5Ë bonhomme découpé dans une feuiHi 

*^ M "wr? ^ Hi Jt$i ^^ papier. Il le serra entre les feuilleta 

ffr- 7n iS. -JU t^ S <^e son livre. —Bientôt arrivèrent deoj 

l3t rfc yt 7C lîf ^ petits koèi à face noire armés à 

Xl ^ Se ^ ^ haches. Le Où les abattit de deux coops 

m^^ ^^ ^^^ ^" papier, qu'il serra comme k 

"~^ JR^ ^ ffp 5K -^ première. — Au milieu de la nuit, aM 

-^ R^ ^ H ^ ^ femme. frappa à la porto, eo pleurai 

BT Bll iff *§* l'i B3 et en se lamentant. Je suis la femme 

jil ^ l S - du magicien Tchàng, dit-elle. Mol 

iû ^ A ^ >^ fÇ wîari et mes deux fils se sont mis ei 

^ il âÊ "F i^ '^l campagne contre vous. Vous les av^ 

J^ :fâ Sfe />fc S Uh ^^^^^ prisonniers tous les trois. Je voi« 

iw iS, yr fp ^ ^ prie de vouloir bien leur rendre la li- 

— ' ^ tk ^ /^ ^ ^''^^- "" ^^ °'^* p"^' "' ^^" "^si"i "^ 

«tt ^ ^ -j^ ^1 j^ tes fils, dit le Où. J'ai pris trois figa- 

^ ^ ^ ^^ ™^ rines en papier. — Les âmes de niM 

A -K ÎW f-f ^ ^^ mari et die. mes deux fils, sont collé* 

ilL o^ '^ *7J IfÇ ^ ^®^ figurines, dit la femme. Vous lei 

ifiï jffi -^ -Ê "^ A ^^^^' pi'ises. Si elfes ne reviennent pal 

_ 2 ^ -^ avant le jour qui approche, leurs corpi 

^ m ^ ^ 5)^ JÇ restés à la maison ne pourront pl« 

"* ' " " " revivre. De grâce, rendez-leur la liber- 
té. — Magiciens maudits, dit le 0% 
n'est-il pas juste que ce que vous avtf 



B BmmmM. . . 

JSS^ îk ^'^ ^ 9 ^^^^ ^ ^^"^ d'autres, vous arrive à voir 



^ SB ^ 4r 0b ^ tour?! Non je ne les lâcherai pas tooi 

è t^ a!« ^ ^^^ ^^^*^ ^^^^ ^^*' ^^ ^^*^ ^® rendre or^ 

^ A IW >I1 '^ ^ <^e tes fils. N'en demande pas davai 

fV i>P IR W ^ 5^ ^^^e!.. et il remit à la femme un d 

T^ A> A 'ira' -tt- :> deux petits koèi serrés dans son livre. 

-^ -X yv l*' S '^ Le lendemain il fit prendre des reD 

:ê ^ 5l5 JpÇ $^ W seignements au domicile de Tchâng- 

-?* ^ itfc #T ?f^ i® k'ichenn. On lui rapporta que le niagi- 

jL M.^1 )^ fiL SZ ^^^"' ^^ so" fils aîné, étaient morts 

w iCu ^J 2j XlL W tous deux la nuit précédente. La veuvai 



— i28, 1:29. — 239 

^ 3^ -Jffi i/^ |(^ 129 w restait seule, avec son plus jeune Qls. 

kWÙSi^tfiîi^ -fil """' '"''°'"'"°° •^''" " ''""• 

^ i^ ^ ^ ^ ^ ^^ Tchâo-ts'ingyao de Hâttg-tcheou 

a. jri Xfe p 5g| f. C Ar (Tchée-kiang) était un joueur d'échecs 

^ »S^ i ^ -5v S" ^^i^é^^G- Ce jeu exerçait sur lui une 

% flO 5fK *a W i^ 3^ fascinalioD irrésistible. Dès qu'il enten- 

^ Hfr ^K ^ &6 ^ iÉ ^^^^ '^ ^^" ^^ '^ ^^^^ ^^^ figures et des 

-^ ^ 2^ ^ /cS y^ ^ qu'il allât voir. Un jour qu'il passait à 

^ ^ ^ SÔ S^ ^ ^ *^ pagode Eûll-cheDg-naD, il vit un 

K W> "^ '6Ç ^ ®t ^ tâo-cbeu qui jouait avec un liôle. Selon 

Pt Jta M W f^ ^ son habitude, il alla voir. Mais il trouva 

S "^ T* W -^ ^i^ le jeu du tâo-cheii si mauvais, et sa 

R 4rf ^ ^ ^ -^ * jactance si insupportable, qu'il s'en 

• ''^ — - '^-^ alla bientôt avec mépris. — Le soir de 

ce jour, comme il venait de se coucher. 



kmMmmm 



gj t "TT ^ -^ -/m son Ut. Puis un koèi à la face noire et 

- -*- - '^ - aux dents en scie, entr'ouvrit les ri- 



ïï ÎË ^ le ^ 't^ ^^"^ ^^"^ f^^^^^s voltigèrent autour de 



deaux, et fît mine de l'attaquer avec un 
C ^ ^ '^ ÉD ^ sabre. Mais le Tchâo l'apostropha si 

violemment, qu'il se dissipa. — La nuit 

- suivante, il entendit dans son traversin 
^ ^ TO 'fis Im -^ une faible voix qui murmuiait: Que je 
S ^ î^ ife^ ^ M ^^"® ™^^ ^"^ échecs, que j'aime à me 
f ^L •> 415 // rt^ vanter, cela te regarde- t-il ? Fallait-il 
s. ^ ^ kB. y tÊ, me faire l'affront que lu m'as fait?.. 
fe "ftSp 7^ 1^ Jt y\ P"'^» devenant caverneuse, la voix dit: 
g TTT —1 ^ flj^ ^â Tu ne crains pas les armes ; nous allons 
^ BB S ^ ^ ^ ^^^' ^* ^" pourras résister à mes incan- 
K^ ^ M Wt PlS talions. - Le Tchâo comprit qu'il avait 
1 Itt ^ 'S ilM ^ affaire à l'âme du tâo-cheu venue 

- - -- ^^ pour se venger, et prit son courage à 

deux mains. — La voix commença à 



^m^jmm^ 



N TT ê ^ .^ >^ déclamer: Esprits du ciel, esprits de 



240 


— i2 


130 


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^A^win?', 



la terre, je vous confie ma vengei^nce, 
enfoncez-lui une aiguille sous le 
cœur. — Un frisson involontaire par- 
courut d'abord les membres du Tchâo, 
mais il se ressaisit vile, calma soa 
coeur, se boucha les oreilles et se mil 
à dormir. — Mômes menaces stériles, 
chaque nuit, durant un mois entier. - 
Enfin le tâo-cheu apparut, se prosterDS 
devant le Tchâo, et lui dit en pleurant: 
Je vous ai persécuté, par ressenlimett, 
et aussi dans Tespoir de vous soutire! 
quelque argent. Je n'ai pas réussi ï 
vous intimider. Or, quand les incanla 
tiens d'un magicien n'aboutissent pas, 
elles se retournent contre lui. Je soIj 
mort hier. Maintenant mon âme vient sa 
mettre à votre service. Elle réparera Ifl 
mal que je vous ai causé. — Le Tcha 
ne répondit rien d'abord. Il envoyai 
la pagode Eûll-cheng-nan. Le tâo-chel 
gisait la gorge coupée. — Depuis lors, 
le Tchâo sut toujours, au moins ni 
jour d'avance, tout ce qui arriverait 
L'âme du tâo-cheu lui servait de re- 
porter. 

Voyez Introiluclion XIII et XYIIÏ. — Les malHiM 
sont impuissants, contre les hommes très honnêtes, é 
^tt ^A <— * î^i g-4< AjFf ^ii aussi contre les hommes très intrépides. LMnflax vaSm. 

■^ ■^ — • Cl Ml *U*.* Cl" pénètre, à proportion de l'émotion, de la peur. 

^ - ^ ^ ^ il ii> 
z mmmm±m 

^ mz^!^ik^Z- 
tr ^ il d jSS yu: — 

^ ^ dt ^ ^ ^ lÔ Koùng-hien. Dans l'auberge où il étaH 

^ A ^ îP Ëft ^ ^' <l6s*^6"*'"' i' y 3^^''' * l'ouest, un ap- 

1^ ^ w« ♦ iu- ► parlement fort propre, qui lui plu* 

Jo *— ' H -flP^ 'L** ^ W beaucoup. — Avez-vous du courage! 



^B^ 



130 



Le lettré Tsiàng, qui allait à Hea» 
nan-fon, s'arrêta pour passer la nuit i 



— iSO. — 



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fÊmmmnoiùt 

^mm^^ m = m 
A if i^ ffi ^ 1^ i 

m t. m MM m m 
mBZA^^fi 



lui demanda Taubergisle. Cet apparte- 
ment n'est pas toujours, paisible la 
nuit. — Je n'ai pas peur, dit le 
Tsiàng. — Il veilla pourtant un certain 
temps, lampe allumée. Soudain il enten- 
dit, sous la table, comme un grouil- 
lement., Une escouade de petits satelli- 
tes, hauts de trois pouces, tout de noir 
habillés, étaient sortis de terre. A la 
vue du Tsiàng, ils se consultèrent en 
chuchotant, puis se retirèrent. — 
Bientôt nouveau bruit. C'était un man- 
darin de la même taille, avec tout son 
train, étendards, chevaux et chars. Il 
s'assit, et commença à invectiver contre 
le Tsiàng, avec des gestes menaçants. 
Sa voix n'avait pas plus de force que 
le bourdonnement d'une guêpe. Enfin, 
comme le Tsiàng ne s'émouvait pas, il 
se mit. tout à fait en colère, frappa la 
terre, et ordonna à ses petits satellites 
d'empoigner cet intrus. — Réunissant 
leurs forces, les pygmées arrachè- 
rent au Tsiàng ses bottes, puis ses bas; 
puis ils ne purent plus rien lui faire. — 
Furieux, le petit mandarin s'approcha 
en personne. — Passant à l'offensive, 
le. Tsiàng le cueillit délicatement, et le 
déposa sur la table. Le pygmée perdit 
aussitôt -la parole et le mouvement. Le 
Tsiàng l'ayant examiné, constata que 
c'était un de ces petits magots, à base 
hémisphériqae lestée de plomb, qui se 
. redressent toujours quand on les a 
couchés. — Cependant tous les pygmées 
du cortège, humblement prosternés, 
suppliaient le Tsiàng de leur rendre 
leur maître. — Je vous le rendrai, dit 
celui-ci, quand vous m'aurez payé une 
bonne rançon. — Ils disparurent. On 

31 



242 — iSO, ItH. — 

P^ t^ fiw ^^^ 1^ ^ iffi entendit comme des boordonnemi 

■^ 'tt' ^ -H- If ^ ^ ^^"^ '^^ murs. Puis ils revinrent, | 

^ ::ft ^ /T të Tr '^ tant à deux une épingle à cheveux,' 

'(fi -p — ' 1^ i Bt ^ ^''^*^ "°^ broche, etc. Bientôt ie soll 

iV ^4^ ^ ® !^ îK J^ jonché de bijoux. — Alors le Tsii 

-TABm Ah m^m ^"' ^^ ^^^^^ ^^ ^^ ^^^^ rendit. Celuij 

>i^ S ri r J tfi ^ 1^ recouvra aussitôt la parole et le mé 

Wj -<^ "T^ ^[^ '^ ^ 11j vement. Il battit en retraite, en U 

_ ^ 'S. Si $Ït ^ Wf ^''^*'®» ^^^^ ^^"^ s^" cortège. Le res 

J^ ''^ *-• ^ oa ^ de la nuit se passa sans incident. —i 

JE |I >t ^ W m S^ matin, l'aubergiste remplit l'anbei 

ÏE dSc ^ ^ i^ JiÈ Mfe ^® ses cris. Tous ses bijoux avaient^ 



icS^ ^± 



paru durant la nuit, clamait-îl. — 
Tsiàog comprit alors d'où les pygi 



^h "F* Jl -ê — » z/c 3C avaient tiré la rançon de leur chef. 



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î^:A:J^W 


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Les histoires de pygmées, gnomes, kobolds, nei 
pas rares. La nature de ces êtres n'est jamais expliqn 



131 



Hors la porte méridionale de 
ville de Tàn-j^ang (Kiâng-soa), 
certain Lu cultivait une plantatioD 
féviers, dont les gousses lui rapj 
(aient chaque année une bonne soi 
Aussi gardait-il son jardin jour et n' 
avec l'aide de ses fils, une fois que 
gousses approchaient de leur nâatui 
Une nuit qu'il montait la -garde, assis; 
une pierre, par un beau clair de I 
il vit soudain sortir de terre, au m 
de ses arbres, un être aux cheveux 
désordre. ElTrayé, il appela ses fils, 
alla voir avec eux. Une femme vêtues 
rouge se dressa devant eux. Le vie* 
s'évanouit; ses fils s'enfuirent affolé 
La femme les poursuivit jusqu'à 
porte de leur maison. Là elle s'arré^ 



— dSl, 132. — 2i3 

^32 j^ gg ^ ^ ^ ^ un pied à Textérieur, un pied à l'inté- 
rieur. Aux cris de terreur des fils, tout 
le monde était accouru ; mais l'baleine 



mmA^n^ 



ÎÏO l^ ^ ^ i^ /^ glaciale du spectre, tint les mieux 



armés à distance. La femme entra, se 
glissa sous un lit, et disparut. Alors 
les- fils allèrent ramasser leur père, 
3E ^ ^ ^ |§S ^ WL ' ^"'*** ranimèrent avec de Tinfusion de 






^^i^m^Aifi: 



gingembre. Désormais ni le père ni les 
fils n'osèrent plus garder leur jardin. 



W ^ 1^'S^ Ma ^ ^ J^ Un voleur en profita pour s'y introduire 

|6 "ÊË ^ ?7S ^ ^ ^ ^ '^ "^'^' ^^ lendemain on le ramassa à 

Sj. .^ ^ >fl Sfe n ^ 4^ ^^^^ °^^^^ de peur. Il raconta avoir vu 

W 'Pfc ^^ ir ^ M ^ t£ dans le jardin un homme sans tête. 

IW ^ ^ % ^ .^ T^ ^ ^'^''s on creusa la terre au lieu des 

5^ *)4I ® itt 35? tS ffl ifs ^^^^ apparitions. On découvrit d'abord 

T ^ ^L ^ S ^ ^ ^° cercueil rouge, contenant le corps 

X ^p ^ "jT @ TO ""^ ^ d'une femme vêtue comme celle qui 

W W8L ^ 3^ ^ T^ :^ ^ ^^^^^ apparu la nuit. Puis on découvrit 

Éë d^ -I- ^ 4îP ^ s S^ ^" cercueil noir, contenant le corps 

K ^ I 5^ «R ^ fB :^ d'un homme décapité. Les deux corps 

Sf^;f[jP!9Ay\^^>\ étaient parfaiiement conservés. On les 



M - «g ^ ^b ^ ^ 



brûla, et tout rentra dans l'ordre. 



. ■ j . ^ , r Vampires. Voyez Introduction IX. — Probablement 

jP\ "tJ-* "fcç j»J ï\ les acteurs et victimes d'un drame conjugal. 

S |S EF irn itt En l'an 765, un certain Wang vivait 

. -y js:. Tj^ ^ ^ Yâng-tcheou (Kiàng-sou), au nord 

n^ i* l3v "j de la pagode Hiâo-kan-seQ. Durant les 

^ ê ^ J^ 1^ chaleurs de l'été, le Wang s'étant eni- 
vré, gisait sur sa couche, un bras pen- 
dant. Craignant qu'il ne prît froid, sa 
femme voulut relever ce bras. A ce 

^ "K j^ ^ j^ moment, une grande main sortit du sol, 
saisit le bras du Wang, et le tira en terre. 
Sa femme et ses servantes tirèrent tou- 






^nm^m 



^ ^ ^ ^ S tes en sens inverse. Malgré ieurs^ffonfcs, 



24i — i32, 133. — 

"Cr 4fc ^ 'Hl '33 ^ ^ 'e Wang enfonçait de plus en plus dail 

^ ^^ i^ M ^ ÎH mu Wi '" ''"''"® entr'ouverte. Alors toute l| 

S ^ — famille se mit à creuser en toute hâte 

Tk5R^^^^"Q"$B a deux toises de profondeur, ils troB 

pbj^;^ ^^^M ^^''^"'- "° squelette entier, qui paraH 

>lt. ^ =S J.1, \5- T^ 3îr ^ S3'' ''^u" <le plusieurs siècles. 

^W^^^^^H^ voyez Introduction ,X. 

1^ iS ^ §1 '15 ^ ^ :35c 

'35 >^ &n a BB A /fl kW L épouse du sous- préfet de Sïnn-li 

l^-Ss^ (Séu-tch'oan) venait de mourir, m 

^WwC^^^^-^'^ ^'^és belle femme se présenta chez léj 

"^ S ^ ^ H M ^ '^^ sous-préfet s'amouracha d'elle, < 

iSIlahlaS^ H ^^ g'^^'da- Cela dura plusieurs mois. - 

^^XfH^jS^ il Un beau jour elle lui dit adieu ei 

M B^ ^ ]^^ ^ ^ ^ sanglotant. -Pourquoi cela? demandi 

'^ ^ E4 !>/ lis (^ ^ ^'^^* "" Parce que, dit-elle, mon mai 

Ba S S ïï A 2f ^•^^^^"^î î* ^a m'emmener loin d'ici 

t3 a^ 2i Itt 3S "^ OT conservez ceci en mémoire de moi...* 

^' $î^ i& ^ # tS yj ^'^^ *^^""^ ^" sous-préfet un gobe^ 

^^gôfc.^lj,-Tr- ijg en argent. — Le sous-préfet lui doou 

^ |gt WX éJE\ ^ tnj ?S dix pièces de soie. — Elle partit. L 

^ ^ î^ ^ ^ ^ ^ sous- préfet ne fit plus que penser 

5fe Ai ^EK'HÎô *ïÈ :^ Offl ^'*^- '^^ gobelet ne le quittait pas. 

S -5 ffi^ S é -- '^"''' ^^^' ^' '^ ^^P^'^^^ ^"' ^"^ ^^^'^ ^^ 

^ -^ aa fffi W ^ — • vant lui. — Cependant le commandai 

Mi ^ ^ ^ i^ )^ ^ ^es troupes du district ayant é 

*g HH ^ ÏP ^M ^ ^t changé, vint à Sïnn-fan pour prendf 

![ 12. ^ ^ congédusous-préfet, et pour enlever! 

yV S jp$ ^ J^ ^ 1^ cercueil de sa femme qui y était mort 

?^ îlfc /fÉ # Ih # ii ^^^ sous-préfet lui fit fête. - Les yen 

!H^ tf !• é£^ ite ^ ^ a^ de l'officier se fixèrent sur le gobelet. ■ 

" ^ Wj ïS ^ St ^ Pourquoi cet objet vous ihtéresse-t-î 

El "ZT ^9E JBk ^ >^ — ' ^^"^^ demanda le sous-préfet. — ( 

^ llP l^r ^ W ' -M- ^^^^-^^^ dJt 'e commandant, je l'ai dé 

■» a ^ ^ iw « P^^*^ ^^"^ '^ cercueil de ma feue fera 

/St ë ^ rr m -& B* me; je me demande comment il « 



— 133, i34. — 



245 



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umi<iAM.zB 

^y^w,±Mmz 

«J«-^KrïoA* 



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A 

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venu ici. — Assez ému, le sous-préfet 
raconta son aventure, décrivit la per- 
sonne, et rtnit. par l'échange du gobelet 
contre dix pièces de soie. — Le com- 
mandant rentra chez lui furieux. Il 
ouvrit le cercueil de sa femme. Son 
corps intact tenait dans ses bras dix 
pièces de soie. Séance tenante le com- 
mandant fit brûler le cercueil avec son 
contenu. 

Voyez Introduction IX et XII. 



134 



Un sectateur du Lotus Blanc, dont 
j'ai oublié le nom, était très renommé 
pour son pouvoir magique. — Un jour 
il remplit un bassin d'eau, le couvrit, 
et le confia à son disciple en lui disant: 
Je vais m'absenter; veille bien sur ce 
bassin jusqu'à mon retour. — L'absence 
du maître se prolongeant, le disciple 
piqué de curiosité découvrit le bassin. 
Sur l'eau flottait un frêle petit esquif, 
qu'il faillit faire chavirer en le touchant 
du doigt. — Soudain son maître rentra 
fort en colère et lui dit: Tu as failli me 
faire périr. Je naviguais en haute mer. 
Tu as presque fait chavirer le bateau 
qui me portait. — Un autre jour, le 
soir, il alluma une grande bougie, qu'il 
confia à son disciple en lui disant: 
Prends garde que le vent ne l'éteigne 
avant mon retour. — Vers minuit, ac- 
cablé de lassitude, le disciple s'endor- 
mit. Quand il se réveilla, la bougie 
était éteinte. — Le maître rentra très . 
courroucé. Tu m'as fait faire plus de 



546 — i34, i35. — 

it Î?S lâl ^^^ Mb S dix stades dans une obscurité complète 

/é!> BA -«• vVti yy ^ dit-il. — Un jour le disciple s^étao 

W MD ^ pX TU ® permis des familiarités avec la conçu* 

5^ ^ ^ ?î^ ^ ^ ^^^^ ^^ maître, celui-ci lui orcloDDi 

iË^ "të Wh S^ ^ K d'aller nourrir les porcs. Dès qu'il fu 

>^ ^ ^ !^ ^ ^"^'^^ ^^°^ ^^ porcherie, le disciple de 

Tp ^ '^ xï ^ ^ vint lui-môme un porc. Le maître fi 

^ ^ ï ^ SD ^ aussitôt appeler un boucher, auquel i 

il^ ffil T" "TO «îfe «^ vendit le porc. Le boucher le tua, h 

B^ \0l A^ §Sc ^ W dépeça, et vendit la viande, sans qm 

iB^ ^ ^ ^ M ^ personne s'aperçût de rien. 

iSi "ko "& ï A ^ Voyw InlroducUon XVm. 

^ ii ï* ¥ ;$: n ^35 

^ tS !l^ @ ^ Ifi A l-choei (Ghàn-tong) un certain 

^ f^ "^ 1^ 1^ 9 ^^ ^^^^^^ ^^^^ ^^ femme née Wang. 

^ Jlf ^ W I ^ ^®^ ^^"^ époux s'aimaient tendrement^ 

^ iB ybÇ «^ /\ «^ Le Ma mourut jeune. Les parents d^ 

^ 3E {§ -^ ^ ^ ^^ jeune veuve, la pressèrent de se ren 

© îP ^r ibr 4n rfiî marier. Même sa belle-mère, la voyant 

JL ^ ^ -^ encore si jeune, lurdit: Votre résolu^ 

i ^ ^ 3E ^ ^ lion de garder la viduité, est tréî 

/jffi l>l S ^ ^^ ^ louable, il est vrai. Mais songez que, 

K lïC '^ 'M' "Ml ^ n'ayant pas de fils, vous resterez uo 

^ 9\u ^ 1t W î& jour sans appui. Bien d'autres, qui 

^ Q ff^ ^ ^ I j avaient commeuieé par des propos très 

j^ ^ 4i ^^ }^ À nobles, ont fini par des actes fort bon- 

œ -CT- J^ -tt* W ^ *®'^^* ^'^"^ vaudrait vous remarier, e( 

RO >9^ ^ « ^ p3 suivre la voie commune. — La jeune 

T^ -^ Ma ^ ^ ^ veuve jura qu'elle ne se remarierai! 

s^ /i: ^ T ^ P^ 1^^^* "" ^^ ^"*^ P^*^ *^ laisser tranquiN 

\ ^M./^ I *^* ^ ^^^^^ ^^^® ^*^ modeler en argile, 

Aj} ^ y& yZ "^ yv une image de feu son mari, qu'elle 

jjiBL -^ ^ ^ 71 plaça dans sa chambre. Â chaque repas< 

^ iâî ±6 AU BSI ^'*^ servit cette image, comme elle 

9m W ^ ilB ^ servait jadis son mari, de son vivant. — 

êP ^ %J f^ JUL Un soir, comme elle allait se mettre au 



— 135. — 247 



^ — ' ^ >^ ^ W S» *^^' ®^^® ^^^ soudain l'image d'argile 



^ 



^ fîo * :«^ ^^ # 



bâiller, s'étirer, descendre de son socle, 
et devenir en tout pareille à son défunt 

•fâ f^ ^ ^ ffj ^ ^ "f^^"- — Epouvantée, la jeune femme 

^ K ^ \H^ 4-U ^ étt ^'^21*^ appeler sa belle-mére. Le koèi 

S û X H ^ 1- A ,.3rrêta et lui dit: Tais-toi ! Je l'aime 

OT "« ^ /3 <^ 1j£ A tant! La vie aux enfers est si triste! 

A ^ >î> ^ ^ jIB ft ^^^^ P^"*^ "'^^ ^^^^® commise par mon 

M^ âfc Ô ^t *=^ -tt* père, que je suis mort sans postérité. 

int^m^^ ^^ ^^^^*^^ conjugale a touché le juge 

IS ^ Is ^ ^ ^ ^ ^^s enfers. 11 m'a renvoyé, pour te don- 

^ f^ P^ îK îî ^ -ffr "^'' "" ^'^' "" ^^ ^®"°^ ^®"^® P'®"*"^ 

•^ "3^ PF ^ /l- M «-T* de joie. — Ils s'aimèrent comme jadis. 

w '^^ *>* S7 fï '^ 3C Le mari partait au chant du coq, pour 

-^ ^ ^ ^ — ' 3fc tli revenir la nuit suivante. — Au bout 

pf Ag ffl- 73^ 2p. 3i 1^ d'"" mois, la jeune femme se trouva 

M 2 ^ *Z ^ enceinte. Ma mission est terminée, dit 

W I5C "^ îftJ. ^ -X "S alors le mari en pleuranL 11 faut nous 

^ 5Î^ ^^ fSii 4Ë ^ séparer, et dette fois pour toujours. — 

■î* M ii^ KB ^ ^ ïh ^^^^ *® temps, la grossesse de la jeune 

jT „». 0^ Rk ^ 1^ iC veuve devenant apparente, elle dut ra- 

mi i^ -^ ^ "JlC ^ ^ conter son histoire à sa belle-mère. 

■p^ Q lî'^ P Tfr ^ FT Celle-ci n'y crut pas trop. Cependant, 

^ ^ ^ »^ •!' m ^ ®^*^ ^^^^^ ^^ ^^^^ ^^^'^^ ^^ ^^''"^ ^°^"» 

"HWmm Yù ^ ^ elle resta dans le doute. — Au terme 

'^^ y^ ^ ^ '^ ff^ ffl de sa grossesse, la veuve accoucha d'un 

^ SLMitS éif^ ^''- ^^' ^îl'ageois rirent. Un ancien 

1^ ai fn^ iUj ^ W /^ qjjj j^ygn des griefs contre les Ma, ac- 

1^ ÎE ffî ^ 3!RÇ ^ ^ ^^*3 Isi veuve d'inconduite. Le man- 

"Ifc 4^! "^Wk "ffiF S 111 ^^"" '^ ^^^^* ~~ ^^^^^ témoin n'ayant 

t^ ffî. :^ :â ^ YQ f^ P^ affirmer rien de précis, le mandarin 

lE 5Sr Sî ^ ÎIB lAC Rr dît: Je vais trancher cette question 

]^ «SI >^ ^ î^ ^ 1^ d'après les règles. Les koèi ne pro- 

H ^ ^ i^ ^ J^ SB J^tt^Dt aucune ombre, leurs enfants ne 

S S 3- 5 2ft S S P»'«i«"^°^ q^'^°« pénombre; qu'on 

^ hH I -^ ^ ^ P&C expose l'enfant au soleil!.. Le corps de 

^ ^ M ^JJ ^Ml ^ ^ Tenfant n'intercepta pas la lumière. 



pas plus que n'aurait fait une fumée 
>jtf f=. ^=- yw a légère. — Faisons une autre expérien- 

7^ a i© "g T^ i© r^ ce, dit le mandarin. Les images des 



mm^r^m^- 



248 — i35, iS6. 

130 ^ #jj| parents boivent le sang de leurs enfants 



les autres images le repoussent. Qu'oi 
pique le doigt de Tenfant pour le fair 



iÈM^ ^ „.„... 

W w fctl êrf ^ !@i saigner! Qu'on frotte de son sai^ 

^ $i iMl ^M âl ^ l'image d'argile, et une autre!.. Le 

bI /« V Ib V satellites exécutèrent cet ordre. L'imag 

iny aH. JL ^|j jU ^ d'argije but le îîang, l'autre ne Tabsori 

-^ — ^ •fâj' :ô' S $!] P^^* "" ^^^^^ ^" P^*'^' ^^^ le juge àj 

A:^ iï& "^ï* 63 veuve. — En grandissant, le fils (i 

^ ^ "^ -^ koèi devint de tout point tellemel 

B9 ^ 4V ^ ^^1 semblable au feu Ma, que les plus rat 

lintenlionnés durent renoncer à leiiï 



p mm ^ ± 



soupçons. 

Voyez Iniroduclion Xn. — Les mandarins se scr 
vent encore He procédés de ce genre.Ils sont général 
ment tirés du traité de médecine Ipjjale ^^%^ 
^^ -yr^ 'T^ jffi yurtn-tou, écrit en 1247, devenu usuel dans les prélolU 

vers le quinzième siècle. 



136 



^ El "i^ ^ f^ Au nord de la ville de Linn-i-biK 

^ 'fô "^ iâ ^ (Chân-tong), devant la tombe d'i 

4tt ^ *•? «ô ^ Monsieur Hoâ, se trouve une tortue ei 

>tH yv ^ m -^Jï pierre, qui ne porte plus de stèle. Elï 

^ HK /tE ' — " fffii *^" portait une jadis, au temps 

^ tEi fif -rtjn i» royaume hun des Chêu de Tchâo (Il 

^ l2| E ^MR carte XV, quatrième siècle). Les toril 

^ "t Itt ^ s8 aiment l'eau. Chaque nuit, la tortue 

^ P^ ^ J^ -^ pierre, portant sa stèle, allait preni 

>Êll ^ÊL ^ ÎS ^^" ^^*" ^*^"^ '^ rivière voisine. A" 

S" ilii x^ '3^ ' avait-elle toujours, le matin, le 

•«i 7^ ^ ^ ^ couvert d'algues. Une fois, un passai 

ffJT ^ -S +• Y5 l'effraya. Elle jeta sa stèle et s'enfui 

rW 1^ mÇ Jt Ï* a Liôu-linn-ts'ounn, village d 

J^ 4^ ^ ' liX Tch'âng-p'ing-tcheou (Tchéu-li), I 

Vi ?i© "ih îH* ""^^ "" cheval foulait et broutait le 

y ™ 71^ JIL céréales des paysans. Ne réussissail 

"^ 1^ 1è I^ pas à le prendre, ils montèrent la gaH 



|I37 


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— 130, 131. — 249 

avec leurs arcs. Uno nuit, le cheval 
reçut une flèche. Il s'échappa. La trace 
de son sang[ conduisit les paysans à un 
cheval de pierre, érigé devant la tombe 
d'un noble personnage. Ce cheval était 
blessé au flanc. On sut ainsi que c*élait 
bien lui Fauteur des déprédations noc- 
turnes. 

Près de la porle septentrionale de 
la ville de Kiâ-houo-hien (H6a-nan), 
s'élève un pont, jadis appelé \e pont 
des enfants, parce qu'il était orné d'en- 
fants en pierre. Ce pont est fort ancien. 
A force de vieillir, les enfants de pierre 
devinrent transcendants. Ils couraient 
les rues la nuit, frappaient aux portes, 
gambadaient sur le marché. Cela flnit 
par ennuyer les paisibles bourgeois. 
Une nuit, quelques braves montèrent la 
garde en armes. Ils virent les enfants 
de pierre descendre de leurs niches, 
se jetèrent sur eux, et leur abattirent 
la tête à coups de sabre. Depuis lors 
les apparitions nocturnes cessèrent, et 
la paix fut rétablie. 

Voyez iDlroduction XIX. 



137 



Un certain Séog-tingpai de Nàn- 
yang (Heûe-oan), jeune mais brave, 
dut un jour faire une marche de nuit. 
11 rencontra un revenant. Qui és-tu? 
lui demanda-t-il. — Je suis un koèi, 
dit le revenant; et toi, qui es-tu? — 
Moi aussi, je suis un koèi, dit le 
Sông. — Où vas-tu ? demanda le reve- 
nant. — Au marché de Wàn, dit le 



250 — 1S7. 

>S f Ô ^ ^ S "^ Sông. — El moi aussi, dit le revena 

d^ ^ Yrt 4Ù à& -Ife faisons roule ensemble. — Quand 1 

-^ W 10 W 9^ ^ eurent cheminé un cerlain temps, 

"^ ^ ^ ^ f^ TX revenant dit: A marcher aint^i, m 

nous fatiguons tous les deux. Si noi 
nous portions Tun Tautre, à tour 
rôle? — Accepté, fit le Sông. — Le 
[Fè ^ 1^ ^ ^ prl" venant le prit sur ses épaules. Oh! 

ti/tt i& ^É. ^ ^Ù àk ^'' ^^^1^^ ^° ^^ lourd! Tu n'es pas 

j^^ ^ -? î« ^^^*- - ^® suis koèi depuis peu ^ 

f^ ^ >S ^ W ® temps, repartit le Sông; je ne sais g 

^ jjIMr "T ^ ^ ;kH encore parfaitement déféqué; vo 

- — pourquoi je suis encore lourd. — Qaa 

ce fut au tour du revenant d'être poil 



n^ .^ m # ^ ± 



T^mmmm ^ 

^ ^ fl^ ^ ^"Pi le Sông constata que de fait il ne pes 

^ ^ W^ ^ a ixi '^^"' ^^^^ ^" ^^ portant, il lui dema 

^ ^ ^ W fâ^ «* ^^' ^^^ ^^^ ^^ ^^ Texpérience, dis-il 

wM « W "^ jS' ^ s'il te plaît, à moi qui ne fais que d 

>S ifc ^ ^&% S f S buter, ce que je devrai craindre déa 

y^ ^W Yâ ^ "HT Pî mais dans mon nouvel état? — Les to 

ZZ '^^ craîgaen«t qu'une chose, dit Je rei 

^ fiX S ^ ^ lA^ "2mt, à savoir les crachats des vivaHl 

1a9 ^ ff^ ^ iÙ ^ ^^* '^^ paralysent. — On arriva 1 

^ ^ ^M Sk ta^ ^^^^ ^^ ^'^^^- ^^^^^ ^^ premier, dit 

Td ^ V™ f^ B9 -^ Sông. — Le koèi passa, sans qu'on l 

4^ ffî ?M 7 ^ fil tendit le moindre brqit. Quand le S^ 

TT ffi i^ ^ là "^ ixassa à son tour, î'eau clapota. — Qui 

^ ^ • I ^ » ^^^^^ ^*^ ^^ revenant. Non tu n'es ( 

^ I H ^ yW ^ ^ un koèi! —Je suis mort il y a peui 

ftË iM ^ l^-^ S j^"^^' ^*^ *® ^^°^' ^® "^^ ^"*^ P^^^ 

àV iM ^ i:k> ^L itX ^^^ éthénisé; de là ce clapotis. - 

TU fli -^ ^ P& iw arrivèrent au marché de Wàn, le U 

-^ ^ "g ^ ^ |||[ portant le revenant. Soudain le S< 

, ^ jt^ 4t S ffl étreignit le koèi si violemment, qi 

^ ' "J ^^ ^ ^ lui ôta la parole et le mouvement. Pa 

^ ^ JW lT 5fB ^ d'un coup d'épaule, il le jeta à terre. 

M -t W ta S W ^^ ^^^* ^^^^^ P"^ ^^ forme d'un moi 

^S ^ fis S M liÉn ^^"' ^® ^^"^^ cracha sur lui, ce qui] 

jW !^ ^ :fâ W tH* paralysa sous cette forme. Vite le Se 

>w W^ XË ^ IZH >fc chercha un acquéreur, auquel il vei 



-- i37, i38. - 251 

5^ :^ ^ ^^^ ^ ÎS ^^? ^^^^ P^"^ ^^^ P'^^®^ ^® '"^»" 
L -13^ jM. g jy + iM! °^^^' ~ ^^^ contemporains rirent tout 

1^ y ^ îm S t$ i «ft ^® ™^™® ""^ P^"' ^^ '® ^^^^^^ suivant 



» 



K j^ ^ ^ iJi ^^ ^ devint courant: Pour qui veut des koèi, 

^ >\ S^J ^ SU ^-^ "ft ^'^^' chez Séng-tingpai. à 150(V pièce. 

^ ^^ ^Xlr Q 5Kî rfHc ^°^" Intrortoclion VII el IX. — Quand les païens 

^ ^^- 9Hl M TV "•* v«"'«"l é««^'" une âme, ils crachent Ainsi les assistants 

RyWt ES ^-h ' I^ "^ ^ ""® exécotion capitale, crachent vers le supplicié, pour 

. r^B /S Xr yj >0 emp*cher son âme de s'attacher à eux. 

K >^ iXl X ]^ 31 Un bachelier Vén du Oû-kfang 

^ iSi ® ^ 7C Bf (^àng-sou), était précepteur dans la 

^ :Ha JET ^ il(tl n ^^"^''® Tsiàng de Ttiân-hoao. 11 revint 

1- î^ #â -T ifl^ H^ ^*^^^ ^"*' P^"*" *^ ^^^® ^^s tombes 

»r IRr SW r i^ •£• (5 avril). Son congé étant expiré, il dit 

5 jfiSL ^ ^ 7^ ^ ^ ^^ femme: Je retournerai à Taân- 

L. j^ -île ?ll ^ HS ^^^^ *emafc. J'ai un ami à visiter, sur 

'^^ ^ ^ ^ ^ le chemin. Prépare- moi à déjeuner de 

Mt J^ l^^mï m ^ tï'ès bonne heure. — Le lendemain, la 

^ rM' ffir PI Hft "^ femme se leva avant le jour, lava le 

■^ ^ ^ - ** riz, cueillit des légumes, et flt cuire le 

tout. — Leur maison était située entre 

^Û une colline et Teau, en-dehors du vil- 

5 ISK iA Si ^ ^ ^^^^' "~ ^^"^"^^^ '® ^^'^** ^® levait, la 

^ %^ m ^^t ^ femme appel» soq mari. Il ne répondit 

^ H^ K i@ IfflP 7^ pas. Elle entr'ouvrit les rideaux, et vit 

St _£^ $ f^ S î§ '^ ^^^P'^ ^*^ ^^" ™^" gisant sur la cou- 



^mik^ m 



ehe décapité. La tête manquait. Pas 
une goutte de sang n'avait coulé. — 
^ ^ ^ ^ IP^ "^ Epouvaatée, la femme appela les voi- 

^ ^ff ^ ^P^ ^ 3L ^^"^* ~~ ^'^^^ ^^^ ^^'^ ^"^ ^^ portèrent 

^ SH ^ ^ ^ ^^"^ ^^^ soupçons. — Son mari, disail- 

^ EH ^ "Ff 'W '^ on, l'aura surprise en adultère. Son 

^ '^ Q jfP ^ ^ amant lui aura coupé la tête. — Bref, 

g^M og pâ ^ Srti le mandarin averti, vint examiner le 

^ yj n^ PB WV cadavre, arrêta la femme, l'interrogea, 

^ UD. f^O ^ i@ iB la tortura. Comme elle n'avouait pas, il 



25i — iS8, iS9. — 



*^^ (§ iî lÊ ^ ^ rincarcéra, en aUendant. — Il y aval 

/fi" pi xgL t^ jix ^^s ^^^^ ^u® *^ malheureuse languis 

iS rr fart ^^*^ ^" prison, quand un Tillageoî 

Tft r/T >y^ y\ El SS étant allé couper du bois sur la colline 

H^ * IK â^ BS ÎTd ^ remarqua, dans une tombe en ruines 

"W* 4ff fM ^ ift S "" cercueil bien conservé qui loi para 

:St tfi W ^BF tB '^7 enlr'ouvert. Soupçonnant que des mal 

^ ^ ^ ilE ^ M. faiteurs avaient pillé cette sépulture,! 

If^ "^ ^ ÉoK i^ 1^ avertit le village. Les villageois vinreB 

^ ^ ^ ^ ^ t^ ^" nombre. Le cercueil fut ouvert. Ho* 

fS9 ^ "^ "^ m w reur! Il contenait un vampire, auvisag 

^ iHl ^ ^J i^ 4^ vermeil, au corps couvert de longs poil 

iBa "p ® 3S -^ ® blancs. Les deux bras du monstfi 

W J im yy ^ ^ étreignaient une tête, qu'on recoBOÉ 

M tu i^ 7f^ /^ M ^^*'® ^^^'^ ^" bachelier Liôu. — Vileo( 

"fr 4^ >^ 7î& ^ ^ avertit le mandai in, qui arriva avec s 

=3tef ^ ^ *t^ ^ rti. suite. On eut beau tirer, le vampire a 

^ wt W W «* Pv lâcha pas la tête. Qu'on lui coupe le 

"^ ^ ^ ^ ^ ^ ^^^^' ordonna le mandarin. — On ^ 

^ ^ ifh fâ S^ IP^ alors du sang frais couler en abondaDfi 

rt ^ ^ ^ CL^ '^ du corps du vampire, tandis que la ièï 

^ 7^ W /^ w A du bachelier sucée, n'en coutenaitpli 

f^ 1^ vS 'êr iSi h ""^ goutte. — Finalement le mandarii 

^ ^ ^ » MPL -L g^ ^^^^^^ j^ vampire. Puis il acqoill 

la pauvre veuve. 



ri HIS ^ in ^ 

ta -^ É ^ %% j 

Jdc ^ :^ ^M i*ô ^" étranger très fort et sans peof 

^ ^ ^ ^ r^ séjournait au flôu-koang dans une vieill 

f ^ lit @9 ^ pagode solitaire.. Une nuit qu'il se pro 

^ Éfe A r& ^ menait dehors par un beau clair d 

S ^ ^ ^ iô ^""^' ^* ^*' entrer dans un massif d'ar 

I» Jm ^ ^ TB bres, un homme coiffé d'un bonnet 



Voyer Inlroduclion IX. — Têle enlevée après lel« 
ver de la Temme. — Les poils blancs des vampires, sd 
probablement le myrélinm d'un champignon, oa d 
moisissure, les cadavres chinois enveloppés dans 4 
habits et du coton, séchant plutôt qu'ils ne pourrisseat. 



139 



- i39. - 25a 



'fêS^I^'Fll^^'W *^ ^^^^ ^^^ ^^°^' Comme il voltigeait 

"(1^) ¥^ *> â ^ YM €1^ plulôt qu'il ne marchait, FétraDger se 

^ ^ ^ ffi ^^"^^ ^"® ^'^^^'^ "" ^^^*' " *^ ^"'^^' 

P^^i)^>w/'P^ de *oîn» «t ïe vit disparaître dans une 

^ ^ Ht "^ 91 "jl^ ftl ^<>i^^e ancienne, située en plein bois. 

7 S" JîCt A^ M 4^ K» Pas de doute; l'être mystérieux était 

-4^ W y? ^ tn .fg H un vampire. - Or l'étranger avait en- 

^ ^ ^ ^ Jt. ^ tendu dire, que le plus mauvais tour 



qu'on puisse jouer à un vampire, c'est 
^K :zr t^ ^%» im -fcf de lui dérober le couvercle de son cer- 
^^ mL ^ rPi ^ ^ cueil. Tout le monde raconte cela, se 

^ ^ 1^ Z' # ^ M ^*^"^^' ^'^'^^ *^ moment d'en faire l'ex- 
périence. — La nuit suivante, il se mil 
en embuscade dans le bois. Un peu 



S ;S âe ?i W # 5!$ 



Tumm^i^ 



tombe. L'étranger le suivit. — Le vam- 
pire se rendit à un grand bâtiment à 
étage. D'une fenêtre, une femme vêtue 



^* JB* h3 fê >^ f^ ^ avant minuit, le vampire sortit de la 

^ i(^ ^ f^ "^ ^ M ^^ rouge lui jeta une corde blanche. 

•tN nHi iS ±p ^ -^ -fcn ^6 vampire grimpa à l'étage, et se mit 

tttf^«^ à bavarder avec la femme. — C'est le 

iw P^ ^ ^ n S # moment, se dit l'étranger. - Vite, il 

^^ ^ W^ SlV Vk % courut à la tombe, enleva le couvercle 

BH ^ J^ ^ -ti- 1^ ^ ^" cercueil, et le mit en lieu sûr. Puis 

™ 2|p v'C ^"^ ^ TO 4^ il se cacha dans un fourré, pour voir 

"?• 1^ ^ "^ Jl ^ ^ ce qui arriverait. — Vers le malin, le 

^ H ^ T^ ^ |-f| -^ vampire revint. Quand il eut constaté 

- -^ ^ ^ 1^ ^ -^^ la disparition du couvercle, ilmanifesta 

^ flffif -& J W IW — • un grand effroi, fureta aux alentours, 

i& -^ ^ Hi 't' JP l't P"^^ courut à la grande maison, et de- 

S -te 36^ -f- -^ l+l ■& noanda asile à grands cris. La femme 

^ parut à la fenêtre, mais ce fut pour 

^ ^ ^ ^ W ilf^ 'l-î^ ^^''^^ d^^ gestes de refus. Le vampire 



sautait et hurlait de désespoir. Soudain 
les coqs chantèrent. Il tomba comme 
foudroyé. La femme s'affaissa aussi à 



(^Jj^:*KS^^j]^ sa fenêtre. — Au matin, des passants 

^ ^ IS ikâ A ^ P trouvèrent le corps d'un homme vêtu à 

^ nr IS TR yv nâl / l'antique, gisant devant le temple des 

§1 ^ j^ ^ ^ H ^ mânes de la famille Tcheôu. A l'étage 



254 — dSO, UO, — 

îfr WL Wl )K| ^^^ >è HR ^^^ temple, élait remisé le cercueî 

VÊt k k ISf ^Ot ^ Èb ^^^ encore enseveli d'une femme d< 

W^ y\ y^ ™ 2p "K Sv celle famille. Le cercueil était ouvert 

HV J^ S ^ f^ ^ Â^ ^^ 1^ femme velue de rouge et ceînU 

|g ^ If^ A M >^ TU ^'^^ ^^^° blanc, gisait sar le plan 

^ ^ S ri a œ ^'^®''* ■" ï^'^^"^"S^'^ raconta ce qui 

BC '^ Ê W) ft y^ W avait vu la nuit. — On brûla les dem 

^"^ Jfê ^ '7 ^ îS^ ilB^ vampires sur le même bOcher. 

"l/ic ffkE >te ^H . ^^ Voyex IntrodaclioD DC et XH. — Le couvercle à 

VJ^ 'T^ ^R ^1 ^"^ MKl cercueil étant enlevé, le corps da vampire, atteint pM 

jÊ^ r-j ^.^ Y ^^ allé, les intempéries de l'air, se décoir 

^ N ^ f' ro ëi 140 

S. dfti ~* ^ I^ -— temple Kai-chan-sen, dans li 

iH& i^J :zr 7G 'C village Tchoùnn-ts'ai-U, fut primiave- 

^ ^ 6^ ^ ^^ ^ "'^^"^ *^ propriété d'un certaio Wéi- 

^ ^ ^ !m1 ^ ^ ^^°^' bourgeois de la capitale (La(K 

^ ^ ^ 2* p^ J? yang, Heûe-nan). Cet homme étant 

St itt |/i ^^ ^ 3C mort jeune, sa veuve, née Leâng, n'at- 

Js^ ^ Jg £g ^ f^ tendit pas la fin du deuil pour épousai 

^ '^ !ffî -tb ^ F* ^° certain Hiâng-tseutsi, origîoaire da 

^ ^^ J? :^ Heûe-nei. Bien plus, elle installa soi 

iw ^ ^ 5% ■ ^ nouveau mari, dans la maison de Taih 

"5^ tife ^ -P- — BV ^'®°* "~ ^® défunt apprit ces actes (k 

âS ?^ ^ ^ ÏC*» ^^ veuve. Il revint en plein jour, à che- 

«B 5^ W ^ ^ ^ val, avec une escorte, el cria devant II 

^ 3 ^ ^ ^ porte, à son ancienne femme : « C«l 

^ âJ* BF ^ ^h ^^*^* ^'^^ ^® ™'^^ oublié! » — Le nou- 

>i> ^J *A< tST ^* vpan mari hânri» RAn ar/». pf Ini rl<S/»/\i*hj 



m veau mari banda son arc et lui décocbi 

W^ une flèche. — Atteint en pleine poi 

^ trine, le cavalier tomba de sa monture 

Tout son cortège tomba avec lui. L'ei- 

mari était une statuette en bois de pô< 

_ ^ ^ cher, le cheval et le cortège élaîenl dea 

^ 4S ^ ^ i§ simulacres tressés en paille et jonc. — 

-^3 -m mi J^ m g^payée, la femme fit don de cette pro- 

priété aux bonzes, qui y érigèrent le 



^ Z ... ... 



■^m^^ p r- 

^M^^ ^ temple K'ài-chan-sea. 



ml W ™ 



/^ Texte dn sixième siède. — Fignrines d«s corttp» 

PI tuoèbres. Voyez TP gige 'i9; et Morale et l'saf». 



— i41, — 255 

"^fe" ildft SB A BÉf ' ^ ^ seconde wlilion, page 533. C'est ràmc du mari, qui revint 

yj A^C. 7ik y\ ffm dans sa statuette. 

^'J ^ ^ il M ^ Le chancelier Teéu-poni élanl 

ïH A ^ ^ ÎK "^ ^^^"^^ ^° ^ê:e, obtînt sa retraite, et 

-t& t7o ^ € ^t^ iS 



revint à T'âi-yuan (Ghân-si) son pays 
natal. Il se logea, au nord de la ville, 

sur un terrain dépendant du Yâng-k*iu- 

^ ^ fl5^ mi ^ff" ^"®°* "" ^° ^^''^ mystérieux hantait ce 

#'^^ :J^ É+ ^ ffl ^ '^^^^* ^' apparaissait surtout dans les 

>^ ar ^ ^ t« épais brouillards qui suivaient les gros- 

"W S -^ ^ ^ ^ ses pluies. Beaucoup de gens Tavaienl 

rencontré, plusieurs étaient morts de 
peur. On finit par promettre une récom- 
pense de cinq mille pièces de monnaie, 






"^ Bt 115 ^ ^ ^ ^ quiconque en débarrasserait le pays. 

A -y ^ ■ ^ -jte Personne ne voulant se risquer, Teén- 

^ '^^ ^'^^ pou i qui était fort et brave, s'offrit. — 

"& M^Mr$ jX, '' sortit le soir, à la recherche du 

5S ^ ^ ^ ^ 1§ «spectre, et le rencontra au moment où 

^ m ^ ^ S ^ celui-ci sortait de son repaire. 11 lui 

-7& J!3 ta TO ■«* ^ décocha aussitôt unefiéche, qui le tou- 

MÈ Èk ^^ ^ i^ cha. Le spectre prit la fuite. Teéu- 

*tr M H ^ ^ dp ^^"^ '"* donna lâchasse, et lui tira 

m ai^^ tm ^"core deux fièches. Le spectre se jeta 

^^ q^ Pp ttig :i^ ^P dans un précipice. — Teén-poui revint, 

j|^ B S ^ lij ^ chantant victoire. On but à sa santé 

pour cinq mille sapéques de vin. — Le 
lendemain, on chercha dans le préci- 



^^^A 



^^ ^ ^ ^ M* ^ P'^®- ^° trouva un Fàng-siang-cheu 



percé de trois flèches. Les apparitions 
cessèrent. 

Voyez Introduction XIX. — Il s'agit d'un méi, vieil 
objet devenu transcendant. — >ît ffl Jl^ Fâng-iiang' 
cheu on §^ J^ Jjjlfi K'âi-lou-chenn, image en brin- 
K ë; ^p» Î^Q A^ dilles et papier, portée en tête de toutes les processions 

- ^ funèbres. C'est un chénn, chargé d'ouvrir la voie, c'est- 

à-dire d'écarter du chemin tous les influx néfasles. La 
coutume, générale dès la dynastie Hdn, parait remonter 
aux Tchevu. Voyez TP page 85. 









256 — 142, 143. — 



^ \ ^ ^ "^ ^ ver un maître. Une nuit que ses pî 



Sous les premiera Séog (5® siècle] 
un étudiant était allé au loin pour troi 






rents veillaient auprès du feu, le jcuc 
homme leur apparut soudain et Jei 
dit: Je ne suis plus en vie. C'est ma 
4^ Se ^ "^ ]% t^ ^^^ ^^^ ^^^^ voyez et qui vous parli 
■*#. 6 t!^ P7 PT jâ Tombé malade au commencement de d 
^ ^ ^ ^ '-' *^ mois, je suis mort aujourd'hui, à lell 
^ ^ jl "£* lit 3^ heure. Un certain Jénn-tzeutch'eng d 
^ & fi itfc H "^ Lâng-ye (Ghân-tong), a pris soin d 
jp? HB "^ -21 ^ .m. ™^° cadavre. Demain il le mettra e 
«• W ® r W ^ bière. Je viens vous chercher pour I 
^ ^ ^ Jl |fe JiâS cérémonie. — 11 y a mille stades d'i< 
RH ^ Bft éift l>f 'J^ ^ Lâng-ye, dirent les parents; comniBi 
W 3^ w w 1^ ^ pourrons- nous arriver à temps? — U 
K |§ l^u 'S '^ ^ char vous attend à la porte, dit Tàme 
^ JE ^^ H f^ Venez! Vous arriverez â temps. — Le 

AjL^ -Q^ ^ t^ E3 parents montèrent dans le char, et s] 
Sp "^ W tS: >^ absoupivent. Au chant du coq, ils d 
^ Q 9R ^ ^ trouvèrent à Lâng-ye. Quand ils exd 
;2 te ^^«^ 35 ^ 1*^ 3g minèrent le char qui les avait trans 
î^ 4m ^ "^ A -À^ portés si loin avec une telle rapidité 
wT Se rJï IK ^ wB ils constatèrent que c'était un de ce 
Wi ^^ ïiC "SE 1^ chars en papier attelés d'un cheval d 
bois, que l'on offre aux mourants pou 
le grand voyage. Ils trouvèrent Jénn 



#ji.^ 



Tu »fi ^ ^ tzeutch'eng, et pleurèrent leur fils 

^ ^^ ^ 4fF fi- ^ ^^ °^'^® ^° bière. Tous les renseigne 

-i IEL ^ ^ ^— ;^ ments que l'àme leur avait donnés, s 

FI ^^ >ïÇ ^ TT ^ trouvèrent, vérification faite, scrupa 

'Ê $ J^ ^ leusement exacts. 



Voyea Inlroduclion XI. — Pour le char de râmi 
voyez Morale et Usages, seconde édition, page 495. 



m tK ^ ^ **^ 

A .fil <^ 



A T'oûng-tch'eng (Nân-hoei), m 



— U3, 144. — 257 

^^^ ife fÊt 7 M- certain Sôu-nanU'ouon était à TagODie. 

tIA -S* «&, f& &n Soudain il demanda à ceux qui l'assis- 

ÏW M 3^ m TU laient: Li-kingie et Wéi-tchaofang 

>Hi J^ Wi ^ K sont-ils venus? — Personne ne com- 

prenant rien à cette demande, pn lui 
donna une répi)nse évasive. — Au bout 
d'un certain temps, le moribond de- 






>ft; ^ ^ fcH manda encore: Sont-ils venus? — Non, 

-â^ 2& J^ ^ "^ '^^ dit-on. — Appelez-Jes vite, dit-il; 

wB v(j w lEf ^ puis il tomba dans le coma. — Voyant 

'^ ^^ -^ ^ B9 que la mort était imminente, on courut 

^S ^ .|t# A >& ^^ marché acheter un palanquin en 

^^ ^ ^j^ '^ 1^ papier pour Tàme. Quand les familiers 

W ^t «s '^ ^ Texaminérent, ils virent des noms 

@^ iS ^ € ^fc écrits sur le dos des deux porteurs. 

^U ^ ^ ^ "^ ^'""^ s'appelait Li-kingie, et l'autre 

iéuk m S Wêi-tchaofang. Us comprirent alors le 

PK O ^ rS ^ s^ns des questions du moribond. Dés 

-^^ ^-^ >^ Jff H qu'ils eurent mis le feu au palanquin, 

-y ;3ç; ^ S Sôu-naats'ounn expira. — Ce n'est 

T" ïnj tr W pas l'usage d'écrire des noms sur les 

HfQ ^ rfif ^ flgurinesfunébres. L'auteur de celles-ci 

^ ^ ^ #^ l'avait fait, par plaisanterie sans doute. 

— S -S ^'^ Sôu-nants'ounn avait eu révélation 

7C t^ ^ ^ <)cs noms de ceux qui devaient empor- 

•dt^ £A iA l ter son âme. N'est-ce pas singulier? 

I^b i^ n^ Voyee )e naméro précédeut. — Chars, dans !e nord ; 

••nT 5^ ""^ ^^ palanquins, dans le midi de la Chine; pour lésâmes, 

comme pour les vivants. 



4^ ^ M 5^ 



144 



fi* ® Â ^^"^ '^ district Oû-tch'eng-hien du 

2r ^ i»r Hdu-tcheou-fou (Tchée-kiang), il y 

ÎPp Ç 5^ Jlît avait jadis un temple, dédié au « Prince 

A ^ -& -^ courageux et valeureux». Voici à quel- 

jL^ ^ y^ ^e^ le occasion il avait été bâti. Au moment 

f& /R 'R ^ où les provinces secouèrent le joug de 

H^ ^ ^ TO *^ dynastie mongole Yuan (avènement 

33 



*\^^. 



258 - 144, — . 

'Q iC ^ ^ jy ife ^ ^^^ ^^°^» ^" ^^ '^'^ siècle), dans a 

j^ -P. 31 ^ -^ S^ EM pays-là un jeune homme leva une ban 

a^ "T f P ^ ^ ?ù Rfé de de partisans, et attaqua le généra 

Jp$ Pg IPJP ÎE ^ f^ ± Tchàng-cheutch'eng. Il fut battu « 

/^ !^ ^ dit n in] ^ ^"^' ^^^ ^"^^^ ^^ pleurèrent, et lui éle- 

ÎS ~>^ »l«f !!_. ""A II a« vèrent un temple, sous le vocable di 

vf A^ ^ JK W i w «Prince courageux et valeureux». - 

^ ^,%M^^^ ^" *'^° ^^^^' "'^ bourgeois de Ofr 

î^ * M ^ fiff i& 35P tch'eng-hien nommé Tch'ênn, étaa 

:*j< >• yfl* ^ ATI ^ yu allé brûler des parfums à ce tenfiple, ei 

:}£ 'HI M ^ ^ êi dt revint obsédé, au point qu'il Unit pi 

-^^tîiSfê^AA. ^^ pendre. Son frère aîné Tch'énB- 

y^ -^ ^^ jtf Utz \r^ -& tchengtchoung, prit fort mal la chose 

m A^ >^^ mW ^ On néléve de temples qu'aux chéfl 

^ >^ 'fô -H5F ^ K -^ bienfaisants, dit-il; leskoèi malfaisao* 

K^ &^ ^ JS iS " *^"^ P'^^ '^ droit d'en avoir. - Comiw 

^ ^ '^ ^ ^ c'était un homme intrépide, il alla ai 

'^ Çk 3ïk § jll temple en question, et ût parler le des 

ttl ^ 4^ >\ 'dÈ J^ j^ servant. Il n'y a pas que votre frère 

^ /^ i^ E3 ^ cfa BA '"* ^*' celui-ci. Les deux premien 

» t^ 1^ iiO "*y ^P »5 hommes qui ont brûlé des parfom 

-^ ^ JE ^ ^ ^ ^j| danscelemple cette année, seront peo- 

J^ î. ^ iM; ftff 3K fêè ^"^ tous les deux. — Furieux, Tch'êM 

#^a jfl -* — |i. H^ tchengtchoung alla quérir ses ouvriers 

5S. 5^ Wv ZT H ^ Ils vinrent en nombre, armés de pioches 

^ H t^ 0K 4^ i^ Jl:5< ®^ ^"^'^"^ ^^^ ^^'^ ^^ démolir la stati 

•RÉBTP5SâÊ"H*'ff ^" Prirjce courageux et valeureux. - 

^ rH Ti? ^ a ^"^^^ '® peuple le sut, beaucon) 

JLL i^J 4^ ® ^ Jtli -^ eurent peur. On avertit même le mafr 

S^ l^f :^ A. "^ ^ ^'1 darin, de ce que certains qualîGaiei 

% ^k "^^ -JU ^ "t: ^ d'attentat. Tch'énn-tchengtchoung cité 

|i ^P W 7v ^ It ma déclara le motif qui l'avait fait agir 

WlÇ iE IS .1^ ^ ffî g| 11 ajouta que lé Prince courageoi 

ffi Sjb ^ |jfi -^f- ^ "Ê; ®^ valeureux n'étant mentionné, ni dan 

^S.^ j*f o irli -^ ^i ^ rhisloire nationale, ni dans les annale 

A ta ^ P§f W m ^ locales, c'était un chênn ou un kol 

^ -4^ ^ ^ Z^ ji£ ^ interlope, n'ayant pas droit à un tem- 

^ TP ^U W À + ^ *^'®* ^^^^^^^' ^ '^ P'^^® ^^ ^^'^® que j'a 

'^^m^ù'^'è, »'*^^l"^' ""^ statue de Koân-ti, qa 

fl^TT 4^1+;^ m.\ j^ ;§ sera une source de bénédictions pourk 






— i44. ^ 259 

^^7^\'^^^^î^ peuple. Je la paierai volonlîers. — Le 

JS ^ 4fr -rtf ^ P3 FI lE "^3"^^^''*" *^"2i hautement Tch'ônn- 

trl^Hlvh^^Cà^ tchengtchoung, et décida qu'il serait 

M^JE^^^^^'^ fait comme il venait de dire. — Deux 

^ ^iSlSïFïB^^ ™^^^ ^'"^ ^^'^^^ ""^ ^"® nubile de la 
^>tt^lF^S^^S ^^*"*»'*^Soûnn, fut soudain possédée par 
^ tt j^ lHj t' ^ 5tC âSf un esprit malin. Je suis le Prince cou- 
â^'^^ik:^^^^^ rageux et valeureux, criait-elle. Un 

t'H" '^fe jK ibC ^5^ ¥K ^ méchant ayant brisé ma statue, m'a 
teSiï^ti'S^^? ^^^"*^ ^ ®*'^^''- Servez-raoi du vin et 
J^ ^ «I ¥R t^ ^ 5W ÎE des mets! — Les accès de celle fille se 
^ ^ VÊ ^ W^ ^ B-ftk succédant, son père alla trouver le 
r^^^P^-fs^^ê^yéb T^^'^°^- Laissez-moi faire, dit celui- 
S TiS ^ 110 IX 45 >nf fffi ci. ~ Après s'être armé d'une branche 
llt^0J^@^^yC <^« pécher, il alla droit chez les Soûnn. 

et entra en criant du haut de sa tête: 
C'est moi qui ai démoli ta statue! C'est 
moi qui t'ai jeté dehors! C'est à moi 
ÎS ^ ^ ^1^ ^ ^Ij ^ ^ ^'"'^' ^^ ^^"^ t'adresser. Laisse cette 
9ë ffi 'À ^ -Jt- iK* 9U *« ^^'® ®" P^^^- Mendiant! Pique-assictle! 
^ 1R A yu I/C lUj >»< îlW Avec des manières pareilles, lu veux 
^^!^'^^'JK^:1^ qu'on t'appelle Prince courageux et 

t^hj^^rïaêi:^ :;;rpTu;'v:efiS'7vS:nir;^ 

^^ MJ ^ PH yv Wi jT ^ méchant, gémit celui qui possédait la 

^.^^ï®0^^J3 fille. Je m'en vais! Je m'en vais! — 

^S.mz$:.^^M?S.&3 Craignant un retour offensif, le Soûnn 

^71 ^ ^^ 'Y ^ P*'^^ '® Tch'ênn de loger chez lui. Tant 

m iHf* ^ ^ "H ^ A M qu'il était dans la maison, la fille se 

^ i!^ ^ ^'J Mil ^ ^ 4^ perlait bien. Chaque fois qu'il s'absen- 

?tî^î'>(SSS*!S ^^'^' ^**^ ^^^^ ^^P'*^^ ^® ^^^ ^^^^^• 
.— . A\ JC W iM 7S S" 5C Enfin Tch'ênn-tchengtchoang conseilla 

S ^ ^ "© ^ JPÇ ^ ^ ^^^ P^**®' ^® *^ marier le plus tôt 

possible à un jeune homme de l'endroit. 
Quand elle fut mariée, les accès cessè- 
rent. 

^i ffii in* ï/t "fî ^^ 35J Prêta famélique. — Le bois ih pocher chasse les 

koèi. Voyez TP pages 83 et 84. — Le mariage guérit les 
liyslérique». 



ÎE ^ it ± ^ 






2C0 — i45. — 

MiPlWi^i^^^i^ A Pékin, on garde impérial passa 

:^^'M^^iè^^ '^' ^^^'''' ^ ^''""' *^ ^'^''^' ^" J'' 

^ »l^ iH' ^ ^ îffl M i^ ^^° cheval s'emballa. Un vieillard lira 

m m' ÏÏL ^ Ml ^ W 9t de Teau d'un puits. Dans sa coarsefo 

^ M # ^ IS* 1nf 5? IS6 '^' '^ c^^^^al le heurta, et le précipi 

^ ta i^ *«• ^ 7^ en É+ ^^"^ '^ P"^^^- Q"^"^ *® ^^^^ ^^^ ^^^ 

'^ Of ^ ^ ^ a^ ^ maîtriser sa bête, il s'enfuit en ioui 

-^ kX M ir ^ iEi Mi^ hâte. — La nuit suivante, le vieillw 

#f^ i^ fS fi§ ^ 4|i\ Jlt là ^"* apparut, et lui dit, avec accomp 

" - gnement d'injures: Je sais bien qi 

c'est ton cheval qui m'a poussé dai 



#W^^^^^||[ ie puits. Mais toi, tu n'as rien faitpoi 

~ m'en retirer... Et ce disant, il se mil 

briser la vaisselle, et à lacérer le papM 
des fenêtres. - Toute la famille pr« 



•^ ^ S)C # ^â ia «I * ^ ■'"' '°'''°"" ~* •""'' '""■••'' 



des libations. — Cela ne suffit pas, d 

a ^ m M ^ ^ m rr- *® ^^^- "^'^^^^^ ^"® ^^'^^ "^'^"^ 
t^ ^ rJ 9H ^ ^ M nO une tablette, portant mon nom, q« 

^ S "fl^ iSl ^ Iffi SE ^ ™^'' C*^^^"6 J^^^"* ^^^s m'offrirez d 
^r^ifJ^^mit^^^\y^ pie^js de cochon. De plus, vous a 

ferez les mêmes offrandes régulier 

B i^ ^' ^ ^] ^ ^Ù iBI ^"'^ ^^s ancêtres. A ces conditions, 

â Jl. ^ ^ ir ^ #& ^^ °^^ tiendrai tranquille. — Il falluli 

S2S5^S2S P^^'^'' P^'* '^- ^^'^ ^^''^ plusieurs H 
^ Ml ^^1§iP«>'F «éçs. — Depuis |e jour de l'aceideB 



|^B|jS|J[;±fiB^r]- le garde avait évité de repasser près^ 
3fe :S1 iàt â *S 5^ *^ ^ malencontreux puits. Un jour qu'il éU 
^ TTî WB H ^ nff ^ T^ de service, le cortège impérial pasl 



î^ ^ ^ ]tb ^ ^ ^ ^ par là. Il essaya de se faire dispensé 

mais fut rebuffé, et de plus moqi 
Qu'as-tu à craindre, lui dirent ses fl 
marades, en plein jour, avec tanti 



iÊi M fî M 1A ^^•*^ ™^^^ ^"^ '*^*^"^^' ®^ ^® P'^^s moqi 
mn 1^ ^^ m X± r' m /r^ Qu'as-tu à craindre, lui dirent ses û 



s%inB\Ên^m^ 

^ # Jt iii^ ^ 3 ^ fil qu'il vit le garde, il se jeta sur lai, i 



i%iDBWLl^^^^ compagnons? — Force lui fut donci 

h jf A -/t* s'exécuter. Quelle ne fut pas son éptf 

-i^ ^^ y\ y^ vante! Le vieillard tirait de l'eaa.D 



- 145, 146. - 261 

^^^ ^ tfe J^ ^ i?0 ^"^°^- ^^ ^® "®ns, enfin! Être sans 

•^ ■fc^ ^ ffi ^ % entraillesl Après m'avoir jeté dans le 

ffife M !t ^ ^ P"*^^' ^" °'^^ ''^^'^ ^^^^ pour me retirer I 

1^ iÈ ^ ^ ^ 5K Attrape ceci!., et les coups de pleuvoir 

^ MMl^^ P( ^"'* *® ^^""^^^ ^"^^^ ^^"^ ^"® ^^s inju- 

M ^ :S: ïï nïf î^ ^^^' "" ^^'^' balbutia celui-ci, ne vous 

JÂ ^ ^ Y^ mi i& ai-je pas fait des offrandes chaque jour, 

^ fê ^ ^ if 'U^ depuis plusieurs années? Pourquoi 

M 4@ 4t ^ W BD revenez-vous sur la parole donnée? — 

* i3 ^ S 5; „ ï>es offrandes, cria le vieillard. Veux- 

^ >P M W ^ -H- tu dire que je suis un Moèi? Sans doute 

^ ^ tK ^ 1^ '^ *^® °'®^^ P^^ ^^ ^^'^^^ ^^® i® ^^'s encore 

^ !B; i ^ LM H ^° ^*^* ^^'^ ^'^^^^ ^^" départ, un pas- 

^ ë. ^ M ^ îrou ^^"^ P^"^ humain que toi, m'a retiré 

9t WCrfX mi ^m. dû puits. Est-ce pour minsulter, que 

^ @ ^ ^ 6^ ^ ^*^ ^^ donnes l'air de me prendre pour 

W '^ 5- ^ -èfr s "° ^^^^' ~ ^^^^^ j'^' ^^^ mystifié, dit 

-^ ^ ^ It^ W >ït le garde; veuillez venir chez moi. — Il 

Hf •t' ^ î|^ W î!| '® conduisit à son domicile, et lui dit: 

& ^ S JK 5& ii ^^y^^ ^^^^® tablette! — Ma tablette, 

S ^ ^ 2 œ ^ ^'^ '® vieillard ; mais ce n'est pas ainsi 

^ ^ S ^ ffi -^ que je m'appelle! — Le vieillard com- 

ZK^ ^ ^ Wi P"' ^^^'^ ^"'"° ^^^ rôdeur, spectateur 
de la tragédie du puits, l'avait exploitée 
à son profit, et s'était fait nourrir par 



t ê^ûn\BB 



BO ^ ii § ^ le garde durant plusieurs années. 
ffi "^ @ ^pf ^ il f""e»ix, il brisa la tablette et renversa 
^^ ' ^ les offrandes. — Un éclat de rire rail- 



mn^"^ 






leur retentit dans l'air. Le koèi intrus 



Les koèi exploitent les occasions qu'ils rencontrent, 
ou qu'on leur suggère. De là la crainte générale de 
^tt JL^ jgS j t. >fflL certains conseils ou souhaits; par exefliplç, i on cocher: 

ppf 3E jwf 0\ ^^ ne versez pas!., à un maçon qui monte à une échelle: 

ne tombez pas!.. Ces paroles sont néfastes. Car, si un 
koèi rôdeur les entend, elles lui donneront l'idée défaire 
verser le copher. de faire tomber le maçon. Il n'y aurait 
peut-être pas pensé, de lui-même. 






146 



^ iP lil ^ Deux bourgeois de Nankin, uo 



262 _ i46. — 



Si*ft^#^5^ — W ^^.^^°3 ®^ *in Lî, liés d'amilié, faisai 

Wf4fc i^^^Jt-4->^^ ensemble le commerce à Canton, i 

j1 ^^ S^ Tchàng ayant dû revenir, le U lui rei 

TF fl® W M <I ^ ^ ^ une lettre pour sa fanoille, que' 

— • ^ fl^ 1^ ^ ^ ^ Tchàng remit fidAlement. Il apprit (^ 

A rfc.nfiTÎ-^^Ki *® P^^® ^" ^^ ^®°^'^ ^® mourir, eti 



A*»l^z:0^ 



- _ son cercueil déposé dans la graa 

— ïS M^ !Ê Wlifff ^ salle. Il lui offrit donc les lamentaliJ 

^ A 'âr ^ "Âd B 9^ Hù ®^ '®^ offrandes d'usage. Très loucli 

S S S 5 iÎp 2 -S Î5 **^^'™' ^^' '" ^^^^ ^^ ^^° 3°^'' »^' 

«S ^ JTO "R Wj © ë2! Œ mercia, lui offrit à souper, et on j 

m y1^ ^ f m qFJ ;^ ^y chambre qui lui fut assignée, du tt 

MWi M^m f^ Mà^^ c"^^*- Vers la seconde veille de lanri 

r^lHfhSïïo^B^'^ le Tchàng ayant entendu un léger bra 

V E^ IH^ ^ -/ ^ =2 i regarda par une fente du papier dei 

JL ra W 1/3 A S 7^ ti fenêtre. Il vit un singulier manège, (f 

J^^^M^fËfl^^ ^'Jnquiéta passablement. La veu? 

^>&S3?gteTi:au2^^ tenant un bâton d'encens allumé, se n 

^^^^^mS^ pandait en supplications devant le ce 

W n^ ^^ m ^ ui m ^ ^"^'^ ^^ son mari. Puis, étant vem 

èUraS^tB^Çi^ doucement jusqu'à la porte du Tchài^ 



R4BB^I^:^HBi^^^=? ®^*^ détacha sa ceinture, la passa 

aa ^ *^ les anneaux extérieurs, lia forteme 

'^^^^lÊ^^ÎÊ, '®^ ^^"^ battants, puis se relira. - 

S S é ^ S jK £ S ^^^^"'^ ** ^'^S^**^^*^ ^^ nouveau par , 

T^^mwlOùWm^ fenêtre, il vit le cercueil s'ouvri 

^i^^MiÊMlÊM ^'^^^^^ ^"'** contenait, se dressa si 

■/l 'fâr ftJ^ "T^ ^ 2Ji ffi t^ ^^" ^^^"^' '^ ^^^^^ *® visage noir, l< 

^5^râ^^ yeux caves et flamboyants, l'air hidei 

TWAW^wt^^^ et féroce. Après avoir humé l'air, 

P5 ^ MWL î^të ^ ^^^^*^ ^" cercueil, et courut droit à 

it im^ hV \'i] -^ m P^^^^ ^" Tchàng, poussant des siffli 

>^f xE mU A !f(£ JIÎA -^ tM ments, etsoufflant une haleine glaciali 

"^lflt^f^#^J^^ ^a ceinture qui liait les anneaux î 

^mr^hrSlJBKilïfe ""^^P*^- ^® ^^^^^"^^ ^^^ beau appuyé 

A/ç.^'^i^-fci2lL ^^ '^"^^^ ^^^ ^^^'^^^ ^°°^^® *^ ^^^ 

9K9r m m -^ ^ — 'm celle-oî céda, et le vampire se préeipH 



— i46. 



SC3 






SE., 
un 






daus la chambre. Le Tchâog se réfugia 
derrière une armoire, qu'il poussa 
quand le vampire Tatlaqua. L'armoire 
s'aballit sur le vampire. Le Tchâng 
s'évanouit. — Cependant la veuve et 
ses domestiques ayant entendu le fracas 
de celle lutte, accoururent avec des 
lanternes. Quand le Tchâng eut été 
ranimé avec de la tisane de gingembre, 
la veuve lui dit: C'est mon mari, qui 
vient de vous effrayer de la sorte. De son 
vivant, c'était un mauvais drôle. Depuis 
qu'il est mort, il fait le sabbat. La nuit 
dernière, il m'est apparu et m'a dit: 
Un certain Tchâng va apporter une 
lettre. Il porte de l'argent. Je le vole- 
rai. La moitié sera pour moi, l'autre 
pour toi... Je pris cela pour un vain 
rêve. Mais quand vous eûtes de fait 
apporté la lettre de mon fils, je brûlai 
de l'encens devant le cercueil de mon 
mari, et le suppliai de se désister de 
son méchant projet. Je liai aussi votre 
porte, pour qu'il ne pût pas l'ouvrir. Je 
ne pensais pas que la force de cet être 
féroce fût si grande. Un peu plus, il 
vous arrivait malheur. — Ces explica- 
tions données, la veuve et ses gens tirè- 
rent le vampire de dessous Tarmoirc, et 
le reportèrent dans le cercueil. — Vous 
ne pouvez pas conserver ce corps, dit 
le Tchâng à la veuve; c'est un fléau 
public. — Vous avez raison, dit la 
veuve. Mais, comme c'est le corps de 
mon mari, je n'ai pas pu jusqu'ici me 
résoudre à le détruire. Je vois bien 
maintenant qu'il faut en venir là. — 
Le Tchâng invita des bonzes de renom, 
qui firent la cérémonie du passage de 
l'âme, puis iocjnérêrent le corps. 



264 



— U6, i47. — 



mzm^m±m^m 



Depuis lors, la veuve vécut tranqailk 

Voyez latroduction IX. 

147 

Au Fôu-kien, le cînietlére de 
grande famille Li de Nân-hi, siluéa 
une hauteur, déversait sur lesLioDii 
flux faste puissant. Un magicien taoa 
nommé Ki, résolut de s'approprier o 
influx. II avait une fille malade à moi 
Un jour il lui dit: Je suis ton pérei 
maître. D'ailleurs tu ne guériras jamai 
Je vais prendre une partie de ton coi| 
pour le bien de ma famille. Tes( 
dériveront vers noUs le bonheur (fa 
Lî... Cela dit, sans attendre sa répoos 
il lui coupa un doigt, renferma au 
une corne de bélier creuse, et renlefl 
secrètement dans le cimetière des Li. 
A partir de ce jour, chaque fois qui 
Lî gradué mourait, un H conquén 
les grades. Chaque fois que les lerr 
des Li avaient donné tant de graio ( 
moins, les terres des Ki en doonérei 
autant en plus. Cela fit parier, mi 
personne ne découvrit le mystère. - 
Une année, vers la fête des toinbi 
(5 avril), les villageois portant eo pn 
cession la statue du génie du iiea,la 
cortège passa, bannières déployée 
près du cimetière des ÏÀ. Soudain b 
porteurs de Ti mage, cloués au sol, i 
purent plus avancer. Un jeune bomax 
subitement possédé, cria « au teinpi< 
au temple! ».. La foule le suivît. 11 s« 
ta sur le piédestal vide, et déclama:! 
suis le Génie du lieu. Un charme « 
enterré dans le cimetière des Lî. Prew 



- 147, 118. - 265 

i ^*^ ^ W fâ ^ ^^^ pioches. Prenez des cordes. Main- 



km ^mi!am 



148 



tenant «au cimetière! au cimelîérc!».. 

i*i ai*: -^ ^'^ ^^^^^ '® suivit encore. — Creusez, 

^ ^ T^ S Jg[^ ^ dit-il... et l'on découvrit une corne de 

I M ^ M â ^ )^ ^^''^^ creuse, contenant un petit ser- 

I — j^ :> S « ^ ''^"^' ^"^ '^ ^^*"® étaient gravés les 

I — H? ^ 5y ^ 5k noms de tous les membres du cJan 

* ^ —• 3^ 'W ^ nP l^i — Allez saisir le chef de ce clan, 

' "^ ^ ^ ^ <^^ 48 ^^^^ ^^ J^""^ homme, et amenez-le 

^ ^ j^ ^ "^ S ''^- ■" ^^^^ '* ^"^- Q"'^° *® ^'^''® ^" 

I 5? « ^ B ^ Œ mandarin! — Averti de toute raffaire, 

I ^ ^ Éf M IK 3C, '^ mandarin examina et convainquit le 

* Fffî '/r S A ^h ^t^ magicien, qui subit la peine capitale. 
I ^ "- Jtt A îi5 Tv La prospérité des Lî redevint intense. 
I ^ BS 'JK. ^ ^ ^ lis se montrèrent reconnaissants envers 

^ »^* 7£ «* /^ ^ n Voyez Introduction XV. 

)'^W zk^ ^ ^ ^^^^ marchands de T'oûng-tch*eog 

^ ^ >Ç£ ^ '^ ^^ (Nân-hoei), un Tchàng et un Su, liés 

3f^ t^ a- tî ^1^ d'amitié, étaient allés trafiquer dans la 

I ^ ^ -g fïf ^ province du .Kiàng-si. A Koàng-sinn, 

(^ /5 >^ ^ ¥ ^ '^ ^^ mourut dans la chambre haute 

;^ jgB* ^^ ^ fi ^ ^ ""® auberge. Le Tchâng s'enquit d'un 

iVv ^ :î:ct ^ ^ ♦^ marchand de cercueils, afin de pouvoir 

ii^ 5fê ^ ^ W: ^ mettre le corps de son ami eu bière. 

âl >\ ^ fi Ê ^ ^" *"^ en indiqua un. Il marchanda un 

W rfï ^ ^ du îP cercueil, que le patron lui fit deux 

^ S ^ '^ H^ 2^ mille pièces de monnaie. Le Tchâng 

I M ^ M '^ S(W croyait le marché conclu, quand un 

gg :i|^ + Ht /J^ S vieillard, assis près du comploir, lui 

^ ^ nu 4i^ -^ ^^^' ^'^^^^^'^^ '"^"^ Pouï* '6 patron, 

iSI\ ^ ^^ R^ vr "« et deux mille pour moi. — Trop cher, 

^ ^ ^ t'6 jp$ ^*^ *® Tchâng; et il retourna à l'au- 

^ ?l^ © Éft (^ berge. La nuit, le cadavre du Su se 

^i /fi Hhi K^ 'M s'enfuir. — Il retourna au magasin le 

3i 



266 — i48. — 

&i ^Ê fk ^ ^ il' A. 1^ lendemain, et offrît trois mîHc pièa 

— rfn tS mi •«. ^ -dfr lîM ^'^ vieillard était encore là. Le pair 

— . lîfl fîf MM *^ ^ Jill K^ ne répondant pas, le vieillard dili 

^'^itbHffiFl^flllJl Tchàng: On m'appelle le Tigre i 

"î* ;A* 1^ ^ TL i^ ' 1^ monts. Eh bien, foi de Tigre des mort 

-J^ ^ ¥ ^ ^ ^. ^ ou tu paieras quatre mille pièces, de 

1^ M ^ is ' 4K H / mille au patron et deux mille à moi, 

IB & Mil â â ^ fl5 ^ tu n'auras pas.de cercueil— Trop ciM 

TiKtPé^M^S&^^^kiB ^^^ *® Tchâng... N'osant pas relw 

9K ;t5 tR «il ^ 1 Ir ^ ner à l'auberge, de peur d'être encj 

^^^^^S^Mm battu par le cadavre du Su, il alla en 

i^^tïù^^^^M ^"H^"'®"^ ^^"s ^^ campagne. - So 

T^ rfrll-â^-J^^t* ^^^° *^" personnage à l'air affable, bi 

W/fij^ '^^^^ be longue et robe bleue, lui apparat 

ifc i m ^ ê A >^ ^ '"^ demanda: C'est vous qui n'arrii 

pas à acheter un cercueil ?— C'est m 
dit le Tchâag. — C'est le Tigre i 



A mBm-'^i 



^0 ^itb^'Ht'Œ»' monts qui m est la cause? — Ooij 

*fcBfe^ffi.rfiftfi?îT *^ ^^**^^^ " ^^"' ^^^^ ^^^ '^"^ ' 

-ï- 5E 2 S^ :ni ? V tb: *® cadavre de votre ami? - Oui, dit 

i tîC ® "1 îHÎ >1 ^ X ïS Tchâng. — L'inconnu tira un objet 

A^i^'j^H^^^ sa manche. Prenez ceci, dit-il; cl 

0lll B Jfl ffr iS H H ^^ cravache avec laquelle Où-tiai 

u. 1^ If ™ ^ ^ fustigea le cadavre du roi P'îng 

Mi ni ^ M M ^ i^ m Tch'ôu. Retournez à l'auberge. Si 

'/k ^^ ^ ^ tk ^ ^ 1^ cadavre vous attaque encore, ne n 

*t^±3EA^T>X 

*^- ^ ^ /* flill :^ ê ^ tout finira bien. - I^ Tchâng ot)éit. 

;to . p HP Fî ^ i: W ^^^*^ ^ P*^'"® rentré à l'auberge, qoe 

^2:-*- C^S.-5i7fâ cadavre l'attaqua. Le Tchâng toa 

W^ ;^ X 'ta ^ ^ A ^n sur lui à grarvds coups de cravache, 

j^>èi^'^0ife^^ cadavre s'affaissa et oe bougea plus 

âb^jsiii4i.^i^4ta:itiI>gS Le lendemain malin, il alla faire 

HE W ŒB *tt Dl ffiÇ UL ^^ nouvelle tentative au magasin. Le 

^^^P/'^^Mfei tron le reçut avec joie. Prenez le o 

ggi^;^^^^^^ cueil pour deux mille pièces deiw 

m Wf ^ ^ ih ^ e* *& °^'®' ^"^ ^*^"*'' °^"^ sommes déh 

5a Df W W LU l*'] St TB rassés du Tigre des monts; qael s<i 

M V) ÏÊ^ Ê.^ ^3^ lagement pour le pays! Cet hofl» 



^ i48, i49. - 267 

Wi^^^ W: 9^ ^ nommé Hoûng, était un magicien. Il 

M: ^ ;g- T^ ^ entrait dans les cadavres des morts, 

TT ^ 21 ^ ? P^"** extorquer de l'argent aux vivants. 

"R ®^ ^ ^ yE ^1 laxait et rançonnait tout le monde, 

© A ^^ P ^^ malheur à qui ne. le satisfaisait pas. 

tP ^ r£ ^±1 i% Chaque fois que quelqu'un mourait, il 

IIl. tK: W, ^ ^ venait chez moi attendre ceux qui vien- 

^ i "551 A ^iï'aîent acheter le cercueil, et exigeait 

l|^ fflr ï^ ^ A ^^^^ ^^^^ '"* autant que moi je de- 

r^ S ^ ^ xr «mandais pour la vente. Si on oe le 

™ M ^ ^ VC satisfaisait pas, on était sûr d'avoir à 

^ ^ ÎQ ^ M '^ maison des histoires de revenants. 

>& ^ 5^ 73^ *Ô ^"^^" ^* ^^^ ™^'^ subitement la nuit 

I ^ 1^ y 7 rg dernière, on ne sait pas de quel mal. — 

A W ^ ^ ^ ^"®"s le voir, dit le Tchâng. - On dé- 

M flP ^ W 5L c<^"V''>t le corps du magicien. 11 était 

K| "zA ^ |ÎJ sillonné de coups de cravache. — Le 

H )^J ^ H iSE Tchâng raconta l'apparition qu'il avait 

^ ^ ith ^ ^ ^^^' Q^"<^ il 6"^ décrit le personnage: 

-^ -- C'est notre Génie du lieu, dirent les 

villageois. 



:^0tJS 



MJ ^— J2 B8^ ^ P*^""^ l'anecdote «le Oû-izevsu, voyez TH page 

338. — C*esl le magicien qui, entré dans le cadavre du 
SA, battait le Tchâng, pour arriver à lui faire payer 
la taxt. Il fut tué par la cravache du Génie du lieu. — 
Ce Génie est l'ennetii de tous les gredins, qui déshono- 
rent son territoire, el troublent ses habitants. 



% J|H ^ H: S-' ^^^ ^^ dynastie Han, un certain 

S *J^ '"^ ^ ® Leâng-wenn du pays de Ts'î (Ghân- 

^ m ^ Wi^ tong), était fervent taoïste. II avait 

JH^ :gb -U ^ ^ installé dans sa maison un petit temple, 

-^ -» ^ S ^^"^ lequel il priait les chénn et leur 

^ =^ " ^ ^ faisait des offrandes. Le sanctuaire de 

^ Ifl ^ ^ ce temple, était fermé par un voile 

^ jj^ jp ^ noir. — Leâug-wenn pratiquait ces 

^ ^ -^ "^ dévotions depuis dix el quelques an- 

*& I -L /^i;\ nées, quand un jour, durant un 



149 



268 - MO, 150. -^ 



150 ^ ti -gt sacrifice, il entendit une voix, sortant (l( 



@ 



derrière le voile, lui dire: Appelle-roo 



W w "^ ^M Seigneur des hautes montagnes. — Li 

^ j^ Si[ 1^ dévotion du Leâng s'accrut notable 

m è^ ^ j^ Doent, cela se conçoit. Son chènn man 

«h ^ ^ ^^^*'' ^*^ buvait beaucoup, mais il doo 

W ^ ^ W naît <^6 bonnes consultations sur le 

— ' 'Hf ^ ^ maladies. Quand le Leâng l'eut seri 

■ jMu ^ -jj durant plusieurs années, le chénn la 

f^ yZ ^ ^ permit de pénétrer derrière le voile 

^ ^ ^ f|î^ dans le sanctuaire. Le Leâng conversai 

H^ j^ ^ rfa avec lui, mais sans le voir. — Un joo 

"s -\ ^ ^ ^"® *® chênn avait bu copieusement 

™ /n ^jfc§ W le Leâng lui dit: Je voudrais bien voa 

BB é£. ^ fis ^^**'- "" ^^"' répondit le chênn ; mai 

pb -y ^ -^ i^ t® permets de me toucher. — L 

2^ iil! 2h! Leâng ayant avancé la main, îoucli 

Tr 591 ^ ^ une barbe, longue et soyeuse. Il Ten 

1^ pjr ^\ ^ ^^ula doucement autour de sa mail 

1^ .^-. ^ ^^ puis soudain, donna un coup sec. h 

"B TE -^ w chénn poussa un bêlement formidabk 

Ma ^ fîo ^ L^s assistants groupés dans ie tempii 

-dV ^ ^ è aidèrent le Leâng à le tirer hors d 

<^ \m ^u sanctuaire. Capturé, le chénn devii 
visible. C'était un vieux bouc, échapp 
du bercail de Monsieur Tnân-lon, sef 
ou huit ans auparavant. On le tua. L 
temple du Leâng ne rendit plus d'on 

® P ^ ^ clés. 

4T JPÇ ^ Voyez Introduction XX. 

% MM^ 150 

». /> 3C 3C Sous les Tsînn (3<^-4c siècles), 

-^ * — 91 i^ Oû-hing (tchée-kiang) vivait un bon 

JSL ^ ^ rue qui avait deux fils. Un jour que d 

^ ''^ ^^ enfants travaillaient aux champs, i 

virent accourir leur père, lequel, sai 



¥Ê 



^m 



— iôO. — 269 

' — ' ^ ÎB ^ ê ^ "'"^ °* raison, les gronda et les battit. 

xjff. ^ -^ ^ ^ft ^ ^'^ '® dirent à leor mère. Celle-ci fit 

^C J ^ 7L 1^ ^ des reproches à son mari. Extrêmement 

)P9 ^ !% ^ 9 ^ étonné, le père dit à ses fils : C'est un 

^ Jfe W f^ !^ "^ ^^^^ ^"^ ^"'^^ P^^^ ""^ figure. S'il re- 

^ ^ ^ 4f ^ iê^ commence, tuez-le. — Le lendemain, 

^S* w H ?Ç §n *^ les fils allèrent aux champs armés, et 

"^ -S ^ ^fl ê ^ s'attardèrent plus qu'à Fordinaire. Ne 

Alâl ^ IS ^ -& '^^ voyant pas revenir, le père inquiet 

!S jl1-S ;« ^ alla à leur rencontre. -Voilà le koèi qui 

— ' m y^ ^ ^ Ml revient, dit l'ainé des fils au cadet. — 

^ ^ ^ ^ WÈ Usinèrent leur père, et l'enfouirent sur 

4^ S 2x1 ?7rt ïffi place. — Cependant le koèi qui avait 

^ 7ù^ ^ IX assisté invisible à la tragédie, revôlit 

73^ tu yîp S ^ '21 forme du père, courut à la maison. 






et dit à la mère: Les enfants reviennent; 
ils ont tué le koèi. — Quand les deux 
fils furent rentrés, toute la famille se 

ifc BS ^ 1M >2l réjouit. — Quelques années plus tard, 

pj^ ^ ^__^ ^1^ ri^ un maître es sciences occultes passa 

^ î£ ^ ^ W <i'ane famille de malheur. — Les fils 

J& "^ êffi ^'^ W rapportèrent cette parole au chef de 

ffi A3; *»jHL -«- -y* famille. Celui-ci entra dans une grande 

^ pW 5fi S /f^ fureur. — Les fils sortirent et dirent 

— ' ^ -K ^ '^ ^^ maître: Partez vile, pour qu'il ne 

^ 4^ ^ ^ a^ ^^"^ arrive pas de mal. — Au lieu de 

w7 1£ ^ ^ . s'enfuir, le maître entra hardiment 

f^. ™ PU -H« ^ dans la maison, en maudissant du haut 

& j\ I2^ on ê ^® ^^ ^^^®* ^ Soudain le chef de fa- 

^ ^ S 'M' XRi mille se transforma en un vieux renard, 

^ -^ -5* ^^ ^"* s® cacha sous un lit. On le délogea 

— ' êD 3r ^ iS et on le tua. — Les fils apprirent alors 

!S J^ S m 1^ qu'ils avaient jadis tué leur vrai père. 

-^ -£ ^ S â ^'^ exhumèrent ses ossements, et les 

iSt 3/v ^ 3x* tS» ensevelirent conformément aux rits. La 

^ ^ ^ S Jî^ famille prit le deuil. Peu après, le fils 



^ Ai^W^^ de colère. 



alDé qui avait porté le coup mortel, se 
suicida. Le cadet mourut de chagrin et , 



270 — i3J, ir>2. — 

'^^^ '^' 'â' 'ÎQ 4M ^ ^' Mélange de renard, koèi -et ktâi. Voyn Donéro 3i 

^ -- ^ Il il -^ 

m S ^ fla 1^ # ^51 



Ud certain Hoâng-chenn, de Mi 
ts'ounn daos le Kiû-yoang-hiei|, tra 

ff ^ é$ iH :& ^ vaillait aux champs. Une dame venant 

, , -|- yjr Hk ■ BJ de Test, passa par un sentier qui tra- 

^ -t ^ » versait ses terres, puis revint en sens 

5W /v ^5 ^ W inverse. Même manège les jours soi- 

^ ""^ jS ^ ^ ^ vants. Le Soâng commença par trouver 

y -^ ^ *n ifc^ '^ chose singulière, puis il conçut des 

* -T* *€ ™ aT^ soupçons, enfin il se décida à inler- 

^ ^ >S Jlt B3 P®**®** l'inconnue. Où allez-vous ainsi? 

fSt M f^ & |±| lui demanda-t-il. — La dame sourit, et 

^ -^ IM -^ ^ ^^^^^ ^^^^ répondre. — Le Hoâng fo- 

■® ^ kX ^ Wt rieux porta un coup de sa faux à la 

"ër 7 S ^ ^ petite suivante qui marchait derrière la 

^ Tft ^ t5* — • <ï2inf^6« — La suivante tomba. La dame 

^ /JC W ><^ disparut. — Le Hoâng se baissa pour 

W . ^^ m ^ ^ examiner sa victime. Il ramassa une 

!^ A iM; B3 À Queue de renard. — Les gens du pays 

— — ^fe" ^ ff H **B prévenus, battirent les environs, et dé- 

"~* ^ aH P9 ^ couvrirent on terrier. L'ayant mis à 

^ -^ ^ H ^ ^^^^' ^^^ prirent une renarde sans 

5 S S § S 'T«..troanc«o.XX. 

^ S9 ^ ^ IS ^" Nân-tong-hien (Klâng-sou). 

& iS 1^ ^fb ^ une villageoise étant proche de son ter- 

M. ^vm^^ ™®' ^^^'^ ^"^ ^^ sage-femme du lieo, 

^r ^ ^ $m ^ de passer la nuit chez elle. Son mari 

^ ^ Ml \ jffi §'était absenté pour la circonstance, 

m^ jLg >J;i "TT comme la coutume l'exige. Le lende- 

» ^ A*- main, quand il vint demander des nou- 

"T* ^ TU tt ÏÏ9 velles, sa femme lui présenta un beau 



i52, — 271 



^— ^ ^ 7J ^ ^ ^ garçon. Voulant s'acquitter aussitôt 



^^ >Bi ^ ^^ -^ 



d'un vœu qu'il avait fait pour Tobtenir, 

- :^: l'heureux père chercha l'argent qu'il 

5 i@ ICJt ^ i|( ^ ^ avait serré dans le traversin conjugal. 
^ 4^ Se ^ ' »IS îiP L'argent avait disparu. — 11 y avait 

S S § 2 4^ ^ S ""'"■' "'"'' ""«"''' "^^ •'""'""" 

w «a sœ Kt T^ nO W surpris. — Ce n'est bien sûr pas moi 

-^ J^ ^ ;g fli f}^ jjg qui l'ai pris, dit la femme. Personne 

M :4e 'ÉH sS I^ Bi "'^^^ ^^^^^ *^'' ^"^ *^ sage-femme qui 

«^^teî^ a passé avec moi la nuit dernière. — Lo 

'W (S S 'i^ f^ H ^ ma»'» alla trouver la sage-femme, et lui 

'ÉK ^ ^' ^ ^ iS JSS ^^^ poliment: SI vous pouviez retrouver 

7^ •>* ]^ to âdt Bfc ^ ^^^ argent, je vous en donnerais la 

^ -^ IS >& Wp RF W moitié, et emploierais l'autre à m'ac- 

^ ^ ^ *^ ^ ^ ^ quitter de mon voeu. — Voulez-vous 

^ b/b i^ tIt tH A^ i^ ^^^^ ^"^ ^^ ^"'^ ^"^ voleuse? dit la 

m^Q^^j^m sage-femme en fureur. Pour votre inso- 

BE ^ Tu aS ^ ^ ^ lence, votre enfant ne vivra pas. Que 

^Hft5^^^H *® tonnerre m'écrase, si j'ai vu l'argent 

^ ^ PI 1£ ^ n^ -^ ^^°^ ^^"s parlez. — L'homme rentra 

-^1^ M W W \m '<ki chez lui l'oreille basse. Le troisième 

M ^ ï^ 'tr ^ jtfc Bg jour, il dut prier la sage-femme de ve- 

6 /^ ^ ^ "^ tfc $Êt ^^^ ^^^^^ ^^^ enfant. Elle refusa, mais 
r^ ^ -y ^ ^ î-iî ^ envoya sa fille. La nuit suivante, l'en- 
*ïE SÎl ^^ ^ ^ ^ ® fanl mourut dans un accès de convul- 
^ Wi ^ ^ A. ^ P!9 sions. — Nous avons peut-être m^il jugé 



^^ ^ ^ ifc 



sage-femme, se dirent le père et la 
mère, en pleurant; voilà que sa malé- 
5Sf Kf ^ û JBa ^ ^ diction s'est accomplie. — L'homme 
^ ^ "àC ^ ÇP Sn P^ acheta une botte en bois, et fit enterrer 
^ ^ TiK W ta ^ dot son enfant dans un terrain vague. — Peu 
W? S 9lC ^ H 1x flft après, un orage terrible éclata. Un coup 
B j^ ^ JK ^ ^ — ' ^^ tonnerre épouvantable, fit trembler 

^ :^ ^ ^a ^ ^ A 

^ ^ ^ ^ ɱ ^ rent notre homnïe, en lui disant: Venez 



tout le village, qui se remplit d'une 
forte odeur de soufre. — Quand Forage 
fut passé, des'gens tout effarés appelé- 



voir ce qui est arrivé près de la tombe 
de votre enfant. — L'hommô y alla. — 
?E tu 4 — ' 1^ Deux personnes étaient là agenouillées, 



^fS:^m^}^im 



272 — 152, i53. — 

^ 153 4^ f^ 1^ ^ foudroyées et carbonisées. Chacun 

juL x4* •HH a^ ^ — tenait àla main deux lingolsd'argent.L 

W ivt tmW^ m --* tombe et la boîte étaient ouvertes, é 

^ j]] ^ ^ ^ le l'enfant vagissait. De sou nombril sofi 

7^ Bif fé^ -^ ffl -as tait le bout d'une longue épingle, quoi 

tMoi ^ ^ At ^ "^^^"^ aussitôt. — Le génie de la fou- 

l^ kX S- 3C Iri "^ dre avait fait justice. Les deux femme 

— ^ ^ 1^ HM flO foudï'oyées, étaient, Tune la sagfr 

F^ ife t^ M . 6ff ^^'"™®' Tautre sa flile. Sur Tordre d( 

a W ^ ^^ mère, cette fille avait enfoncé Tépin^ 

^ 51 ^ Bt 4if S gïe dans le nombril de Tenfant, tandi 

'El fL "^ OÉ 1^ ^ qu'elle le lavait. Le Ciel rendit au père, 

•B^ iÉ& ^ LM *^ ^ et son enfant, et son argent. — Le fai! 

^ W( M '^ ^ Tu est arrivé au sixième mois de Tan 1791 

flO iS ^ '^ ^ Si ^^^" Introduction IV. - Les cadavres de« 

^L. ^ I - jj -jj ^^ enfants, ne sont i»as mis dans un cercueil, ni enlerréi 

"^ îK ^^ Ç'I nî uJ *^*"^ '* cimetière. On les met dans une boite, et on H 

H. j.^ ^^ ^^ ^» |~* enterre au bord du cimetière, ou au bout d'un champ, ot 

-S^ ^"^ ^g^ fnt Wt dans un lieu vague quelconque. 

-SA mm^m^ 

f^ Il tr ii:> -l?) 581^ 153 

^ M 1^ ^ ^ ^ ^" certain Tcb'énn-ik'oei de Hànf 



^^ 



> -^ œ .-u ^^^60" (Tchée-kiang), habile magi- 
_ ^ pA m ^Hli cien, opérait par le moyen de divers 

9È f Ip 'Hi K ^ l||5 esprits. — Un jour qu'un ami nommé 

%M ^ --^ M. "^ 4S Soûnn passait la nuit dans sa maison, 

2^ "^ "^ ^ ^ vers minuit, un vieillard sortit de des- 

^^ K B% ^ irj sous son lit, se prostei*na, et lui dll: 

§53^ gg^ "^ ^ Veuillezprier maître Tch'ênn votre ami, 

^^ ^ ^ -fS Ê3 <ie me rendre ma tète. — Très effrayé, 

*^ ^ K? TO le Soûnn se leva et alluma sa lampe. 

^ i^ ^ m« -S Ï^G vieillard avait disparu. Il regar* 

sous lo lit, et découvrit un crâne. I 
comprit aloi\s que les esprits qui ser- 
vaient le Tch'ênn, étaient des âmes 
^ ^ ^ IS (inférieures) extraites parlai d'osse- 

ments déi'obés dans des tombes vio- 
lées. — Le lendemain le Soûnn fitao 
Tcb'ènn une sérieuse réprimande. 






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153, I5i. — Î73 



Celui-ci voulut d'abord nier; mais, 
quand le Soûnn lui eut montré le crâne, 
il avoua. Tous deux le reportèrent alors 
au tombeau, d'où le Tch'énn Tavait 
soustrait. — Cela ne sauva pas le 
Tch'énn de la vengeance de ses victi- 
mes. Peu de temps après, il fut battu 
cruellement par une bande de koèi. 
Les coups qu'ils lui donnèrent, lui fi- 
rent autant de plaies charbonneuses. 11 
mourut misérablement. 

Voyez Inlroduclion XVIII. 



154 



A Pékin, quand les bébés pleurent 
durant la nuit, on dit qu'ils sont tour- 
mentés par des lutins, que le peuple 
appelle «étoiles filantes». 11 y avait dans 
la ville un sorcier, qui savait exterminer 
ces lutins, au moyen d'un arc en bois 
de mûrier, et de flèches en bois de. pé- 
cher. — Or, dans la maison d'un asses- 
seur, vivait une vieille femme, qui avait 
été concubine^de son arrière-grand-pôre. 
Elle avait plus de 90 ans. La vieille 
tante, comme on l'appelait, passait les 
journées assise sur un lit en briques 
chaufifé,.sans jamais parler ni sourire. Un 
vieux chat ne la quittait pas. — L'asses- 
seur avait un petit enfant, qui ne savait 
pas encore marcher. Cet enfant pleu- 
rait toute la nuit durant. L'assesseur 
fit inviter le sorcier, à venir exterminer 
« l'étoile filante » qui le tourmentait. 
Celui-ci prit position dans la chambre 
de l'enfant, prés de la fenêtre, son arc 
à la main, et une flèche munie d'un fil 

^5 



274 — i5i, 155. — 



+ ^ Zf^mmA 



^155 1^ S ^ S §5 ^^ ^^^® ^^"^® P*'^^®- ^^ ^""® ^^^*^ H 

S^ "^H •Kfe S ^ -î^ >fi?Ç brillante. Vers minuit, l'ombre d'aJ 

^ ^ ^ -^ w i 19J femme, tenant une lance, et chévari 

tt îHi ^ '^J'^ M ^ ^ chant à travers les airs, se projeta si 

^ 3S :S: hS A ^ <â& '® P^P*®*' ^® *^ fenêtre. La voici, ma* 

*!+ -I- ^ Ir ra ^ ^ ^^^'^ '^ sorcier; et il décocha sa flécli 

IHT'A ÎK^rjWiP à travers le papier. On entendit un gi 

jj^ Tp \ffji^ 1^5^, ^ ^i) missement, et le Gl se déroula rapidef 

S 'iC ^ ils 5î? â+ <1fe ™6"t. On le suivit, jusqu'à la chambi 

"^ *E ^ ^ 2Ï ^ ^6 Ja vieille tante, dans laquelle o 

tH îa ^ )^ ^T ^ "^ pénétra avec des lanternes. Elle tenal 

h ^ ^P ^ encore son chat entre les jambes, i 
avait répaule percée d'une flèche. L 
lance, qu'elle avait laissé tomber, û 

J^ /H 'j^ B^ ^ ^ ^ trouva être une gaule en bambou. - 

lit ^ ^ ^)iS I& WL JL^ L'assesseur ordonna d'assomnner 

rîi 2 2 :S £ ^^^^' ^^ d'enfermer la vieille. On 

'r ^ M w IR /> laissa mourir de faim. — Depuis loi 

tfl ^ ^ 6^ ^ ^ W l'enfant dormit paisiblemept, et 

^i^ yu ra 7»W ^A» ^^ Comparez numéro 102. 

m M % JS A |if ffc 

/'¥ :?^^^^^ 

#T fe •'-^ "K tfîè Hl E Lorsque 'Monsieur Tsiàng, qui l 

^ ^ i;i^ /ô depuis préfet de Ying-tcheou-fou(Nà 

A WJ ^ JW ;^ ÏÎD hoei), était encore mandarin de Ni 

4* f^ ^ 1^ :^ ^ tr ^^^^^^'^ (Tchêu-li). il vit là un homa 

^ fe£ ^ -5^ ^i^ SS'IT ^"' mouvait continuellement ses pQ 

^ ^ gnets, comme s'il agitait dessonoette 

A *P ^ ^ ^ ^'^ '* *"' demanda d'où lui venait ce 

J^ UJ^ — X ^ «J^ ^ L'homme lui raconta l'histoire suiv; 

t3 un _i^ >ti. -S I Vkr te. — Je suis originaire du petit Villon 

70 HP T Tl* ^ J:C . W de X, adossé à la montagne. Jadis, cbi 

^ JÇ ^ ^ 3^ ^ un ^^^ ""*^' "" vampire établi dans ai 

g jfc^ ^ jh ^ 4^ a caverne voisine, volait jusqu'à moi 

:*:. a "^ ^ -S* ^ village, en quête d'enfants à dévorer 

^ Jqp; ^ W ^ Les villageois avaient beau se garder^ 



155 



— i55. — 275 

Ë'^SÎ^^AC^^}^ '® monstre arrivait toujours à faire 

n ^ar ^°^ fej I I rg* ^t ^"^^1"^ prise. — Un jour nous apprî- 

i ^ ]S ^1 '^ *?! mes qu'il y avait en ville un tâo-cheu 

W WLlm^i y> Hdtifl l«-és habile. Tout le monde se cotisa. 

1^ >J^ ^ '^ ^ ^ W 1^ ^" acheta des présents, et des députés 

& /t JE P^ *-^ tfc fch BB invitèrent le tâo-cbeu à venir délivrer 

È'ïWir^A.tt'lKn^ le village. 11 accepta, choisit un jour 

^J^TJ^fplJ^tlî'l^/^ ^^^^^» ^*"^ dressa un autel, puis dit: 

if ^îl "7> lÈt A lîl f^ (^ ^^'* "^^" ^'^' j® P"*^ tendre des Blets 

5 ^ '-•-;• ^ " ^ " célestes et des fliets terrestres, qui 

r* /\. ÏK m ^ 7Ç in* 7L empêcheront le vampire de fuir; mais 

I^P^I&îSliJtît^^llf ^'^^^ ^ ^^"^ *^^ '^ déloger et de lé tuer. 

"' Avant tout, il me faut un homme sans 
peur, pour le rôle principal. — Comme 



NT H^ f^ 5=c S HË a S^ 






I î^ t*i A ^ IB ^ tt tous hésitaient, je m'offr'is. - Prends 

*' ' deux sonnettes, me dit le tâo-chea. 

Tandis que les autres formeront une 

_ _ enceinte au dehors, loi tu te tiendras 

^ î^ ^ ^ H5 H' fô ^ *^*^^^' P'"^^ ^^ Touverture de la caverne, 

- -^ - épiant la sortie du monstre. Dès qu'il 
sera sorti, lu entreras dans la caverne, 
et tu commenceras à sonner. Le son 

ÏÇ )^ ^ ^ "(Sr ^ + ^ ^^^ instruments en cuivre, enlève legr 

IK ^à ^ r> -^ ^W -^ rHk ^^'^^ ^"'^ spectres. Il ne pourra pas 

w ^ ^ ^ ei 4^ St >^ rentrer, et nous le tuerons dehors. 

H ^ |jç -^ 5^ ^ ^ '^ Mais, pas un arrêt dans ta sonnerie, ou 

fh â& ' P >K 54^ ^ JS >?" ^" ^^^^^ immédiatement saisi par le 

^ -^ —v "T* A S -T "monstre. — Nous disposâmes tout à la 

ffi '^ ^^ ^J Bip f^ P ^j chute du jour. Le tâo-cbeu prit posi- 

© ^ tfl 'ÉÈ 13 :^ ^ ïHlI ^^^" devant son autel. Les villageois 

tel ftfr /5fe "*^ n li£ iH" 4lf formèrent le cercle. Le vampire sortit, 

mW^m^fhWiriW et voulut prendre son vol. Derrière lui, 

^ J\ ^ W IM ^ Pf' i|it je me précipitai dans la caverne, et 

& #* SI ^ P Bfl 19* ^P sonnai à tour de poignets. Arrêté par 

l^^feRBlI^^-^^ les filets du tâo-cheu, cerné par les vil- 

^ pal w nu ^ /C -LL ^ lageois, le vampire se retourna vers moi. 

1^ ^ ^ /^ ilâ W ^ f^ Eperdu, je sonnais sonnais, à perdre 

^ A -hn 71 ^ — t^ iri/ 1^^'eine. 11 me dévorait de ses yeux ful- 

C A 5" '^^ ^ - ^ gurants, mais ne put pas me saisir. 

^ ^ ^ >^ ^* li i§ * Nous le contînmes ainsi, sans oser 



276 — 155, i56. — 

18 Sfe ê ^ ^ ^^^ !^ ^ ^'^"^^"^^ ^^^P^ ^ ^^''P^' ias<iu'« 

premières lueurs de l'aube. Alors i 

tomba mort. Nous le brûlâmes aussitft 



S HP ^ H ^ ^ ih :ffi 

3^ ^ M ffl SI Î^H ^ î^ ^® ^^^ ^"^ ^^"s me voyez, m'est reâ 

de la sonnerie ininterrompue, quej'j 
dû exécuter durant toute cette terriW 
nuit 



156 



*(§ f ifil ïffi ® âf* fiÇ* -ÎH ^^y*^ Inlroduclion IX. — Bronze et pélards, cM 

■^. "^ V_ ^ /«J.Tm* sent ou paralysent les fantômes. 

/• # P^ ^ ^ ^ ^ ifc 

^ ^ BR ^ ife ^ ^ ^ 

#§2^^^^^^ Un certain Lî-kiou de Sû-tchei 

4l#4'M^i^^^ (Nân-hoei). colporteur de toile, pi 

3fêifc^*6'Sf*5iSiSM ^^"* "" J^"** ^ Hoùo-chan, trouva IM 

>^ Ml ^ ^ R ^ 4^ ^ ^^* ^^^ auberges bondées. Force lui fi 

tu ™ 1^ ^ H S ^ f^ de se réfugier, pour la Duit, dans un 

]ftBfl5ll§^^ll|+]ftB Pago^^e. - 11 dormait profondém» 

::X^B^^^Jife-^i| sur le dos, et lui dit: Vite, vite,ï 

"^ P9 ^ ^ JE B ^^^"^ malheur te menace, réfagie4 

W \^ 99t m -fr ^ t+i ^^^'"^''^ ^^^' "~ ^^^^'^ homme, ta 

H^ . ahuri, se demandait ce qu'il y ad 

^ ^ ÏÉ! — ' W^ ïi^ ^ quand un cercueil déposé là, craqaii 

â^ ^ê" rfj; p 35 é: -Jr* s'ouvrit. 11 en sortit un varo-pire, ti 

1a ^ ^ c^ -^ ^ ^ couvert de poils blancs, les yeux cai 

WV ™ lH 5ii ^ ^^ P^ et élincelants, qui bondit sur le 1 

^^ ^ $^^ '^ Celui-ci eut tout juste le temps dei 

réfugier derrière la statue du Prota 
teur. Les bras du vampire étreignira 



JF V^ ^ % ^ ^ {ij la statue, tandis que ses dents s'a 



â[ Jl ^B ^ 'W H5 ^^"Ç^*^n^ ^^"s sa massue. — Aux a 

d'épouvante poussés par le Lî, I* 
bonzes accoururent avec des lanterne 



R^ m m 



]pjff ^ ^m ^ Wi ^ ^ ^6 vampire rentra dans son cercod 

ié^ M SS^ ^ ^ *M Wt ^"* s® referma. - Le Lî raconta ceqi 

ÎS S ^ S ?- ^ s ^^"^^^ d'arriver. Le lendemain les ba 

TV 1T -^- Sv W> P TO zes avertirent le mandarin, qui ' 



dorée. 

Voyez numéro 51 note. 



— i56, i57. — 277 

^S ^ ê ^ ^^^ ^^ brûler le cercueil. Les dents da vampire 

U ^ O A ^iSi S ^ avaient brisé la massue du Protecteur 

^ ^ P ^ Jm ^ ^ en trois morceaux. Le Li reconnaissant, 

& Ma ^^9 )l\ ^^ m fit faî'e au Protecteur une statue neuve 

i^^m^M m^ 157 

1^11^3^!^ ^ P Kâo-mingking de Tzéu-tch'oaii 

;^ ^ ^ j^ ^ J- H4 (Chân-tong), arrière-petit-fils de feu 

[ÈA ^ k 4^ J& — • ;^^ . l'assesseur Kâo-nientong, m'a lui-môme 

p J *B /V ir "^^R — * «ni raconté Thistoire suivante. A partir du 

'^ >^ lii ^ ^ ^^ iXO jour de son mariage, il commença à 

1^ n i^ in j^ iFf souffrir de vertiges, de suffocations et 

^ "T- «^ ru ^ ^ ^® syncopes. Il entendait sans cesse 

L^ r^ ^vC ^ ^ une voix d'enfant qui balbutiait lêi-lei. 

'^ iP ^ 1^ @^ fÉ ^"^" ^' ^^^ l'enfant, un petit être d'un 

^ ^ 2îl& l£h "^ £B ^^^^ de baut, qui gambadait sur son 

1^ BR iW w pt tR lit, se sauvait et disparaissait toujours 

fA île db >s. ^ 1^ au même endroit quand il se voyait 

i^ l^ ^ WL 4/" ^ observé. — Cependant Kâo-mingking 

^^ /^ "^ a ^ ^ dépérissait à vue d'oeil, et ses accès 

SWI 3PI ^ P ^ ^ devenaient de plus en plus graves. 

M ^ 7 ^ "^ ^ Convaincus qu'il s'agissait d'une obses- 

^A J5£ ^ S ^ ^ ^^^" magique, ses parents invitèrent 

^ ^ ^ ^ ^ S "° magicien, dont les charmes furent 

f^ ^ w ^ ^ ^ impuissants. Alors ils mirent un sabre 

— W ^ i^ "^ ^ ^^^^ l'oreiller du malade, et dissimulé- 

ik: n "fcfc 5Ê^ Dïî kfr *^"^ "'^ grand bassin plein d'eau, à 

4^ yL ^ 1% Sa ^ l'endroit où l'enfant disparaissait d'or- 

iS IF ^ ^ Bè ^ dinaire. — Un jour que Kâo-mingking 

.L _^ ng a jfe jaa faisait la sieste après midi, l'enfant 

a n ^ â*- ^ ^ parut. Le Kào brandit son sabre. Le 

7L H ^ ^ W "^ lutin fuyant en toute hâte, tomba dans 

^ Zp ^ y|x A\\ ^ le bassin et fut pris. — C'était une 

ET ^ 9^ & -Wf (& figurine en bois, velue de rouge, avec 

W- 7W /W 7L ^ MR une ficelle rouge serrée autour du cou, 

'J^ >5f ^ S ^ ^ comme pour lêi-lei l'étrangler. On 



Î78 — iô7, i58. — 

m ^ £ mmM 



qÊT ;3^ 158 C^ 7|S ^ *^*'^^^ ^^^^® flgorioe, et le Kâo recouvra 

la santé. — Le jour de cette exécution, 

un menuisier mourut subitement dans 

' M ^ ^ ^ i& 1^ village. C'était lui qui avait améoagé 

la chambre nuptiale de Kâo-mingking. 

Les Kâo ravalent indisposé, en ne luii 

payant pas ce qu'il demandait. 11 s'étaiti 

^ SS Éi Wx % ^ vengé en cachant dans la cbambrel 

- - -^ . . nuptiale une figurine magique, qui 

devait étrangler lentement le fils de la 






i^fim ^ „... „ 

P^ 4^ ;H1 pBf ^ -^ famille. Son charme déjoué se retourna 



contre lui. 



T&â -rgjj ^-^ • j - 4 1^ Le narrateur de cette histoire, écrivait daas les I 

^W 7h5 iT T^ ^S^ . H dernières années du dix-lmitième siècle. — Envoûte- j 

ment. Voyez Introduction XVITI. — Les charmes déjoués, | 
se retournent toujours contre leur auteur. Comparez ; 
numéro iiJ. I 

I 



ê ^ 3E 'W ^ Wâng-pl, originaire de TsIbb*^ 

^ ^h JS i& ^t^ teheoa-fou (Kàn-sou), exerçait la oié- 

^ ^^ ffl ^ ^ ^^^^°® ^ Yôn-nan-fou (Chàn-si). Un 

5fê ^ S mD W jour il se rencontra avec le sorcier 

^ Hif W ^ ^ Wâng-wanli. Les propos du sorcier lui 

m ^ t ^ it} ayant déplu, Wâng-pi lui dit des inju- 

^ ^^ • ^ "ïïl res. — La nuit suivante, Wâng-piveil- 

ÎP W ni iSfc t^ lant encore, entendit des pleurs dans 

^ S vj\^ ^ ^ sa cour. Il regarda par la fenêtre. Quoi- 

ât ïrfH A a ï+f ^"^ '^ ^^^*^ ^''^^ brillamment éclairée 

5^ ™ iSt ^ 4^ par la lune, il ne vit personne. Durant 

"f* /^ S JIS K plusieurs jours de suite, il entendit 

*§• jgij ^ lËlc n^ ^^^ pleurs, entiemêlés d'appels à la 

5 3? ^ Jl- t* justice. Pensant avoir affaiie à quel- 

B ^ "K W BM qu'une de ces âmes vengeresses qui 

P^ ^ ^ ^ i^ assiègent la poite des médecins, âmes 

^ 09 i4^ ]Bfr -& ^® clients expédiés par eux dans l'autre 

^ W i/T flK :S monde, Wâng-pi dit de sa plus grosse 

^ n^ ^ N^ B ^oix: Je n'ai empoisonné personne, 



— 158. — g7g 

^ ^ 'fJJE, ^ quo je sache. Que me veux-to? — Vous 

^ '^ ÏP •îir >k ?5? a ^^®^ '® P'"^ honnête homme que je 

^ j^ :!!J; ir ;2 j£ iS connaisse, dit le koèi. Veuillez inviter 

W Sa ^ zn ^ jto |tq dix de vos amis. Je ferai ma déposition 

M Ift !% ^ ^ K A ^^^^°' ^^ ^"^^* " '''^"^ ^^ curiosité, 

^ :i& J&^Of a ^ 1^ Wâng-pi réunit une dizaine d'amis. 

^ IX ^ ^ /3 W ::> Devant eux, le koèi parla de la sorte: 

^ WP ^ ^^ fâi fB ^^ ^°'^ '^ ^*'® ^'"'^ ^®''^»î« TcheOu de 

'ISWB^H^PT^ *^ Hiviére Noire au Fông-tcheou. Mon 

>V 2 S 2 j[ S 5 Pére s'appelle Tcheôu-houok'ing. Ma 

-X W JBS« IAI r 7L Hl ' ^^^^ est née Tchâng. Je naquis alors 

"?" -^ ^ i^ A^ ^ §É que la lune était dans le signe kéng. 

aussi fus-je appelée Ue-si (lune à 
l'ouest). J'avais 16 ans, quand ma mère 



Pt 



m^^m^^ 



uL ^ m U^ ^ dk f^ tomba malade. Mon père invita, pour 

È/^ ^ Éêi QK ^ 'Ht Wf *^ guérir, le sorcier Wâng-wanli. €et 

#r ^ m ^ ^ m ^ homme me vit. - Le cent cinquième 

18 yu M vOj -^ >© M jour après la mort de ma mère, jour 

^ $K M tÉ ï B| ^ pîng-tch'enn du neuvième mois de Tan 

ffi? 5^ BS ^ jE *m >& i^^h mon père dormant ivre dans la 

-«h « ^ ^ w -vî maison, et mon frère étant sorti pour 

?Ç 7L W S® M ^ ftfi couper du bois, je me promenais seule 

"f" ^Ù ^ ^ A M ièi ^2iU8 la cour, quand Wâng-wanli parut 

Affi ^ >ffl :> 95r ^ soudain et récita sur moi une formule. 

96 ytj \Pi <^ /kJ ^ Je tombai sans connaissance. Il m'em- 

% ^> IW ^ B3 ^ ^ P^*'^» su** son dos dans un bosquet de 

^ 4b lË^ ils ^ ^ •£> saules, me coupa les cheveux, en Ût un 

Ê-^ m^^m^ ^^^'"^^ ^"'** ^^^'^ ^^'^^ ^^^ ^^^ ^^ ^^"" 

Jl^ ^ S I© K y0I H leur, et acquit ainsi sur moi (sur mon 

i^ Wi ^ M A "^ j^ ^™^' "" empire absolu. 11 y a quelques 

tlèS W ro -ft ÉM ^ joui-s, vous avez eu une dispute avec 

^1- •^ ^ » ^ ^^^ homme, il m'a aussitôt envoyée ici 

W -S ^ J^ rE ^ !iC pour vous nuire. Voyant quel honnête 

H ^ J^ É3 g /fc Jg homme vous êtes, je n'ai pas pu m'y 

) iX Pf t^C -J^ tA jI résoudre, mais vous prie au contraire 

Ky ^ ^ W W "ï ■ de me procurer ma liberté, promettant 

5& 4 3l >^ A ^^ ^^"^ servir comme votre fllle. — En 
disant cela, elle pleurait. Tous les 
auditeurs furent aussi très émus. Ils 



M^mB ^ 



^ /L ^] B ^ ^ ^ rédigèrent uqe pièce, qu'ils signèrent 



28Ô — i58. -^ 



^ ^ (^ IIE -N^ ^^"^' ®^ ^^ firent parvenir secrètemei 
^ ' au mandarin. Celui-ci arrêta inopini 

ment le magicien. La torture n'ayai 



1ni^^s.mA^^ 



K ^ î^ ^ ^ -EL j^ Psis pu lui arracher d'aveux, ràmed 

3if ^# >fcf :^ nr iJrî ^* tfl Ue-si donna Ib conseil de fouiller si 

m W 1W| *g ^ m m U bagages. On découvrit toute sorte < 

W '^ >2 S s 3e 12 >7$ formules et de sceaux magiques, a 

M ^S ISI '*^ ^ ft K J^ longues aiguilles, des clous, tout J 

A5C S tu ^ tfa ^ i^ IM ^"* sert aux envoûtements, enfin m 

1t^ m H TO ^TLTTîCT paquets de cheveux. - Alors, ^ 

^ >^H 19 1^ 5?? ^ ^ ^ apitoyer le mandarin et sauver sa < 

an .|S ^ ir ^ Wi^^ ^ ^* possible, Wâng-wanli avoua, \ 

^X^ ^ 1^ -/- S^ ^ îffli *« raconta ce qui suit:.. Je suis de LM 

îit MK t8t >w 5W w ÏS Sh ling. Voyageant pour apprendre i« 

^^3E^^^4^t^ sciences occultes, je passai à ffiBJ 

"/^ ^ ^t" W "il •]# ® ^ yuan. Là je rencontrai le magicien LiÉ 

^^^»m*^ alchimiste famé, qui m'apprit à exlral 

l^^^âË^T^JS^^H'^ les âmes. J'avais vu, parmi ses bibelot 

^^U^BURM «" paquet de cheveux ficelé avec A 

iJy ^ A. -^ iPP /fc M ffl ^*^ ^^ couleur. Je lui demandai ceq( 

/tSMTCyCltLŒjKM c'était. Ceci, me dit-il, est le chari 

^^^^^^^"^ par •^q"®^ j^ possède . rame de l 

M ^ Jt^ Wi ^ -k^ ^ 1& yennou de Hiên-ning, extraite parfli 

^ à V ^ £ £r. S ïî ^° *^^^- ^^ vous, voulez, je vous la^ 

^®Al^^^®^*« deraipour75ligatures. — J'acceptai. 

»tK wH -wi- 4cJir xif pr 4^ 1.A et brûla un billet portant ordre à 

HL^mmMM n mm yennou de venir. - Me voici, dita 

0C M ^ ^ ^ ® 1^ ^ s'tôt une voix, dans les airs; 

S ^ 4Ç jïjy SI ^ H tt[. voulez-vous que je fasse? — Je vd 

S ^ S .^ ^ "^ T^ ii dit le Liôu, que désormais tu soil 

j^ ^ p5 «^ fyï ^ ''^ ?B et serves ce Monsieur Wang, qui^ 

Ht^M^^M 51 M traitera bien. - Plus tard, passai 

iSt^imM^^^ïm Fâng-tcheou, j'achetai de môme I 

-SâS^ft^Sl^^fti magicien Koàng, l'âme du gar* 

lM,<lm^Wi^^^ Kèng-want'oung. - Enfin ja m'eraj 

'Pi^WH^M'^^^ rai moi-môme de l'âme de Tch( 



uesi — J'avais fait vœu de ne jaa 
manger ni bœuf ni chien. Derniè 
^ /T ^t >7^ i^ ^ ment, cédant à la gourmandise, 



nja^ 



158. — 



m 



%ZfLT-ZMm^^ 

^^m^BZM^m 
9-m.^>mmBm^>ù 

^^^'Bmnnmz 

^mBWi%u.m.mm 
nBmunûmnm 



mangé un cœur de bœuf rôli CVst 
pour cette faule, sans doute, que me 
voilà pris. — Cependant, pour être 
plus sûr, le préfet de Yén-nan-fou ce 
fit envoyer Tcheôu-hoaok'ing, par son 
collègue de Fông-tcheou. Il le {Haça 
au milieu d'un groupe nombreux, puis 
appela Ue-si. Celle-ci reconnut aussitôt 
son père, lui parla, et se fit reconnaître 
de lui. — Plus de doute! Le préfet 
incarcéra Wâng-wanli, et le laissa 
mourir de faim. — Cependant Wâng-pi 
rentré chez lui, se reposait de ses dé- 
marches en buvant, quand il entendit 
de nouveaux pleurs. On s'est occupé 
de Tcheôu-uesi, et on n'a rien fait pour 
nous, disaient lésâmes de Lî-yennoa 
et de Kèng-wanfoung. — Wâng-pi dut 
encore une fois s'adresser au préfel, 
qui appela aussi leurs parents, les con- 
fronta avec eux, et établit leur iden- 
tité. -— Cette fois Wâng-pi se crut 
débarrassé. Tout au contraire. Les trois 
âmes se logèrent chez lui. — Les génies 
de la porte ne gardent donc pas la 
mienne! s'écria Wâng-pi vexé,.. Vous 
n'avez pas affiché leurs images, ma.is 
du papier de couleur seulement, di- 
rent les trois âmes; nous sommes 
entrées librement. — Me laisserez- vous 
tranquille, si je vous brûle du papier- 
monnaie, demanda Wâng-pi... Nuus 
n'avons qu'en faire, dirent les âmes. — 
Pour quand puis-je espérer votre dis- 
solution? demanda Wâng-pi... A l'heure 
du destin, dirent les âmes. — Quand 
Wâng-pi buvait, Kèng-want'oung qui 
avait une jolie voix, cbanlait. Wâng-pi 
lui ayant une fuis versé une bonne 
rasade, il devint ivre et tint les piopps 

36 ' 



282 ' — i58, i59. — 

fô S ^^^ ^ ^ 11^ 5B5 ^^^ P*"^ drôles. - Une aulra fois, m 

^ Mi af^ (7 ^ W ^â' '"^'^^^ ^® Wâng-pi lui versa une coupi 

^v^lKf X 5B5 W ^ de vinaigre. Quelle drogue piquante 

i^ ij^ ^ P{ ^ ^ JiX ^"^ Kèng-wanf oung. Et pour se ve& 

W iiliY %£ iîA -^ >k ^^ ^^'^' ^^ découvrit aussitôt divers secrel 

S ï *?^ S i "? i^ ^^«^nleux de celui qui l'avait ainsi joué 

m ^ ^ ?^.^ TO "T* S? LMuvité dut sortir tout confus. — Uo 

5g ^ ^ ^ 1^ -^ Wte ^"^'^^^ ^^*^' Tcheôu-uesi s'élant disputé 

0b IB Sr H "^ '^ ttB ^^^^ **^^ ^'^ ^® Wâng-pi, ceux-ci don 

ri [Pa ^ >^ w ^ BM nèrent des coups dans la direction a 

flO JE T^ K ^ 3S â ^*^ *^ supposaient. On voit bien qa 

ifii «1 ii ^5 ^«- S m ^""^^ "^'^ ^''" ^° ^^*^^^°^ ^^ "''• ^ 

iW 3K ^ -^ iH 1^ H¥ âmes sont intangibles. — Ce grabug 

^ iii & iË» ^ ^ i® ^^'^^ ""^ ^^^^ environ, puis la pal 

Am^ fi m mm wl"g-ir ' ''" ''"' " '""''""' 

^^ Hë, 3^ ./ V "j I^C Q^ Voyez InlroducUon XVIII. — Les magiciens aco» 

4pn ^^ *S IIS nC 'M! -4^ pagnent leurs IncaQUlions, de gestes et de saals. 

■tfc ^ ^ nkmm 

^ -i ^ ^"^IhiiX Sôu-p'ei originaire dé Où-kooi 

^ (^ ^ M ^ ^ ^ (Chàn-si), était sous-préfet de Tch'oi 

^ ^ ^ H f^ *[fif >ft^ k'i«u durant la période T'ién-pao (741 

^ k^ -^ ^ IZ ^^^^' '* ^^^^^ 4^"°^ ^^ ^*^® ^" ™^"^ 

*^»ra*5? '^ W ï(â ^ à un certain Lî. Ce Lî donna sa fave< 

^ ^: fcl ^ >Sl iS TtM à une concubine. La concubine cherd 

.^ j^ fijl ia; H S ^ ^ ^^ défaire de Tépouse en litre. El 

l-j ÎW ^ ^ yi /4 J5 s'aboucha avec un sorcier. Celun 

P^ /V S ^ S9 69 ^ enfouit un charme dans la fosse ai 

£^ 4k/ -^ ^ -4U 4,2. p::! immondices des Lî, et enferma dai 

^ J- J* 2 M & 2 "" ^""'' ^® *®"'* ^^^^^^" ^^P' p^°p^ 

#/ ni JR ^ ^ ^ ^ de diverses- couleurs, qu'il avait au 

WL ^^^ 2 H ^ ^ '"^^s. L'effet de ces pratiques dev^ 

jtf^ j^ jjT dg ^1 35;, être lent. — Cependant la coucubii 

j^ "w >fôF >B 'M F^ mourut de maladie, emportant « 

y^ /v SI ^ B^ P^ secret dans la tombe. — Avec le t<?ffi^ 



— i59. — î^^ 

'^ ^ ^ Sfe ^ 5B A *^®^ choses singulières commencéi'ent 

^ .Lgt _■ un -^fr- /(jg l^fi ^ ^® passer dans la maison. Des feraraes 

j. «5^2 ^® diverses couleurs apparaissaient. 

rkmn^WiA^m Madame Lî dépérit et finit par tomber 

>fC ^ ^ H -^ î?5 ^ gravementmalade.— Monsieur Li invita 

T^ ^ ^ y- ^ -y Bb t^iversraagicîensfamés, qui n'arrivèrent 

lîC m; Mî >1^ T^ -^r* r^ pas à découvrir la^ cause de ce hanle- 

© ^ ^ 6« tS hI ï^ "®"^- "" Eikdésespoir de cause, Mon- 

g» ^ g- -g- ^ij ^ll gr, sieur Lî recourut à la force. Il aposta 

S^ ^ ^ ^ M ^^^ gens intrépides, qui arrivèrent à 

Wè fp ^ ^ ^ ^ ™ se saisir d'une de ces femmes. Elle 

^ ^ A é|i li- Ip] ® ^^3it faite comme une femme véritable, 

!^ 4^ -Ifi* âê r*r "M* afe ^^ ^^ débattit avec force. Enfin ils Fa- 

^"^ «^ affi w kX -^ T^ battirent à coups de sabre, dans une 

]P ^ ^ ^ J] W, ^ "^^'*^ ^^ sang, puis la brûlèrent. — Le 

ja 3^ igq Jg rtj: ifl PB sabbat redoubla dans la maison hantée. 

^ ^ i^ ^ ^ p^ ^ ^^^ ^^^^^ fantômes parurent vêtus de 

Su ^ ni -^^^ -^ ^ IS deuil, et pleurèrent leur compagne. — 

V ^Ê J\ ;fcfe jftf ^ ^ Cependant, à force de les pourchasser, 

tJ3 -îRî »yis ^ é® ^^ ^^^ ™^*^ ^^^ ^^ prirent encore cinq 

^ *A 55Î6 ^ *^ fantômes, qu'ils brûlèrent comme le 

i W ^ "f I Bi premier. Un septième poursuivi, dispa- 

^ i»}fe x^ Mf^ Â. '^ ^^^ ^^"^ ^^ ^"^^^^ ^"^ immondices. — - 

I ^^ '^ •:^ feSs "ô^ Monsieur Lî ordonna de creuser celte 

R' 'f^ 'lî^ î^ 1 hB :^ fosse jufiqu'au foiKl. — On découvrit 

^ :J^ — ' ^ fô 5® "" charme en bois de pêcher, et l'écrit 

>f4e p ^ jtb iS Éfr suivant: Moi concubine de monsieur 

^ ^ ^ rU ^^' ^^^^ ^^^^® P^"** '^ ^"^ ^^^ ^^"' 

>^ ^ W 3^ "~" ®' j'^^ fâît ^'^î*'<^ ®t animer sept poupées. 

dB ^ ffi ^ >fej^ 1^ ^'*®s sont dans une niche du mur, à 

t^ 4-^ /S 3â SB ^ ^ ®^^' ^^ ^"^ ^* ^ ^ ^"® marque. Avant 

S "X* "ÎS -•"- WW« neufans, elles auront fait leur œuvre. — 

JK 5S ^ B ^ K Monsieur Lî ordonna immédiatement 

^^ ^ *^ ifll j§ -^ ^® décVépir le mur de Test. On décou- 

^T tl^ ^ ^ Pî Tfe ^^^^ ^^ septième poupée, qui fut brûlée 

wK ^\ «S ^ H <l> comme les six précédentes. — Aussitôt 

^ ^ ^y ^ j^ Wi les apparitions cessèrent, et Madame 






Li recouvra la santé. 



zrr -jli -^ -J- -JRf ;y: ^"^^^ InIroducUon XVIII, el TH page 562 seq. 






iU ~ i60. - 

l^^^^i^Mîl^H ^ Hoêi-tcheott-fou (Nân-hoei), 1 

Docteur Tâi-yonk'i ayant bu copieuse 
ment avec des amis, sortit de la vill 
au clair de la lune, pour prendre VAï 
'QE ^ ® !^ Jl &k Mi Comme il revenait, il rencontra, pri 
^ Hfî ffrt iB O T^ yf^ ^^ P^"^ Loûng-k'iao, un homme v^ 
« mi no f^ )^ 011 4| d'habits bleus et portant un parast^ 
rfX ^ )!lS, Bi 'W ^ fl^ ^u» venait de l'ouest. Quand il vitBIon 
RSF ^ ^ ^ iffi "^ ^ ^^^""^ '^^^' ^^^ homme parut hésiter. L 
^ i9^ -^ eu ^ &à ■*• Docteur soupçonnant que c'était u 
^ fie K tl S ^ >9C voleur, le prit au collet et lui demand 
-t Jl ^ ^ ^ '5^ ^ ^"* ^^ ^^^^^- ~ ''^ ^"îs un satellite charg 
JE f Ife ^^ ^ A Wi if5# ^^ plusieurs arrestations, répondi 
^]Z 'j^K rhomme. - Un satellite, â celte heun 

mj <1 ^ >\ ^ 9& ^ en ce lieu! Tu mens, dit le Docleoi 
^ Iffl ©D 7J iffi LË m ^'ailleurs a-t-on jarhais vu un salellil 
^ *ft ^bP Ë& /7k ia^ M4 ^^"^* ^® '^ campagne, pour arrêU 
Tf 82 M >a P^r m m quelqu'un dans la ville? Le prétoii 
^ ^ ^51 ifc 'f^ 1^ ^ n'est-il pas en ville, et non à la cai 
^ ::f^ ^ ^ À Rfl -:îfe pagne? — L'inconnu se prosterna d< 
^ ï O 2 * n ri ^^°^ le Docteur, et dit: Je suis a 
-^ ^ vL 1^ ^ H iHj satellite infernal. Je viens saisir A 
^ ^ ^ 1^ ^ ^ H âmes. — Montre ton mandat, fit leDo( 

teur. — Le satellite eihiba un maodi 



bien en règle, portant plusieurs nom 



m m. ^^ m mm _ ^.„, ^„ ^__ „. 

T^ ^ ^ Wt ^ "î^ Jl Le troisième sur la liste, était un col 

^ ^ êîC ÎK ^h ife 'W sin du Docteur*. — Celui-ci lâcha I 

Hffitf A ^ ^ :^ :% ^ satellite. Cependant, voulant s'assun 

™A5gZ#S:^^ de la vérité de cette histoire, et dé^ 

1^ ^ ^ -f^ -A ^ ^ ^^"^ sauver son cousin si possible, 

^ :tul Ç? A fSl IS A s'assit prés du pont, et attendit le fl 

^ ^ V a 4^ ^ tfc ^^"^ ^" satellite. - Vers la quatriéil 

WM ^ll^ W^ ^ W veille, celui-ci revint. - Les as-tu loi 

^ ^ ^ R Jl A M P"^^ demanda le Docteur. — Ooi.toui 

-Jt* PI 6IÎ BB "J?^ âî ifë répondit le satellite. — Où sont-ils 

;5 S — S ■ demanda le Docteur. - Dans mon pi 

^ ^ W W A ® rasol, dit le satellite. — Montre voit 



— i60, iôi. — t«& 

^ ^^* ^ M^ ^^^ '® Docleor. - Le satellite, enlr'ou- 

Yffi ^yr + ÏKÎ vranl sonr parasol, lui montra cinq mou- 

i^ »"*- ^ ■"' ches vertes, attachées chacune par un 

^ ^ ^ i^ ^^* ^^^ pauvrettes bourdonnaient de 



^m ^z 



leur mieux. — Le Docteur se saisît du 

ig -tif ..^ ..^4. parasol, et lâcha les captives. — Ti-és 

£>v ^ in K mécontent, le satellite reprit le chemin 

^ ^ W A ^® *^ ^**'®' — ^^ Docteur attendit jus- 

rrr jt, ^ j^ qu'au jour, mais ne le vil pas revenir. 

5^ ^ ti 1S II alla alofs prendre des nouvelle de 

^ ^ ?^ ^ ^^" cousin. On lui dit: Vers minuit il 

n^ ^ DfQ ?@ ^ ^^^ P*^^^ ^'"" ^^^ soudain. On le 

Af â ^ rt^ croyait mort, quand il est revenu à lui. 

W\ ^§ JÇ i^ Au petit jour, il est mort pour de bon. 

>T^ J3- ^â ^ Voyez lulroduction XI. — Déféreoce des ofOciers 

j^, M^ 1^ ^«^ fhi monde inrérieur, poar les letlrés, les gradkés, les 

j^ '^Sk yS ^V foocUonnaires. Voyez Introdaction V. • 

^^ ^^ 



161 



 Nankin, Teufant d'une famille 
Liôa, un garçon âgé de sept ans, fut 
atteint d'une inflammation accompa- 
pÉ WL ^^^ ^ 80^6 d'enflure. On essaya de divers 

it^ -K 39r 35 remèdes, qui ne produisirent aucun 

^% *â S ^ ®^*^^' Alors la mère de l'enfant s'adressa 

f^ îw ^ ^ à sa voisine, la femme d'un certain Jâo, 

-gj ^ ^ Ï7 qui était au service des juges infernaux. 

. ^ 4^ ï^ Quand cette femme avait reçu.une mis- 

w >^ i^ sion, elle quittait le lit conjugal, se re- 

S ^ R9 ^ tirait dans un cabinet, cessait de man- 

± ^ ^ HH ger et de boire, et demeurait gisantci 

dans un état cataleptique, jusqu'au re- 
tour de son âme. — Donc, la mère de 



H^ % 



Q ^ ^ l'enfant malade, lui dit: A votre pro- 

-j- ^ i chaîne descente aux enfers, veuillez 

>^ ^ -^ prendre des informations sur le sort de 

^ $lj "ZT mon garçon. — Trois jours plus ïard, 



^^ — iôl. — 



^ 5^ "^ ® 1^ fM 4Ë la Jâo dît à la Liôu: Ne vous chagrina 

RFl 71 r^ :& ft^' "Sr CP* At P^^- ^^"S s^** existence précédente 

SalS^ÏÏ:^^ ^''^'^ ^^'^''" ^^"'^^^ °'^°«^'' ^^^ ^"^ 

^WrBjy^Mw^itÇ nouilles. Il en a tué une quantité con^ 

^^^^ËL^'l^ifc sîdérable. Leurs âmes se vengent su 

s: 4S "gS -ïfe -y "éri i^ — '"^ maintenant. Cependant, commi 

:Sfe TO P^ -î^ ^ î*w 1:^7 — * après tout le Ciel autorise les homme 

^ ffî ^f* fê ^ ^ fifc PU à manger les grenouilles, et que lel 

•JKJ Hzi te[ «^ HH ^ A -^ ^"^®^ animales sont gouvernées par Id 

2,1 S S 5 S ^ it S '^^°° ^^' ^"^^ '•^g'^"^' p^"''^" ^1 

^^Wi::>wCj^lBl vous priiez le général Liôu-mong, volrl 

^ g ^ ^ «: garçon guérira. — La mère fit ainsi, el 

l'enfant guérit aussitôt. — - Une auli^ 

fois, la Jâo resta en catalepsie durant 



nmji^m^ë^M 



^ l^^i^ M '^ M B3 ^^^^ Jo^ï's et deux nuits. Quand elh 

'^'tp^^1ëC'-^&&k ^^^''^^^ à elle, elle était exténuée et cod 

iL'^îr;^^ rî 1 ^ ^^^^^ ^^ ^"^"*'- Ç'^ ^^^ chaud, dit-elU 

tiX # JIWi WF ^ M A ^ à sa belle-sœur. J'ai dû prendre Vm 

Mji^l^^^i^^ ^^ '^ ^ï^»**® X- S'est-elle débattue, celft 

ES ^ S ^M 5S ^ ir* -fr- v'^ago! Enfin je suis arrivée à la lier.- 

t^ ^ :#^ a ^ ** Où est-elle maintenant? demanda la 

vi-Vfm^ml^^fr^ belle-sœur. - Je l'ai attachée à l'ar 

^ ^ lii| ^ ^^ ^ ik. ^^^' ^^"^ '^ ^^"^' ^° attendant qal 

4© ^ /tfrl tffl W. t£t a jAl. J'^*^ ''^P^ls quelques forces. —La belle- 

?S^^fB^):5^PPl>^ -^ sœur alla voir. Une mouche verte étal 

^HH^Î B ^^Itt attachée à l'arbre par un cheveu. Elh 

^'^fiSlff^îl^fÔlS '^ ^"^' ®^ renferma dans sa boîle i 

-T^ ^ ^ ^ ^ -^ Li ^ couture. Quand elle retourna voir la Jàtt, 

•« ^7 ^ ^ ^ >7 ImI 3^ celle-ci retombée en catalepsie, hurlaï 

S^^fê^^|g^5^ piteusement. Dés qu'elle fut revenue I 

• ^-«S^- dit-elle à sa belle-sœur. Je n'ai pas pi 

ki ^M W-^ ^ ^iHQ livrer l'àme. J'ai reçu trente coups * 

ffi ** 4a 46 ftfj â' iffi ^ P^^ ^"^^ ^^' ^^" recevrai da- 

TT /^ Aw xiS rUii :^ 7^ w vantage. Rends-moi la mouche varie, 

^^AcJti^P^fiSê^^tfti ^^^^- — ï^^ belle-sœur ayant constaté 

^ ^ ffî f B ^ i4^ ^ itft ^^^ ^^^ cuisses étaient bleuies par ooe 

^^^^^ ^'h ^^^^°^® bastonnade, rendit la mouche. 

Jfia. m BHB -Œ WI P ^ ^ La Jâo l'avala, et tomba aussitôt ei 



— i6f, i62. — 287 



9 S ^ ^ S ^^^ ^ ^ catalepsie, puis revint à elle, comme à 

rÉ&jK-Jc^*rt 5©j® rordinaire. Mais, depuis lors, jamais 

» ^ ^ I ^ LU ^° °® ^"^ P*"^ ^*''^'' *^'®''® ^"^"" ''^"' 

ISIHE AW/HASI seignement sur ce qu'elle voyait et fai- 

iSb^W/^l^ffl^ sait aux enfers. 

Il XQ ^& 4nL ■^ê' =yR- -A- 4.-1 Voyez InlroducUon XI. — Comparei numéro 71.— 

M 01 3® SR ^ 5V S ^ ^"^^ animales, Yoyez TP page 74. — Liôu-mong, aa 

KBsl^BFiS*:^: f& ^ Hâng-tcheou (Tcbée-kiang) le 

î lui ^ /Il SX — '-^ Ji\ bachelier T'âng-uheuk'ounn âgé d'uue 



génie local. 



162 



|- '—' ^^ '-- ^"^ — -9^ uaciiuiier i ang-i;aeuK ounn âge a une 

^ ^7^^ — "t^?i^S trentaine d'années, était précepteur 
Ira— tij^^S^Si ^*°^ *^ '*'"*"^ ^^- ^" ^""^^ à^XiVt^x, 
^ !*• ^% BSi IfâïC â& ^ Tî ^^"^ '^^ élèves étant rentrés chez eux, 
F ^ W «s 5< io ^ Ti le bachelier étudiait dans son école bien 
P^fTO K^>!^^^ ^^^s® ®^ ^*®o chaude. Soudain un hom- 
h A hV ^ ^' '^ DU ^ '^^ décapité entra par la fenêtre. Un 
'^ii^^^^-feê second le suivit, puis un troisième. 

E^mm^W-^^^ Enfin sept décapités, la léte suspendue 
jK ^ — -• jRRf à la ceinture, entourèrent le bachelier 
paralysé par la terreur. Prenant leurs 
tètes, ils firent ruisseler sur lui le sang 



^Pl«î#«0 ^ 



pénétra. Enfin le petit domestique de 
l'école étant entré pour apporter au 
maître son vase de nuit, les sept koèi 



^ ^^ ii^ m ^ n Quî "Cn découlait. Un froid mortel le 

I :$: Si SI ^h ^ ff 

^ g^ ^ jj^ ^ ^ ;±. disparurent. Le bachelier tomba par 
p ^ ^ ^ gg mj M^ terre, sans connaissance. Le petit do- 
I -^ ^ ^ *^ '^ >2S mestique appela au secours. Monsieur 
Ê ^ A r^ A ^ ^ Fan accourut. On mit tout le reste de 
li ^ ^ P^ 13^ DvSf ^4^ ^^ °^^^' ^ ranimer le maître avec de la 
\-' 4± 'jbi vL 7{. t^ m ^*^^"^ de gingembre. Au jour, il de- 
u tt ^ W -/V ^ ^ manda qu'on le portât à son domicile. 

i( ^ ^ tM i^ M S Monsieur Fan fit véhir uo palanquin. — 

11 fallait passer devant le temple du 
Génie de la ville. Soudain le T'âng cria 



in^^Kn lit „„„ 

i LU i^ ^ ^ Mé ^ Arrêtez! Arrêtez!. Reportez-moi à mon 



MS 



— i6î. — 



znn^m^n.B^^ 

^m:nm^^Aliiim 
»Ù':ân^tam$Ê^A 



DO 



école. —Les porteurs le rapportèrent 
Les sept décapités m'atteadaient ^ev; 
le temple, dit-il. Je n'ai pas po 
ser. — 11 s'alita donc d.ans son è 
Une fièvre ardente le saisit. Moosi^ 
Fan fit venir sa femme. On le drog 
le mieux possible. Il perdît conna 
sance durant trois jours entiers, pi 
revint à lui, appela sa femaie, et i 
dit: C'en est fait de moi. Je vais moi 
rir. Je reviens des enfers par fa 
spéciale, pour te dire adi^u. L'a 
jour, quatre satellites infernaux ra'o 
saisi et entraîné. Un tourbillon i 
poussière jaune m'aveugla. Je comp 
que je descendais aux enfers. —Qn'i 
je fait? leur demandai-je. — Regai 
ton visage, me (firent-ils. — Conann 
un homme peut-il regarder son vîsaj 
demandaî-je. — Ils me passèrent un | 
tit miroir. — J'y vis mon existence fi 
sée. Sous la dynastie Ming, je m'ap|i 
)ais Oû-ts'iapgj et étais sous-préfet 
Leôu-hien (^jâng-son). Un jour se 
brigands me furent livrés. Leur pro^ 
devait aboutir à une coodamnati 
capitale. Ils avaient enfoui, .dans < 
endroit connu d'eux seuls, quarar 
mille taëls, fruit ,d.e leurs brigandag 
Ils dirent à mon secrétaire, un cerU 
Pù: Si le sous-préfet jiaus sauve la y 
il y aura vingt mille 4aëls pour lui* 
vingt oiille pour yo^s. — - Moo sécrétai 
me fit leur propositipn. Impossible 
les sauver, répondis-jé. ~ Bahl dit m 
secrétaire; tâchons d'avoir l'argei 
vous leur couperez la tête ensuite, 
ne sera pas leur faire tort. Donnez-m 
carte blanche. — Je le laissai faire. 
Nous eûmes Tarjgent, et le^ brigaM 



— i62. 









i^BBmmmmm 



furent décapitas. — Cest eux qui ni*ap- 
parurent l'autre jour. Aux enfers, j'ai 
été confronté avec eux. IJs]niirent leurs 
têtes sur leur cou, et m'accusèrent, 
puis les suspendirent de nouveau à la 
ceinture. Je me prosternai devant eux, 
leur promettant de payer des bonzes, 
de leur brûler du papier-monnaie. Tout 
fut en vain. Ils secouèrent leurs têtes 
avec leurs mains, en signe de refus. 
Puis ils voulurent me mordre. — Arrê- 
tez, leur cria le juge infernal. Après 
tout, vous deviez être décapités. Le 
Où a eu tort de prendre votre argent. 
Mais 11 y a un complice à citer d'abord, 
le Hù. — Les koèi mirent leurs têtes 
sur leurs cous. Celui-là, dirent-ils, nous 
l'avons dévoré depuis longtemps. Au 
tour du Où maintenanL — Pourquoi 
avez-vous attendu jusqu'ici, pour vous 
venger de celui-ci? demanda le juge. — 
Pour diverses raisons, dirent les koèi. 
D'abord, après avoir été sous-préfet, le 
Où fut réincarné comme rille,.et épousa 
un mandarin de premier rang et mé- 
rite, nommé Séng; nous ne pûmes pas 
nous venger sur lui alors, à cause de 
son mari. Puis il renaquit homme dans 
la famille T'âng. Or les mérites des an- 
cêtres de cette famille l'ayant fait pi'é- 
destiner à devenir bachelier, nous ne 
pûmes rien contre lui jusqu'à sa pro- 
motion. Il a été promu cette année. 
Notre heure est venue maintenant. Nous 
ne la laisserons pas échapper. Faites 
votre devoir! Rendez-nous justice! Li- 
vrez-nous cet homme! — Cela dit, ib 
suspendirent leurs têtes à leurs cein- 
tures. — Le juge infernal se frotta lon- 
guement le front. Finalement il me dit: 



290 — i62, i63. — 

•^ ^ ^ ^^>3 f^ » ^ ^ Ils ont raison. Tout ce que je puis faiii 

^ M Sic B '>^ oT ^=^ h ^^^*' ^^^' ^'^^^ ^^ ^^ ^^^^^^^' P^^"^* 

" ^ /N* ^ -r- H| >f7 j^ congé de la femme. — Adieu doaç 

# iW i^ :Hl ^ ife ^ ^ C^en est fait de moi. - Cela dit^T'ânj 
Hk ^ ^ ^ ^ t/J A i^ cheak*ounn perdit l'usage de la paroM 
iw-^^^^ï^'^ ^^ ^"^^^ ^" agonie. Sa femaie brûla v^ 
la* 5k ^l ^ ^ lit <I ' du papier-monnaie en quantité, é 
;« K'I -EL I^ ^ ^ tr A P''»^"^ ^^ suppliant. Rien n'y fit. T'ânf 
!-»:• -*r -r. ïn /fâ /!« KA^ -T^ cheuk'ounn expira, sa^s avoir dit 
#C ^ g a ^ # g ^ ^ot de plus. 

fgfe Ml ^ ^ 1^4 ^ B W Voyez lutroduction VI. — Comparez numéros. 

# ^ ^ 5^ m^^ 163 

:^ n ^ ^h mmM 

jKA^m ^««^ A T'âi-tcheoa-fou (Tchée-kian 

^ ^ j^ "^ 'f â tîK vivait une femme Tchôu, dont le m 

^ ^ >î^ M Sfl Y^ ^ faisait de longues absences pour cai 

^ Jtik ^V^ /m \^ -hz =^ ^^ commerce. Un soir qu'elle et 

«O: T|E HE <tiA> U ^JrlPC dans sa ciiambre, la lampe allud 

;j§ — • ^ï ^ ^ elle vit apparaître soudain un eu 



tîiî 03 H -Ê! ^ ^ étrange. Il était vétti d'une robe roa 

■^ § 5Î ,^ 2 S i *^^*^^' ^^^^^ "'^ ^^^^^® ^*^^"^ ^^ ^ 

^ ^ -^ Att 2^ PI 'vN pieds nus. Avec des gestes indécenl 

H 5^ I® T^ ^i?k ^ il dit à la femme: Je te veux p^ 

v4r îWî ^ H ® in tc épouse... Elle fit effort pour le repoi 

Ï3f ^ Œ ^ W 3*»^ T" ser, et s'évanouit. — De ce jour, i 

73^ 5^ H 31^ â 1^ ^ fut obsédée, et dépérit à vue d'( 

M^F. ^ ^ HSil ^If^ ffr' . Une bouffée de vent annonçait la vei 

S 1 1 À S M Bi ''^ ^'°-''°"- '"'^ " «PP---"' 

IIL ^^ W -^V ij£^ >A4 tnf femme seule pouvant le voir. - 

^ m ^ "fè^ ""F ISl ^ ^^^^^ ^^ '^ ^^"^ ^^"é® ^® ^^^''^ f^"^' 

•3E ^ ^ ^T ET IJ^ K!L "" certain Yuan, était doué d'un c< 

^ 2» ^ H ^ ï'^ge et d'une force peu ordinaires. 

^ -W *S ^ ^ r^ ^ marchand Tchôu élant absent, et F 

^ ^ 5lc ^ ^ — ' ^ session de sa femme durant toujoul 

^^ Wk TcfX !^ 4hf Gif fôâ ^^^ parents la confièrent à ce Taii 

^ -^ 5k ^ ^ ^l| iP Elle alla loger chez lui secrètement. W 



Im,^ ^ Wi "^ ^ 1^ rantasseziongtemps, elle fut tranquill 



- i63. — 291 

i^^^^^:^^ Mais un jour le yâo-koai arriva. Ali! 

î jSâ 7\ RH iFP -P* 4b '© ^'^^^ *^^ ^"® ^" ^^ cachée, dil-il. 

t^Bnm^^^^ ^^^ pourtant fini par te retrouver. J'ai 

C <R r J ^ 1^ ?$ IpE ^ eu du mal à passer le pont. Le chénn 

I^^M^TJ^i)^ ^" pont m'a arrêté et battu. Mais enfin, 

I* ^ tuf ^ ^ TXL i^ Vtt "l'^-^lant caché dans une charge de fu- 

ï ^ « ^ "^ W « ^ mier, j'ai passé inaperçu, et me voici. 

î f^ î^ -^ ^ -^ ^ ïir ^'^'^ ^^^" ^"^' ^^ cachasses-tu dans un 

^ïfr-lrntilâ)!!^ B3:te sarcophage en pierre, je te retrou- 

c »i: 5W T :aî: w m^ f^ ^e.^i _ j^^ j.^,^^^ ^^,gj.^.j ,^ y^^^^ 

» ^ iHi "" 1^ ita ™ Jlfc Celui-ci prit un sabre, et en donna des 

^ Jffi ^ff H H *S m J^ coups dans la direction que lui indi- 

K Bâ ** i® "^ 7P cb ^ ^"^^^ '^ femme. Le yâo-koai évitait la 

» |§ iW ?w >p tt: T"» ^ plupart des coups. Cependant, une fois, 

^^^^^gfJ^I^ la femme battit des mains. Il a reçu 

r S rf^ ^ P M'J âl^ 5^ "" ^^"^ '^""^ '^ ^"^^"^^ dit-elle. — Elle 

I S ^^ ô Hfi ^^ ^ ^"'' ^^''^"'^^ P^"'" Plusieurs jours, puis 
'■^^Hffiï^^^^» l'ittcube revint, un bandeau autour du 
& "^ ?^ ^ ^ ^ 5[$ )^ front, et ses obsessions recommencè- 

i ;S ifJl- iK5^ iS i=& îH^ _. *^°^" ^'^ ^'^^^ '"^ ^^'^ ^^^ coups de 

S '^ IgE IS -lif TH ItL fusil. Un coup l'atteignit au bras. — 

" "^ ^ W ^ ^S ^ 1^ ^^ femme fut de nouveau délivrée pour 

F ^ I8& ^ ^ ?P yfr :fê quelques jours, puis l'incube revint le 

ttSSmSSSS ^'^^ ^" ^^»^^^P^- Cette fois il battit 

" ^ iM ^ "Vl -^ wm fllip cruellement la femme, et la mqnaça de 

^ Zl lit Hfc 5l$ M'J ^ -fé ^^ ^"^''- " Exaspérés, le père de la 

fe A if^ n ^ W 7t i^ femme, et son. beau- frère le Yuan, ré- 

t ù,^ ^ ^ ^m ^'gèrent un p^acet au Génie de la ville, 

IfW^^^'WÎ^'^ et allèrent le brûler dans son temple. — 

II ^Ê. :§P î^ ^ ■"-* 4^ ^ C^^^^ '*^^'' *^ femme fut citée par deux 
t n^ ^ î=l 5C^ P 35^^ satellites infernaux. Tout en fa condui- 
^"^Wtilsr P «^ sant au temple du Génie de la ville, 
c Ô^ Wi B5 *!^ ^ BÊ ^ ces deux indUidus tâchèrent de lui 
S J^ ^ 'fît i-â* ^ St hI^ extorquer quelque argent, comme font 
t^^^^m^^lfm. ^^^^^ congénères de ce monde. Nous 
' ^ ^ 'W 1^ ?n Ï3f 5© ferons en sorte, dirent-ils, que ton 
f .fi- W^ ^ è ^ ^ ^ affaire finisse bien. Mais tu nous devras 

"*^ deux mille taêls de papier-monnaie. Et 
ne dis pas que c'est trop cher. Dans 



^mm^^BmB 



^ ^ ^ ^ W M' ^es enfei-s, cela ne nous fera que vingt 



29i — i63, — 

TJ^H^^lîtt^^ taëls d'argent, au titre de 97 pour cenl 

iHJ R M ï& rt *1 î-l "^ Et puis, nous aurons des frais à faire. - 

•^ 2 ^"^ ^ — ' ''^ fenime répétait toutes ces parole 

<I"3^M'4'^P3^+ comme en rêve. Son père et le YnâJ 

^^I^Pqg^lUBB^ t>» ûlérent le papier-monnaie denoandé 

/^ m ^M. "^ îiIm^ ^" P^^*^ *^"'"' *^ femme revint à elle. - 

A ^^ ^ m ÏÏh UL L'affaire est réglée, dit-elle. Le Géni 

M^^I^^^^M ^^ ^a ^i*'e a appréhendé le yâo-iod 

f& M -tr 4? ^ HtÊ S, Ék ^'^st rame d'un certain Ma, jadis por 

^W*^An-J^-5^-^^ *^"^ ^^- P^*^"q"i»s dans le quarti« 

W^Xw^I'SEM^ Est. Le Génie lui a fait donoer qo» 

^l^^flr^^^^ rante coups avec le grand bambou 

^ ^ 0â l*r S ^ nff W ^^^^ * ^ "^^^ ^ '^ cangue. — La ferani 

^ Bh 7& KK 7^ Wi 3M ^ parut délivrée, et. ses parents étalea 

^ — ^ "^ l^ >7^ ^ >f|^ ^^"^ *^ j^*^' quand soudain, le Iroi 

H\ Hk ^ Itlffr-SSdUi^ ^^^"^^ i^"*"' ^^^^ ^"^ possédée. Une voi3 

^^>T*'ttflgj<.TBfc^KK Je suis l'épouse du porteur de palaft 

J^ \î\ % ^^ îk Hj M'I^ ^"ins Ma. Pourquoi avez-vous accui 

Il&EEi-:fi:nB Mfi f& ^J^ ^A ™^" mari? Je viens Je venger. Po^ 

mm^i^m^my^m commencer, je vais t'arracher le 

f} W ^^B^ y< ^^M yeux. - A ce moment, la Tchôu reçi 

?/k A ^ ^ d:^ ^ fâ ^ ^° P*^*"^ ^8"''® "° coup de griffe, qi 

^â^S^SSm '''""«'" "'■"''"'• - '"" •^'■^ "'"^ "' 

>1^ :>^ 5K tW -« lœ ^ ;11 porter plainte au Génie de la ville. - 

M^^^^jK^'^^'kXi ^^ ""^^ suivante, la Tchôu fut de doi 

^ BS ^ ^ ^ ^ /fc iMl ^^^^ citée. Le Génie tenait le bilk 

^JS'ê'^w^^^^ '^^"^^^ P^^' '^" P^^®- ^^"^ ^^^' '^ 

M.H^rJî^Wiym'mW homme et une femme, étaient à genoa 

^ ^ ^ ^^ M- i^ 9^ devant lui. — Misérables! tonna I 

"^ liT BË ;Sr Jifni 4^ SS te Génie, vous êtes une digne paire ! Qu'a 

— • J /p^ w ^ ^ K§ 5^ commence par les couper en deux pi 

i$wi^|ffiK=l^^ le milieu du corps I - Les bourreai 

im^^^WH^^ préparèrent le grand couperet. Un iw 

n^^^fer^ ^ ^m *^"^^P*'^^' *®^ ^^"^ ^®^^ étaient coi 

W Wh m im ^ >5C 5m ^ pés eu deux. Le sang ne coula pas, Ifl 

^ ^ BM -S S iS^ itfc I^ entrailles ne s'échappèrent pas; seule 

T^^ËI B>fô@n^ffldliS "'^^"^ ""^ fumée noirâtre s'exhala de 

-Htt t^ â P^w » ^ H* tronçons, qui sedissipèrent.- Que faul 

iTffUl — ^5PA0 il faire de leurs âmes? demanderez 



i63, 164, — 491 



164 



^ ^ y^ |S :^ les bourreaux. Faut-il les reléguer 

^ 'M' rTri S -^ ¥Ê ^^"^ '^ région des ttién. — Non, dit 

^ ^ m Jù M^ le Génie. Ces étres-là nuiraient noème 

"T* 1^ ^ i[^ I9| ^^^ ^oèï. Eteignez Pâme de rhomme, 

^ -ib 4it ^Sl }^ WSl ^^ reléguez eelle de la femme dans la 

J; ra î£ S S S ^^^^°" ^^^ yakcbas! - Alors deux 

^ |lQ Imj s ^ "^ bourreaux à longue barbe, se mireat à 

^ ^ ^ ;||^ ;^ ^ éventer Tâme du mari, avec de grands 

^ FT AS ^ rSî 33 éventails, et la dissipèrent comme une 

» 2 ^ u '^ ^"™^® '^^^^^- ^"^^ **^ ^^^^^"^^ ^'^® ^® 

>7 :^ ^ aE ^ iw la femme, et Texpédièrcnt dans la ré- 

^ !^ 9^ Ir^ P^ 1^ ^^^'^ ^^^ yakcbas, pour y être appliquée 

^ n^ ^ S ^ ^ ^"^ travaux forcés. - Madame TchOu 

Tvl FI l/j gSc ^ ^"^ se réveilla guérie. Elle ne fut plus, ni 

^ ^ [ël 1^ ^ ilF obsédée, ni possédée. Elle retourna 

se ^ -^ lÉ ^ R ^^"^ *^ maison de son mari, et eut, 

s^ S S I — ^ ^^^^ ^^ temps, deux garçons et une 

M ^ ^ lil ^ Itt fille. — Cette histoire s'étant ébruitée, 

g  S| A ^ un certain Tcbeôu-seu dit: Je com- 



i* mr^m^i^ 



prends maintenant un phénomène, que 
- ^ -^ **v »i« J® n'avais pas pu m'expliquer. Un jour, 

jJC 42i "^ jl^ 1^ ^ en passant le pont avec une charge de 

#^ 4;S t& -^ /S fumier, je sentis soudain cette charge 

^ Ëâ -^ ^ M ^ devenir beaucoup plus lourde. C'est le 
W m 'J^ Jt MW Ma qui s'était caché dedans. 

jn JSÈ ^F. ^? ^^ ^^ ^^^ '^^^ '^'^"^ "^ ^''^^ ^^ entrailles. — §|{ 7W^, 

j* » -^^ y^ ^. ,|j- ,. l'âme d'une âme, exclue de la métempsycose. A "^ f^ 

«Il m^l^^M' JI.AI,liiA?6fls«.JllJl16i:. 

Autant les /coéi sont redoutés des hommes, autant les 

- - tsién sont redoutés des koèù — Extinction de l'âme, 

>^ .^y 1^ ^^ comparei niméro 5. — Yakcbas, voyez TP pages 365 

rs mR jm» et 380. — Incohérences, voyez Préface. Le numéro 137 

affirme que les koèi ne pèsent rien. Ici, un koèi alourdit 

sensiblement une charge. 



S mmmpn 



m M ^i iÉ^ 

Snb '^^ ^ ^ Wt t^ Quoique jeune encore, Li-tsenii 

^ — ^ m Wi W était un habile médecin, célèbre pour 

4ji '^^ V^ ^ Wl^ ïa perspicacité de ses diagnostics. — 



164 



Î94 — i64, i65. 



^^^ /V ^ ^ ^ ^ ^® préfet de U-tcheou (Heûe-nan), 



^ m^n^f-n' 



nommé Hù-young, séjournant à Li 
yang, son frère cadet fut atteint d'um 
ift TL rfi -^ T^ ^ ^^^^^ ^® cardialgie, dont il souffril 

^ ~fr 48S fô ^ Hh du^sii^t plus de dix ans, et qui le réduisil 
A M ^ ^ 5^ ^ rextrémité. — Une nuit, le malad< 

-^ S fp "T* iHb S^ entendit un koèi caché derrière le pa- 

1^ i& Hj ^ lli^ ^ ravent, dire au koèi établi dans soi 
4^ <-^ A JB ^*B >5^ ventre: Dépêclie-toi de tuer ton hom' 

2^ /^ ^ ^ ^ me. Autrement, c'est toi qui sera! 

Wi ci ^7^\^ ^C exterminé. Car Li-tzeua va passer pai 
"^ ^>-. _ . - ^^ .^.^ ^^gç ^^^ drogue nouvelle. — J« 

n'ai pas peur de lui, répondit Tautre.- 

Averti de ce dialogue nocturne, le pré- 

^ IB -^ P^ ^ ^ ^et Hù-young fit inviter Lî-tzeun i 

venir traiter son frère. Au .moment oâ 

- - le médecin entrait dans la maison, 1« 

-8R ^ ÏJt -W malade entendit comme des gémisse* 

^ â s ffli naents sortir de son ventre. — Dés qw 

^^ Lî-tzeuu eut vu le patient, il lui dit 

Vous souffrez, non d'une maladie, mai 

J^ pfl ^ ^ d'une possession. Prenez ceci!., e| 

fi H© ^ B© ^ tirant de sa valise une pilule rouge, î 

|g[ R-' Pt* *+' 5^ Teut avalée, on entendit, dans sei 

B ® "^ M ^ entrailles, comme un grondement d( 

^ d& ^ &f Ctl tonnerre, suivi d'une débâcle torreo- 

^^ 'î^ ^ ^ ^ tueuse. Le malade fut guéri du coup. - 

iS ^ -S ^ La pilule de Lî-tzeuu est devenue clas 

S ÉÉ -7' ^^ Q sique. C'est la Pilule des huit venins 

Beaucoup de maladies sont attribuées à des kM 
logés dans le corps, et cela depuis la plut haute aoù' 
quilé. — La graine de Croton liglium forme la bas« à 
la Pilule des huit venins. 



J^ ^ ^ ^ 



m mmzm 

^ ^ Mi S. ^ 

a? — - m1 11 n'y a pas bien longtemps, ui 

^ * "4^ ifi ZTC ^ marchand qui voyageait, rencontra ui 



— 165. — 295^ 

^ ^ iin B Wi inconnu, lequel fit route avec lui du- 

Vi ^ ^ M -PB ^^^^ plusieurs jours. — Soudain Fin- 

vt ^ ië 9Vi m connu dit au noarchand : Je suis un 

!^ A ^ 1^ ^ ^oèi- Nous allons passer prés de ma 



AH^i 



tombe. J'ai un service à vous deman- 

t^ ^4 A -4- rt ^^'^' ^^*He compter sur vous? — Si 

W ®t J^ ^ O la chose est en mon pouvoir, dit le 

^ ^ W ^ ^ marchand, pourquoi pas? — Alors le 

IK pH âft* 1 bSê ''^^^ ^*^' ^" ^ enseveli avec mon corps 

^ ^ ^ ^ quantité d'objets. Leurs disputes ne 

B ^ wA "[AI ^ ™® laissent de repos, ni le jour, ni la 

^ ®f ^ ^ S)t "^*^* '^^"^z-vous devant ma tombe, et 

iH* 3Ï ttf ^ te ^"^^ «Ordre impérial de décapiter 

Imj ra» ►t' ^ IS toute cette racaille d'or et d'argent!» 

"g* âH ^ ;j^ — . C'est tout ce que je vous demande. — 

m^ I /£ ig- ^ Pas difûcile, dit le marchand. — Bien- 

^ ^^^Ifm ^ût i® marchand et son compagnon ar- 

S ^ "g J>^ rivèrent à une tombe monumentale. 

S ^ ^ M ^ ^'^^^ '^^' ^^^ *® ''®^^* ®^ ^* pénétra (Jans 

ïîfr îH^ ^H rt âSl ^^ tombe. — Le marchand cria d'une 

^9X jih ^J^ Cà Im voix formidable oi Ordre impérial de 

^ >£ ]^ ^ êL décapiter toute cette racaille d'or et 

d'argent ! » — Aussitôt il entendit, dans 
la tombe, le bruit sourd que rend le 
glaive du bourreau aux grandes exôcu- 
A ^ f)^ ^ "f^ tiens. Cela dura assez longtemps, fuis 

LM !>/ ^ "èw A le koèi reparut et lui dit: Merci! Prenez 

^ ^ ^ --^ ^^^^* ^^^"^ pourrez vivre tranquille le 

H w S 3^C "Z* reste de vos jours. — Ce disant, le koèi 

remit au marchand une brassée d'hom- 
mes et de chevaux en or et en argent 
massif. Toutes ces figurines étaient dé- 
fi A ^ ^ 1^ capitées. — Quand le marchand fut ar- 
't^ s 4îi É)r ^ '^^^ ^ Tch'âng-nan (Chàn-si), il voulut 
i t4^ zL ^ réaliser la valeur dû métal. Un détecti- 
^$ E9 T' se ffil ve avertit le sous-préfet, qu'on offrait 
^ H tij ® J^ ®" ^^"^^ ^^^ objets antiques, qui ne 
*£ 'S i^ ^( 4ffi pouvaient provenir que d'une sépulture 
^ violée. Le marchand arrêté raconta son 
^ :^ W ^ ^ histoire. Le préfet averti at ouvrir la 









Î96 — i65, 166, — 

/?! ÏIJ ftft ^ ^^^ 13Ë tombe. . On y trouva des centaine 

tb "îRlT ^ ^ ^^ A d'hommes et de chevaux, en or et ei 

n^ JKU ^ S& 1^ A argent, tous décapités. 

Nfl| ^ m >2^ ^t* 1^ ^ ^^** ^' ^''^ *****" "^^^ ^^ dixième «iècle. - 

\^ ^^ 1^ ^j* -^ gn Cest l'opinion comaiun€. que les objets ensevelis du 

..^ j^ Jr^ 1& "T ^Q 1«8 tombes, ^'animent, servent aux morts, d parfiHS le 

•Aft 3IHP -^ H*" ■fct» ^Zf contrarient. — Par ordre impérial, les figurines se laif 

^B ^5^ -^ ^Ç Jtt 3x **•*"* décapiter. Sans cela, elles auraient résisté 

jû; <2s ,4J^ '^ xr* «^a Extension de l'autorité terrestre sur les êtres inlemaii 

5y -fi^ S niî Iffl W VoyeïInlroduciioûV. 

^J itt -;! 1^ 1? ^ 

^ -BS î4 ^ ffiS A 

SA ^ ^. ** •— R' ^^"^ '^ territoire d'où sortît jadfe 

®l ffÇ "C ?St =1 if^ la dynastie Ts'înn (valïée de la Wéi 

A ^ â 1^ 5E. $lî Chàn-si, Kân-sou), il faut creuser par 

^ «^ ^ ^ -j- ng fois jusqu'à cinq toises de profoodear 

â^ 7C e^ ^ ^ ^ ^^^ atteindre à la nappe d'eaa soutef 

^ "^ Wt ^ ml ^ raine. Dans cette argile si sèche, la 

1^ P^ â ^ 5tc ^ cadavres oe se décomposent pas. Auss 

»ffl b(l Bd 7^ ^ ^^^'^ l'usage, dans le Féng-siaog-foi 

W KM W /JÇ St (Chàn-si) et plus à l'ouest, de les fain 

S «^ 1^ W ^ Ëf pourrir d'abord à l'air libre, jusqu'à c 

^ ^ ^ ^ ^ ^ ^"^* "^ '^^^^^ ^"® ^^^ ossenneots blan 

:> rg" S NI H ^-^ ^^*^' ^^'^° ensevelit ensuite. Car m 

"^ i& ^ ItiJ ^ ^^ cadavre non décomposé, enfermé daa 

^ ^ H ;^ ^ M '^ ^^^^'^^ ®^' "" ^^°^®'' public. II 9 

^ ^ Wl 3& W W couvre de poils blancs ou noirs, et de^ 

* ^ !S^ f^* vient un vampire blanc ou noir, qi 

* ™ Kl M 69 «G rôde et va jusqu'à s'introduire dans le 
j^ 1^ ^ ^ S -^ habitations. - Jadis, à Féng-siang-lo^ 
ifil ^ A 9S '^ '^^ voisins du préfet Liôo, une familh 
yL !^ ^u Soûnn, ayant fait creuser un canal, oi 
ir !7C ^ "fu A découvrit une porte en pierre. Quani 
iSÂ @ 1S fln ^* ^° *^^^ ouverte, on trouva accès, pa 
^ ^ n ^^ '-_ une allée, dans une salle souterraine 
Wi ^ ^ ^ Jf^ L'allée élait garnie de d«ax files &{ 
^ W ^ in ^^^^ ^^ ^^ chiens en faïence. Au miliei 
M* :g; . ^ de la salle se trouvaient deux sarcopha^ 

^ 'ml f^ ^ mes et des femmes, en grand costuma 



— i66. — 297 

W- W ;è ^ élaient cloués debout à la paroi. Ceux 



©*H^ 



qui ensevelirent jadis vivants, dans 

JS: ^1 1^ ^éâ ^^^^^ tombe prlnciére, ces pauvres ser- 

'^ W TO Wt viteurs et servantes, craignirent sans 

Àê *^ Jh ±^ ^oute qu'ils o« prissent, dans leur 

-« jj^ -y. ^ agonie, des poses peu séantes. Ils les 

S 3^ >1^ ^ clouèrent donc au mur, droits et rai- 

^ ^ ^ ^ ^es. A l'ouverture du caveau, les corps 

im B -^ IS paraissaient entiers. Dès que l'air vit* 

^ -S TT ^ ^e l'extérieur y eut pénétré, ils tombé- 

^ P^ 3E fg rent ^ poussière. — Sous la dynastie 

"f^ }^ ^iÊ. actuelle, à Sông-kiaug-fou (Kiâng- 

HU ^ -g- jjjH «ou), au moment où sa mère allait 

1^ yV :S Jmà mettre au monda lie futur général 

— ' P^ ^ Tchâng-young, son père vit apparaître 

"F P^ Ml ^" homme encuirassé qui lui dit «Je 

M^ ^ ^ ^"^^ *® général Hiâheou ôe la dynastie 

^ bD ® Hâo» et disparut. Un instant après, 

^ ^ ^ i^ l'entant qui devint Tchâng-young nais- 

^m, g A« r^ sait. H était évidemment une réincarna- 

S^ ^ V^ lion de Tancien général Hiâheou. — 

'^ ^ ^ ^îf Mais, ce qui est plus curieux, quand 

^ Éd* I^ ^ Tchâng-young fut mort et qu'on voulut 

» 5^ ia -S ^ensevelir dans un terrain acheté à cette 

Sffif PÇ l35È ^ji fin, les fossoyeurs qui creusaient la 

^ï ^ ^ ^ fosse, découvrirent un ^antique, sarco- 

îS^ ^ BB ii phage, lequel portait en grosses lettres 

^ ^ a jT l'inscription suivante «Général Hiâ- 

^ îff "^ W heou-tounn». JV'est-il pas singulier 

^f tob ^ in ^"® ^^ homme ait été enseveli deux 

•^ :^ o* tfj ^^^^' ^^"^* ^^"^ *^^ ^^^ réincarnations, 

►v f^ Kf a à deux mîllç ans de distance, au même 

'5$ "^ ^ ^^^^^ ^" '^^^ 278, et la Table, article Sacrinces 

3ltH "jVA -tï- humains et Sultie. — - Il s'agit de la dynastie Hàn de 

)^P î^* :^x ' C/idu.troisièrae siècle, période des Trois Royaumes. — 

A travers les vicissitudes de la métempsycose, c'est 

l'àme, toujouK la même, qui fait l'individu. 



If ^lE 



38 



298 — i07, 108. — 

168 ^ >g ^ i^; *^^ *^^ 

ÎS. "A « H ^ Wl A 70 stades au nord de Ping-tche« 

5C yV tB /3 ^ / n (Tchénn-ling,Tchêu-li), se trouve un 

# lit il^ ^- ^ ^K tombe fort ancienne. Vers l'an 621 

@^ ^ -«^^ — â& -+Î chaque jour, au soir, une armée d 

Jfe ^ i // S -t- ^°^^» enseignes déployées, s'avançai 

•W t' I ^ ^ ■ pour l'attaquer. Alors une autre armé 

M iHb ^ ^ ^ fi ^® ^^^^ ^^^^^^^ ^® '* ^^*"*^® p^"^ ^* ^^ 

^^ ^ A :fi ^ :^ fendre. La bataille engagée conliDoal 

:^ 2 jusque v^s le matin, puis les deu 

fM S^ 1^ ^ iH — ' armées disparaissaient. Cela durait de 

^ -^ >?! ^ ^ "A" P"*^ "" "™^*^' quand un soir un pays» 

T[ ^ ^ M^ ^ attardé vit une seconde armée de m 

!7C J^ 3S. ^ :rÇ ^ lierskoèi accourir au secours de ranné 

•i^ '^ Ira ^ Ht A assiégeante. Comme il cherchait à fuii 

^ JBd ÉB â -^ ffl ^* ^"^ P*'^^ P^"* ^"®*^"®s cavaliers, ( 

"X t r^ ^ T ^ "^ené »*» g"^^"^ ^'^^^^ ^® crains riei 

^ ± H ^b ^ W lui dit celui-ci. Je viens, avec dm 

^ M li ïfii M î|£ leitres, des steppes du Tarim. Un d 

^^ - ^^ ^ mes petits chefs a enlevé une de dm 
concubines. Monsieur Tchàngenlen 



^^mM^ 



% Jtt ^ ^ ii ici lui a donné asite. Je vais livrer b) 

S H^ ^ îl^ "T* ^ '^'"® p""*" '* p'"®'"^'"®- ''°' '" "^ "' 

^ "^ fl^ «it ^ bIJ Voyez loltoductiQn XB. 

^ v^ Kl^ — ' ^ 1^ Sous la dynastie Soèi (commeDCi 

i^ — ' ^ in ^ ^^^^^ ^" septiéoîa siècle), le génêP 

e A db, J!. W commandant Tarnaée du nord Chèi 

Ms ^^ ^ ^ ^ wansoei, demeurait à Tch'àng-n^ 

% ^ Mj J^m (Chàn-si) dans le quartier Tâi-hi« 

tsa W% Z!^ -bn ^ ^^^^^ '^ maison qu'il habitait éti 

S S è w! S notoirement hantée. Plusieurs di 

^ ^ 1| lit W habitants étaient morts, victimes < 

^ ^ ^ iSl Wi ^^®^ malins, disait-on. Cbèu-wan»« 



— i68, 169. — 299 

169 Hg A 1^ & ^^^^^ qualiflé ces propos de balivernes, 

et avait acheté la maison. -- Une nuit 



7& ™ ^2 un homme en grand costume lui ap- 

S fe parut. — Qui ôtes-vous, demanda Chàu- 

^y ^ ift &1 wansoei. — Je suis, dit le koèi, le gè- 

^ ^ ^- néral Fân-k'oai, du commencement 

.00 S ^ in des Han (TH page 308). La fosse d^ai^ 

W S* t^& >!? ii? sance de votre maison touche presque 

à fnon cercueiL Cette odeur m'est 
insupportable. Veuillez déplacer cette 



s: 
pt 



^ïfnMZ 



3BÈ f^ vE ^ ^ fosse, et je vous prouverai ma recon- 

^ ^ fl^ ^ W naissance. — Je le ferai, dit Chàu- 

^ ^ ^m 1^. 1 wansoei. Mais pourquoi avez- vous, tué 

« ^ ?Ç ^k y\ tant de personnes dans cette maison? 

^ ^ ^ |§ d5c 11 n'y avait pas lieu. — Je n'ai tué 

M* ^& 4b "^ ëf personne, dit Fân-k'oai. Ils sont tous 

» ^ -W ^ i^ '"^'^^^ ^® ^"''* ~ Chèu-wansoei flt 

W ^ ^ w *& faire des fouilles, découvrit le cercueil 

tr ^ ^ fffii "© ^^ Fân-k*oât, Texhuma, et Tensevelit 

dans un lieu plus décent. — La nuit 
suivante, Fân-K^oai vint le remercier. 
1k ^ 0^ Wt ^^ ^^"^ secourrai dans vos combats, lui 

m ^ i^^ M ^^^'^^' " En effet, quand Chàa-wansoei 

4 ^t TK5 m TO |.yj devenu commandant en chef des 

troupes des Soôi, chaque fois qu'il Mvra 



% mmfji^\i 



uj %mnm 



talent dans les rangs de son armée. 
Aussi fut-i4 toujours facilement et bril- 



"^ ^^ ^ batai'lie, il sentit que des koài combat- 

Wk ^ 9$ Wi ^ lamment vainqueur 

Jg 1^ ^ i^ ^ VoK«IntroducUoaXn. 

^^ ^ 3rt| ^ ^ Dans Te fkibourg oriental de Châo- 

'i^ ^ . hing-fou (Tckée-kiang), vivait un cer- 

*** ^^ 4Ë *^ **'" Tchâng. Sa femme étant tombée 

'^ ra- I àk^ malade, il alla inviter un médecin. 
Comme il passait à Fendroit dit Niào- 



^ SSA# _ _. 

S "^ & m Wi menn-ckan, il rencontra un vieillard à 



300 — i69. — 



|Ç W ^ S* "SFf -^ flft ^^^^^ Manche, qui fit route avec lui 



^ M ^ M lii m ft 



La nuit approchait. Le Tchâng remar- 
qua que les pieds du vieillard ne po- 

^^ Wit ^, ^ ^ ifc lit saientpas sur le, sol, mais reffleuraienj 

■^ 3l Sa 5ll ^ &t @ seulement. 11 constata aussi que soo 

^ rai a^ ^ iS ^ a ^^^^^ ^^ projetait aucune ombre, 

^ S! 5i ^'r TO W aE 11 se douta qu'il avait affaire à un 

H ^ lP* ^ ^ 34è ^ ^°®*' "" ^"^ êtes- vous? deraanda-l-l 

£M ^ PT i^ 1:9 iA SJb ^^ vieillard. — Je ne suis pas un hom 

tR Vm t1 flE ^ lf< Km me, répondit celui-ci; je suis un koèi 

^ ^ ^ ;^ Pfl § Jliî Mais n'ayez pas peur! C'est pour voœ 

•jlk, -^ El ^ ^ ife frit* demander un service, non pour vouî 

^ jMK a^ ïï Ia ^ ^ ^^"*^ ^" ™^*» ^"^ je vous ai accosté 

^ Tu SW 3]L t B ^ ,^ Mon corps est enseveli à l'ouest d< 

^ ^ ^y i@ ^ ^ ^ Niào-menn-chan, sur un rocher, ai 

ifâf ilr -4Jè îS R ^ ffi '^^^^ ^® l'eau. Des carriers qui exploi- 

^^^ '^^ ^ "^ ^ tent ce rocher, ont fait si bien, que 

dl ^ ^ :^ =p ^ ^ incessamment, mon cercueil tomberai 

"tt J$ W SèL ^ ^ il^^ *^ "^^''* ^^ ^^^^ P"® ^^ vouloir biei 

i» i^ -4t- >iK "T* ^ '^î; me faire exhumer, et ensevelir ailleurs 

Wi 7i ^ zË >r '^ 2wî Si vous me le promettez, moi je n\ 

^ >^ ^ ïîn >\ '^^ 'J^ ^ous sauver la vie. Vous allez passj 

-^ ^ pj i& ^ ^ }3i par le pont Sînn-k'iao. Cinq koèid 

rt ^ Jfâ^ S iS ^ HH noyés attendent là un remplaçant. J 

/fi 9y\ '!»??» 50 ^ ,^ Pq vous procurerai libre passage. — Pro 

fi*M^^ Af^^ "^'^^ ^^^ *« "^^^ff- - A'^^s le koi 

ia >fefr ^ -Si 95T ili !tft ^^*"^ "" paquet de pâtisseries, doi 

Hi^ 7^ m m 1^^ w^ l'enveloppe portait l'adresse d'un cer 

MA ^ i§ W H' >2! ^ ^2iîn Tchôu pâtissier. Demandez làqï 

-tfc ^^ Si 5t i es ^ ^^ ^"*^' ^'*^ ^^ ''^^^- "" ^" arrivait! 

^ hÊv 6îl «^-fc » S- n^ P^"^ Sinn-k'iao. Le Tchâng vit cin 

fcf >8h 5^ tî ^ m -^ ombres qui barraient le pont. Le koi 

J^ ^iC ^ iÊ M '^ ^ arracha une branche d*arbrè, prit l< 

m gjg >j=i UA ^ 'Z^ ^H élevants, et fustigea les cinq ombre 

^ îcR fT ^ « ^ g qui se jetèrent à l'eau en sifûant. I 

?§ ©J 31 -^ ^ ^ Tchâng passa le pont sans acciden 

iS ^ 0f tb 2^ ^ ^ Quand il fut arrivé à la porte du mi 

rfc ^ ^ jfâ ^ P Ék ^^^'" ^^^'^ cherchait, le koèi prilconj 

:±^ ^Vmim?^ V4 TT de lui et disparut. — Le lendemain, 

A ^ ^ Ffl -S ^ A Tchâng se rendit chez le pâlissii 






- J69, no. - 301 

fâ ^^ ™ f^ M m '"'^cWa, et lui raconta son histoire. Port 
"" ' - ■ surpris, celui-ci lui dit: C'est mon 

parent Moûo-ts'aantchang, que vous 
avez rencontré. Mais pourquoi s'est-il 
W Wi Wi ^ S M S" ^^^^^^^ à ^ous, et non' à moi? Sans 
^ iffl ^ Hî ' ^ ^ 61? ^^"^^ ^"'^^ '^^^^ été député, parTesprit 
^ ri? S ^ « /tT qui régit le destin, pour vous sauver 

W^ yÛi ^ S. ^*^ ^ Mi ^^^ tnains de ces cinq noyés. A vous 
" W ^ ^ Êfft Pfa J^ donc de lui rendre le service demandé. 
ri ^î ^ T^ S ^^^^^^^ donnant! - Le Tchâng chér- 

ie HE /l^ :;fC >1> 5HÈ cha et trouva la tombe indiquée. Elle 

^ J^ W M lÊ ^ ^^^^^^^ P^"^ ^"'^ "° P^^^ ^® ''^^"- '* 

exhuma le cercueil, et l'ensevelit dans 

un terrain propice. 



Bi 1^ ft R ?E ^ 




Voyez iDlroducUon XI, VII, V. 



170 



S^ s iï ^ s s Tchôu-siaoming de Lîng-yang 

1^: W ^ ^ ^ fg{ (Chân-tong) était brave, mais intel- 

^ ^ ^ ^ ^ ,^ lecluelleraent peu doué, aussi n'arri- 

5tc "ïV ^ ^ ^ S ^ vait-il à rien, malgré ses efforts. — 

^ 4iil ^1 I ^"^ °^^^ ^^^* buvait avec ses camara- 

5C TU t!I "^ '^ lit ^ ^^s, ceux-ci lui dirent: On te dit intré- 

^ &k ^ 5lc 3^ ■© ^ P*^®' ^^"^ allons voir si c'est vrai. Va 

ES Î5i 7^ ibi ^ 5 è chercher, daûs le temple des dix rois 

ES |H| ^ ^ ^^^ des enfers, le juge qui siège sous la 

^ W<^ i^ S" ^ véranda de gauche. Si tu l'apportes ici, 

""' nous le paierons un dîner. — Or le 

temple des dix rois des enfers à Ling- 

^ ^^^ ^^ yang, était garni de statues en bois, 

iS /C fP ^ /V BD ^ peintes, superbes. On les aurait crues 

ter 3teï ^ r4- ai ^ vivantes. En particulier, le juge au vi- 

W jçt ^ jS* ^^ vl TO sage vert et à la barbe écarlate, avait 

I J ^ ^ AJa» ^ gÇ un aspect effrayant. On prétendait aussi 

^h ^ fH Et ^ S* <lu'on entendait la nuit, dans le temple, 

4- :* ^ ^ â 2 '^^ ^"^ ^"* accompagnent les juge- 

A -K ^ 0C â^ M menls et les tortures. L'endroit était 






30^ — no. — 

til^^^ifiîKE^'^ redouté et évité. Aussr les amis à 

& lin QK -èf* ^ A ^7^ \^ Tch&Q-siaoming lui avaienl-ils propos 

^3iHi^ly^W5CW (j'aller chercher le juge, dans la pel 

3^ ^ M B J^ Bi Jf^ ^ suasioD qu'il n'oserait pas. — A le^ 

35* S A PP t!? S€ 4^ ^ stupéfaction Jl y alla aussitôt. — Bte| 

ffiW i» ^ ^ A ^ S ^^^^^ l'entendit crier devant la porte 

nffl tW/ «^ }§ m pi |/5 p^ Ouvrez! J'amène le vénérable barbu. ^ 

]j^ ^ ^^ ^A ^fe ^ If ^ Tous se levèrent effrayés. — Un iostsi 

^61 ï- -^ ^^ M^ iBi :n ùTt; après, le Tchôu fit son entrée, la slati 

m A. ^ 1^ m ^:R m ^u juge sur les épaules. Il la dépo 

i& rf lAc j&fl ® 5K S* ^ sur une crédence, puis lui versa du 

œ /b ilA >^ ^ -^ -^ ^ et but à sa santé. — Ses camarad 

tzs S^ ^ ^ An A^ '^ S étaient mal à leur aise. Emporte-le, l 

tl ^ W^^ ^^ ïïK ^ m dirent-ils. — Alors Tchôa-siaomU 

^A^fflïW^^ïïW *'^P^n<^»^ P3** ^^^^^^ ^" libation, le i 

^ ^ ^ ^) A ^ vS *tî ^"'^* ^^^'^^ ^^^ ^" j"^^' ®^ ^*^ ^ 

?itt^^ W^^œW manières. Excusez-moi si je vous i 

^^ S'îMl^ll^Hiî'M "manqué. Chaque fois que vous viendn 

^WL±am "A 11* mO 4siî *^^*'''® ^^^^ "^^*' ^'^'^^ ^®*'®^ '® *^*^ 

-Tt -S: ^ ^ yV |iŒ W. T^J venu. — Cela dit, il rechargea la stata 

^ K ?l^ têi HS -^ ^ sur ses épaules, la remporta au templi 

Si "iv ék '^ ^ ^ P^ W ^^^^ replaça dans sa niche. — Le le 

>.> ^V Ç^ ^ <^ ^ I J ia. j^gjngjn^ ggs camarades s'étant colis 



^ H M1 -^ âE /L lui payèrent un dîner. Quand il 

lirS^i'C^^JÎ'fîJl ^®"^^'^ ^^^^ ^'^^^ ^^ °^^' ^* contint 

M^ ^^ "S ^ ^m ^^•'®- ^^ chambre était éclairée 

:5P;: ^ -n iû t=t yv -=î« ^^ u^e bougie. Soudain quelqu'un so 

JgulHB^ifi ti >f9^ leva la portière et entra. C'était 

^^^HM^^^^M J"^®- ~ Tchôu-siaonuiig se dit: 

•feiT'^î^^^ttM^U^ dernière heure est arrivée. Puis il 

5B '^^ îS f^ ® ^ IaC -^ manda au juge: Vous aurais-je 

^^^^HtSI^S quelque offense digne de mort? 

HR Vf' 4ÏI -iî4 t@ ^ éïït ^ ^^'^ ^^ ^^^^f ^^^ le juge, en riant. Va 

^"K^J PJwffiCi*^ ami. - Très content, le Tchôa le 

^l îh i^ '^ ^^^ ^ asseoir, rinça les gobelets, et se mit 

W^ s ^ ÏSl riSl ëfe -^ ^B devoir de faire chauffer le vin. — Pi 

^ A- W 1R ^ ^ ^ i^ la chaleur qu'il fait, dit le juge, b« 

^i^WlmWm%m vons-le plutôt froid..-- Le Tchôa ail 



— i70. — 



303 



i;2:f^mitiii^Siii 
%m^ï.mmznn 



avertir sa feraœe de préparer quelques 
mets. Quand elle sut quelle espèce 
d'hôle il traitait, elle fut fort effrayée et 
voulut le retenir. Le Tchôu se moqua 
d'elle, servit lui-même le juge, et lui 
fit les honneurs. — Comment vous ap- 
pelez-vous? demanda-t-il. — Je m'ap- 
pelaisiLéa, dit le juge; je ne vous dirai 
pas mon nom. — Puis on causa littéra- 
ture. Le TchOu constata que le juge 
L6u était très savant. Comme il mani- 
festait sa surprise: Ne vous étonnez 
pas, lui dit le juge. Aux enfers, c'est 
comme sur la terre. On y lit et on y 
étudie, — Le juge buvait sec. Le Tch6ii 
fut ivre avant lui, et s'assoupit. Quand 
il se réveilla, la chandelle se mourait, 
le vin était bu, le visiteur avait dis- 
paru. — Depuis lors il revint régulière?- 
ment, de deux ou trois nuits Tune. 
L'intimité allant croissant, le TchOu lui 
soumit ses compositions. Le juge y 
trouva beaucoup à redire, et les lt)i 
corrigea, comme les maîtres corrigent 
celles de leurs élèves. — • Une nuit quMl 
s'était de nouveau assoupi, pris de vio, 
il se réveilla soudain, par suite d'un 
certain mal d'entrailles. Quand il eut 
ouvert les yeux, il vit le juge qui, assis 
sur le bord de son lit, replaçait les 
viscères dans son ventre entr'ouvert. — 
Pourquoi m'avez-vous ainsi éveûtré;? 
demanda le TchOu; n'ètions-nous pas 
amis. — J'ai changé ton ancien cœur, 
contre un cœur meilleur, dit le juge; 
ne bouge pas; je t'expliquerai la chose 
tantôt... et il acheva de lui replacer les 
entrailles, rapprocha les lèvres de l'in- 
cision, et Ja banda. Pas une goutte de 
sang sur le lit. Le Tcbôu ne ressentait 



304 



— iW. 



A:ù:m^^nm^m 



au ventre qu'un certain engourdi 
ment. Sur un guéridon, il vit un 
morceau de chair, —C'est ton an 
cœur, lui dit le juge. Ton peu d'inli 
iigence tenait à ce que lés valvules 
ce cœur étaient peu perméables. Je 
choisi aux enfers, entre mille, un 
excellent. La substitution est fajl 
Bonsoir! — Quand le juge fut parti, 
Tchôu examina son ventre. 11 nerei 
plus, de rincision, qu'un filet rouge, 
De ce jour, Tchôa-siaoïning fut un h 
tré remarquable. 11 soumit au jugeai 
nouvelles compositions, que celui-^ 
goûta fort. Malheureusement, dit-il i 
TchOa, le destin ne t'alloue que lerai 
de licencié; maïs celui-là, tu Tobliel 
dras cette année; présente-toi harl 
ment. — TchOu-siaoming se* présenl 
et fut reçu, à la grande surprise de si 
amis. 11 leur raconta son histoire. Ceui 
ci voulurent aussi recevoir les leçoi 
du juge. Mais quand ils eurent val 
barbe rouge et ses yeux flamboyai! 
ils s'esquivèrent. — Une nuit le TcW 
dit au juge: Vous qui savez reinpiad 
un cœur, ne pourriez-vous pas rempl 
cer une tête? — Expliquez- vous, dit 
juge. — Sauf sa tête, ma femme 
assez bien, dit le TchOo. — J'y pei 
rai, dit le juge. — Une nuit, il fr 
à la porte à minuit; Le Tchôu ay; 
ouvert et allumé la bougie, vit que 
juge apportait un objet rond dans 
toile. — Qu'est-ce? demanda-t-il 
Le juge découvrit une fort belle tête 
femme fraîchement coupée. Cela ft 
Faffaire, dit-il; allons voir Madame. 
Le Tchôu l'éclairant, le juge alla i 
chambra. à coucher, poussa la p< 



110. - 305 

il ^ 1^ 5^^ li^ S SB ^' ^"* s'ouvi-il quoi(|a'elle fût -verrou i liée, 

M^ lÊ^ A rt£ "K fli^ l^f ^^ s'approcha du lit. Madame Tchôu 

S dormait, couchée sur le côté, la tête 

^ ^ * ^I ^ ^ êf ^ appuyée sur un traversin. - Parfait, 

li?S M A ^ ^ iSf *}^ BS ^^^ '*^ J"^*^ ^" "^^'■'' ^^"»"^z fixer sa 

jGiTljtBg^:^1%:<h^ sa botte, le juge trancha le cou de Ma- 
j> ^ ^ Hg ^ îj^ [f|^. |?g dame, comme on tranche le pédoncule 

d'une pastèque. Puis vile il lui mit la 
télé qu'il avait apportée, à la place de la 
sienne. L'adhérence fut instantanée... 
Wi îëfc -5^ ^ ifiî j^/f ^ "i/^ Ensevelissez la tète coupée, dans un 
B^ ^ ^ «S :ï« 71. ^^ ^ endroit décent, dit le juge au TchOu ; 
j-^ I « bE 9^ ^y m ^b et il s'en alla. - Cependant Madame 
yti ^ @ 1^ -^ ® Pfl Tchôu s'étant réveillée, se sentit le cou 

comme engourdi, et le visage couvert 
comme de croûtes. Elle appela sa ser- 
vante, qui apporta de la lumière. Ma- 
y\ ^ SB fi5 m ^^"'^^ ^^^^^ '^ visnge liarhouilléde sang, 
et un filet rouge aulour du cou. De 
plus, quand on lui eut présenté un mi- 









^m±^:St^*B 



i^Jl"K;2^^.J^ fc roir, eJle ne reconnut pas sa tôle. Elle 

t 7C ^ la ;f: ^ ± if 



fit appeler son mari, qui lui expliqua 
le mystère. — Disons maintenant où 
le juge s'était procuré celte belle léle. 
Le censeur Où avait une fille fort bien 
faite. Deux fois fiancée, ses deux fian- 
ces étaient morts avant le mariage. 
ffiï ^ W ^ JE ^ Devenue difficile à marier, elle était 
^ B$ S M'] Hfl ^ SB ^ encore dans la maison paternelle à l'âge 
fei J^ -4fc» -M ï3çr >ôtt -f^ ^ ^*^ ^^ ^"^* '^"^ premier de l'an, étant 
wiiS^LKlMl^^yJ allée au temple des dix rois des enfers 
-A ê >^ 9 -^ fô ^H où il y avait foule, elle donna dans 




l'œil à quelques garnemenls, qui s'in- 
troduisirent dans sa chambre, par esca- 
lade, durant la nuit. Comme elle résis- 



•Sftî^^^^iâlïÏDTHc ^^^^' ^'^ *^ décapitèrent. Quand les Où, 
j-n ^ -^ ^g «^ l£^ ^ %^ réveillés par le bruit, eurent constaté 
ma wi ri Wa »^ /T ©* ^ l'assassinat, ce fut chez eu;(, durant 
Hà ^ I5C ^ @ S ^ 3y toute la nuil, un beau vacarme. Le 

39 



306 — i70. — 

Ç3 JUS A ;^ -^fc ïH ^flP P matin venu, quand îls voulurent me! 

n5 :35^ 3S^ ^ 1 5E Ï7rt ^ Ire le cadavre en bière, la tôle avi 

fia tX PJ ^ A iP ïW J^ disparu. On pensa qu'un chien Tavj 

^ ^ ^ il^ A ">^ ^ emportée. Les servantes furent fustigâ 

-^ -J-. ^ ^ -=fe ffi iSC ÏS ^^^^ *^*^* négligence. Monsieur I 

Q r^ "^ » m ^ ^ avertit le mandarin. En On de compi 

-^H^nAJ^wW^ la lôte ne fut pas retrouvée, et k 

>2l ^. '^ ^ ^*^ î® "^ ^ assassins ne furent pas découverts. • 

^ ^ ,^j» « 1^ ^ ^ x^ Cependant Thistoiredu changements 

aB m -0 é7 ^ ^ W f^ tête de Madame Tchôu s'étant ébruité 

j^ ^ j^ ^ -^ 1^ 1^ f? Monsieur Où conçut des soupçons, i 






envoya une matrone aux information 
Celle-ci lui ayant rapporté que le visd 
de Madame TchOu était bien celui i 

Sn zAc âÊ >^ ^ -^ J^if Jl ^^ ^®"® ^"®' Monsieur Où dénonça 

BS sfe ?*• fifâ P dB ^ ^ ^^^^'^ ^" mandarin. Le Tchôu raco^ 

^ "*r !7v m /"^ JtB ^ -^ son histoire. Examinées séparémei 

5È rir :^ ^ ]^ ^ '^ W toutes les personnes de sa maison firei 

ifc ^ Éf ^ # ^ *l^ ^ ""^ déposition identique. Cependant 

Bi 4te Tb ii S S $6 <H!l "^^n^^"" ''«^^^'^ perplexe, et oo i 

pm it^ r^ Kk 1^ \Hà ^^ \^\ prévoyait pas trop comment cette affat 

^^gj-ig^^^— • finirait. —Le juge étant venu Ictî 

ÏSf2^^^52 ^'«^^^>^'^- - '^'^^ volontiers, dit le J4 

l/L^pâ?^A5J[^/K-ÏW j'enverrai Tàme de la fille parler à^ 

MMMZk^^^ P^'"- - ^^' fait, sa fille assassinée! 

^ ^- R OH îfr ^ ?iîn é4> P^'"^ ^"^ '^"^^ ^ Monsieur Ou. et I 

a m H KU ÎTt »e W 'W dit: J'ai été tuée par Yàng-tanien ^ 

^y^li^î^^^^O^^ Sôa-hi. Le licencié Tchôa-siaoming e 

A HKMrt ^c-^fiEi'^ absolument innocent. Le juge L6« 

^^S^miu3iSR^ remplacé la tête de sa femme par 

Bn Ss S ^ JiÎa 53. ^ 1^ mienne. Ainsi du moins quelque chl 

^^®^2fe^^^ de votre enfant a survécu. Gardez-v* 

t=r ^1 yii. i^-»- •«• si^ «/« i4 de chercher noise au Tchôu. Vous I 



--^ viioz plutôt lui être reconnaissants, 

Ti^'MW^^^^^ Eclairé par ce songe, le censeur 1 

^ ^J Ê >2! I^ ^ fâ ^ avertit le mandarin. Tâng-tanien f 

^ tt» ,^» ^/^ ^ "A rr Hll P"^ ^" ^*^^' ^"^^' condamné et m 

*^ B . •» **X 1± yV — ^ cuté. Puis le censeur Où adopta M 

*iÊ ^ Z ^^ ^ M ^ d^»n^ Tchôu, le corps suivant la l^ 



- 1W. - 



307 



^m^An'^mwtm 
^Ammêm^^A 

M^^ULAmmm^i^ 
umnm^^A^T^ 



Il considéra Tchôa-siaoming comme 
son gendre. Enfin il enterra l'ancienne 
tête de Madame TchOu, avec le corps 
de sa fille. Toute cette affaire peu ba- 
nale, se trouva ainsi tirée au clair et 
mise au point. — Tchôu-siaoming n'ar- 
riva jamais à se faire recevoir docteur. 
Son intimité avec le juge Lôu dura 
trente ans encore. Une nuit, celui-ci 
lui dit: Vous ne vivrez pas toujours. — 
Vous voulez dire, dit le Tchôu, que je 
vais mourir. Quand? s'il vous plaît. — 
Dans cinq jours, dit le juge. — Sans 
délai possible? demanda le Tchôu. — 
Sans délai, dit le juge, car c'est l'arrêt 
du Ciel. D'ailleurs, ne vous chagrinez 
pas. Etre vivant, être mort, c'est tout 
un. Bien fous sont ceux qui tiennent à 
la vie, et qui craignent la mort. — 
TchOu-siaoming acheta donc lui-même 
son cercueil, ses habits funèbres, et le 
reste. Il expira au jour marqué. — La 
nuit suivante, comme sa veuve pleurait 
prés de la bière, elle le vit entrer, 
comme à l'ordinaire. N'aie pas peur, 
lui dit-rl. Je suis mort, il est vrai. Mais, 
être mort, être vivant, c'est tout un. Je 
viens vous revoir, vous rties chéris, ma 
femme et mon fils. — Si tu peux ainsi 
revenir en âme, dit sa femme en pleu- 
rant, ne pourrais-tu pas revivre? — 
Non, dil-il; car j'ai vécu les années 
que le Ciel m'avait accordées. -- Que 
fais-tu, aujL enfers? demanda la fem- 
me. — A la recommandation du juge 
L6u, dit-il, j'ai reçu une place d'offi- 
cier. Je n'ai rien à souffrir. Le juge est 
venu avec moi. Prépare-nou3 à manger 
et à boire. — La femme servit et se 
retira. Elle entendit les voix de son 



308 



— m. — 



0B^*^W^ai3n 



mari et du juge, causer et rire comi 
jadis. Après minuit, le silence se flt. 
Depuis lors, Tchôa-siaoming revint 
peu près tous les trois jours. Il parli 
avec sa femme des affaires domestiq 
et caressait son fils Tçhôa-wei, 
n'avait que cinq ans. Quand cet en 
eut commencé à étudier, vers l'âge 
sept ans, «on père lui donna des teçoi 
durant ses visites nocturnes. Qu; 
Tchôu-wei fut reçu bachelier, à i'i 
de quinze ans, il ignorait encore 
son père fût mort. — Alors les visii 
de Tchôu-siaoming devinrent moii 
fré(juentes. Enfin, une nuit, il dit il 
femme et à son fils: 11 nous fautnal 
quitter. Je vais partir. Le Sublime Soi 
verain m'a nommé préfet ( infernal |J 
T'âi-hoa. C'est loin, et j'aurai beaacrt 
à faire. Je ne pourrai plus revenir.* 
Et comme sa femme et son fils se dés« 
laient, il ajouta : Aucune union ne daw 
Vous avez de quoi vivre, et mon fils 
de l'âge. Ne pleurez pas! A quoi bonîi 
Puis il dit à Tchôu-wei: Continue à éti 
dier avec zèle, comme je t'ai appri» 
le faire, et dans dix ans nous nousl 
verrons. — Cela dit, Tchôà-siaomll 
sortit, et ne revint plus. — Dix M 
pluîï tard, ù l'âge de 25 ans, TchOn-ti^ 
devenu docteur, fut envoyé en inissi< 
au Ghàn-si. Comme il passait prési 
Hoà-yinn, il vit venir un char, qoil 
lui fit pas place. Etonné, il regarda,! 
vit dans le char son père Tchôn-âi 
ming. Vite il fit ranger sa voiture, n 
pied à terre, et s'agenouilla au bord à 
chemin. — Son père s'inclina et lui! 
« Je suis content de toi », puis passa. - 
Comtûe Tehôa-wei restait toajooi 



- ilO, m. - 309 

tei^W^I:53l'"^ — IBPI ^^^"ouî'ïé, son père détacha le poU 

gB»teÇ-S ^v^gîrfft ^^^^^ ^"' pendait à sa ceinture, et le lui 

ta:^>V-t*--w^ WVlS: envaya par son valet, avec ces paroles 

^"V^^mm :A: A • Porte-le; il te portera bonheur ». - 

1^ 5^ ^ S tê f^ ffiî ,BI ^^ ^°^ ^^"^* ^® ^^^^ ^"* P^**^^^^ Tehôu- 

W&^ ^^ *& .1^ ?ffl Maoming, partit à fond de train. — 

nP^gg^ya ^ K Hi^jfnH Tchôu-wel examina le souvenir que 

ttl^Ml^® 4^ ^^% ^^" P^"^® ^®°^^^ ^^^"^ f»»'® remettre. 

^^•^^^^ y|\ ^ C'était une arme du plus beau travail. 

1mW-S^'&^/^ ^ ra ^^^^^ *^™^ étaient gravés ces mots: A 

'•^ ^ ^ JR Ifil lie ^ Mil ïa bravoure il faut joindre la circons- 

S^^Mt^*^ SC^ pection, et au savoir la vertu. — Tchôu- 

Tt^J^^^^Ï^^ FMI â ^^* '"'^ ^^ ^^^" ^" pratique ces sages 

im^^m^^ 'WM maximes, qu'il devint, avec le temps, 

^lit^WinM^ ffiï^ maréchal, et acquit la réputation d'of- 

M ^fe A flS ii*. f FF iM* «r^ ^^^^^ Introduction XIV et VI. — WeiHilé des con- 

S^ 1w xV l'^ ItV iJC . ^^ ^^ traires en général, de la vie €t de la mort en particuKer, 

Pg" fcfi» %ip ftp ^^ ra _|- M Taoïsme pur, voyez TP pages 172, 174. 175, 176. — 

n RXi ^*J- **'W T* J^ ^Fy jjR;, Tout particulier est tenu de faire place à un fonclion- 

fi* ^K â3l ^I l/I HB es* TT ^^"'^- ^^ ^** **^*^ ^® ranger devant son père. 



j^ □ '1^^ iE ^ ^ Jllfi ^^^ temps des Ming, durant la pé- 

^ïîSâî^7tï*îro ffi!>^ ^^^^^ Suàn-tei (1426-1435), à la cour 
t^ 1^ ^ "^ J? ^ '«S ^-^ la mode était aux combats de grillons. 
^>v.5L-— 4^M WSÏ C'était une folie, une rage. Ordre au 
'¥• ^ P fi@ î5J W B^ ^ P^"P*^ ^^ fournir ces bestioles. - Elles 
H* 6fr TlitiA {jk ^ ^ ift* ^^"^ relativement rares dans les provin- 
Ifl ^ Ifc WL IX ^ WtW ces de TOnest. Cependant le sous-pFéf«t 
Ro^'l^^f^ '^i de Hoà-yinn (Chàn-si) se garda bien 

de ne pas se faire bien venir. 11 envoya 
à la cour un grillon, qui battit tous les 
autres. Ce fut un malheur pour son 
tïf^#^^^ ;è— peuple, car il reçut aussitôt ordre 
f^Sîf^^SS h JE9i4=r d'avoir a en envoyer d'autres pareils. 
1 -^^ ^ ^ 11 mit en campagne ses satellites, qui 

^yB^â^W ^0 exigèrent, des grillons des chefs de 






310 



— i7i. — 



mmmMmpBmm 
T^mmmmmMmm 



Tîllage. Ceux-ci pressurèrent lesvl 
geois. Quiconque oe fournissait pas 
grillons extraordinaires, était rançoj 
ou fustigé. Sous prétexte de grill< 
ce fut une curée. — Un maître d'( 
nommé Tch'éng, qui avait des ennei 
fut spécialement vexé par les satellil 
et Gnit par être absolument ruiné, 
est fait, dit-il à sa femme; il ne 
reste qu'à me suicider. — Ne fais 
cela, dit la femme. Cherche ! Ta ti 
veras peut-être ce qu'ils demandent 
Le Tch'êng se mit en campagne. H 
du malin au soir, avec son vase d\ 
et sa cage en gaze, retournant toi 
les pierres et sondant tous les trooi 
prit en tout deux ou trois grillons, 
furent jugés . trop faibles. Quand 
terme qui lui avait été fixé fut expii 
il reçut cent coups de rotin, qai 
mirent dans Timpossibilité de contioi 
la chasse. Tu vois bien, dit-il à saft 
me, qu'il ne me reste plus qu'à i 
suicider. — Attends ! dit la femme. 
En ce temps-là, une sorcière bosi 
passa par Hoâ-Tinn. La femme 4 
Tch'êng prit l'argent qui restait, acbfl 
des présents, et alla consulter la sorJ 
re. Il y avait foule à sa porte, car é 
était très famée. Elle était assise d| 
une chambre obscure. En guise 
porte, une claire-voie en bambou. I 
vant la claire-voie, un vase à parfui 
La personne qui désirait la solution d' 
doute, entrait, mettait des parfa 
sur la braise du vase, se prosterd 
devant, et formulait n^ntalemeot i 
demande. Pas un mot ne devait éti 
prononcé. Au bout d'un temps pluso 
moins long, un papier était jeté par^ 



- i7i. - 



311 






claire-voie. C'était la solution, mervell- 
leusemeDt exacte. — Madame Tch'ông 
consulta à son tour, en la manière 
susdite. Le papier qui lui fut jeté, 
n*était pas un écrit, mais un dessiq. 
Un tertre, des pierres, des herbes fol- 
les, en haut un moucheron, en bas un 
grillon. — Madame Tch'ông n'y comprit 
rien. — Elle porta le papier à son 
mari. — Celui-ci le considéra^ et dît: 
Ceci, c'est le terrain vague derrière la 
pagode de TEst. Cela signifie que je 
trouverai là le grillon idéal cherché, -r- 
S'étant levé comme il put, le Tch'éng 
se traîna à la pagode, avec son vase à 
eau et sa cage en gaze. C'était bien le 
lieu dessiné par la sorcière. Comme il 
cherchait dans les hautes herbes, il 
remarqua un moucheron, qui descen- 
dait vers le sol. H le suivit du regard. 
Le moucheron se posa sur une feuille. 
Sous la feuille, le Tch'éng vit un griU 
Ion énorme. Il voulut le saisir. L'insecte 
gagna un trou. Le Tch'éng essaya 
d'abord de le déloger avec une pailla. 
Enfin il dut recourir au moyen extré* 
me, de verser dans le trou l'eau qu'il 
avait apportée. Le grillon dut sortir et 
fut pris. C'était une bestiole superbe. 
Le Tch'éng la mit dans sa cage, et 
rentra chez lui triomphant. En atten- 
dant le terme fixé pour la livraison, il 
la logea dans un bassin en faïence, et 
la nourrit avec grand soin. — Or le 
Tch'éng avait un fils âgé de neuf ans. 
L'enfant voulut voir à son aise le beau 
grillon. Profitant d'une absence de son 
père, il découvrit le bassin. Le grillon 
bondit dehors. L'enfant le pousuivit et 
le ressaisit, mais si violemment, que 



312 



— 171. — 



MmnA^wi^^mmz 
}^mumBi^uMm 



Pinsécte fut mis en pièces. L'enfas 
avertit sa mère. Atterrée, celle-ci ^ 
dit: Que va faire ton pérç, quand 
rentrera? Epouvanté, renfanl soil 
sans rien dire. — Le Tch'ông 
rentré, sa femme lui dit la fâche 
nouvelle. Il chercha longtemps son fil 
et Qnit par le trouver noyé dans 
puits. — Le père et la mère déposên 
le petit cadavre dans une paillote, 
se regardèrent désespérés, sans di 
un mot. — Le soir, corn aie on s« 
posait à enterrer Tenfant, on cons 
qu'il respirait encore. Les malheu 
parents eurent un moment de j 
Leurs soins ranimèrent Teiifant; mi 
hélas, il était idiot. — Navré, lepau 
père considérait alternativement 
enfant dément et son bassio vide, 
dain le chant d'un grillon se fiteo 
dre. Le père sursauta. Un grillon é 
assis dans le bassin. Le Tch'éng 
saisit, et remarqua qu'il n'avait qoi 
pas de poids. H l'examina, et coosU 
que ce n'était pas celui que son i 
avait laissé fuir. Enfin c'élatt un gri 
Ion. Restait à constater le degré de( 
combativité. — Un garçon du villa^ 
dressait alors un grillon réputé extraa 
dinaire. Le Tch'éng alla le trouver avi 
le sien, et lui proposa de faire balti 
ensemble les deux insectes. Sûr de 
victoire de son élève, le garçon accepl 
volontiers. Quelle ne fut pas sa surprii 
de voir, les deux grillons ayant été m 
en champ clos, celui du Tch'ént^i 
jeter sur le sien et le saisir à la nuqrt 
en chantant sa victoire. Le garçon di 
vite intervenir, pour sauver son inseeU 
A ce moment un coq qui passait, se jp< 



- m, 172. - 



f<.«t 



313 






sur le grillon du Tch'éng. L'insecte 
bondit, et lui happa la crête. C'était 
un grillon hors pair. — Triomphant, 
le Tch'éng le porta au sous-préfet de 
Hoâ-yinn, qui le fit combattre aussi, 
contje des grillons et contre un coq. 
L'épreuve fut décisive. Le grillon n'a- 
vait pas son pareil. — Le sous-préfet 
l'envoya à son supérieur, lequel le fit 
porter à la cour, dans une cage en 
or. — Là, le grillon démolit conscien- 
cieusement tous les grillons criquets et 
mantes, envoyés par toutes les provin- 
ces. De plus, il dansait, quand on jouait 
de la cithare. L'empereur en devint 
fou-. Il demanda et redemanda si on 
avait bien récompensé ceux qui lui 
avaient procuré cet être rare. Les man- 
darins eurent de l'avancement. Le 
Tch'éng dispensé d'impôts, de corvées, 
et du reste, devint un gros richard. ~ 
Cependant, quand le froid fut venu, le 
grillon trépassa. Ce jour-là, à Hoâ-yinn, 
l'enfant dément du Tch'éng, recouvra 
subitement et entièrement la raison. 
Comme je suis fatigué I dit-il. J'ai été 
grillon. Comme j'ai dû me battre! C'est 
fini, heureusement. 

Voyez Introduction XI, X. IX. — L'enfant désespéré 
ayant teolé de se noyer, son âme inférieure conserva son 
corps; son âme supérieure, devenue grillon, répara le 
tort fait à son père. 



172 

Le batelier Tcheôu, originaire de 
P'ing-wang, passant sous un pont à 
Hôu-tcbeou-fou (Tchée-kiang), heurta 
involontairement, du bout de sa gafi'e, 



314 — i^'2, — 

>K BU M i ]8f^ ^ une jarre pleine d'ossements hamaifl 

fL^^^ -Jtf œà déposée là. La jarre tomba à Teau. - 

tB tX ^ "^ ^ ifS^ Quand le batelier fut revenu chez h 

^ ê W ^ ^ ^ ^^ ^^^"^ cadette fut soudainement pos 



^ 

^ 



sédée par un esprit. Je suis, cria-l-elh 

^ li )P* ^ >V W mon vivant, j'ai été honoré par toute 

^ ^ lÉf^ 1^ ^ ^^^ notabilités, jusqu'au vice-roi de! 

•^ <^ ffl Si ^ itfc province. Et voilà qu'uo vulgaire baU 

— » W TBi •& ^ îï lier a jeté mes ossements à l'eau. Ce! 

^ fln i^ ii^ ^ j>^ ne se passera pas ainsi ! — Or, aupan 

iffl % ilF -fft ^ ^ ^^"^' '^ ^^"'^ ^" Tcheôu était uneboa 

^b S M -^ ï ne fille absolument illettrée. A parll 

^ HE Sk JW HÊ l£ de ce jour, elle se trouva subitemei 

*îfeB Ê 'n* :P? ^ ^ lettrée de marque et devineresse disa 

S^ ^ ^ HË ^ H$ ^ ^^* ^^'^ débitait couramment les boni 

' ^ * ^ ments usuels des devins, mais ses pri 

•-^ S ^ ^ §• % dictions ne se réalisaient pas plussoa 

•â *"Q M ikl^Éi '^^"^ "^""^ ^^' ^^'''*- ~ ^«°"y^ ^^ ''" 

^ jii pr !uf A =1 possession, le Tcheôu déposa plaioli 

Itt Fî t-l ^C -^ ^J dans les formes ordinaires, au temi^ 

^ ^ ^^M ^ du Génie de la ville. - Le lendema 

^ W Vf --fr '^ "B* matin, à son] réveil, ^a sœur raconlai 

- 5^ «E ^ * ^"^ ^"*^* ^^"^ satellites, qui tenaiei 

^ ^ fis ^ J^ /v un koèi, m'ont appelée et conduil 

^ '^ Ht • A m 3" temple du Génie de la ville. Làl 

, -j- ;3S rt *^ "F" koèi se plaignit gu'on eût jeté sesa 

^ M »n H '^^ ^^ sements à l'eau. Le Génie lui dit: Si 

>j\ 'g]" ^ ^ M ^ frère l'a offensé, est-ce là une rais< 

âfé 4n ^ PF -^ ^ ^^ persécuter la sœar? Je voisqa 

^ -^ ^ comme tant d'autres, tu as peurd 

jÇ ^ >^ -^ ^ ï^ forts, et aimes à vexer les faibles. 1 

■^ lÈU ^ m. ^ i^ prétends à être honoré, pour avoir él 

^i» irti^ 'fer ^ Mh A dis-tu, un bon devin. Si tu avais ^ 

^ IÇ^ •" W ^^ ^ vraiment un bon devin, tu aurais prév 

— ^ «IM "M ^ ^ ^ P^"^ ^^^ ^^» ^"® «épulture plus sùï 

^ A ?S :fêl '^ -1^ ^° résumé, tu veux en imposer ai 

^ W4. ^ 4il- ^fl^ ^^"^ après ta mort, comme tu lear< 

^r Pî îvi ' tËT ^ îis imposé de ton vivant. Qu'on \ 

^ ^ îSâ ^ -t ^ donne vingt coups de rotin, et qu'« 



— i7^, i75. — 315 

_ _ M "^ ^^^ ^ '® reconduise enchaîné à Hôu-tcheou- 

î^ W ^ "Sr SE ~* foui — A partir de ce moment, la sœur 

^ ^R- ::§: PJ^ ^ — * du TcheOu se retrouva illettrée comme 

^ 'L^ $B j^ ;H1 ' — devant, et absolument ignare eu fait 

W D i?^ 3S é de divination. * 

-^ >il:^ 1 ".t >2k j,\» Voyez Introduction IX. — Dans les villes populeu- 

jfff ÎSj ^^ ^g 5[^ ses, les vieilles tablettes funèbres des familles éteintes, 

>^r- J^ ■ .-jj> _,^ les osseracQls recueillfs dans les sépultures ruinées, sont 

rfifl ïnit /\ ■^* ^^ P'^'^^s dans des édicules construits ad hoc dans des 

"Ù >r^ Jt^ H -^ 






lieux écartés, souvent sous les ponts. I^s ossements sont 
enfermés dans des grandes jarres couvertes. 



+ 173 



^ ^ >S ^ ?C A Sôu-tcheou (Kiâng-soa), un cer- 

3&a Tfc fê A R[ ^**" Loûo, jeune homme de vingt et 

^ A^ ^ ^ -^^ quelques années, vit en songe, la nuit 

^ ^ — ^ '^* du premier jour de Tan, son aïeul dé- 

;^ ^ H ^ ^ fttnt, qui lur dit: Tu mourras cette 

^ ,_*_» >^ j^ ^ année, tel jour du dixième mois. Impos- 

5c ^ 'K Jtp Lx gible d'éviter la^ cliose. Dispose tes 

^ ^ ^ ^ jltti affaires! — A son réveil, le jeune hom- 

S H 30 ^ ^M ^^ raconta son rêve. Toute la famille 

r^ «7 H^ «-H tj ^® lamenta. -- Quand le jour dit fut 

rS 'Mi >7$ :ft9 pi arrivé, ses parents gardèrent le jeune 

■^ ^ J^ J^ 1^ bomme. Rien n'arrrva jusqu'à la nuit, 

ttR "HT >yi ^ ^ ^^ ^^^ commençaient à se rassurer. A la 

*^ j^ ^^ ^ ^ éeuxième veille, un besoin pressant 

^ ^ îïïl A I obligea le jeune homme à sortir. Il ne 

f^ ^ ^ S >^ rentra pas. — Ses^ parents inquiets le 

p« i^ K^ îTrt "M* cherchèrent, et le trouvèrent étendu 

14 ^ /X. inj tI^ mort, au pied d'un mur, dans la cour. 

jf ^ ^ JU§^ Cependant, comme la région du cœur 

gU JL I ^ ifâj, restait tiède, ils n'ensevelirent pas son 

^ i ^ m ^ cadavre, mais le déposèrent sur un 

w\ ^ ^ fS ^^ Ht. — La deuxième nuit, le jeune 

Hl :§ ::^ ^ ^ homme revint à la vie. Jadis, raconta- 

âB tF* ^ 'ftti jT ''^'' J^^ abusé d'une servante de ma 

® Ho y|j Iffii ^ femme. Celle-ci le sut, et la fit mourir. 

!!^ ^ >î^ '^ HÊ L'âme de la défunte a porté plainte 



316 — ils, 174. — 



^^^ M "5^ B8 ^ ^ contre moi, au tiibanal du Génie de 

^ ville. L'afifaire devait venir te! jour d 

la dixième lune. J'ai été cité à corop^ 



Z^mr^ax 



^ fÊ^ ^ ^ fèé ^ raître. Mais mon accusatrice ayant H 

iA "Ml ^ ^ ib ^ réclamée par un des juges du Chân-i 

dS ^ S ^ m w1 ^"^ ""^ affaire arrivée durant une d 

^ "^ ^ ^ ^ Sy ses existences précédentes, mon jogî 

l3c ^^ ^ ^W" ™^"' ^ ^^^ différé jusqu'à nouvel 

/f^ KM SSi -^^ M S% citation. En attendant, le juge m'are^ 

HW 7R3i -^ Wj w voyé dans le monde des vivants. Retofi 

TJ* m ^ ^. ^ provisoire seulement. Je n'écbappen 

^ :âE € H ^ 1^ ^^^' ~~ As-tu appris antre chose? ê^ 

B TA S >to -^ ili "ï^°d^ ^® P^**® <î*i jeune homme. - 

■¥• ^^ y ^ "W ^ lu Oui, dit le ressuscité. Inquiet snr« 

TIT ?^ j^ ^ B8 ® ^^^ deviendrait mon père privé de mi 

appui, je demandai au satellite cbar| 
de me garder, ce qui lui arriverait. 



m -nm^m 



^ M ^ 1^ 1^ me répondit: 11 lui viendra ta fou. - 

B9 ^ ^ R ^ 6lf "^^ ^^^' s'écrièrent tous les membi 

y 3 £ S ^ ÏÏ ^® '^ ^^™^"^' ^'^^' :^ iê un graa 

:* TO H. il2i T^ 4^ bonheur... Et tous de féliciter le pè< 

"iP ^ ^ tir f^ ^® famille, de ce que, malgré la md 

gM -^^ Rb^ 1^ ^ 1^ de son fils, il jouirait d'une heureoi 

^ nk^ A ^ vieillesse. — Or, un mois plus lardj 

3^ " Jm è{^ g ^ père mourut hydropique. On compi) 

^ 'ù M ^ ^ ^^^^^ ^"® ^^ *°'*' ^'^^^'^ -^ '^ 

JET HÊî -^ 3?P >% ^^^^ ventre. — Trois ans plus lardJ 

«RI H^ Je yu y\ fils Loûo mourut subitement, et déflffl 

j]] lA^ ^ ^ ^ tivement cette fois. 

Mjt 'hu ^g pfT j^ Vojez Introduction VII. — Nombreoses sool l 

^Bp >*'^ /IW J TO^ histoires de méprises ou de nystificalions dies au ktè 

^ ^ TIC >lÊ Voyei numéro W note 

^ 7v A ^ 1^ Yâng-hioung était le fils d'un cofl 

^ fSè B^ ^ W, inandant. Son père étant mort, l'enfii 

^ ^ ^ 5S |jl# encore jeune fut recueilli par le coloDC 

Tfe ^ ^ ^ Tcheôu, son oncle maternel, en garfrf 

'W 37Ç ^ iïfc 3^ son à Heûe-tcheou (Kàn-sou), qui* 



174 



— i74. 



317 



Mmm<^^mAmi^ 



prit en grande afifèction, à cause de sa 
vive intelligence. Le Tcbeôn avait une 
fille, à peu prés du môme âge. Une 
gouvernante, sa parente, était chargée 
des enfants, et s'acquittait conscien- 
cieusement de leur surveillance. — 
Devenu jeune homme, une nuit d'été 
qu'il étouffait dans sa chambre, Yâng- 
hioang sortit respirer l'air dans la cour. 
Soudain Mademoiselle Tcheôn vint le 
joindre. Les deux jeunes gens s'aimè- 
rent. Depuis lors ils se virent toutes les 
nuits. — La gouvernante ayant entendu 
parler et rire la nuit dans la chambre 
de Tâng-hioang, l'épia, et découvrit le 
pot aux roses. Elle avertit le colonel. 
Celui-ci s'en prit à sa femme. Impos- 
sible, répondit celle-ci; notre fille 
couche avec moi toutes les nuits. — Le 
Tcheôu n'y comprit rien. Sous un pré- 
texte quelconque, il fit fustiger Yâng- 
hioang et le chassa. — Après avoir 
erré sans ressources aucunes, celui-ci 
finit par échouer dans une vieille pago- 
de à Lân-tcheoa-foa. Un jour un char 
s'arrêta devant son refuge. C'était son 
amante, avec de riches bagages. Je 
suis venue avec mon oncle Tcheôu-ou, 
dit-elle; vivons heureux ensemble. — 
Or Tchedu-oa était le frère cadet du 
colonel Tcheôu. 11 venait d'arriver à 
Lân-tcheon-loa, comme commandant 
de place. Tâng-hioung alla le voir. Le 
commandant lui rendit sa visite. Tâng- 
hioang lui présenta sa femme. Le com- 
mandant fut ahuri. — Ma nièce est à 
Heûe-tcheoa, dit-il. J'en viens. Si elle 
avait dû venir ici, son père me l'aurait 
dit. Tâng-hioung fut stupéfait. — Peu 
de jours après, le commandant Tcheôu 



318 — i74, i75. — 

^^^ JS 1& i"^ 1^ ^ui ^ ^^^"' retourné à Heûe-tcheoa pou 

f^ jfK ^ ÛS, TÀii -hn V[\\ •^f^ régler des affaires, apprit la nouvelle! 

fW ^ 741 a^ ^tt Î(M my m son frère le colonel. Ma fille n'est pa 

j]] ^ W^ W yÈ Pf y<^ sortie de la maison, dit celui-ci ; ett 

3WtBi^H$^^A9^ ^"^ ^^®*'^*'" ^^ ^e"^»»^- — Celle-ci io 

/Sïi -fi* ra •^ TT Ç? n ffl ^*^" ^^ double, c'est une renarde, qa 

^ M)S /Si rf >i^ yL tj Ml a pris l'apparence de notre fille, etqi 

83^ >^ ife ï^ ^ ^ ^ A va faire croire et dire que celle-ci court 

^-rffSrt^Éff-'-H^life *^ prétantaine. Il n'y a qu'un raoyea 

— A^-iri^TSM ^^ ^^"^^'^ *^ réputation de notre famil- 

— . "^ >T^ it ts A. ® '6- f'îiis venir Yâng-hioung, et fais-loi 

^"^Î^^!I*!^'AIK^^ épouser notre fille. — Le colonel elle 

iïn FI dtA" P9 -^ P/ ÏW -J> commandant s'étant consultés, trouvé- 

|i!4 Ci ftSC 113 5^ >^A vS 3\ rent que le conseil était bon. Le colonel 

l^^îl^^Sn'^^^ appela aussitôt Yâng-hioung, et le ma- 

-b Q 'PÈ W ^ ^ ^ ^ "^^® ^"^ conclu illico. — Quand l'é- 

^. ^ !f^ ^ S? ôrt En ^ P^^'^ ^® retira dans la chambre nuptia- 

Vk SS* ^'-^ "TÇ ^ Bll ^ œ le, il se trouva en présence de deui 

"M ^ >K ^ -IS "^^ ^ épousées absolument pareilles. Henreu- 

^nW^i^l^^P^^Z^ d'embarras. C'est l'autre qui est voire 

^^ ^ ^ "^ W' ^ ^ JBL femme, lui dit-elle; moi je suis une 

^>?^?^iïî0^JSêïAI^ renarde. Jadis comme votre aïeol le 

=P^ eBSM^^rrSfîn ^^"^«"^^ Y^»9 chassait, je fus percée 

^ m Im Y)^ 3B. ^L4K wl d'une flèche et prise. Le bon général 

^ ^^ ^ ^ j^ ^ ^ SR ^^^ pan^a, purs me rendît la liberté. Je 

"^ ^fi Bïl ^ ÏWT -^ P^ ^ ^*^* ^^ P^^^' en votre personne, la delte 

^ ^ ^ ^ -^ ^ de ma reconnaissance. Sachant que 

^ W\ i -^ "IËj -^ !^ lit vous aimiez Mademoiselle Tcheôn, sans 

*& p^ ]^ ^ W :^ éH S grand espoir de l'obtenir, je me suis 

fi^n 4K P3 Sfr" -^ rîEt -^^^^ "i? entremise de la manière que voas 

^a 05* /W fvV ^ E9 ^ Î9C saveï, pour vous la procurer. C'était 

2i>rJI^^^||| i^^ votre destin à tous les deux. Mon rôle 

^ :^ T ^ Q ^ lîff 



A Tâng-tcheoa (Kiâng-son) la cour- 
tisane Tîng-kiao se décida à changer 



est terminé. Adieu ! 

Voyez Inirodoclion XI et XX. 



- i75, i76, - 319 

M *^^ ^ ^ M M ^^ ^*® ^ ''^^® ^^ ^^ ^"^- ^° certain 

ASf* ® M PT 5S Tch'âi lui offrit de l'épouser. Son offre 

]S -'* 'a* ^ ^^^"' ^^^ acceptée, on convint du 

^ ^ ^ H^ 'M ^ jour- — Cependant un certain Tchôo, 

^05 W ïâ' i^ lil étudiant de l'école supérieure, qui ai- 

'^ ]À S 71 a 4- "^*^ ^^ courtisane, lui offrit dix taêls 

a S\ W >^v ti I et lui demanda un rendez-vous. Ylnn- 

-^ M ^" ^ ^ ^ kiao 'accepta l'argent, et promit pour 

B$ St -^ PT S îé ^^' ^^"'^' Quand le jour fut venu, l'élu- 

^ K^ ^ r-T 2 i^ ^*^"' apprit que la prostituée venait de 

d V^ ^T- ^ im monter dans le palanquin des épousées. 

^ ^ ÎK ^ ^ ^ 11 en fut pour ses dix taêls. — Un an 

%fil B •> 7ÎK ifcn <°^ après, Yinn-kiao tomba malade et mou- 

^y ^ ^^ ^ >U 3t rut. Cette nuit-là, l'étudiant vit en 

^ j^ ^ ^ ^ S songe Tex-courlisane. Elle vint à lui, 

^ ffl 1^ M i^/r ^ ^^^"^ ^ ""® "^^^^ noire, et lui dit: Je 

^ ^ "^ ^ ^ ^ suis venue payer ma dette. — Le len- 

:R ^ -H- J^ Sfi 7m demain malin, l'étudiant apprit qu'il 

M Jg >^ jfg f-g Q venait de naître, dans l'étable, un joli 

M M "PfT se ^ :S: ''^^" "''*'• '^ ^"^ *^ ''^^'- ^^ ''^'''' ^"* 

j^ ^^ ^*- / fit toute sorte de caresses, comme à une 

^ ^ TO ^ Â ^ vieille et ckére connaissance. 11 le ven- 

i ^ fM' B ^ 5l5 ^*' ^*^ ^^^'^ ^"^^^* ~" ^°^^^^^^^ la jus- 

Jlf :?l* _il« ^ >te '^ ^'^^ inexorable des juges infernaux, 

ifi ji^ TBi #I^ ^ m môme en une matière aussi honteuse. 

M ^ ^ M '!^ ]^ Voyez Inlroduclion IX. 

m^ -M 5^1^ 176 

^ ^ ^^ ^ ^ a 

^ ^ ^" ^'^" ^"^^^^ ^"''^"^ rété,àKiàng. 

^ ^ PH '^ ^ fi^ y^°° (Kiàng-sou), la famille d'un cer- 

^ R^ ^ '^ ^ Ml ^^^° Sû-kia, fut fort tourmentée par 

-I^ [fM ^ /4- ^* ^ "" spectre noir, qui parcourait la mai- 

jt ^^=r> 35. il\ î^ 'fdb son eu sifflant et mettant le feu partout. 

^Ê ^ - — ^ B ^l| Même les voisins étaient effrayés par 

iSr ^ "te ♦'^^ iV ^^^ apparitions. Ils demandèrent se- 

)V\ ffl TO .^ ixi cours au sous-préfet, qui était alors 

A^ Ô^ ^ m J^ Liôu-hantchang, un lettré de marque, 



3£0 — 1^76. — 

$16 Ji* W ^ K )^ i® originaire du Koàng-si. Celai-ci fli 

BB yU (& >& "^ :1k 7^ ^^^^ ^^^ *^^ prières et offraudes usi 

^ ^ ^ j^ - ^^'®^ ^'^ pareil cas, mais sans obten 

— »-^jîff — '^i˧t ^^ résultat. Alors il fit rédiger par si 

^ ^ ^ ^ ^ 'JtlÉ SU secrétaires uoe belle supplique au Gi 

^ ^-^ nie de la ville. Après s'être préparé pi 
TabstineDce et ud baîu, le sous-préfô 









-ùm^^^â^ 

^ ^ Wk ^ ^ ^ ^ ^^ rendit en pompe, le soir, au tenipl 

du Génie, brûla lui-môme sa suppliqof 
sur un plateau devant Tautel, puisse 
retira pour la nuit dans un apparte- 
ffi 3S ra" B A. ^ j^ ™^°^ ^^ temple, attendant les révéla 
A +a- ^ >Ç^ "H* ISfel '^ ^^^"^ ^^^ ^ Génie lui ferait durant son 
>Sk 'U\ ^ ^ :5ft: IvB ^ sommeil. H n'eut aucune vision, mais, 
^ Ê ^ ^ ^ Zl ^ au matin, Of| Tavertit que les cendres, 

dans le plateau, avaient formé des leir 
très. C'étaient les deux caractères Tch'èi 
(Hôu-pei Hda>nan), et T*âo (un noffl 
jJ5 Ô st ^ fâ ifl ^ ^® famille). Après avoir réfléchi, le 

sous-préfel demanda à brûle-pourpoiot 
à son client Sû-kia: N'aurais-tu pas fait 



j^mnmBBm _ „„ _. 

^ -S W ^ ^ ÏJT '^ tort à un certain T'âo de ce pays-là? 

S ^n 1^ Igf jri^ ^ ^ Sû-kia blêmit, et raconta ce qui suit. - 

ii# •> ffl >^ S CM ^ ^^"^ ^^ jeunesse, pour rechercher oa 

^ ^ ™ 2< ImI 5S: ï^ parent, je fis un voyage à Où-tck'any- 

''ft ^ >^ tr ^ fê fou ( Hôu-pei). Etant tombé malade ei 

^ S ^ ^ ^ À iBÉ chemin, mes compagnons de rouli 

^ ^ » ^1^ ^ m'abandonnèrent, et j'allais périr raisé- 

^ ^1 ^L^ ^ ^ 1^ ^ rablement, quand un mendiant nomoié 

^ ;^;^ ^ "S ^ jj^ ^Â T'âo s'apitoya sur mon sort. Il n» 

— soigna, partagea avec moi le produil 

de ses quêtes et les contributions ds 



f H ^ Q :î^ W i 

BR ^ yv *Ç lâ jS T> ses amis, me sauva la vie, et fioalemeot 
1^ ^ 1Ê ^ "^ ^ ^ m'aida à regagner mes foyers. — Je na 
>^ -Hr ^n 1^ îfâ* f=FI !^ mariai, vécus assez pauvrement, eus at 
n W W' kÀ W H^ mï fils, et oubliai le mendiant. — Un jour, 
(^ j? Î3 ^J i^ I>^ jË soudain, il arriva chez moi, avec on 

sac très grand et fort lourd. Depuis II 
jour où je vous ai sauvé la vie, me dil- 
il, voici vingt ans écoulés. Durant ce 






— 176, m. — 321 

^ ^ ^ 4i£ ^ Sq[ temps, j'ai brîgandé dans les bois et 
— "^ itJ _ >?^ gyj. |gg eaux, Ce sac conlienl mon bu- 

lin. On me traque. Je vous prie de sau- 



^ ^ itfc tfc ^ ^ 



ife ife îS ^ 1^ ver ma personne et mon bien. — Assez 



mmmz^ 



embarrassé je consultai mon flis. — Ce-* 
^ AA -^ lui-ci hésita, de peur de se compro- 
5E yv H wA 7^ >i^ mettre. — Nous cacbAmes le sac, et 
il^ ^ "f éW pensions à faire évader l'homme, quand 
âb *^ )& "^ -Vif ^^"^^^n ^^^ gendarmes firent irruption 
WL ^ « w SSC (3ans ma maison, le saisirent et Ten- 
Jlfit ^ ^ ^ ^ traînèrent. Mon flIs et moi, nous nous 
*i& A •'Éf ^ 1® regardions Tun l'autre consternés, 
^1^ n ^ ^^ ^"''^"^ '"^ belle-fille se mit à battre 
îîR rtO JE- i 5St des mains et à jubiler. Je savais bien, 
-Ja* -^ i3 ^ ^ dit-elle, que vous deux nigauds, ne 
^ ^ ^ -ftf "^ livreriez jamais ce lûenfaiteur. Aussi 
^^ ^ ^ la >^ ai-je averti les gendarmes. Comme cela, 
Qt *^ i^ '^ "°"^ '^^ serons pas compromis, et son 
-JU 1^ butin nous reste. — Je comprends 
maintenant, conclut Sû-kia. Le spectre, 
c'est le mendiant T'âo qui se venge. — 



S ^ ^ ^ 



y ^ ^ ]^ }J^ Tu as raison, je pense, dit le sous-pré- 

^ 9Ë 4kff ^ ^ ^^^' ^' ^^ ^'^^^ ^'"^ '^" ^^^ ^^^ ^^"^ *^" 

^ 5f înv W lut méde. Le brigand devait mourir. Mais 

ê ^ 1^ ^ 5^ fîL tu as fait ta fortune avec le fruit de ses 

t ^ IM "^ i^ îfâ rapines. Il va te faire rendre gorge. — 

Iju ^ •> >to 4n ^fr La suite prouva que le sous-préfet avait 

Bt "T ^ W 741 Si bien jugé. Le fil« de Sû-kiaet sa belle- 

vC> ^ êè €S ^ A fiïle moururent. Des incendies succès 



ë «iliîlfê^A 



sifs réduisirent le vieillard à la misère. 

Il* -A. B« _i IZ. 3Êfc> ^'^'^ '^^ apparitions du spectre cessô- 

Ifc yfc Si 3AI T' ^ rent. Le mendiant T'âo était vengé. Le 

^ ^ ï^ tR ^ -^ ^*^" "^^^ acquis n'avait pas profité. 

}âl '^^ -iâf» -T^ sTf I Voyez Inlroduclion VIÎ. 

f ^ ^ ji i^ ^ 

1^ 75 5P} ^ B * 

H TC M" 3q< 5ffl *t* Au docteur Wàng-k'iming, origi- 

H ^"^ ï^ ^ ^ ^AC naire de Oû-yuan-hien (Nân-boei), 



177 



322 — i77. 



lÊ' M* ® ffi §8i © ^ — * arriva, le premier jour du quatrième 



z^m-mm^ï^ b 



mois de l'an 1774, Tiiistoire que voici. - 
Etouffé par un cauchemar, durant son 

^^^AjlS'^^'i^ sommeil, il s'éveilla, et vit un gran^ 

'fef ^ W 1^ >l 1^ ftSI ® diable debout devant son Ht. — U 

S nL^hMmmm ^^^^^"^' ^^^*^ ^^^'^^' *' ^onclit sur ses 

tS» K a& VV -RB R?^ h© to pieds, et empoigna le diable, qui essaya 

.*h ^ H* 1^ ^ Jlffi *Hç ^ de fuir, mais se heurta contre un mur, 

HT Ri^ É& ^ Ë3 -An Ml ^ ce qui permit au docteur de Tétreindre 

dh R,d jnSi W X* 5m -a; yV ^ la ct;inture. Un tourbillon de vcdI 

^ P3 B3 -^ ^ ^ yM ^ éteignit I9 lampe, le docteur sentit sei 

i m :fe '/î JS S^ |S il "^^^"^ s^ ^»^^«^' "^^'^ " °^ '^^*^^ P'^ 

W ^ ^ 5Ç tË 'W M^ son accoururent, f.es tuiles tombaieni 

A^^H^^^^ ^" ^^^' ébranlé, et pleuvaient dans lî 

^ fâ tiS ^ ïïà ^ 7^ i^ ^^^^' '^^"^ ^"^^"^ p^^**- ^® ^^^^^°' 

^ îïï -^ ;^ '^" ^'^ tC 4^ seul riait et dit: Soyez tranquilles! J( 

if ^ i^ M W] A ^^ I« tiens. Apportez de la luoiière! - 

« ^ TTit Ftt 1« «» -H* '^ diminuer rapidement. En peud'instants 

tBj îîft iK W @ i^ =H: i^ ce ne fut plus qu'un petit enfant. - 

^^Ï^'^A^^-Ji^-^ Quand les domestiques revinrent ave 

iÈ? ï^ k JêC ^ IT ^ ^ ^^^ torches et des lanternes, ils cons 

S 5 iu 3 ^ 1 'ê S l^térent que leur maître étreignait un 

=S: If y^ ^ ^^ HE Hè ïîr poupée de filasse, qui avait été mise ai 

$• ^ j^Ë hI ^ [il iSl V3Ê ^^^^^ comme avariée. — Faisons ui 

^-^ -Wl 4^ '^ — • >?l ^ ^ exemple de ce koèi, drt le docteui 

:^ î^ ^ "^^ î P^"^' effrayer les autres. Et saisissan 

^JL^mWi^^^ une torche d'une main, il mit le feu 

# É Bi ^ ifc fâ 'J^ ^ ^^ p^"p^" ^"^^* ^'"'^^ ^^ l'^T: ' 

â* 1^ HS *> ^ -/t ^ 45Î Elle grésilla, comme fait la viande dan 

P« '?► iî^ -^ ® 7J Wti ^ la p(j^ie. Le sang et la graisse coulèrei 

^T^W^^bA^I^ à fï«ts, tandis qu'une odeur insuppoi 

^i4^BflB^lt4 ^ :^ tableraent infecte remplissait la mal 

nS S S S *^ S* *r son. Le procès- verbal de Tévénemel 

"-^ M .ffif A ^ ^ -^ ^ fut dressé par Wâng-fongt'ing, quia 

W EL ^ E A M ^ «vail été témoin. 

"èP âË >^ âB ^ M 3iS VoYf'z lulroduclion XIX. "Vieil objet tievenaaiï 

i!# ^1 ^0 ^0 ® -Ê n 



— ils. — 323 






wW >{?$ ^ H^ Eu «1750, raconte Monsieur Yuan de 

pj ^^ 4^ P^ Sf -4- Ts'iên-t'ang (Tchée-kiang), ancien 

œe j^ jj> L^ ^ 4- mandarin, comme je séjournais à Sôu- 

4K I ^ ^ J^ dB- tcheou (Kiàng-sou) dans la famille 

j^ /\ JM ^ lif ^ ^ "" certain Kiâng-ufong, son fils, le 

^^ '^ (^ "le W^ '^ bachelier Kiàng-paotch'enn, alla à Nan- 

^~ ^ m ^ ^ ^^" concourir pour la licence. Le con- 

"S* ^ X^ M Ê Sï cours terminé, avant la proclamation 

1S^ ^ W^ ^ "ïn f^ ^^^ reçus, le jeune homme tomba ma- 

g» _v #---* |-j <w UJ '^^® ®^ ^*^^ revenir à Sôu-tcheon. Son 

^j^ yr B tl -^ /Tl père invita les meilleurs médecins, qui 

^^ ^ "J^ j^ ffil î^ déclarèrent tous qu'ils n'y comprenaient 

""' rien. Sachant que j'étais lié avec le 

célèbre Sûe-ip'iao, Kiâng-ufong me 
pria de l'inviter, ce que je fis. — Tan- 



^ mm mm m 



^t & ^C ît5 S ^ ^^^ ^"® "^"^ attendions sa venue, le 

pj toto /i ^ -«- malade se mit à parler. Voici K6n-yao- 

h-\ ^ J^ ^ ^^ nien, dit-il... Puis, parlant à un être 

^i Wi ryX ^ W^ T* invisible, il ajouta: Veuillez vous as- 

'^ BB Wk & "^ ^ seoir. — Kôu-yaonien dit: Je suis venu 

^tt S ife. ^ ^ Pi" ^^^^ apporter la nouvelle, que vous 



êtes reçu licencié avec le numéro 38. 

^H vQ "(Êi ^ ^ & Je vous promets aussi que vous guérirez 

"w" ^ ^ ^ ^ Â^ ^^ ^^^^^ maladie. Faites-moi servir de 

iS f^ "'^ 1^ '^ viande et du vin, et je m'en retour- 

^ ^ /£ ^ f^ 1^ nerai. — OrKôn-yaonienétaîtun bour- 

lêr iM M ffi tt §PB ^^^*^ *^^ SOu-tcheou, lequel, ayant 

It*^ ^ *>r ^^ ^etU ^ excité une émeute et poussé le peuple 

H@. S* /-I- ,7xi JSÏ "^ à battre le mandarin, sous prétexte 

flî ^ ^ .1^ ^ qu'on vendait le grain trop cher, fut 

'P^ & *}T ^ 4^ ^ P*^*^ ^*^ décapité. — Aussi Kiâng-ufong 

TO M 4u ^ ^ fut-il très effrayé, quand il entendit à 

il ^ >fH ^ ^ 3W quel visiteur son fils avait affaire. Il 

Wt ^ ^ fii :â^ ^ ^^^^^ ^*^® ^^°^ *^ chambre de son fils, 

>bb ^ 4^ >Ai Vl ^ salua l'invisible, et lui dit: Si vous sor- 

TflJ ^ W itl 5>: Mf tez de suite, je vous ferai donner ce 

J^ ^ 2i ^ H ^ que vous désirez. — Je ne puis pas 



Î2i - 118, il9, - 

W^ ^^^ ^ ^ îïn >r ^^"^^^^^ ^^^ Kôtt-yaonien. Le maudail 

ftÊ ^ 5^^ A — Éfe ^"^° ^® Ts'iên-t'ang est dans l'anli 

rt S ^ ^ ifitf Hh c^3°^b»'e. Le médecin Sûe-ip'iao entr 

/a ^ iq[ -^ -^ "î* dans la maison en ce monaent. Y\ 

W^'^ "^^ ^ y^ ^^^^ ^^ ^®^ ^^"^ hommes. — Kiâni 

s; Hfi^ — i* f^ D**i ^'^^^ ^^*^^*^' ^^ °^® P"^ ^^ ^^"'® P*^* 

iQ* fla — W H Mht au koèi. Sûe-ip'iao étant entré, je lu 

^^ -^m^Y^ ^^^ ^^ dont il s'agissait. H éclata I 

l*§ ^ ^ A i^ lire. — Faire place, dit-il; allons dom 

mhxt S art ^ Puisqu'il a peur de nous deux, nou 

vB "^ W BM 7L allons le mettre dehors. Entrons! - 

'èX^ ^ ^ Se. ^^"^ entrâmes. Sûe-ip'iao tâta le pod 

4^ rit ^ l>/ $ll ^*^ malade. Moi je donnai des coup 

^ îrf ^ ^ BQ * ^^ ^^'^*' ^^"^ ^^"^ *^^ ^^"^' *^"^ ^"' 

W ^ m WCVI tour du lit. — Une seule potion sufl 

)^ ^i — . . ^ pour guérir Kiâng-paotch'enn. BientI 

tË D? SB ®lt ? ^* nouvelle arriva, que le bachelie 

^ Kr ^ 7s^ -^ était reçn licencié, avec le numéro 38. 

3E wt ml ^ yv Voyez Introduclion yil et XIH. — KoH faméliqHl 

■j^ CI ^^ J^ - pT ^"' "^^ ^® ^ connaissance transcendante, pour se bii 

*« AC JgJ y^ ^5. faire des offrandes. ~ Les koèi craignent et évitent M 

- ^^ -«- r^ ^o hommes de vertu, les hommes de talent.— Ils redoalol 

•$ ^^ p!| §^ aussi les balais. 

^ ^ ^ ^ îS 

fêi ^ ^ -- •> '^^ certain le-laot'ouo errait par|( 

W "T^ g^ — , ^ Chân-tong. Personne ne savait d'oui 

j^ ^ :^ A SS était originaire. C'était un sage. II all4 

4H ¥t -bn ^^ & ^^^^ ^^ ^^^^^ ""^' ^^^*^ hiver comna 

!^ \L flS ^^^ ^ ""^ simple robe de toile, et pof 

'M w W ^ ^ *2i"*^ SOUS son bras une natte en baJ 

.% ffii ^ 4S 111 ^^" parfaitement propre. — Un joi| 

>î^ ^ ^ Ff -^ ^"^' ^^^^^ descendu dans une auberi? 

n" S -^ R) ^ pour la nuit, le tapage fait par les hôte! 

RI fflf ^ .A ^ l'incommodant, il demanda à Tauber 

"^ ^ ^ ^ ^ ^^^^^ ^'^' n'avait pas quelque recoin soti^ 

K «te ^ w ^^^^'^ ^ *"^ P''^^^*'- - Il y en a un, (^ 

:pre «ff "^"^ -^ li§ l'aubergiste, mais il est hanté. — Pel 



— 179. -- 325 

t ® llîl S ^ 9^ importe, dit te-laofouo. - L'auber- 

I A A *:> iH' ^ Hi. ^ ^'^^® ^^' indiqua une chambrette. Il la 

1 3E /V >^ IDj ^ ™ ?}R balaya lui-môme, étendit sa natte sur 

i ^ ^ -^ W "^ [ij W *® ^^'» ^^ s'endormit paisiblement. — A 

* h >& -© ^ ^ JB5 ^ minuit, le bruit de la porte qui s'ou- 
i r r .•«• ^ Jf- ?S œ ô ^'*^*^' *^ réveilla. Une femme entra, la 
t i^ *a ^ ^ )8 Wl @ cordeau cou, les yeux sortant des orbi- 
s, ^ ^ P( /s^ ^ ^ 1^ ^es, et la langue pendante. Derrière 
e. g t ap ^ ^ -y g^ elle, un homme décapité, portant deux 
I ^ -^ S ^ Ji ^^^^^ ^^'^^ ^^^ mains. Puis un homme 
u 3i ^L^ ilT S .^ iT ^ ^^"^ ï^^^i^» *" visage méconnaissable. 

* Q ^ ^ ^ ^ ^ Yf ^"û" ^" autre, jaune et bouffi, au ven- 
^ tre gonflé comme une calebasse. — 

Quand ils furent entrés, les quatre koèi 



Bmn^}^ 



vl^^H*^ D^^ s'arrêtèrent: Un homme vivant icil di- 

i \W Jf\ ^^ ^ M F? -Ml ^'^'^^"^'s- Saisissons- le! — Un pouvoir 

ï & ^/^ ^ ^ 2 invisible les empêcha d'approcher 

L^Ble|gTp@-^ ^ même de la natte de le-laofouo. Alors 

^ ^ ^ 'è é 5^ "X B\ ^^^ ^^ concertèrent. — Rien à faire, dit 

} 1^ dbfr 6t t^ #B 3K 35Ç ^ ^^^^ jaune. Nous n'avons de pouvoir, 

^ ^ iK /y) tro ^ ml 3£ que sur ceux qui ont peur de nous. 

i*^^J^7[j^ — '51$^=^ Quand la terreur a fait enfuir leur âme . 

j tM i^ âë ZSl $Ë. ^ e$ supérieure, nous pouvons agir sur leur 

t S ^ » î m S M ^^''P^- ^^^"^■^' "^'^ P^^ P^"**- ^^° ^°^® 

' % -^^ *ra >1^ 1^ "^ r J est dans son corps. Donc rien à fairel — 

(ife-M^fS^^^ ^^^''s le-laofouo se mit sur son séant, 

t 'Y jM zhL ^c. s^ pH ffl et se montrant lui-même du doigt, il 

» r W -Sf xL W ^ ro demanda: Comment osez-vous entrer 

i^^ i<l ^Wi !m ^ ici, alors que moi j'y suis? Qui êtes- 

j «^ ffil ;Sl — Rja "^ ^ vous? — Les koéi s'étant mis respec- 

Ê f. ^^"^ ^ ^ jja ^gu tueusement à genoux, la femme dit. 

^ "~* ^ 'u^ ^ /v w ?W L'homme sans tête est un assassin, qui 

i iK î^ f$ î$ ^ A ^ é^é décapité. Le noir est mort brûlé. 

h :î^ ^Ê 3rt B3 :3r HH SS '^® jaune s'est noyé. Moi je me suis 

* â m S2 rttt ï S ^ P^"^"® ^^°^ ^^^^^ chambre. - Me 

iîwKS^W^i^TO croirez-vous, leur demanda le-laot'ouo, 

Oui, dirent les koei. — Alors, dit le- 
laot'ouo, tâchez de mériter votre réin- 



fc ^ 



zr. 75 ifc iÏD f€ K ^ carnation, en cessant de faire le sabbat 



se 



326 — i79, 180. — 

^ 5t sIF ^ M ^^^ A ^^'' ~ ^^^ ^^^^ *® saluèrent, et 

-1^ ^ tSi 4h flfô^^it: 3*'é''6nt. — Au matin, te-laot'on 

:^7C ^tSUJMiP-:©* conta à l'aubergiste la scène de la ..- 

^tlÈl'yS^^^ÊÎfiSI^ Depuis lors la ehambrette ne fut pla 

mwmmmmmm 

^Ml^M^^^^ Un certain le de Pékin, était IK 

^£ ^ ^ ^ 5t ï -^ ^ d'amitié avec un Wang demeurant J 



t-tcheou ( au sud-ouest de Pékin ). û 
Wang devant fêter le soixantiènae anoî 



hantée. 

Voyez ïnlroducUon VII et XIII. 

180 



42ï ^ ^ iS '"^ ^ veisaire de sa naissance le sept de li 



^r(nm±MW^ m 



septième lune, le te se mit en route 

^L-j •— -V •* 3K nr ^K" x^' ™^'^t^ sur un âne, pour aller lui offri 

ywi n <Z '^r ^ ^ ï?r ^ ses vœux. — 11 avait dépassé Fànj 

^ — i ^ ]^ ^ Jl^ ^ â chan. Le jour baissait, et un oragi 

^ôT Ï8 ^ -^ dâl J-* 4S iô montait. Soudain un homme de haut 

^ itfc !2i^ 'S — taille, monté sur un cheval, le rejoigni 

wfi»raB«TBfM>n— ^ et lui demanda r Où allez- vous? — L 

^ ]^ M 4=T :^ -^ > ^ te le lui ayant dit, le cavalier para 

^ t^ -^ _. :f^ j-/ \^ fort satisfait. Moi aussi, dit- il, je vai 

^^ ^ -^"^ 5C ^ M ^ visiter le Wang. C'est mon cousin pa 

^ ^ -^ ^ ^ "îiî lit ^l'i^ï^ce. Faisons donc route ensem 

3fe âP ^ Wt l/l "^ 4^ ^'^* ~ Votre monture est plus rapide 

^ ^ -k" ^ ^ ^ Ik ^^^ ^^ *® ' P^^^^ devant. — Le géao 

iîB ^ s jp^ îK hJ ^ s'obstina à marcher derrière. — BientO 

' ^ J3 Jjj^ iMl 3^ S ^ ses allures inquiétèrent le te. Serait-o 

Ïri4- ^& ^ -^ M S3il ^" brigand? se demanda-t-il. — I 

M ^ retourna fréquemment la tête, pou 

PS ^ iB ^ -^ ^ ^ observer ce compagnon suspect. Ah 

^ S ^ f5I ^ ^ lueur des éclairs, il lui sembla voU 

TT ^ '^ ^ ir ff® ^ que le géant chevauchait, par moments 

oE^^^iœ Wi la tête en bas et les pieds en l'air, qu î 

"ffi S 3fc ^ P3 ^& B^ tirait une longue langue rouge, et soa{ 

fflL -te 6Jr îîî=r ^ rO ^ ^^^^ ^"® vapeur noire qui obscarcissai 

^^SlraSi^ ^ *^ ^^^^^^ ^^ éclairs. - Epouvanté, k 

^BSt^S^T^J© i te piqua sou âne, et arriva enfin cbei 



— i80. — ' 327 

'^ lit il êi^ f ^ #fî ^ ^^ W^'ïfl' av^c son étrange compa- 

^ 1^ /MV jX. IRI Wl tffi (Jeux parfaitement bien. Il remercia le 

m ^^, y^^ ia ^ le, et traita le géant de cousin. - Le 

^ ^ P^ ^ ot ^ ÏW ^^" aidant, le te se rassura quelque 

^ S vSJT db ^a '^ P^"' ®^ ^^ ^^^ ^"^' ^" chemin, il avait 

3fe ' tl ^ >^: îm VH peut-être eu la berlue. Cependant il 

^ ^ik^^ 1^^ demanda au Wang qui était ce géant. - 

'^ ibë @ d4- M â& ^ ^^^^ ™^" cousin Tchâûg, fondeur 

/k 3! ï S 5 S (^'argent à Pékin, rue des cordiers, dit 

W y^TK^ <1 ^ ^ 'e Wang; il est venu pour ma fête. — 

lÉ ^B ^ S ^ 5fQ Si '^^ ""^^' ^" '^^^^ '® ^^^^^ ®^^^ ^® ^^"^ 

as >fer ^o: ;ÎS â ^ *^ ^^^^ chambre. Ce dernier obtint, 

^ jPl IK W H iw sous un prétexte quelconque. <iu'undo- 

^ W 105 1^ 2* ^ Jt mestique de la maison leur fût adjoint. 

if^ iiB ^ IT ^ H ^ Quand ils se couchèrent, il mit le do- 

4-î ^ fet a ^^ db "^'^stique entre deux, et s'abstint de 

fe ^ CT Q """ tW P^ dormir. -^ Bien lui en prit. Vers minuit, 

ïtë^'l^^fô'fnf '® ê^éant s'assit sur sa couche, tira sa 

UIJ 37 ^ fiB pH h ^ langue qui ruisselait de salive, étendit 

^ â» zâ ^ i S* ^^^ ^^^^' saisît le domestique endormi, 

W lœ S ^ ir Bn et se mit à le dévorer à belles dents, 

W "Ife ^ 1^ M ^ ]jf* jetant par terre, un à un, ses os rongés 

«B tb ^ ^ ^V* na. SI ^^ brisés. — Plus mort que vif, le îe 

m* rr Wt M ^ ^^ v=t qui était très dévot à Koân-ti, s'écria: 

'<r^l^BM'^^'1' A moi! vainqueur des démons. -^ Aus- 

JL ^ *S§* tfSfr 75^ S ^ ^^^^^' ^^^^ ^" ^^"^^ ^® cloches et de 

5 i ^ J^ 5 2 S *^»^*^ours, Koàn-ti descendit d'en 

iM il? w <^ ^ 10 XR haut, tenant à la main son grand sabre» 

i^iî SE É *H* ^ © K ^ ^^ ^^®' ^^ yâo-koai anthropophage 

l»f ^ JTT M î?rt ffi -Hl ^^ changea en un papillon, qui voltigea 

u ui n par la chambre, évitant les coups de sabre 

% S vr ê /& ^ i% ^6 Koân-ti. Enfin un coup de tonnerre 

W ÈSB ^ 1^ fiS ^ JS formidable retentit. Koân-ti et le yâo- 

fii^ A^ 77^ ^ fflS 1^ 'â' ^°^^ disparurent. Le te tomba évanoui 

IW Sa^ ml *lB BH O M sur le sol. - Le lendemain matin, la 

^ M ^ ^ ]g «^ glP chambre restant fermée, alors qu'il 

faisait déjà grand jour, le Wang en 
enfonça la porte. Il trouva le îe évanoui. 



^r^ 



n Jpljl ^ ^. m pf* l£ A terre, dans une mare de sang, les os 



328 ^ 180, i8i, — 

j)S ^ IS* S^ ^ ^^ domestique. Da géant, pas trace. 

lot ^ ^ "^ H ^° courut à récurie. Son cheval yéla 

|Rj t« ^ ^ Jl encore. — On envoya en toute hâte 

^ ^ 3 Se 3^ Pékin, demander des nouvelles 

cousin Tchâng, fondeur d'argent, n 
des cordiers. Il n'avait pas quitté Pékii 
ni môme songé à faire le voyage i 



m^ m 



+/f 



^<& 



5 s 



Ft 



Voyez InlroduclioB VÏII et II. — Le yâo-koai vu 

pris la forme du cousin Tchâng. 



fà^m mm 
mmm sm 

ïS P ÎJK :m ^ Un jour d'été qu'il faisait tri 

1^ ^ ^ wid )^ chaud, le bachelier K'iôu de Nài 

M SlM ^ fâ tch'ang-fou (Kiâng-si) ne trouva rii 

/M tR jg\ ^ 99 de mieux, pour avoir frais, que de i 

^ ^ Si >S »fii coucher, en costume plus que lége 

^ -^ ^ âl lait ^^"^ *^ temple du Génie du lieu. Ret 

^ 5 r-- ^ ^^'^ ^^^^ *"* ensuite, il tomba gravema 

iv^ W ^ '^^ T^ malade. — Pensant que le Génie do lie 

^ fê offensé par son indécence, le punissa 

^ ^. ^*°^'' Madame K'iôu alla lui offrira 

;^ ^ vin et des mets, des parfums et i 

H *(£ j^ ^ ^ papier-monnaie, avec les plus humbli 

■ excuses. — Le bachelier K'iôu guéi 

^^ aussitôt. — Sa femme l'adjura d'all( 



«is -M 



remercier le Génie du lieu. — Ah! p 

exemple! dit le bachelier furieux. Coi 

^ ^ W I^ ment, c'est lui qui m'a rendu malade! 

^ ^ ^ ^^"^ ^"^°^ ^^'''••' ^^' ^^ ^^ P'"^ ^ 

^ ^J '^ W écriture, il rédigea une pièce, dans b 

S 'î^^ ffi quelle il accusait le Génie du lieu, cba 

gé de protéger ses administrés, de la 

nuire au contraire, pour se faire ofiFr 



^ f^ JJlL ^ ^^^^ viande et du vin. H brûla lui-méfl 

^ Ile >$V EM ^^^^® P^^^® soignée, devant la stati 

BlI ^ passèrent sans réponse. Encore pli 



^ ù 1k 



— 181. — 320 

;ÎA jtjq A ^ furieux, le K*iôu rédigea une nouvelle 

tex 5îtf sf; -ff pièce, dans laquelle il urgeait sa pre- 

^gf TV PH TT miére requête, et accusait le Génie de 

5fc tJ* ^ ^ '^ ^'''® d'être de connivence avec son 

^ ajg C!ag j^ subordonné le Génie du lieu, qui lui 

y^ ^ra i« wc servait apparemment sa part du profit. 

Il brûla encore lui-même cette pièce 
devant la statue du Génie de la ville. — 
La nuit suivante, le bachelier vit en 
rêve, dans le temple du Génie de la 
^ ^ W ^ ^^^^^* ^^^ planche semblable à celle 

MJL I^ ^ m ^"^ laquelle on affiche, dans les pré- 

yi ^gs S ^ toires, les prononcés du mandarin. Un 

"^ ^ ^ " papier fixé sur la planche, portait ces 

^ â !$ JiK mots, pointés au vermillon... t Le Génie 

^ Th tSt Wk ^^ ^^^^ coupable d'avoir extorqué à ses 

j / ^ ^ administrés de la viande et du vin par 

yy ^ ^^ "^ ^^^ moyens illicites, sera ignominieu- 

sement cassé. Le K'iôu s'étant conduit 
insolemment envers les Génies, recevra 
trente coups de rotin sur le derrière, 
^ ^ ^ ë P^ï" '®s soins du sous-préfet de Sïnii- 

^ Éfih $ft "S^ kien-hien (sous-préfecture administrant 

^ ^ ^ S '^ °^^^^^^ ^^ *^ ^^^*® préfectorale de 

^ W W î^ Nân-tch'ang-fou).» — Le K'iôa s'étant 

St 1K ^ ^ réveillé, et ayant réfléchi sur son rêve, 

Km ^ n% se dit: Ceci n'est qu'un vain songe. Car 

^ "^ ™ enfin, je suis de grande famille, et ba- 

14 -^ ^ Mi chelier. Aucun mandarin ne peut me 

S iM â^ ij^ faire donner la bastonnade. Et puis, je 

relève du Nân-tch'ang-hien (sous- 
préfecture administrant l'autre moitié 






^^IJ± 



i^ ^ ^ f^ de Nân-tch'ang-foa). Laissons venir. 

©in — 



Peu de jours après, durant un grand 
orage, la foudre détruisit le temple du 
Génie du lieu. Alors le K'iôu commença 
jUft "jkf ^ ^ ^out ^^ môme à craindre pour le bas 

Ka SE 5 "" ^® ^^^ ^^^' ^^^îs enfin, on ne fustige pas 

W ^ — ^ les Lettrés, l'usage l'interdit absolu- 

-^ ^ "^^ jjtt ment.Néanmoins,pourplus de sûreté, le 

42 



330 — iSi. — 

"^ ^ ^ ^ bachelier s'eoferma dans sa maison.- 

^ rS ^ A ^" ™^'^ ^^"^ ^^^^* ^^^ craintes s'éfs 

m ^ ^ ^ Douissaienl, quand il entendit souda 

™ ^ ^ ^ la ville retentir de cris et d'impréa 

1^ '^ ^ ff ^*^°*- ^^ ^^"1® courait au temple, i 

mM^m^ 'egouverneur du Kiàng-8i venait d'êl 

w ^ >% -Çr frappé d'un coup de hache en pld 

^ ^ fi ^ front, par un assassin, au moment o 

^ ^ Iffi fir ^^ ofifrait des parfums. Le préfet et h 

S ^ ^^"^ sous- préfets s'empressaient. - 

^^ ^ Ê A Hors de lui de surprise, le bacheik 

^ ~ ^ fefe K'iôu avait aussi couru au temple, e 



+ ^^ 



négligé d'intérieur, chemise et paoU 
Ion. Son air hagard frappa le soœ 
^ Wi^ ^ préfet de Sînn-kien-hien, qui le 1 

4^ fia H» ^g saisir par ses satellites, et lui deman^ 

^ Ia^W ^"' ^* ^^^*^* ^" étranglement suh 

— î^R W ^ -empêcha le K'iôu d'articuler an sei 

^^ — ^ J^ '^ mot. 11 fit des gestes, pour exprinw 

^ 9g 5gg -qu'il portait habituellement une long! 

B ^ ^ robe sur le corps, et un bouton sur 

>ê ?l ^ ^ête, qu'il était Lettrées un moL Ma 

P .^ qui pouvait comprendre cette pantom 

'^ me? Un instant après, à plat en pleii 

rue, le K'iôu recevait du rotin sur 

£. P2 I^!^ ^^^ ^" ^os» ^ la manière des simpk 

{& "j^ k mortels. Au Irenlième coup, la paroi 

^ At^ Jt 1^1 revint. Je suis le petit-fils du mioi 

^ HE ^ tre de l'agriculture K'iôu, cria-t-îl 

^ IS TJT Excusez-moi, dit le sous-préfet de Sini 

kien-hien, je ne pouvais pas savoir. • 

Lesauloritésdonnèrentensuite au bact 



:t\^ 



)>À 



^ ^ ^ l*er, par manière d'emplâtre, la place i 

^ ^ 2>L. Chef des Lettres du Fông-tch'eng-hia 



^â^ 



Mais, n'empêche, tout Lettré qu'il élai 



"^' ^ ^ 1^ Génie de la préfecture lui avait fa 

^ ^ ^ ^^^ ^^ ^^^^ donner la bastonnade, par i 

-^ ^ :f± sous-préfet de Sînn-kien-hien. 

»M5 "V fÊA Voyez Introduction III et V. — On ne frappe * 

l'ï -^ fPu Lettrés que sur les maius. Ceux qui soûl condanftKi 



— I8S. — 831 

•gS^ vjfaf M |L|* I a 182 être décapités, ont droit à une natte, pour recevoir leur 

js^ -g^ PI SA ^ W 

^^ 1^ ^ "^ 'A AU ^^^^ '® village de Siào-koan-ying 

Wi V ^ ^ y\ Au au nord-est de la ville de Tôn-tch'eng 

B^ f^ Pi ^Wi ^ (Kiâng-soa), vivait un certain Soûnn- 

^1 fâ Pîî ^ =& ^ taeutch'eng. Sa femme était née Sie. 

-^ JS Jhs ^ , S ï-^s deux époux avaient un fils, né 

JIjS, 1/ J ^ tp ^ ^ <^3"s la nuit du nouvel an, et qu'ils 

^^ 'fô S '^ ^ CI avaient, pour cette raison, appelé Nién- 

^Y >^ ^ -tt- teî I ^®° (le fils de- Tan). — Niên-tzeu avait 

'^ ->^ 5C ::ft ^ '^l^ dix-huit ans. Un jour qu'il portait au 

Mu "Q^ *^ "^ JÎ^, 1^ marché, pour les vendre, une charge 

F' W^ */§ ifâk ^ ^ ^® poulets, un tourbillon de vent Ten- 

^r S ^ ^ tntr u^ veloppa, et enleva ses volatiles, qui 

rB B Ta M |*P >F3* disparurent dans les afrs. Saisi de ter- 

^ l^ fB£ SL nép jh^ ''^"'*' Niên-tzeu retourna à la maison, 

'jT ^ iiC ^ ^ ffi. s'alita, et fut bientôt gravement mala- 

-^ M ?S ^ fS -W^ de. — Or sa mère enceinte, attendait 

^ ^ ^ ^ Pi § alors sa délivrance. Quand le moment 

-^ Fb t=f Zt ^ jjÇ' ^^t venu, son père ayant évacué la 

lîH <rî &.^i ^ ^^ maison selon Tusage, le malade resta 

:^ '^i Ml ^ ^ « seul dans sa chambre. — H lui sembla 

^P ^ :3^ /\ fî^ iH' alors, dans son délire, que le vent 

-?- jS^ «^ ^ FH FP Fémportaïl vers une porte rouge. Quand 

3Z ^ /- ^ ^ ^ 1'®"^ passée, il se sentit choir d'une 

^ 'L^ ^S S ^ W hauteur iverligineuse. Il ne ressentait 

HS '^ >J^ ^ ^ S^ aucune douleur, mais avait Fimpres- 

-j^ ^ "y ^ 5X, /l- ^^^° ^"® ^^^ coips se ratatinait de plus 

^ ^ -^"^ J 7i^ Œ en plus. — Enfin il cessa de tomber. 

W¥ K iBI "M* ^ "^ Impossible d'ouvrir ses paupières gon- 

^Êt JgA 2p J5g ^ W fiées. Impossible de mouvoir sa langue 

dbfr ^ JiC' A ^ !^ ^^^®* "" ^*®"^^^ '* entendit les voix de 

BK "^ Kf ^ "jr ^ son père et de sa mère. — C'est un gar- 

^ M ^ ^ 3^ ^ çon,dit Soûnn-tzeutch'eng; je vais voir 

fâ Hi H B( ^^ comment va Niên-tzeu. — Un instant 

<^ ^ ^ ^ ^ X après il revint, et dit: Hélas! Niên-tzeu 

W ^ M ^ WÉ ^ est mort. — âfors la mère se mil à se 



332 — i82, i83. — 

183 -i- SI g yjj] lamenter, et dit: Me voilà bien, avecci 

^^ -1- ^jfc «i ÎTrt morceau de viande (le nouveau-né) ei 

ÎQl A% ^ W "0 plus, et mon grand garçon en moins 1 

j^ ^ )3 ^ WL ^^"^ ®^* ^ recommeùcer ! — Alors 

^ iH^ ïïiî ^ B Niên-tzeu comprit qu'il était mort, el 

^ ^ •xr ^ >f- réincarné dans l'enfant mis au jour 

i Ç ru Tï ^ par sa mère. Craignant que, dans sa 

Jg ^ -]^ ^ Jtt douleur, sa mère ne le tuât, il fit un 

±itd& JPC 4^ ifif suprême effort. Sa langue se délia, et 

® ^ il vagit: Nién-tzeu n'est pas mort! 

^ ^ ^h ^^ C'est moi Niôn-tzeu I — Quand elle 

^ ^ ^ "^ S entendit parler le nouveau-né, la mère 

^ /\. ^ & ^ ^^^^^ épouvantée, qu'elle eut un accès 

îa -^ ^ ^ W d'éclampsîe qui l'emporta. — Le père 

^ ZT ^ ^ nourrit l'enfant avec de la bouillie. SaJ 

'^ ^'^ 1^ ^ B& croissance fut phénoménalement rapi- 

M ^:^ I M S I ^^' ^ ^^^^^ moisi! fit ses dents. A cinq 

B W( W BH A mois il marcha. Il a actuellement seize 

Ffl W $K ^ ^ ^°^' ^'^^^ Monsieur Tên, le sous-préfet 

ftll â^ 'â» -^ -*- ^® Tên-tch'eng, qui m'a communiqué 

wf M "T 7^ ce fait. 

Tsxte de la fki du dix-huiliëme siècle. — Le peaple 
croit que les tourbillous de Tent sont produits par des 
koèi qui passent. — Réincarnation au moment de l'ac- 
couchement, sans descente préalable aux enfers, avec 
conservation de la iaémoire. L'enfant non encore né, 
n'est informé que par une âme inférieure. — Mort sans 
d'onfeur, insensible, imperceptible. Porte rouge, rivière 
rouge, la naissance, avec l'hémorrhagie qui l'accompa- 
gne. Chute en ce bas monde, dans l'abime des misères 
de la vie. 



^ ^ iS «B 

flg ^ ^ èE ^ roùng-tcheou (Tchêu-li) vivait 

A W ^ ^ "° certain Wâng-kiucheu, devin habi- 

H tH* un "J le. — Or le préfet de Hoéi-tch'ang 

^ ^^350 ^ Kàn-sou), Monsieur Tchéng, avait und 

^ ^ «^ Art P^^îte fille chérie, laquelle végétait de- 

■ - 2j ^ ^ Pïiîs sa naissance, sans se développer. 

^ ^ ^ W Son âme n'a j)as la force de la faire 



«83 



~ i83, 184, - .333 

^^^ ^ :^ JSft ^ ^' ^^^^^» disait-on. — Monsieur Tchéng 

fâl îÉ: -fc -> ï illl consulta Wâng-kiacheu sur la maladie 

S S jT ^ s îî ^^ ^^'^^'^- "" ^^*® '''^^^ P^^ '^^^^^^^ 

fin ^ r î§ >Çî ^ dit le devin. Elle n'a pas d'âme. — 

^ '^ ^ iH dt % Comment? fit Monsieur Tchéng. — Elle 

J3, *^ :Ê ^ F7 "i "'^ qu'une âme inférieure, dit le devin. 

1^ ^ ^ ^ H /£ Son ânie supérieure n'est pas encore 

A ^ 1^ 4^ ^ ^ arrivée. Mais elle arrivera. C'est Tâme 

-fb jË*^ R ife iK Si ^" sous-préfet actuel de X, qui, de par 

Tfe -«- T J^ S '® ^^^^^°' ^^^^ réincarnée dans le corps 

TC ^ ^ 7ti T» ^ de votre fllle. Il devait mourir au temps 

ffl. -^ -I- ^ gg où votre fille est née. Vu ses vertus, le 

â. ^ ê& ^ 3* destin lui a accordé une prolongation 

:Wr 4Ly ^ ^ bW d'existence, mais a oublié de retarder 

M ^ ^ ill JS d'autant la naissance de votre fille. 

;é? gA >û^ [ji* -i- Votre fille est donc née incomplète. 

11^ ^ V^ ^ Elle sera subitement complétée, le jour 

"^ TO ^ lîC >Ç5 où le sous-préfet X, âgé maintenant de 

"A ^ >2l ^ ifc P*°^ ^® ^^ ^°^' mourra. — Monsieur 

S4 'Éï n â^ R TcMéttg envoya aussitôt un émissaire à 

^ ^ u. ^ ^ ^' P^""^ vérifier l'âge du sous-préfet, et 

^ Pli Jlt ifi lit les autres assertions du devin. Elles se 

j^ ^ ^ ^ l trouvèrent toutes parfaitement exac- 

17 ^ ë yu yp le Tchéng se réveilla comme d'un rêve, 

^ ^ ^ êi^ ^ ®^ ^® trouva subitement en parfaite 

^ ^ ai ^ 7^ santé, avec le plein usage de ses facul- 

3fe ^ S ^ /fc ^^^' " ^^'^ ^^^'® renvoya à X le môme 

^ ^f W ^ ^ émissaire. 11 apprit que le sous-préfet 

^ '^ ^ Â^ ^ ^^^^^ mort, sans avoir été malade, au 

35 J®. 3^ 2p; 4? inoment précis où sa fille s'était trouvée 

/■# JK i^E ^i ^ft 

•Çt ^ ^ ^ Un certain Hiâng-tsing, originaire 



Texte da neuvième siècle, extrêmement important 
et parfaitement clair. — Comparez, numéro 182, la 
règle. Ceci est l'exception. 



334 — i84, i85. — 

^ *^^ ^ ^ ^ >fC ^^ Heûe-nei (Heûe-nan), avait un* 

Bitf 91 ^ 2t 4ft ffi petite fille, qui mourut âgée de peaî 

B% m) 3\ TC tS 5^ d'années. Au début de sa maladie, l'en-j 

§ f^ Mà^ ^ ^ f2i"t jouant avec un couteau, sa mère 

^ ^ "^ "tt ■& voulant le lui enlever, avait été blessée; 

Sr^ ^aS^ ^'^ ™^*"' "" ^° ^'^ ^P**^^ *^ mort de 

W( :^ ^ ^ ^ cette fille, la femme de Hiàng-tsing en 

1^ ^ W ^ ^^ ^"^ "°^ ^"^*'®* Quand la petite eutat- 

^ ^ Bî? -^ TI -a^ ^^"^^ ^'^^® ^® quatre ans, elle demands 

im m ^^ ^^ ^ à sa mère: Où est mon couteau ? — Qael 

I5C ^1^ jtm'^ — ' couteau? fit la mère. — Celai avec le- 

>S j*H ^ l éé; ^ ^^^^ ^® ^^'^^ ^' blessée à la main, dit 

J^ 'M ^— A4* fe ]& renfant. — La femme stupéfaite rap- 

^ iBlI "^ W^ Wt 1^ porta ces paroles à son mari. — Ce 

^ ^ ^ ^^ ^ couteau existe-t-il encore? demanda 

gp ^ ïj^ ^ ^ ^ celui-ci. — Oui, dit la femme; je l'ai 

^ vnr ^ ^ -- conservé en souvenir de ma fille dé- 

3^ ifil ME -^ "ZT ""^ funte. — Le père mélangea ce couteao 

^ ^ ^^ l!|| "f^ I^ ^^^^ plusieurs autres couteaux pareils, 

^ gg R 4ffi H&* ^"'^ présenta ensuite à sa fille. Sans 

W XR H US lîÇ la moindre hésitation, l'enfant saisit 

Wi^ pT BU # le sien. 

^ ^ /# 1^ Sous l'empereur Sda-tsoiing des 

^ ^ "^ iîii "êyf ^'^°^ (756-762), un certain Tchéng-tai 

0j.g; >G^ ^12, «^ était préfet de Tûnn-tcheou (Tohénn- 

»*< O tl H^ kiang, Kiâng-son). Le frère aîné da 

^ ^ Il préfet, Tchéng-k'an, avait eu de sa 

.^ jg J3p femme née Tchâng plusieurs enfants, 



PI 



Réincarnation, avec conserva tioa de la mémoire, 
dans le sein de la même mère. 



185 



qui étaient tous morts successivement. 
Une fille seule survivait. Elle s'appelait 



:km ^B^ _.. 

^ ^ ^ "ft^ Ts'ài-niang. C'était une charmante de- 

jgf^ JLa ul. -rt m^ moiselle, âgée de seize ans. — La naît 

^J^ ^ ^ a ^^ ^*^P^ ^® ^^ septième lune, Ts'ài- 

^ ^ H T* niang vil en songe la Tisseuse ( déess« 



— 185. — 335 

^ *M M-^ ^ lS^ ^® *^ ^y^^' P^^*"^""^ ^^^ travaux fémi- 
— nins). — Que désirez- vous? lui de- 

manda la déesse. — Que je devienne bro- 



£ ge ^ f M ^ 

OP ^ ^ J^ J^ >^ ^ deuse habile, répondit Ts'ài-niang. — 

La déesse lui donna une aiguille en or, 
piquée dans une feuille de papier. Pre- 
nez ceci, lui dit-elle, et mettez-le à 






)^ -S ^ ^ J^ -Ç ^^^^^ ceinture. Si vous pouvez vous 

EF 7% 6lf S ^ Si 7h ^^^^^ durant trois jours, vous devien- 

o ^ d^ ir^ ^ >m ^^^^ ""® brodeuse sans pair. Si vous 

5^ ^ w a^ aR "T" XM parlez, vous serez changée en garçon. — 

"i^ 'fêr :êt >8ft ^ ^? ' ^^^ *® second jour, Ts'ài-niang parla, 

"^ - et montra le don de la Tisseuse à sa 

mère. Celle-ci ne vit qu'un papier percé 






^ ^jf ifc ^ 5^ - :Ér 

J^jtl^^KH'^ «le deux trous d'aiguille. L'aiguille en 

or avait disparu. — Peu de temps après, 
Ts'ài-niang tomba malade, et sa mère 
se trouva enceinte. — J'ai perdu déjà 
^ rin tri «^ ^ ^ ^ ^'"^ enfants, se dit cette femme, et le 
1^ ® #- 5lj 7^ ^ :^ sixième, ma fille, va mourir; à quoi 
Rb Ea ï5> ri ^7 1^ mi bon en avoir d'autres, qui auront le 
^ ^ ^ ^^ iSi'^ t^ même sort?., et elle envoya chez le 
ih 4r Vi ^ ^ Si Hff pharmacien, acheter une potion abor- 
W 5 S S n P T ^''^' " ^'*® ^"^'^ Ve^^iilev, quand, du 
IK 5S P5^ ^ tl nij _L coin où elle agonisait, Ts'ài-niang cria 
B^ >^ >2 A Jl )iS* M * Cruelle! » — Qu'as-tu? lui demanda 
^ ^1^ "& -ft -fr ^ 3fî sa mère. — J'ai, dit-elle, que, après 
^ ^ ^ *9^ -^ ^ îw avoir quitté ce corps, je dois renaître 
ffl^ âE ^« ^ 3E. R'J ^ dans le garçon que vous portez. Or 
Âk "—^ P^ xSi A â ffl ^^"^ ^^'^^^ *® détruire. Voilà pourquoi 
ÊÈ M 73; B.si ë^ £lf X ^'^^ ^"^- "" ^^^^^^^ Tchéng ne prit pas 
^ iv /y P^ ^ Wi T^ sa potion. Ts'ài-niang mourut, et un 
'f^ ^ ^ ^ ^ ~, garçon prit sa place au foyer. — Ma- 
dame Tchéng mit de côté les objets quo 
j^ ^^ sa défunte fille avait aimés. Dès que 

■^ m ^ yl quelqu'un y touchait, le nouveau-né 
^ ^ ^ >$1 i^ î3E na ^"^^^ ^® colère. Il vagissait piteuse- 
ment, quand sa mère pleurait Ts'ài- 
niang. .Sachant qu'il était leur fille rein 



^^^H^^B 



^mm^nmik 



<^ ^ Id ^ ^ ^ carnée, les époux Tchéng l'appelèrent 



336 — 185, 180. — 

^ j|fc ^ g ^86 -^ le Terme. Le Terme vécut, et de 

Èë ^ fU ^ ^ M^ ^'"^' ^^^^ ^^ temps, censeur impérial. 

E6 A^ n^ Xt $ffi 3^ Comparez les numéros 182 el 18*. 

^ i^ 7^ ^ 4B B ^^^^^ ^® Texamen pour le doctorat 

ïTIrî ^ #l3r dl'^l 4^ ^" ^^^^' *^ licencié Loûo-tchenfanj 

S 3^ 5q X m ^ ^' Kiên-li-hien (King-tcheoa.foa. ai 

^ Jg î^ IH 711 "T Hôu-pei) se trouvant à Pékin, un cer- 

^ M 75 îSf )j^ ^ *^*° ^^ ^^ Fôu-tch'eng-hien (Fôu-kica 

Xb ^ H^ ^ ^ 4^ ^^°^ *® trouver, et lui dit: Vous sera 

TT (Pj tt ^ Et uL reçu, mais n'aurez pas de charge. - 

^ -^ ^ si ^J ^ Veuillez me dire pourquoi, fit le liceiF 

T?^ ^ j^ ^ ffîf jfet ^*^- "" Après la proclamation des reçus 

An ^ â S m A ^*^ ^® ^^* "^ Q"^°^ *^s °^™s eurent éù 

^ SyC ^ x!§ ::^ ^ proclamés, le Loùo constata que, di 

^ fif "ZT ^ y\ ^'-^ fait, il était reçu docteur, mais qu'au 

6lf "^ "ém ^ :6l -k^ ^"°® charge ne lui était assignée, l 

^ * HU iPJ ^ ^ alla donc trouver le Lî, et lui demandi 

^ -^ f^ K 5K ^ derechef pourquoi. — J'ai eu en songe 

^ ^ . d^ ^ gË: lui dit celui-ci, une révélation à voln 

tb S* SI :*: S K endroit. Le destin vous veut à Fôu* 

T^ *M ^ hP ^ w tch'eng-hien. Je suis venu à Pékin toiï 

y ^ ^ >^ ^ -w^ exprès pour vous le faire savoir. — U 

'ffr ^ ^ "ër iS docteur Loûo retourna chez lai. Pen- 

^ ^ nr* ^ ^ sant qu'il serait nommé au prochais 

^ Js l> Sft lœ changement du titulaire de Fôn- 

-— *& à^ ^ Y^ tch'eng-hien, il prit des renseignemenli 

£E ilA "^ >fê ttB ^^^ ^® sous-préfet. Ayant appris que, 

^ i&* ^ "K SK normalement, il devait encore restei 

^ W ÏW i|i^ ^S e° charge plusieurs années, il ouvril 

A ^ ^ >£g ^ une école, en attendant. Il disait, à qui 

_ ^c -X" voulait l'entendre, que ce ne serait pas 

pour longtemps, la sous-préfecture de 



nmmnn 

■^ ^ :^ 1^ ^ Fôu-tch'eng-hien lui étant assurée.— Pe 

^ '7s ^ j^ yiK fait, ce ne fut pas pour longtemps. La 

rt ^L iî ^ ^ troisième année, le docteur mourut 

M Ti Si sSf ^ subitement dans son. école. — Un an 



— i86. — 337 



"M ^ y£ lin ^ ^ ^ ^'"^ ^^^^* ^^ quinze de la huitième 

T j^A Wt fa& 'fâ A91 ttf îu"*^i comme ks personnes de sa famille 

4^ 00"^ W m ^x ni se livraient à des évocations spirites, 

W }i îR S rî !Ë|Si «W soudain le pinceau s'agita vivement, et 



®®ii##BgAt 



écrivit en grands caractères: Je suis 
Loûo-tcheufang, revenu pour vous re- 
voir. — Ses parents se montrant dé- 
îl5 ^ wfi» lit iS ^ ^ fiants, l'esprit écrivit: Ne doutez pas. 

T-tt — ^ -fp " f C'est bien moi. En voici une bonne 

"^ "ZT y^ '^ y\ preuve: Il vous manque le titre de pro- 

-X ^ f^ j K ^ w priété de votre terre de Loûo-cbeu-wan. 
R&* "fr ffl :^ ffl J^ ^ ^^"^ ^^^^ ^" procès avec les voisins 
>M* âk Li! A IDK: S v^ pour celte terre. J'examinais ce titre de 
iT HE >u d Iw 3 î^ propriété, le jour où je mourus. Ouvrez 
^ ^ ^* ^ ^^ ^ §S "^^° exemplaire du Lî-ki, à telle page. 
À i@ R9 3^ 15^ B3 •> ^'^ ^*^*^ ^^^ '^* "" Quelqu'un courut 
P- ^ PW -r ^^'® ^ *^ bibliothèque. Le litre fut trou- 

fâ ^ w 9v ^J ï5c 55^ vé, dans le livre indiqué, à la page 
^^ iS S^ ÂL "S 'F' ^ dite. — Alors toute la famille agenouil 



lée, pleura son cher raort. Le pinceau 
écrivit quebiues phrases de condolé- 



>t^ jlt tù "^ ê ^^ ^ ^"ce, puis continua: Sur une commu- 

jjt M ^^^ 1^ S& 4? T nication qui m'avait été faite, je m'al- 

^ 4^^ :^i ^ Hi ^ i tendais à devenir mandarin du P'ôo- 

i"^ WC ^J IK Ky ra O tch'eng-hien. J'avais oublié de deman- 

fê "^ ^(^ '^ B3 S? ^ê. ^^^ ^^ J^ serais mandarin terrestre ou 

^ HH BB BS 2p? /f+ "7* infernal. Aussitôt mort, je fus nommé 

«7 TO hB ?Ç S TT -^r Génie de la ville de Fôu-tch'eng-hien. 

^ ni tlÉ ^ ^ ^ Ig La prophétie est réalisée. Nous l'avions 

^ ^ 'î' B8 RB ^ Âf "^^^ comprise... Si je ne suis pas vcmi 

1=1 ^/X îJd ^ T^ X darins infernaux ont encore plus à faire 

^ ^ — ^ ^ §g ^ que les terrestres. Ils n'ont pas un quart 

W. ^ B i^ 1^ ^ iS <i'heurc de repos. Ils ne chôment que 

^ ^^ I ^ ^ -S ^ ^® quinze de la huitième lune, un seul 

tSL ^ ^ J^ Mi y^ ^ jour par an. Cette nuit-ci, la lune bril- 

^ 1^ ^ AL ^ -ffi >ë* ^^"^ ®* aucun vent ne soufflant," j'ai pu 

?& n ^ 'S A iS "T* profiter de mon congé pour venir vous 

'^ M mf ^ /\ la -4^ voir. Je reviendrai peut-être, à pareil 

i" -^ iÇ^ '^f ^ §2 jour. Durant mes visites, gardez-vous 

43 



338 — i86, 187. — 



de secouer les arbres et les buîssoi 
qui ornent la cour, car ils servent d'ab 
au cortège de koèi qui m'accompaga 



^:^m^Mmr^A „ 

W P^ I^W ï^ ^ "^ ê W ^^^ ^^^^ ^^"^ S' légers, que tout vei 

B iil âl Ûh $â ^-^ ^^ ife ^^^ emporte. Pour pouvoir s'arréten 

n ^ î ^ ^ ^ ^ «'ester en place, il faut qu'ils se fixei 

y H ^ s ^ Wf -^ à un objet résistant. En bon mandarii 

SX Ji^ i^ ^ ^ ^ R^ ^^ ^^'^ ^^^^^ ^^"^^ ^^ ^^*^ ^® °^^ 

B -âî R9 ^ Zb Kâ -Jr «^^'O^'^e- — '-21 conversation dura Iod| 

Jxà ml KR 3E ztl IS '^ temps encore, puis le pinceau écri« 

W ^ ^ -^ ^ HU SO quelques phrases d'adieu, et ce fat fin 

^^ lè^ ^SSl €$ ^S jf^ j^ l'cxte de la fln du dix-buitième siècle. — Détal 

* ^^ ÏWtF ^^ ^^^ £^ "--^ imporlanls sur la manière dont le peuple se figure I 

iH* ^h '^ ^9 ^& ^H fi9 AotH. — Le Le est un de ces êtres oiyslérieux, doué»! 

4MJ ^)C Z)^ ••*'• ^M •^ •^™ seconde vue, formant Irait d'union entre les deui nwi 

''M 'fê ^k PD SI "T *M* ^*^''' *''*' ^'^"^"^ "" ^^ ^'^*"** "^^'^ '^^"^ *** *^*** 

*: ^ ^ i? ïfï fflMl. ^87 

j^ M Mj •ï^ f s fia Iî'T solilaiie, au lien" dit Fàn-n-chan. I 



A Canton, les deux étudiants Tchi 
et Lî s'olaient logés dans une mais« 



quinze de labuiliéme lune, les paren 
du Tchâo leur envoyèrent les provisioi 
nécessaires, pour passer joyeusemei 



ife ifc ^ 3^ S^ ^^^^*^ ^^^^ populaire. Vers minuit fe 



Z^^^'A 



deux jeunes gens buvaient et riaia 

^ encore, quand quelqu'un frappa à \e\ 

Sn ^ TCU "^ ]fê ""^ porte. Ils ouvrirent. C'était un jeui 

/H ;2b; ^ ^ >â^ ^ rt^ homme qui leur dit: Moi aussi je sa 

"Htr d^ 7& ^ ^ /^ éludiant. Je demeure à dix stades d1i 

W iSR ^ /E VH "~* IS J'ai entendu parier de vous. Je 

^ |g Vf § ^ J^ 3^ venu pour faire votre connaissancej 

n !^ "^ -T^ 'S 7h ^ "^^ réjouir en votre compagnie. — I 

jt^^ùk^ ^ -H ffiS '^^^^'^ ^^ ^^ ^^ *^ ^**^"^ asseoir. (1 

® W ^ W l^j *• H parla littérature, histoire, enflnTaoisi 

^ i^-^ ifi ^, — ffl et Bouddhisme. - Or le Tchâo. r 

^ 173 "ïr "-H ^ èïT >^"r Confucianiste, haïssait ces derniers si 

a !^ — « S 5^ ^*^^ jets, tandis que le Lî, nature peusi* 

R AÏ 7C M ^ ^ i^ eu raffolait. - Qui a vu Bouddha 



— i87. — 339 



J^ >ï^ ^H SM ffi il* interrompit le Tchâo. — Voulez- vous le 

77^ "ôT :S "71 "^ S' ^^**^ demanda Tinconnu. Rien de plus 

Ira n ^ y\ A. ^ radie. — Quel bonheur! fit le Lî. -^ 

ntr ^ S8 ^ JiB 8k L'inconnu monta sur une table, défit sa 

^^ ^ î^ a§ i^ '^ temps, un parfum énervant, narcotique, 



longue ceinture, passa Tun dos bouts 
par-dessus une poutre, et fit de Tautre 
un rond (nœud coulant). Pendant ce 



PV 



Z^^ 



se répandait dans Tappartement. — 
Regardez dans ce rond, dit l'inconnu, 



^& ^ Ïî5 8'i )^ "W 6t vous verrez. — Le Iii regarda, et fut 

^ — m ^ ^ B -fefe émerveillé de voir Koân-yinn, le Pro- 

=W <Z^ >Ci wr lecteur, et toute sorte de splendeurs. 

Le Tchâo regarda aussi, et no vit que 



^mf*tZM, 



^ ^ ^ ^ ^ des êtres hideux, au visage cyanose, à 

— ' la langue pendante. — Vous verriez 

mieux, dit I inconnu, si vous passiez la 
tète dans le rond, — Le Lî avança aus- 

^ ^ ^ ^ ^ sitôt la tète. — Arrête I cria le Tchâo ; 

^ 3*: 7à^ ^ lyn ^^^' appela au secours. — Les domes- 

W "^ ^Z ^ V^ tiques accourus dépendirent le Lî qui 

1"^ ^ ^ -^ M étranglait déjà. L'inconnu avait dis- 

3^ 3K ^ B@ P§ P^^^ " ^^^^^^^ ^"^ ^® quartier était 

^ ^ ^ ïï -2S hanté, les parents des deux étudiants 

S ^ ipE Fp ^ les rappelèrent à la maison. — Mais il 

[ij RT ^ ® ^ était écrit que le Lî finirait par être 

i^ S Pb ^ h victime de son tempérament" raélancoli- 

g >Cj T^ W -L- que. Il devint coup sur coup licencié, 

M ^ ^ -^ )^^ docteur, et sous-préfet de Lôu-kiang. 

jï Zfc ^ Mf ^ Ayant eu des désagréments à subir dans 

4n ^ ^ ^ >^ ^^^^^ charge, il se pendit. Cette fois il 

/hI ^ yÇ 'SF 1r ne se trouva personne, pour l'empêcher 

^ IH 1^ ^ ^ ^'^'^^^ ^^^^ Rouddha. 

7£y J/f ^^ G9 ES Pour la fête da IS de la haitième lime, voyez Mo- 

t ■ rî —- •'^'^ *^' Usages, deuxième édilion, page 385. — L'in- 

l/j[. Irp ^i vMj "^ connu, âme d'un suicidé, enlerré-àdix stades de là, en 

^V ^7^ ^1. ^^ ^j. quête d'un remplaçant. — Les légendaires chinois obsèr- 

mt LlI 3\ bU ^H'^ ^*^'^^ souvent, et finement, qu'une prédisposition psychi- 

"tv ^ÎtI w2 /%L I— r *ï"® morbide fait les sujets capables de suggestion, d'hal- 

SJ ^3 iii ÔA lucinalion, de médiummité, etc. S'ils n'ont pas de mots 

"Sk I^ >ZiI P*^""" '^''■6 mélancolie, neurasthénie, hystérie, manie, ces 

g 3}K ^ W XflÈ ^^'s •*« ^^^' ^<*"' P^ inconnus. - Comparez numéro 45. 



340 — 188. — 



îE^è>6'-^^~~*^ En l'an 17U. alors que moi 



Chôi 



fetI#4^®StS7I-T*W Soêi-yuan j'étais mandaria de 

F-f KK -J- "wr r^ y^ J I y^jjg (Kiàng-sou), un Lettré noraoi 

Où y était précepteur dans la famill 



■i'^mmmm^'F 



était le commensal. Sa femme et son fil 
habitaient seuls dans une noaison Isa 
lée. — Un malin, on irouva la femia 



HWi^M^^'^^ Hoûng. Ce Où, bachelier, était de Hcal 

^ >ÇV tJ^ ^ ^to AL Jbk 552 nan-fou. Sa femme et son fils Tavaie^ 

^ M <^ pf\ :fU Pff ^"^ suivi à Chéa-yang. Le précepteur lo 

5l$^^-<I^i|lwX/l£ geait dans la famille Hoûng, dort 

mm^mm^j^f . „ 

ifc^^R-^^^iffÉi ^" bachelier égorgée avec le coûtée 

Kt ^Mfc ^ 19 f^ -Bl A 4S^ ^"^ '"^ servait à éplucher et hacher ï» 

ySSSStSîaS^ ^'^""'''- "" ^"^"^ rexaminai judiciai 

j ^ P^ B>t iw ^ W 5^ rement le cadavre, je constatai que Ifl 

^JjM^jJjj.j^TJ^ ^ ^**^*'^ entailles faites à la gorge, allaie4 

H Itfc BlI aie Sr* +B -fr "iH ^^ gauche à droite. Un esclave dfl 

/i Wi Wi Wf ^ Va TLTr Hoûng étant gaucher, je commença 

^ JL ^ "5^ ^ i^ 3Ë ^ par arrêter cet homme. Il accusa an d0 

sffî JÉL Uf ^ •fcï îfît ^ 0& élèves du bachelier d'avoir assassiné 1 

lAl: ^.«^ ^f^ ^5A !:£ 7T EB fg^^g qjj. résistait à ses instances 

J'arrêtai le jeune homme, mais me cot 



mnÈi±'m^^n 



^ 5^ ^ ^ "î" î^ vainquis bientôt que l'esclave ne l'avd 



^ # 4 ^ m ^ ^ 



accusé, que pour se venger d'avoir él 

»^ ^»- >'. V -t*- =fcr 1x3- iiH ,M#- fouetté par lui. L'affaire en était \i^ 

SSl'rtK^^^P^ quand je fus transféré à Nankin. -^ 

ytm^^l^A^^ Mon successeur, le sous-préfet Wtt 

^ '^ l/ti BC .ai ^W ^% 111 noircir et faire condamner l'esclave 

5l$ f ^ ^ 1^ ^ Jt ^ S ^^ grand-juge déclara les preuves dm 

•g» -t TT ^ ti rr Tjr ^ convaincantes. Au bout de douze aai 

*Sfâb!2!!iïl-^^ "^^^' *'^"^"^^® °'*^^^*^ pas plus avancfil 

^ ™ ^ pî6 4^ JiU — • ISs que le premier jour. — Au sixième moi 

^^- ^ ^ # itn ?fr^; M St ^^ *^" *^^' J'^*^P'*^^ ^"'^" ^^^*^ ^ 

:S! î^S "7* Tl »)5ft *S iS- ^^^^ ^"^ ^^^^'^ *^ meurtrier. Voici coin- 

::îfe ^^ :FV >1^ /i JlL ^ ^ ment. — Un membre de la famille 

^ ^ ^ ^ ^^^ W Hoûng, bachelier militaire, mort l'anoà 



— i88, 189. — 



341 



F 1^ ^ W 'K 












^^B 



^ Mi wT 
>:S> >^ 1^ 



précédente de maladie, et dont fe 
cercueil était encore déposé dans sa 
maison, avait apparu à sa veuve, une 
nuit d'été, et lui avait dit: C'est moi 
qui, telle année, tel mois, tel jour, ai 
assassiné la femme du bachelier Où, 
qui refusait de se prêter à mes désirs. 
Ma victime a porté plainte contre moi 
au Ciel. Demain à midi, le Génie de la 
foudre passera par ici, pour frapper 
mon cercueil. Fais-le vite mettre en 
lieu sûr. — La veuve Ûtce qu'elle put, 
pour sauver les restes de son coupable 
mari. Mais le temps qui lui était donné 
se trouva trop court. A Théure dite, le 
feu du ciel consuma le cercueil avec 
les ossements. Tout fut réduit en cen- 
dres. — Détail notable, dans la cham- 
bre où cette exécution eut lieu, aucun 
autre objet ne fut brûlé. 

Voyez lalFoducUon III et IV. 



189 

Le comptable Li-niensien de Cfaéa- 
menn-hien (Tchée-kiang) chargé de 
faire rentrer des redevances, était allé 
à la campagne. A la chute du jour, 
étant prés d'un village, il chercha une 
auberge pour y passer la nuit. 11 n'y en 
avait pas. Ayant vu de la lumière dans 
une paillote, il approcha. Dans la pail- 
lote, un homme gémissait sur son lit. — 
Puis- je passer la nuit ici? demanda 
Li-niensien. — Tout mon monde vient 
de mouiir du typhus, dit l'homme. 
Moi-même je suis malade. Installez- 
vous, si le cœur vous en dit. — Brisé 



342 — 189, — 

fB>^îfiî~*^M'î*J^ de faligue, Lî-niensien en prit son 

5^ ^ >f K -4b ^ s: RH JiS ^^^^^' "~ ^^ pourriez-vous pas me pro- 

^W- 3^'^-ërW'^ curer du vin? demanda-t-il à l'iiomme. 

WyC/'^^M^^ ^^^^^ deux-cents pièces de monnaie. 

îE^JC^^Î^tltsfkÂifC ^® ^^^^^ sera pour vous. - L'homme 

^ *e ^r fl^ 4^ KM *ê «5 ^^ ^^^^'^^ ^® '^^'^' ®^ s^**^*^- "" ^° ^^^^^' 
ITOlP^IÎlLra^^ dant son retour, Lî-niensien s'étendit 

^ ^ VS ^ — ' ^ ^ ^iF s"^ ""^ <^^s bottes de riz coupé qui 

joncliaient la cour. Un souffle froid et 

»tHf =cr Ml =^Â- ^ ' " "" léger bruit éveillèrent son attentico. 

iS Stt RM ST ^ ^ lï battit son briquet. A la faible lueur 

^ ^ Jl^ 3ffi6 g go ^P — produite, il entrevit une femûie éche- 

— velée, au faciès cadavérique, droite et 

— ^ raide, qui planait au-dessus des amas 

>$ 1^ ^ ^ jft. ^ ^ de paille. Effrayé, il continua à baUre 

"" ^ |g| Afe -JL. ^ son briquet. A chaque étincelle, Tappa- 

<^ m ém —^ y^ rition lui apparut plus distincte. C'est 

un vampire, se dit-il. — Terrifié, il battit 



^mmzmm±m 

-ï ifc A 1^ - ^ ^ ^ 

^'^^M^^f^^JBë etj retraite vers la porte. Le vampire fit 

A -g- u * ig fer fçi autant de pas en avant, que lui fit de 

a*, il. /^ ^ P^^ ^° arriére. — Il s'élança dehors. 

?^ÏpCm^J^^I^ Le vampire le poursuivit. — Arrivé au 

S l>Sr ^ ifi i^ 31 ^ débit de vin du village, Lî-niensien se 

:^ toi *^ l-H -^ 1^ 1-rr précipita dans la salle, et tomba éva- 

^ ^ ^ uJ -^ yC Mp noui en jetant un grand cri. Le vam- 

?È ^ ^ ^ îê S ^ P"'® s'afTaissa aussi sur le sol. — Le 

V® >M' ff îfit "^ ^ -1^ marchand devin ayant ranimé Lî-nien- 

r^ **- S !S on u Ha "®°» ^"* ^^ raconter son histoire. - 

^ ZS. # Wl pq yC r^ On ramassa d'abord le vampire. C'était 

^1^ M^ ^ ^Wx^ ^^ femme de l'homme à qui Lî-nien- 

!t^ *â #d: '*n 7* S ^^ ^^^° ^^^^^ deniandé asile. Morte du 

ÏW ^^T ^ A^ ^mi typhus depuis peu, elle n'était pas en- 

^ A B^ """^ iS "^ ^ <^o*'® ensevelie. — On chercha ensuite 

son mari. 11 fut trouvé mort au bord du 
chemin, à cinquante pas du débit de 
vin, qu'il n'avait pas pu atteindre. Il le- 



f^ llll JÊ ft 7^ /< ^ °^^^ encore dans sa main les deux-cents 






pièces de monnaie. 

Voyez InlroducUon IX. 



' — 190. — 343 

M M ^I^^M' j\\ Maître Soûnn-hiefei originaire de 

M^XiUT Jin Hôa-tcheou-fou (Tchée-kiang), tenait 

I ^ ^ 6fr ^ V mL ""*^ ^ Yunn-nan-fou. Le quinze 

^J^ ^ 5x ^ fSR JL (t| du huitième mois, au soir, il permit à 

^ ^ ^ y^ -^ /& SS ses élèves de boire au clair de la lune. 

g ^^ îK ftfr ^ ^ ^ Soudain on entendit sur la table un 

jm b^ ra S ^ î *^*"^^ '^^^^^^^ ^ ^^^"^ ^"® produit la 

5^ iS JmA ^ ^ W âb chute d'une grosse.pierre. Les élèves se 

JKB *S "^ IÉB ^ I^ ^ regardaient Tun Tautre, quand un être 

^ tfffi j-^ /=! p*î ^ S, étrange montra sa tête à la porte. Son 

^ W^ Rr |Pj t^ ^ ^ visage noir et parcheminé ressemblait 

— * 1^ ^ K — iW'^ ^ ^^'"^ ^'"" singe. Une barbe vôrte 

^ ^ À ijf J8^ JB ^ pendait à son menton. Il était coiffé 

m\ j^ 1^44-pi ^ ^ ^'"° chapeau de cérémonie à houppe 

si ^Hb jB5 tt iro -^ Wi rouge. Il entra en sautant et bondis- 

^ J* ffl K'J Si 3^ ?S! ^^"^* Quand il vit que le3 écoliers 

L>J ÇP H Rani ;?;; TP ^ buvaient, il rit d'un rire sec, pareil au 

kiK Âr\ yt IwiJ ml It "X crépitement d'un bambou mis au feu. — 

^ A *S A M t^ ^* C'est un koâi de montagne (siâo), se 

^ ^ PW "jfcr s îïiB tfa dirent les élèves, dont aucun n'osa 

? S S 2 5 pq S ^^"^''- "" ^p'^' ^^''"" ™"'' p'' ^^ 

4 w f^ B ^ w ^ maison, l'être mystérieux alla à la cui- 
ij^ yj ^ ^ ^ f^ 4t sine, où le cuisinier, qui avait célébré 
fâ *a *B M -fc >frK *a '^ ^^^^ P^** ^® copieuses libations, 
^ ^ 1 i« ^ 1 ^(jPfjjait ivre sur son lit. — Du dehors, 
5^ ^ ^ ^ et W is l^s élèves crièrent pour le réveiller et 
HH Rft !S ^ "A* *S ^ *^ mettre en garde. Sautant de son lit, 
\\^ 2X. Hi mti 1^ nS .AK* '® cuisinier prit un gourdin, et se mit 
%^m Uim^mm à battre le koâi, qui s'efforçait de le 
fë >2l îfâ B'I "S* ^ "f ^^^^*^- Ensuite il l'étreignil à la cein- 
^ 3î^ /fR ftk ^ ^T -Ife ^"^^' ^^ '^^ ^^^^ lutteurs roulèrent sur 
%* -A Mè u ^ ^ ^ le sol. — Les élèves accoururent, armés 
ZI yv 1t -t $0 IÏ^ V^ de couteaux et de bâtons. Le koâi se 

5 4K W UJ ^ •!*§ ':^ trouva être à l'épreuve des instruments 

tranchants. Mais, sous les coups de 
bâton, il se ratatina peu à peu, et finit 



mnMnmn 



R^ M '^ *!§ A ^ ê P^'^ se changer en une boule de chair. 






344 — i90, 191. - 

^ dk tB ^^* '^ S ^ ^^^ élèves la ficelèrent à nne colonne, 

iA S9 ^ 3*f -fis Jit. ^ ^^"^ rintenlion de la jeter à Teau, dès 

^ ^ ^ A^ ^"® ^® ^^"^ aurait paru. — Mais, au 

H P^ '^ lÈC '^ ^^ moment où les coqs chantèrent, on 

entendit de nouveau sur la table, le 
môme coup iqui avait annoncé la venue 

- ^- .^^ du koai. La boule de chair avait dis- 

^ BB ^ ^ '^ -fc 5& paru. — Comme trophée, il ne resta 

P^ "^^ ÎP9 "T ^ Atî im ^^^ vainqueurs, que le chapeau à 

ii x^ i> ^ houppe rouge. Quand ils rexamînérent, 

XpC Sm 5w ^ ' ^^ ^^jK, ^^? constatèrent que c'était le chapeau 

M W -^ Jôg -^ Ûl 'SL ^^ rélève TchOu. — Or, depuis assez 

tf ^ 4S ^ 5ÎC ^ longtemps, des chapeaux de cérémonie 

tl W^ ^ 1^ 5y w disparaissaient de Técnle, sans qu'on 

^ ft'^ m tJ* ^ sût pourquoi ni comment. On comprit 

© S"* ^ lÊ ih ^ ^^^'^^ ^"^ c'était ce koâi qui les avait 

^ — ^ ffi 3i S ^^'^^- ^* P^^^^^ ^"'*^ ^^^'^ "" SOût spé- 

^K fî ^ m iî Jljl, cial pour celte sorte d'objet. 

^ ^ 3|fc j^ 2b ^ Voyez InIroducUon VIII. 

ïi^*# lït^ 

s X :^ H «g -^ 



Le batelier Mà-nantchenn de T'âng- 

si-tchenn ( Tchée-kiang ) faisait une 

nï ^ ^ ^ JVî % ""^^ ^^^ service de passagers ordinaire, 

1* "Sk i^ ^ SS h quand une vieille femme, accompagnée 

^ S 2. ^ ^'""® ^^""® ^'*^' ^® ^^'^ ^® '^ '**^^' 

jR IK ^ Sn îa Les passagers qu'il conduisait, voulu- 

rent le dissuader d'accoster. — N'est-ce 
pas une bonne œuvre, leur demanda- 
t-il, de tirer d'embarras une femnie et 

An >y Jl ;^ ij — ' une fille surprises parla nuit? — Il 

accosta, et les fit monter sur sa bar- 
que. — A l'aube, là barque arriva à sa 
destination. Alors la vieille tira d'un 

^ ^ 't' ^ i'M W ^^^ "°^ poignée de fèves jaanes, le^ 

enveloppa dans un carré de toile, et 
les donna au batelier, en disant : Voici, 






«M^p? mm 



MM^^ TffU 



^ 13 îl w ^ 5Ë pour notre passage. Quand vous voudrez 



— lOL — 345 



êK 4iè^ §§ MB 'S^ "^ ^ "^"^ rendre visite, posez vos pieds sur 

"^ v^ A ta ffi? /n- 34* ^^ carré de toile. Nous nous appelons 

^ ÏK A :^ %i tir mL pài, et habitons à la Porte céleste oc- 

l ^ M ^ f iJ^ '^^ cidentale. — Cela dit, les deux voya- 



ft * -^ A A ^ 



geuses disparurent. — Le batejier qui 
avait commencé par fouYrer le nouet 
de fèves dans sa manche, se dit alors : 
iJf^ â iS ^ B^ ^ m ^^^ ®" affaire à deux sorcières... et il 
l>/ 4^»" •^ -4^ irt 2K ivr J^^^ *® nouet. — Rentré chez lui, com- 
^ 3lL n$ ^E^ 1 V 3B l>\ me il changeait de vêlements, quelques 
^ I0C <I ^ ^lî ^ ^î f^^^s restées dans sa pjanche, tombè- 
1^ vS ^ A ^ é?^ ^^"^ ^ ^^^^^' C'étaient des pépites 
^^^m^ï^m ^'^*'- ~ ^^^^' '^ batelier courut à l'en- 
m ^-^ S^ Uj M m W droit où il avait jeté le nouet. Les fèves 
^ i& ^ "èSb ^ S avaient disparu, mais il retrouva le 
^ r® ÉJf ^^ B&l ^ -^ ^^^^^ ^® ^^*'^' Essayons! dit-il; et il 
^ «la ^ o «pji <r \r luit ses deux pieds dessus. — Aussitôt 
^ tl tE ™ h fî ^ il se sentit enlevé dans les airs, et trans- 
is in 2^ $S ^ M ^^^^^ "^^^^ roccident. Villes et villa- 
ges défilaient sous ses pieds, dans la 
profondeur lointaine. Bientôt il entrevit 



^ î® ^ .^. 



jC JC ià ÎB 3S iî5 ^ des palais pourpre et rose. Son véhicule 

in JS ^ j^ • ^ 1^ *^ déposa au seuil. Des enfants qui 

■M* CT *^ I r^ ^ "tt^ gardaient la porte Tannoncèrent. La 

S ^ Px -^J^ m Tn S viv ille vint le recevoir. — Vous deviez 

W ^ ^ ^ ^ ^ lÙ venir, lui dit-elle ; c'est votre destin; 

•^^ ffiffi n* 2fr S^ :i^ 3Bft ™^ ^^**® ^^"^ ^^^ promise. — Qui suis- 

^ BiB Pif pA S fip ^ je p^jur prétendre à un pareil parti? fit 

^ ® i^ 1^ # i^ # le batelier. - Il n'y a pas de partis, 

T $f ^ ^ ^ ^ Ht ^^^ '^ vieille. C'est le destin seul qui 

-iM -a- ^tl^ -5^ I SW "3 *^^'^ ^^^ unions. Vous fuies liés l'un à 

7n ® -JE J /l^ i^ -^ l'autre, quand lu la reçus sur la bar- 

^ ^ ^^ ^ ^ W ^^^' l"ul^i'e de parler davantage. — Un 

^ ïîH yfr J^ ^ ffi. S instant après, au son des flûles, lui et 

ffl ^ -â ^ ^ m ^ ^"^ buvaient la coupe matrimoniale.— 

S ^ W ^ i^ -R* Œ Quand la lune de miel fut écoulée, quoi- 

^ S ^ ^ >^ ^ tfc ^"^' ^^^ ^^"^ ^^ qu'on peut désirer, 

À Ifl lA ^ /?k /fc ihtt Mà-nantohenn désira faire une visile 

^ ^ Kf ?r ^r 5E V'f à sa famille terrestre. Il en parla à sa 

!^ ^ /^ ^1 ^0 femme. Monte sur le carré de toile, 

44 



346 — 191, 19'S. — 



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dit-elle. — En peu d'instanls, le bah 
lier fut transporté à la porte de i 
maison. Depuis lors il fit la navetl 
entre la Porte céleste occidentale 
son domicile terrestre Tîng-chofl 
k'iao. — Or les parents du baleli 
conçurent la crainte qu'un jour il i 
revînt pas. Ils brûlèrent le carré \ 
toile. C'en fut fait. Mà-nantchenn dj 
rester sur la terre, et reprendre sag^ 
fe. — Les sages consultés sur cel| 
aventure, opinèrent que la vieille q| 
avait dit s'appeler Pâi (blanc), àe^i 
être la déesse du halo. 

Bon échantillon de Taoîsnae fantastique. Qaan'^ ^ 
constellations et les météores s'en mêlent, cela dépî) 
Xoules les bornes. Comparez numéro 185, la Tisseoie. 



192 

A Pékin, l'annaliste Hioûng-peDl 
tiiou logeait à côté du mandar 
Tcboâng-piensiou. Ils se voyaient pr^ 
que tous les soirs, une fois chezl'u 
une fois chez l'autre. — Le douze i 
huitième mois, le Tchoâng avait re^ 
le Hioûog, et tous deux buvaient ei 
semble, quand on appela le Tcboâi 
pour une affaire urgente. Resté sei 
le Hioûng continua à boire, en altei 
dant son retour. — 11 venait de sev« 
ser une coupe de vin, quand il lai 
disparaître. 11 s'en versa une secoinl 
Cette fois, une main bleue sortie i 
dessous la table, s'empara de la jcou^ 
Effrayé, le Hioûng se leva. Alors i 
grand diable, bleu des pieds à la lêl 
sortit de dessous la table. Le Hioti 
appela au secours. Deux dowesliq» 



— i02. — . 347 



;^ ^ ^ ^ "t^ j^ n^' accourus avec des lanternes ne virent 

«âtl ^' ^ "ffi ^ ^ S* *'^"* '"^ diable bleu avait disparu. — 
^J m ^ "rr ^ ^ « Peu après, le Tchoâng étant rentré, se 
^ cji ^ -^ ^ 3^ j|!t moqua des visions du Hioûng. Je parie, 
^ :±t. 4i ^ ihp ifâp J^ i*ii dit-il, que vous n'oseriez pas passer 

i^ ^ rt ^ ^ ^ iS '^ ""*^ *''*• - P^o*'^"^' P^^s^ ^*' ^« 
Fp -^ M •^|) 4^ ^ JlL Hioûng, qui fil aussitôt q.uérir la literie 

^ Y>fc — — • f^ ^ J^ nécessaire, et son sabre, une arme 

^ ^ ffiS vS '^ ^ tÊ excellente, qui ayant appartenu jadis 

^ â iS S ^ ^ ^" maréchal fartare Nién-keng-yao, 

îfn Ê H -^î» m ^ ^ avait bu le sang de nombreux ennemis, 

^ 'ffë t^ ^ ÎÉr Ï^JX ^\/^ ^^"^ "'^^ campagne au Koukou-nor. 

2bl !û! ^ 4è *i Hâ ^^=^ Bonne nuit, lui le Tchoâng, en se x^W- 

Ht tn ® ^ U Rg ^ rant. - Le vent d'automne soufflait, 

^ ^ ^ R^ ^ ^ la lune ne donnait qu'une pâle lumière, 

^ «_ j^ rr è iftî ""® lampe brûJait derrière le rideau 

R ^ — •^ ^ ^^'^^ ^"^ abritait sa couche, dans la 

^ fx ^ *'^ JS *^ W rue Jes veilleurs annonçaient la troisié- 

fê 5^ "~" ^ ^Ci^ Ini ^ ™^ veille. S'atlendant à quelque visite 

^ -S" S^ Xbî ikfc À ¥7 nocturne, le Hioûng ne dormait pas. — 

w /hJ "^ >1C jS ^ -H^ Tout à coup, une coupe vide tomba 

^ J^ — * ^ j|{; |ffi ^ sur la table, puis une seconde. Voilà 

tttg ^ ^ ^1^ >g- Jdj» qu'il rend la vaisselle, se dit le 

iyk ÎS i S £ as ra Hioûng. - Un instant après, une jambe 

vk\m^ ïnl ^ ^ M bleue entra par la fenêtre de l'est, sui- 

^ rfï ^ — ► ^ -(^ >^. vie d'un bras, d'un œil, d'une oreille, 

é^ %Aw ^ B'P -*fc ai H d'une demi-bouche et d'un demi-nez. 

;••' ^ ■ ^^ BE y -L. En même temps une autre jambe bleue, 

^ ^ CJ g $Hî ^ ï5j suivie d'un bras, d'un œil, d'une oreil- 

^ ,^ .jy "^ tn Jl^f 1^ le, d'une demi-bouche et d'un demi- 

1^ «s w &) >'l* '"^^ »S Les deux moitiés se réunirent au milieu 

•^fe llîS A ^ .t M Hi ^® l'appartement. Le diable bleu regar- 

l&l -iftf .B' — ^ ^ ^ ^^ ^^^c colère vers le lit du Hioûng. 

Ç â' 2 « '^ H ^ Un coup de vent glacial souleva le 

h H S H ^ /3 ?^ rideau. — Brandissant son sabre, le 

î^ ffi 't' '~~^ '^P ^ — ' Hioûng se jela sur le diable, et lui 

itii éP Çh BT . US -étl Voy^^ un grand coup sur le bras. Le 

W. RS ^ -n" 'Tn 355h| diable saula par la fenêtre. Le Hioûng 

^ ^ ^ ~^ 'M Wl ^ se précipita à sa poursuite. Il allait 



348 — i9^, i03. — 

^ «_^ 193 ,^-^ Q Talteindre, quand le diable disparai 

ij^ k -i^ *C * derrière un cerisier. Le Hioûng rentrs 

5ÇÎÇ y\ VÏi Wf ± et se coucha. — Le lendenoain, quand 

^ ^ ^ ^ A '® Tchoâng ^înt prendre des nouvelles 

ES ^ B9 ^ ifè^ ^® ^^" ^^^^' '' ^°^ ^^^^ effrayé de voir 

S ^ S Ifâ H ""^ ^'^^^^ ^^ ^^"^ ^^"^ *^ jardin. Le 

>^ ^ i^ ^ >^ Hioûng sain et sauf lui raconta son 

JjA tu B J- *& aventure. Le Tcfaoâng fit aussitôt abat- 

PH .^. />fe M% ^^^ ®^ couper en morceaux le cerisier. 

rJ "^ Xr ^"^ y y Tous les éclats du bois de cet arbre, 

^h S? ifê W sentaient encore le vin. 

-4iî ^^ ^ ifn Voyeslolrodaction XIX. Arbre m^t. Thème faTori, 

/Es ^K :^v Jlli rappelant les légendes des nagas indiens. 



Ji. J^ '^ ^ 193 

umm m 



ZM 



Le Lettré Tcheôu-k'ik'oann de 
W) ^ ^ ^ Hâng-tcheou (Tchée-kiang), dirigeait 

. ^ 21^ ^b récole officielle de Loûûg-ts'aan-hien 

jjI. m ^ (Kiâng-si). — Chaque nuit, sans cause 

43c ^ §^ S^ connue, le tambour suspendu à la porte 

^ Dh 'fiÉ 1^ ^^ récole, résonnait de lui-même. 

-^ PM #è!5» r*f Trouvant ce phénomène étrange, le 

"W 7^ S i^ maître aposta un veilleur. Celui-ci vit 

3 J^^ TJp un grand gaillaid, qui lui parut haut 

±ju *i! d'une toise, battre le tambour. — Or le 

^ ^' portier de Técole, un certain U-loung, 

^ W: ^ n'avait pas froid aux yeux. Il monta la 

Wv ^ llfe i^^ garde, avec son arc et ses flèches. 

tfa A J^ J&l Quand le grand gaillard reparut, il lui 

H^ yV jrj Cm lîrauntrait, qui ne rata pas. Le blessé 

"ï^ fî Rl^ ^ prit la fuite et disparut. — Peu de 

temps après, un ouragan ayant déraciné 

un grand saule qui se dressait devant 

récole, le maître ordonna de le débi- 

^ "î* fSI ^ ^^^' ~ ^ surprise ! on constata que }*| 

tronc de Tarbre était percé d'une flè- 
che. On comprit alors qui avait jadis 



^ iïiï A t^ 



^Z 



^^ • - ^^ ^ut>. \j\\ \j\jYu^\\\. aiuio \\\x\ avait jaui- 

J® W ^ ^ battu le tambour de l'école. La falalilé 



— 493, i94. - 349 

194^^^^-^^-^ qui, depuis longtemps, faisait couler 

"felKSte'ffe;fe&A.4^ ^"^ examens tous les candidats du 

/if**^?ÎKTXl7S^74l Loûng-ts'uan-hien, cessa aussi à dater 

^w^5S^ — '*^^ de ce jour. Au premier examen qui 

^^^ffiî tP Mc^ t$ suivit, un candidat nommé Tch'ênn fut 

'S ftfc ^ tB :^ }g^ H$ ^ Un jour le vice-roi Yînn du Chàn-si, 
|^^;p9-^^B^jJJ^ reçut du sous-préfet de Hoâ-yinn-hien 
M S >5V R ^ :H^ iSI ^iS '^ dépêche suivante: Un vieux sophora 
1^ ^ -i^ _^ ^ "S* ™ 1^ qui se dressait devant mon prétoire, 
a3St§®;^^^'fÈ interceptant trop la lumière, je donnai 
^^MSSgtejSplKfg ordre de rabattre. Le personnel du 
^.^ÏA^^B'^^^ tribunal me pria de n'en rien faire, 
^^^fW^ ^$A>fe^ Farbre étant chênn, disaient-ils. Je 
:=^Wt^1/^Mi^W:j^ maintins mon ordre, et fis môme dé- 
+»^MSSlj^;J^jS^^ terrer les racines du sophora. CeHes-ci 
A. ^ ^ M — ''*' ^^ terminaient en prolongements Char- 
ly "pg # H — îffî :zr f^ nus, 

BS 4ÉÈ ÎE ^? -fc S '^ H lesquels embrassaient une image de femme; j'ai 

IXa TS* TT WT y/ CL ^»»i M supprimé le lexle obscène. 

^^^i¥>^-^^^ê Furieux, je fis jeter cette chair aux 

A -^ ^L^ ^ ^ fp La nuit suivante, je tombai malade. 

Ê Jtfc W ^ ^ JPÏ "^^ '^^ perds la vue; mes oreilles bourdon- 

By ^ RM :^ PT Blff Bft nent; je touche à ma fin. Veuillez donc 

™ 2 ^ ^ O R^ rS envoyer au plus tôt un délégué, qui 

^ ^ g jy ;^ 'Pjiq jj^ prenne charge des sceaux de la sous- 

f^ Ite ^ |1^ IS ^ ^ préfecture. — Qae répondrons-nous à 

^ ^. lï ^ S w celte dépêche? demanda le vice-roi Yînn 

W Tr -T^ P^ ^ yu ""^ à ses conseillers. Le sous-préfet est-il 

SC ^^ ^ >^ JPÇ -Ç ^ malade ou toqué ? — A ce moment un 

-ffi- -ML 1 a ^ ^ ^ courrier annonça qu'il était mort. 

trZ Wj y\ Œ TX» -^ J^ Arbres m^î. Voyez numéro 492 noie. 

m t -g * T^ H # .^. 

^ ^ :A: fç ^ Ji Jh 

• £ I -S '^'^ L'inspecteur des études Fàng-paO 

V^ ^ ^y ^ ^ W ' — ^^^ît ^^^ ^siï^t nommé Hôu-k'iou, âgé 



350 — iOi, i95. — 

;^ 195 W^ ^ "^ ^ W^ ^® trente et quelques années, qui le 

mSJ* H oT Slll "ïtn ^» suivait dans ses tournées. Une fois qoQ 

?u fi ] nW w] S l'inspecteur séjournait au Où-ying-tien, 

4* 1^ ^ ^^ $n ^ 4^ son valet fut logé dans la salle de baiu 

mj-. '^^W^^ ^^ rétablissement. — Au milieu de II 

^^ Àt -m ^^ %^ ""^^' ^^^^ P^^*'^ "^'^^^^ tirèrent le va- 

^ ^ ^-^ ^ ]g ^ -_. let de son lit, et le transportèrent dans 

^ ^ ^ ^ 3^ ^ iJ ^^ ^^"*'' ^"' *"* P^'*"^ comme éclairée. 

5t '^ ^ P^ ^00^* voulut prendre la fuite. Arrivé à Tex- 

^ ^ n^ ^ M ^ trémité orientale de la cour, il se trouva 

>® ^ gg — • ^ ^ — en présence d'un chênn vêtu de rouge 

^ iéc. ^ )ÏÎ9 ^ lËf A. ^*^ coiffé de noir, qui, d'un coup de son 

-^ :^ — ^ -fr^ "ft: É3 P*^^ botté, renvoya à Textréniité occi- 

m ^ ¥3 -^Jr ^ ^ dentale. Là il fut reçu par la botte d'un 

^ fê ^-^ ^ l^ 10 ^ second chênn tout pareil, qiiî le ren- 

BBI ^ AH îfih ^T t^ ^^^'^ ^" premier. Et ainsi de suite. Jus- 

,;R ^ mil li Ji qu'au chant du coq, le malheureux 

<-. ml ^ /i^« ?S P servit de ballon, dans une partie de 

^^ i^ ^ /i^ i^ B$ football. Enfin les deux chênn disparu- 

^ ^ it^ ::î^ .:&4^ H ^^°^' Hôu-k'iou resta gisant dans la 

j1 ^ ^^*^^* "~ ^" ^^"^' quand on le ramassa, 

^ xS iffi ïfô ^ 9î on constata qu'il avait tout le corps 

jgjfe ^ ^ ^ ^ "ÔB couvert de bleus, meurtri et enQé. Il 

zrr \, tf "^ ^û^ ^ ^"^^ fallut plusieurs mois pour se re- 

^ m U MW^ m. mettre. 

^— * 1^ Tira ^y [M K't II s'agit de deux kodi, appelés chinn dans ce teste. 

ni p it ^ /^ A 

Sn. HSr ^ 44^ ^ &^ ^" ''^^'^' ^® marchand de toile 

Wi JKi W 1t ^^ râ^ Tch'êng de Tchénn-kiang (Kiâng-son), 

^ ^ HS Ife ^ W q"* revenait de Siâng-chan, passa, alors 

^ ^ ^ ïllc 35 S ^*^^^ faisait déjà nuit, par une lande 

^^ 2g ^ Hte ^ pleine de tombeaux. Soudain un petit 

mm ^ ^ i® "Ë. koèi sortit des hautes herbes, et saisit 

/l^ 1^ ^ ^ W ^ "" ^^" ^® ^^ '^^^^^ Bientôt un autre 

Ç? >K fSt AH ^1a ^ P®^*^ ^^®^ survint, et saisit l'autre pan. 

2^ M 1^ -* ^^^ premier le tira à droite, vers ce qui 

^ i^ 5w M W i^ *"i PS^i'wl ^'lï'c un mur, dont la crèlf 






- i05. - 351 

W^^ttA^^S ^^^*^ ^^''"^^ ^^ fantômes, qui lui jelô- 

i)i :& TÏr fKt =^# '^î^ h i>S *^°^ ^^ '^ boue. Le second le lira alors 

'^ ^ ^ WX pM l=vt X. 13 à gaache, vers un autre mur, également 

^^ÎlR PwSo^^'^ Sarni de spectres, qui lui jetèrent du 

sable. Et ainsi de suite. Plus les deux 
koèi le tiraillaient, plus les mystérieux 
spectateurs sifflaient de joie. Epuisé, le 

A.jg^âCl^^^'tfc Tch'êng flnit par tomber dans la boue, 

^Iîn3:;l^il^"7'^lffî ^^ pensa qui! allait mourir. — Tout à 

m H|J "" :Ç «a ^ ^ « coup les koèi le lâchèrent. Le Tch'êng 

i^iSÎTj^W^Jt les entendit chuchoter: Attention! Voici 

^ B8 ^ "f *^ ^ ^ '^ maître Lèng qui passe. — Un instant 

S i* *tl *> ^ ^ W ^ ^*^*^^' *^ '^^^'^^^ ^*^ apparaître un per- 

^ 3& JE5 ^ 'w a ^ "^ sonnâge de haute taille, à la démarche 

^ ^ i^^ ^ iV i}^ ^ ^'^"^' ^"^ s'éventait en fredonnant. — 

jy- pr ^ ^t H £fl iSA ga Que fais-tu ici ? deraanda-t-il au 

^^^^^^ Tch'êng. — Celui-ci lui ayant raconté 

p^ ^ ^ y&i '^ Ûh ^ 5»^ son aventtire, maître Lèng dit en riant: 

P^ ^ A iè 5t 'l' fê BÇ* Tu as servi de jouet à de malins lutins. 

^fli ^J^ T^ ^/ ^ F^ #f ^ •'^ ^^'^ ^^ ^^'^'^ d'affaire. Marche der- 

g^ $A f«J "SC y^ [^ iikx ^ j-i^Pg ujQÎ Personne n'osera te faire de 

'(^ 9X^ ^ ^ "^ ^ ^ mal. — Le Tch'êng se leva et le suivit, 

it -rtî >î^ A M (fc^ ^ y)? ^'espace de plusieurs stades. Maître 

S Asî ^ y^^ B >çr ^ -fâ^ Lèng s'éventait et fredonnait toujours. — 

^ 1Î 16 W ^ ^ti K -PI) L'aube blanchissait. Maître Lèng se re- 

^W.ffM'W^-Mé ^^**^'"^ ^^^^^ ^^ Tch'êng, et lui dit: Tu 

ii.x r J k^ 'IS 1^ ^ ^ 'K nous ici. — Le Tch'êng le remercia 

^ "I Ji ^ ^ ^ §î /J> avec effusion, et lui demanda son nom 

A ^ g^ g ^ ||^ i t5 et son domicile. — Je suis, dit le grand 

2K f *î »^ Wr SB PT * ^ personnage, maître Lèng-ts'ioukiang, 

3È. 1^ M LÎs mSj O jR ^"^ du carrefour, près de la porte orien- 

+ ^ 9Î '^ f # î^ ^ fÈ taie. - Rentré chez lui, le Tch'êng 

^ ^^ BUl mr -JL. Jjj juj y^ dut prendre un bain et faire laver tous 

^^^m^mW ^^^ vêtements, tant les koèi l'avaient 

m ^ fe ^ 0^ w lit ^ souillé de boue noirâtre. Il alla ensuite 

[19 P ^ ^ 35 ^ ^ ^ '^ porte orientale, pour remercier son 

•fc S •It- Wî ^ 3fe rfiî '^ bienfaiteur. — On lui indiqua la mai- 

^ iS- i2E fli' "T* 3^ nn 7M son d'une famille Lèng, mais personne 

^ ^ tk ^ f^ itt ^®J ià "6 connaissait Lèng-ts'ioukiang. Enfin 



35â — 195, 196. — 

// » Si 196 ajcjT g^ quelqu'un se souvint, que ce nom étai 

écrit sur une ancienne lablelte, di 
temple de famille des Lèng. C'était b 



S ^ ^ îHI m *^ tablette d'un bachelier, de la promolioi 

de 1644, mort depuis plus d'uo demi 
siècle 

Koèi dislingur's, et koèi vulgaires ; comme il y adet 
jfe j^â ^-^ "îjïfil vivants ^ -^ kiûnn-ize distingués, et /]> ^ sià»- 

^^ ^^ '' ^ jenn vulgaires, 



— m, A 



196 



M ^ ^ M f^" Le docteur Kéu-santien de Sôu 

PPj ;2^ :::i ^ — • tcheou"(Kiàng-80u) avait un faible pro* 

J^ ^ "iC 5^Ê "^ nonce pour la chair de tortue. Aussiler 

^ ^ ^ ♦ pêcheurs lui oflfraient-lls toutes les bel 

^ § "J ^ ^3Ë les tortues qu'ils prenaient. Il venai 

^ tfe 'Ife %I :^ encore d'en acheter une grosse. -Li 

^ Ht ^ tî^ IïlS nuit suivante, un homme portant uoi 

m ïg ^ /C re cuirasse dorée, apparut à la bellernèn 

>T^ dt ® ^ ^ du docteur, une dame Lî, et lui dit 

Je suis le troisième fils du dieu di 
fleuve. Votre gendre m'a fait prison 
nier. Si vous me sauvez la vie, je voœ 



Ai 

\, WC ^J^ Ùù ^&i témoignerai ma reconnaissance.-!^ 

^ ^h ^ '^ ^ lendemain matin. Madame Lî envoyl 

B t^ ^ "^ "^ ^^ messager à son gendre. Cet homKM 

Ma eI ^ ^ y^ arriva trop tard. Le cuisinier venait di 

S É^ ^ ^ ?f* dépecer la grosse tortue. Cette année 

là, sans cause connue, le feu prit clifl 
le docteur, et détruisit sa bibliothèque 



mm^m ^ 



Jt ^ ^^ ^ îtL Peu de jours avant l'incendie, le cliiei 

^ itL Jf, ^ ^ de la maison, se dressant sur ses patta 

C^ S lî' S -H^ ^^ derrière, avait offert à son roaîlra 

IM ^ AÈ "^ K avec ses pattes de devant, deux bol 

f^ ^ ^ ^ ^ d'eau. Les figures des ancêtres avaiefl 

» ^ :^ BF +b apparu comme pointes sur un mur. - 

M "$ B S Mauvais présage, dirent les devins cod< 

BÎH ^ -^ ^ ^^ suites; présage (je feu; car le yM 



197 

Tchâot*ientsiao a raconté lui-même 
riilsloire suivante, qui lui arriva <juanit 



- iOO, 197. - . 353 

M 5^ 5fê SI *^^ tU^ l'emporte sur le yîjin. — Leur liiter- 

rb I® H ^' :^ ^ pi'émion se vérifia. 

^ ^*^ ^ ^^ ^^ ^^ Chien ï/d«(^, eau yinu. Moris yîw» reparaissant 

^^ —• j §^ i^ 1^ '£rn sous lear forme <le y^fn^ vivants. 

^ ^ W ^ ^ lit îl était sous-préfet de Kiû-young. — 

"^ ^ PÏV AL ^ }& ^^'^"^ ^^'^^ ^*^ '^ ^*"^ ^^"* ^^**^ *'^"" 

tu  ^ ^3;^ ^ ^ quête légale dans un cas d'assassinat, 

ti yv ^ "0 ^ A^ il dut passer la nuit dans une vieille 

lŒ ^ ^ iw â |§É pagode de village. Durant son sommeil, 

IB "Éfr 4B FT ^ ^ '^"^ matrone lui apparut, couverte do 

A J^ « W >S* ^ poussière et mal peignée. Vous êtes le 

W 1^ lÊL Hv "5^ ^ mandarin de ce district, lui dit-elle. Je 

^ M/ /^ ^ ^ t^ ^^^"^ ^^^ plaindre à vous de Wân-lan 

"ért *fe 'Y -W 533 4lt ^"^ m'étoutTe. Sauvez- moi, s'il vous 

IB «*{ J W >er ta plaît. — Le sous-préfet s'éveilla en sur- 

Hj @ ^ ^ ^ ^ saut. A la lueur da sa veilleuse, il en- 

A ^^ 1^ dW É!f d^ trevit la visiteuse qui sortait. H sauta 

^ ra^ ^ nfô* T^ U ^6 &on lit, mais ne put pas la joindre. 

^ K f^ *^ P j'C Elle avait disparu. — Le lendemain 

in M' ^ ^ ^ -iïi matin, en examinant les lieux, il dé- 

M Ffl S. ^Si feà PI couvrit, à côté de la pagode, un édi- 

^ m B ^"'*^ ^^^^^ ^ *^ ^^^^^^ Koàn-yinn. Les 

^ y\ W W ^ flS abords en étaient bloqués par une mai- 

^ j^ -^ =1 ^ ta son neuve. Or, dans la statue de Tédi- 

4ft ^ H >^ "^ ^ ^"'^' ^^ sous-préfet reconnut sa sv^x- 

iSi m -^à ^M M^ ?C^ teuse de la nuit. — Il fit aussitôt appe- 

^ '^ 1^ M î§ S ^®*' *^ bonze. — Y a-t-il dans ce village, 

fô ^ fflll 5^ db ^ ^"* demanda-t-il, un homme nommé 

^ !» :^ ^ fâ ^ Wân-lan? - Oui, dit le bonze; c'est le 

=E JH ^ ÏC i^ ^ propriétaire de la maison neuve, devant 

P9 B8 M IS îP' ^ rédicule de Koân-yinn. — Le sous- 

^ tï & ^ '4^ ^ préfet fit appeler Wân-lan. — Ta mai- 

W H W ^ ^ ^ gQ„^ lyî demanda-t-il, l'a-t-elle été lé- 

i@ î^ ^ IS ilË ^-" g"<^ PS^r l^s ancêtres? — Non, dit 

45 



354 . - i97, i08, — 



B >^ 198 ^ PQ ^ niB ^^°'^^°* i^ ^'^^ ^^^^^ ^^^^^ année, sui 

g^ j g» j|^ -^ -L. '{^ )^ ^^ parvis du temple de la déesse Koâih 

W\ HP Te -^ ■ W Xa yinn, que le bonze na'a vendu poœ 

^ ^ ^ ^ ^ • ^ vingt taëls. — Tchâo-t'ientsiao comprit 

p ^ :^ *p © + ?"f 'r f ' ^^«?:;/^7' " ".'•^ "»^ 

4J ^ ^ -V itt ^ db ' ^^ doona a Wan-lan, et lui m 

îa ^ 7j\ w Wi ^ ^ tima Tordre de tout remettre dans Péta! 

^ '^ f â ^ Sa ^ *& d'autrefois. Puis il donna quelque cboa 

éô- P^ HM nJ^ ^ *ffc iH* ^" bonze, pour faire réparer et ornei 

nJt rj 7^ 1^ WL^P lllt Pédicule. - Or Tchâorfientsiao, agi 

"& "K ^ — * >3 ^ Œ ^6 plus de quarante ans, était sans eit 

J^ + S 5Ë» ^ '^^^ jfc fants, et avajt perdu l'espérance d'ei 

M' Jh W: -^-» db rr ^^ avoir. Quelques mois plus tard, sa fem 

/J tfi Sr !?^ kK vx, me se trouva enceinte. La nuit des 

A5i ^ i^ ^ ^ ^ lltt délivrance, la déesse Koân-yinn la 

^ ^^ ^ ^ê' Ëffl ffil apparut, et lui offrit un b 

^ ^ a qu'elle avait apporté. Madj 

w Ja o ^ ^ in © accoucba d'un enfant mâle. 

W "t ^ ^ ^ Zlk î^ Voyez TP pages 4C7, et i74 à^ 47C. 



Lfe Grand CérémoniaircTchâng-lik 
'l^ I^Ç A ^ ^ ^ ^^^*^ ^^vo^ laoïste. Il ne négligeait p 

non plus ses affaires. Quand il se relil 

à Nankin, il avait mis de côté quelqi 

chose comme un million six cent mil 

/fr 5" Ml 5J$ Jto ^ ^^^'^- ~ Alo's le commandant Lângh 



mm^ m M: m 



fit faire la connaissance d'un tâo-chfi 

alchimiste famé, qu'on disait possêé 

— • ^ ^ Ja vr&ie formule de la drogue d'immoi 

^ J^ , Ç? ^ ^ taillé. 11 avait plus de neuf siècles d'âj 

^ Tu âTTÔ ^J savait convertir les noyaux d'abiicoH 

_ . __ ^ pépiles d'argent, et le reste. Il décli 
^ ^ A> ^ ^ ^ ^ Tchâng-lihao, que, pour produire 

^ |jj. j^ ^ *S '^^ drogue d'immortalité, il lui fallait \ 

S S î I ^ -S °^*"^^" ^® ^^^^^ d'argent. ~ La pe^ 

tBC ® ^ yv -^ 2?A ^^ *îi »"«'l aidant, le Tehâng se résu* 



î^ ' Tu ^ ^ 



— 198. — 355 

S^ ^ d^^ "f^ Mil ^ ^ ^ '^ coûteuse expérience. Il garda Tabs- 
-A ^ ^ fô H- 'r^ n linence, flt déterminer par un géoman- 
T^ S cien remplacement du fourneau, etc.— 

*© ^ db ^ JS£ ^ )£ Le tao-chea commença par enfourner 
M ^1 ^ïr 9^ 1t& ^ He ^^"^ charges de bouille, et cinquante 
S S S â* ^ 2 S ™***® ^"^^^ d'argent. Le Tchâng surveil- 
la ï=t TO tjlà ^ ^ R» lait lui-môme le fourneau durant la 
^"^^ §^ ^ fê "é^ "ft ^ journée, et le faisait surveiller par ses 
^îr ^ iSÊ !M! ^ 'fiî fV ^^'^^ durant la nuit. Entretenu jour et 
S" ^ ?S ^ ^ "'^*^' durant trois mois, un feu d'enfer 

^^ W ^ ^ -^ ?JC ^ fondit successivement buil cent mille 
^Ê ^ ^ iS El 4^ ~^ ^^^^^ d'argent, sans qu'on vit trace ûe 
4Ê ^ B* + "7" ^ ihi' *^ fameuse drogue. — Le Tchâng s'in- 
^sT f^ H ^ >f^ :ri )@ quiéta. - Je vous ai dit, dès le com- 
— ^ 4^ ^ ^ ^ >^ iW mencem^nt, répéta le tâo-chea, qu'un 

million .de. taëls devront être sublimés. 
Alors la drogue sera produite. Quand 
vous l'aurez avalée, vous ne souflfrirez 






i* ^ ^& ^ /V 3E ^^^^ ^^^ besoins du corps, ni des in- 



tempéries des saisons; vous traverserez 
l'espace au gré de vos désirs; vous serez 
^ sS J% ^3. ^ Wi exempt de la morL 11 manque encore 
:tr -l- ^ ^ •fi' ^ ^^^^ ^®"^ °"'*® isiëls, — Le Tchâng 
«t ^— ;^ 1^ ^L-. aç. livra la somme, mais fit garder le tâo- 
mï TT iH ïyX ï!ft H chea à vue. Un surveillant l'accompa- 
f^ ^ ]^ -^ 1^ lil guait, même quand il allait aux cabi- 
RS @ ^ ÉE â ^ ^^^^* " Quand le million fut au com- 
•^ 2f T[ ^ ^ , P'^^' *^ tâo-chea étant sorti, suivi de 
f^ ^ it >^ «^ ^IJ son surveillant, disparut soudain et ne 
HH — . ^ "pr ^k A reparut plus. — Le Tchâng courut au 
^ JM* "tl^ ^il t> M fourneau, et constata que l'argent était 
— ra enlièrement détruit. 11 ouvrit le paquet 

^ Z^ ^ -^ sS S, ^^^ bardes du tâo-cheu, et y trouva 
^^ une lettre ainsi conçue: Voleur, lu 

t'étais approprié iniquement un million 
de taéls. Je te les ai fait restituer. Ils 



9 ^Mf^±Z 



01 3 [ë] 1^ ïi^ Mil ^^"^ effacés sur ta feuilke de compte 

^ ^ Sa ^ 'S -fffi ^"^ enfers. Je t'ai rendu un grand ser- 

n PI w ^^ H iSE yiçg^ Qi compte que tu m'en sauras gré. 

tR W ^ ^ TO -A Voyez Inlroduclion XVII el XVIII. 



356 — 199, »00. — 



ilS — ' ÏE ^ IES[ ^ ^ Ui f^ ï^6 vice-président tarlare Kîe avait 



un parent éloigné, homme extrêmement 
2?-ifr3^ftr:77>'Kwn -fce intrépide, lequel trouvait qu*on parle 
^^nÏTRt^^fljI — ^ trop des koèi et des thôûn, et ne per- 
^ ^ ^ ^ >S âË ^ JSfê ^ ^^'^ abdune occasion de se moquer du 
- - faste et du néfaste. — Une fois qu'il 

traversait le Chân-tong, un aubergiste 
^ ^ Taverlll qu'uli de ses appartetnènts était 



mm^^w^nj^yt 



dbtà J5L Hhi » 
O i=t PI 



*l? îffi"T'Il"fe^M^^ hanté, pouMe mettre en garde. Le ré- 

Xr^WL m U ^ m. ^"''^^ fut que notre homme se logea 

^âK3?^^flR /LjLBSt^ tout exprés dans cette chambre. — Vers 

J^^JS flf^fifrlfit^ minuit, les tuiles commencèrent à pleu- 

HW*^ 4t*-fc^>&A ^^*'^* Pour tne faire peur, ofia-t-il, il 

7^^^ ^^ faudrait que cela tombât de plus haut. 

w Jl^ ^ jfc "H ^ *S W Aussitôt une meule de moulin tomba à 

4^9 î^ ^ S^ mi fiâr JL A '"' '* faudrait briser oette table» Aussitôt 

WW B TCfc MU ^>^r W une grosse pierre torftbant sur la table, 

l^%|[5Ç i^Wi^M-^ ®" fracassa la moitié. Chien de koèi, 

jk^m Jtt Wl SM^ cria-t-ll, je n'aurai peur, que quand lu 

^C ^ M B* xr 5. 1^ m'auras cassé la tête. Et s'étant levé, il 

W(y\'0^ ^ S.J^ P m se découvrit, et se tint debout imtno- 

iR^M WS^ïê>^ *^^'^' "" ^^^" "^ bougea plus, et l'appar- 

^vl/ P^ ^ /^4( v4»- "* ^ tement fut désormais paisible. Vaincu 

lyrj ™1î^ï;jfA^ par tant de hardiesse, le koâi avait 

>f^^h ^Jl^^U déménagé. 

Jj^t 4C Q *J* [3{& Sg "tt* La peur donne aux koèi êl aux *o(l^ prise sur les 

-Li "^ ^^ *^^ ^^ **"* hommes; l'inlrépldilé les déconcerte. NoUâ avons vu.nu- 

t^g ^t^ /«H iH* >^|> , — * ^b méro 479, l'expUcalioa de ce phénomène. 

— M^' ^^%1^^ Durant la période Toùng-tcheng,' 

^U^ »l*FrM®î?n ""^ «■"^"'•^ '"^™"'^ '^'■^^'■^ *^^ ^*'''" 

*o ndt -^ ■^ 2 M y^ ri» ""^'■'^ ^°" '^'^ ^ ""^ '•"^ ''^ râmille as- 

»«Hf^ ^iB07r>'B sortie. La mariée fut apportée d'une 



— 900. — 



357 



ijBm±^mAMm 









maison sise hors la porte Châ-heiie* 
menu. Comme son pal;U)qoin passait 
près d'une tombe ancienne, an tourbil- 
lon de venl Fenveloppâ, accompagné 
d'une |)oussiére si intense, qne les por- 
teurs et les gens de l'escorte furent 
tous aveuglés. EnGn le palanquin arriva 
k la maison du marié. — Quand on 
l'ouvrît, ô surprise I il en descendit deux 
mariées absolument pareilles, qui en- 
trèrent côte à côte. Le père et la mère 
du marié se regardèrent. Mais ce n'était 
le moment, ni d'interroger, ni de 
discuter. On adora le ciel et la terre, 
on fil des offrandes aux ancêtres, et le 
mariage se trouva conclu. Assis entre 
ses deux femmes, le marié se dit, qu'au 
fond, deux, c*élait mieux qu'une. — 
Enfin les époux furent conduits dans 
la chambre nuptiale, les parents et les 
domestiques se retirèrent, et le silence 
se fit dans la maison. — Soudain des 
cris de détresse sortirent de la chambre 
nuptiale. On accourut. Le marié gisait 
à terre, une des mariées gisait sur le 
lit, les deux yeux crevés, et le sang 
coulant sur les joues. L'autre mariée 
avait disparu. — Quand on eut apporté 
des flambeaux, on vit, perché sur une 
poutre» un gros oiseau gris et noir, au 
bec effilé, aux serres acérées. Tandis 
que les domestiques cherchaient des 
arcs et des lances pour l'attaquer, 
il prit son vol et disparut parla porte. — 
Nous venions de nous coucher, dit le 
marié, quand celle de gauche me donna 
sur les yeux un coup de sa manche, 
qui m'aveugla. — Un instant après, dit 
la mariée, un gros oiseau se jeta sur 
moi, et me creva les yeux à coups de 



358 — 200, Wi. — 



^ ® ■© ^ ^^' ^^ se ^^^' — Triste noce, qui commença pal 
^ ™ . ^ - 1^ la cécité, pour les deux époux. 

Koài méchaDt, faisant du mal pour son plaisir. 
Le. palanqain d'une mariée, ne doil jamais passer prèi 
d'une tombe, près d'une caverne, près d'un pnils, prii 
de tout ce qui peut servir de repaire à des koèi ou à dl 
koài. S'il faut passer en vue, un voile doit être lenà^ 
entre le palanquin et le point néfaste. 



ftS^I^:M:*Biif ^ Le Lettré Kiâng-ya de Ts'iiif- 

iS S S I^ S ^ S tcheou (Nàn-hoei) enseîguaît cinc 

»© Si? fe S* W ^ 'K élèves, dont le plus âgé avait treia 

flS M 4 ^ 35l >N* 3^ ans au plus, et le plus jeune huit 

3sè 30 « /-J;* ^i^ S ja classe, soudain le maître saisit « 

1^ ^ fê 2i* ^ ^ ©t gourdin, et cassa la tête à ses du 

1^ iX iâ- 4p ïïg A H élèves; puis il brisa la sienne conf 

TO -br ^ m ^ .a /B *® ^^''' ®^ ^^^^ ^^^^^^ ^^°^ *^° ^ 

W 1T *i TO 7 J K W Quand les parents apprirent la trisi 

^ ?E ^ ^ ^ ^ ^ nouvelle, ils accoururent éplorés. R« 

1») ^ -y ^ 3 ry ^ venu à lui, le maître raconta ce qi 

*i ^ ^ ^ -fr OM S^ ^^'^ • ^^ "® reposais après raidi, quaa 

^ ^ ^ tÇ -TT ia Dl soudain je vis entrer par la fenêtre si 

mMI^^^"!" ^ ^" ^^P^ ^^^^' **^ a^^»^"^ ^^s visaga 

IMfe an "^ '^S SS — :a: bleus, des cheveux rouges, et des # 

^ BiJ flX ra 7M ^ -Bf tements bariolés. Ils se jetèrent sa 

^ ^ ^ ^l* î2^ :zi ^ mes* élèves, comme pour les dévorei 

>fê4^;*S^lfillsfe iï5 Je saisis un gourdin, et volai à lu 

S î ^ S ^ /5! S s^^^"^^- "^^ ^"^PP"^ '"' '^' ^°^' '*'' '^ 

^ 3t 3^ tB* "@l* 4aJ PR tes mes forces. Quand ils eurent en! 

jK A ^ >^ § ^ W <iîsparu, je constatai que j'avais ass 

mé mes cinq élèves. Ma douleur I 
telle, que je me cassai la tôte contre I 



zmm-^mA iB ...... ,„„ , „ ^ 

^ ^ -IT ^ % Tli § mur. — Le mandarin prévenu, ^ 

^ :2ï: M ât ^ ^ 1^ inspecter les cinq cadavres. Il refo! 

^ S M* ^ *^ -- #M ^'^^^^^ ^® ^*'^'''® ^ rhistoire des koi 

^ ^ i^ic ^ #1 7i5 Mais les parents des élèves déposera 

^ ^ © ^ ^ H ià tous, que le maître Kiâng-ya était* 



— 201, 202. — 359 



!t ^ ^^ ^ ^i^ W ^^^^^^^^^ homme, quMl n'avait dMnimi- 

? >fe 2^ «ÎT K^ Afr "" ^^^ contre personne, qu'il traitait tr^ 

5 ^ w /J- œ KÎt "K* bien leurs enfants, qu'on ne TaVait 

"■ ffl K^ Y H â® ^ jamais vu ni exalté ni fou. Ils conclu- 

t ^ ^^ 3P +» {& iT ^^^^ ^"® *^® drame ne pouvait être que 

^^1^ ^-^V '*^ ^^'^^ ^'""® ^^^^^ ^® ^^"^ contractée 

î w ^ j ""• HD T an cours d'existences antérieures. Ils 

^ ^ ïfeS ^ 4P 4 ^ prièrent le mandarin de faire panser 

£ t;î^ iU ^--^ 3r ^ n raaître, et de remettre toute procé- 

, vD S ^"^^ jusqu'aprèà sa guérison. — Ce 

R ^ S ^ ^ ^ TO ^î*>l arriva au cinquième mois de l'an 

^ ^ ^ ^ P^ 21 M ^^^^' ^^ sous-préfet de Ts'ing-yang le 

C ^â^ ^ ^ W nffi /ïr* P^*^^^ ^ '^ connaissance du vice-roi 

r W J^ gS ^ flril yL Yînn. Le maître Kiàng-ya étant mort 

U^ Wt ^ ^ ^W ^" P"^^° ^"^'^^^^ J^"^s plus lard, des 

aiîîD ^ A ^ A: $e suites de sa blessure, où n'en apprit 

Jlltj m >^^ /« *E ^ Jamais Dius lonff. 

^Wcm ^^^ 

£^t« m^^ 202 

^ W W 7^ «^ TO L'histoire suivante est arrivée en 

^ 4* W -^ ^ â ^^^^à Joèi-tch'6ng.hien(Chàn-8i). Il 

S ^ 1S3 ^ v'^ lis y ^^^^^ '^ "° temple, dédié aux trois 

u 1^ - *^^^^^ Koân-u, Tchàng-lei et Liôu-pei. 

F *P^ '^ ^ îBI itf Toute l'année, il était fermé à clef, 

S ^ ii ifc B# ^ P^^^® ^"®' disait-on, il s'y passait des 

^ - •'** choses extraordinaires. On n'ouvrait la 



jamais plus long. 

Manie hallucinatoire ayec impulsions homicides. — 
C'est par les dettes préexistantes, que s'expliquent toutes 
les ratalilés. 



^^m ^^m 



porte, qu'une fois au printemps, et une 
^ WL ^^^^ ^^ automne, pour les sacrifices. 
Même le bonze chargé du temple, 
n'aurait pas osé y passer la nuiL — Un 
soir un homme du Ghàn-si passa par 
2! t& ^ ^ ^ JgL là, avec un troupeau de près de mille 

L| ^ ^ g -^ -^ moutons. Il demanda qu'on lui permît 

a^ ^yr m ^'^ "ZT ^'^ de passer la nuit dans le temple. — Il 

& ^ f 5 ^ lit ^ est. dangereusement Jjanté, lui du'cnt 






360 — 202, — 

^■^-tifcSP^aH i^dbfr °^^''^^^"^- "~ ^'^ *"* cîonaa la clef. — 

'^ ^ ïî # f6^ ™ O ÏK II abrita ses moutons sous les vérandas 

^ -\ tS >^ ^ >2 ^ flS P**'^ ^® coucha dans le temple, un peu 

^TTîîO-^I^lttÉfe:^ inquiet tout de mêrpe, aussi gaida-t-il 

^ ^ U^^aZ^^ ^^" ?''^"^ ^*^"^^' ^^ laissa-t-il sa chan- 

^mJi^UXi^mm délie allumée. Vers minuit, il entendîl 

^ !^ t^ Èï 1^ ^ /Sf tS ^" bruil, sous le socle des statues. 

-y jW -g- -ajj -jj^ f, ;;^ ^ Soudain un grand gaillard, haut de 

iai "Ij — • ^ huit pieds, parut sortir de terre à cel 

i|)t *^ ÎR D W) /> ^ ^ endroit. Ses yeuj^ noirs caves lançaienl 

Efr Tft: !;î^ OÊ if? W HR -ff ^^s éclairs. Son corps était couvert, 

m^ji^<.mm/^m7] ^^^ ^.^^^,^^^ ^^.^ ^,^„^ ^^^^^ ^^ ^^.^^^ 

verdûtre. Il regarda d'ahord le mar- 



J^^^^^M"^^ chaud d'uQ air féroce, puis souffla vers 

/K jg. dbL ^11 Râ 9 ^ jth ^"'» P"'^ chercha à le saisir avec ses 

tt^^^il^ ^**^*^^ acérées. - Le marchand le 

W O *S^ S5r 5* A. W ^ cingU à grands coups de fouet. — Le 

4fi> A KS bW EEî HEt T* PH '^ lanière d'un coup de denL — Epou- 

ÏW A tlR flR FW PW v\\ vanté, le marchand se précipita dehors, 

"^ "Pk 3^ /¥ "^ BR bS a et grimpa au plus haut d'un grand 

~ arbre, qui se dressait dans la cour. Le 

monstre lui dardait des regards ter- 
ribles, mais il ne put pas grimpera 

iKT h^îÉ*-^^' '"fe^ surent. Le monstre disparut. Le mar^ 

^ J JL ™ Ig. 7C AK chand, plus mort que vif, descendit el 

JpÇ^^jilllB^^MB raconta son histoire. — On examina le 

^^^Mîl5l5fl^"K ^^^*^ ^®^ statues. Certains crurent re- 

yv iw >^ H/J _ marquer qu'une vapeur noirâtre s'é- 






chappail des jointures des pierres. 



^'^^^Wl':hWL^ ^® sous-préfet de Joèi-tch'eng-bien 

^^ -TT- «M jg ^ Asa -^^ fcsb averti, ordonna de démolir le socle^ 

4^^^»^> ^" ^^'^"^^ ensuite l'empIacemenL A 

5t ^ fô ^ ^ JW ^ ^ liwe toise de profondeur, on tiouva un 

gi: — 5&Bg^1^^j^ t;ercueil, contenant un grand corps 

^a ^ ^j— j^. |kj ^ jm, ^. momifié. Les vêtements avaient disparu, 

^ . ^ et la momie était couverte d'une couche 

:^^^A^^3feJ® de moisissure verte simulant uoe 



-- 302,S03, ^ 361 

^ H të ^^^ ?|| 4H ^^*^^°' ^'^^^^^ ^'®" '^ vampire qui avs|lt 

À ^ + tt »*^ Pb ^^^^^"^ 'e marchaDd durant la nuit. — 

^ ^ iîr ^ ^ X ^® mandarin ordonna d'élever un 

RT W •QI ^ R^ ^ bûcher et de le brûler sur place. La 

Jg ^ j^ Ëg é F momie siffla, le sang coula, et les os 

±. «U M ^ S, ^ craquèrent. -^ Depuis lors il n'arriva 

3r tl\ 151 ÇH JJXt ^ plus rien d'extraordinaire dans le tem- 

gg ^ fia 1^ »^ flR P»« <l«s l>oîs héros. 

il ^ S» ^ ':^ ^ p^es"9?;\?c;7V''"*^'*^'"^ Royau.es, voyexTH 

^^ffi^i mm 203 

^11 H lË f^ W ^ Dansie Où-8i-hieii(Kiâng^soa), au 

SB. fStM & ^^ ^'"^^ Tchàng-f ang-k'iao, un cerlaîn 

^ S S S 52 Hoâ-hiek'aan plus curieux que pru- 

^ W w -Ç- T" w" dent, s'adonnait assidûment à Tévoca- 

^ ?ï^ ^ --^ in *^^" ^^^ esprits, avec quelques amis de 

^ ^ ^k W ^^° espèce. Un jour l'esprit descendu 

^ m ^ùi ^ ^^^^^ plateau, se donna pour Wang- 

iHl ^ •& §Sf ^ tchoangchan^ docteur sous, la dynastie 

{| ^ êl AL A "'^^' ^® ^^^ ®^^ ^™'^ rhonorérent 

^x^ ^ ffô Hfô Éîr ^^'"më tel, et lui posèrent des ques- 

<^ mS: ^ Wt rJÏ lions confornies à sorr état. Ils remar- 

M 1^ ^ t^ ^ quérent que Je docteur s'exprimait dif- 

S i^L El 1^ 7b ^^^^^^^^^^ et faisait mal les vers. Sa 

n ^ S ? ^ complaisance les frappa aussi. On n'avait 

tt >^ 3È ^ ^ qu'à l'appeler, pour qu'il vînt aus- 

1^ ^ — • j^ 1^ sitôt. — Un jour, au beau milieu d'une 

fê ^ B @ ^ conversation, il écrivit; Veuillez m'ex- 

j^ Sl cuser. Je m'en vais. Ts'ién-joulinn m^a 

î^ Si % ^ ^ invité à dîner... puis le plateau resta 

^ fk SS. ^ l# muet» — Or Ts'iôn-joulinn était ou 

iHt S ^ ne P& homme du môme village, dont la mai- 

f V -W Mr^ dh ^ son était distante de trois stades envl- 

j^ ^ ^ i^ -^ von de celle du Hoâ. Piqué de curiosité, 

BQ tA^ BQ .1. ^ le Hoâ s'informa de ce qu'il y avait 

r? m Iju ^ ^" ^^ jour-là chez le Ts'iên. Il apprit 

B ^ffi. ^Ç" ™ Du -qu'on avait fait des invocations et des 

46 



362 — 203. — 

'1^ ^ 1^ >^ >?^ ^ f llj f llj ofrraodes aux chênn, pour un malade. 

^^pj=^^«-j-^^ Le lendemain, quand Wâng-tchoiu 

B|J -T^r H TOF W it iB IS chan fut redescendu sur le plaleau, 

^W 1^ ^ M (^J^M Hoâ lui demanda: Vous avez dioé li 

® ^ Bi -^ zfi tll ^ ^ ^^^^ Tsién-joulinnî — Oui, dit Vi 

^ A 5h o m Ajf ^ H dit le Hoâ, le Tsiên n'a invité que i 

À^iP^^5iliJi!S59 ^^^^^ ^® respéce des génies locai 

M^ -^ ^ i^ "^ Râ Ht comment un esprit aussi distingué^ 

>hI S -^ OT -SR IS hF vous, s'est-ii mis à tabl« avec de part 

BR^^^j^^db^ convives? - Acculé, Tesprit dit: 

WïRflâlifi£l^'5'Mf^ ^^ suis pas le docteur Wâng-tchom 

-^ S A a iS S 5 ^^ ^^''''- ''^ '"^''^ Chantonais Lî-paiiw 

<lAniA0jîffi^<I^ jadis marchand de coton, morlicidl 

§fB iP ^ 1^ ^ -^ @ '^ ""^ ^^ ^^^ tournées, durant la péri« 

ÉE^^'^^^M-â Pf K'â^9~^^* ^^^ ^^^ n'ayant pas été a 

W ^ M\ Jm ^ m ^V~i conduite au pays, je loge, depuis iJ 
. il "(^ '1^ ^ i ^ W ^ dans le pagodin du pontée ce vilM 
jif^ S 1^ i^ ^^ Wi ^ ^^"^ sommes là treize âmes abandf 



nées. N'étant coupables d'aucun crin 
nous ne sommes pas liées, ni conGné 
^Jt.^JP$^A3E ^ Quand quelqu'un dans le village I 



^limmu^A 






des offrandes, c'est nous qui lesdég 
tons. — Mais, demanda le Hoâ, co 
ment pouvez-vous. vous approprieii 
^ ^ ^ ± ^ jff^ jîjï ^ qui est offert aux Génies du lieu oa 
lit 1@ s^ '^ k ^ î?± SS ^^ ville? — Ces génies, dit Li-paini 
i^ w Se -^ A w) tt X|\ ne vont pas à domicile, lis consomrai 
.^ ^ Éfc ^ ^ IS ^ 'P^ ce qu'on leur offre dans leure teœpl 
-> B 3£ lia: |œ£ ^ nSfî *> Ce qui est offert à domicile, nous \ 

S^SSgRpîl^n ^*^"^^ ''^"^ ^^^^ abandounés. — 
"S Ér ^ Sft ip Ih] "T" y Souverain du ciel permet cela? dem 

^ >il t# ^ è ^^ iWi ^^ ^^ *^ ^^^- ^ ^® Souverain du ciel. 

ÉB. iK >^ 4iff iH' ^fi^ T^i Lî-painien, ignore les offrandes prii 

^^.Wc^^ faites à domicile. Les offre qui n 

ÉSt^ ^ {^ MMMm Ce qui est offert, revient aux 

^ iS' 'M W^^^ ^ ^ SV Pourvu que nous n'extorquions 

7^ *> ^ r-fl ta :«; PT ^ ^^^ ^^^^^^ *® Souverain du ciel 

"0 'w ^ ë^ ^- '■^ t^ :fr laisse faire. Vous avez pu cons 

^ )^ H K 4* % R n W que» s» J'a» bu le thé et le vin que 



— 203, S04. — 363 

* PP JèR SI ^ A. N* ^ m'avez offert, je ne vous ai jamais dé- 

robe ni thé ni vin. — Mais pourquoi 
vous êtes- vous fait passer pour Wâag- 






'l't&iË'Wltblïii^l^ tchoungchan 7 demanda le Hoâ. ~ 

^ Quand vous fîtes vos évocations, dît 
Li-painien, le petit génie protecteur 
de votre maison ne pouvant pas s'adres- 

^ 'i^ M lii ^ 1^ ^ 5^ ^^ ^^^^ ^^"^' ^^"^ invita nous, les 

r i^ -ftn "^ M ^ ^ »^ treize âmes du pont. Les douze autres 

^ Th 50 JR ^ ^£ J^ •rff éianj absolument illettrées, n'osèrent 

if ^ ^ "î* fiM lill P^^ venir. Mor, sachant écrire quelques 

i <^ ^ ^ n' -W ^ ^ tchoungchan, nom que j'avais vu au 

I ifiî ^ 4f^ lil i^ ^ ^ ^^^ ^^ nombreuses inscriptions con- 

- fin i9J :^ ^ Bfe rfK vîS servées dans les maisons de ce village.— 

îSeB^^±>îlB^Ï« Puisque vous n'êtes ni lié' ni confiné, 

I ^ ^ S (t3 '^ iw ^ pourquoi ne retournez-vous pas dans 

^ M W ^ 9^ 1^ ^ ^ ^^^^^ pays? demanda le Hoâ. — Parce 

I « )g ^ 4^ î# ^ ^ ^°^ ^^ "'^^ ^^^^^ ^"^' P^^®'' '^ P^^^® 

" ^ i& "^ 744 la. ^^ ^ aux chénn des ponts, des bacs et des 

\ ^^ i^ Jl^ ^^ W ^ ^ barrières, dit Lî-painien. — Si je vous 

i J9r W ^ :^ iA h ^ bfûlais cent sapèques d^ papier-mon- 

W^^i^'^lt "^'®' ^^*^ suffirait-il? demanda le 

î ^ *5i ^ A ^ iw 'ta Hoâ. — Merci mHIe fois, dit Li-painien. 

\ ^Ê ■~' >?^ ifeSr S H '* ®° faudrait encore autant pour le 



chénn du pont, dont j'ai été l'hôte si 
longtemps, afin que nous nous quittions 



I "t" S^ ^ ^ W )^ éW- bons amis. — Le Hoâ brûla le papîer- 

? , -jbS ^*jk -g ^ ^ iH^ monnaie demandé, et congédia Lî- 

kS: tfit "xbC ^ S 31 painien. Instruit par cette mystifica- 

1 '^-^ ^ ^ 5lv ^ ^ "J^ lion, il renonça aussi au spiritisme. 

( JP9 ^3^ "^V ^F t^ J^ ^^^^ intéresfiant, et qui &e passe de commentaire. 

I -jf^ grr  _i +\ 4 Hoêi-tcheon-fou (Nân-hoei), les 

I ^ Kt ÏC T aTs logements du sous-préfet et du capi- 

I ^ PS ^ ^^- :=: î laine de place étaient accolés l'un à 



364 — W4. — 



^ ^ ^ ^ ;^ raulrè. Entre deux se trouvait le ter 



mz-m ^tsi 



pie du. Génie du lieu, dent le mun 
fond lennait la cour du capitaine, taa| 
ik ^ ^ ^ MiWlf dîs que la façade donnait dans la c« 

^ ^ ^ fm tH^ -rtf ^" sous-préfet. Au printemps de Vi 

3 5 S S S S ^^^^' ^ '^''' ^^ ^^°^ 8'écroula. et! 

^ fSr ^ 5S 5gg |t& temple se trouva en communicalîi 

^ 0lf ^ ^] ^ ^ *^®^ '® '^^'^ ^" capitaine. La nuit sol 

vante, une vieille femme de service (' 



capitaine, tomba soudain coo^mefn 



mm^ffr^m 



W ?hI W ^ Ï^ I pée d'apoplexie. Quand elle fut revei 

ïfr ^ ^ ®[ M ^ à elle, on constata qu'elle était blei 

•ifc ^ gê w ^ ^ ZSl ""I"-. "' 7"r"„„7l . 

H î§ ?E ^ >2l ^ elle; donnez-moi à manger. —On! 

ê ffi iP ^ IR 'Bl 7^'^- T „^*' «rangea juste le doal 

îr jS ^ -JU * ^ ^® ^® qa elle mangeait à Tordînaire. ^ 

Jb « aË A '"i^ ^ P«»s elle dit: Je suis Ha-cheu (n«l 

M ^ tartare) concubine du précédent sa 
préfeL La femme en titre m^ayant b 
traitée, je me pendis à un pécher. 

^ ■& ^ a ^ '^ moment.de la mortj je souhaitai deii 

"^ -4^ >^ Ê ffâ* ^ ^" ^^^ ^"^^^ méchant, pour pouvoir 

--fc ^ Ms éjt ^ f^ venger. Hélas, quand je fus moi 

^> A Q^ Ï™ :a; §Qj j'appris du Génie *du lieu, que j'a^ 

^ ^ W^ ^^ ^ ^^ mérité mon infortune par més.péci 

6lr 4S ^ tël iSè ^Sl passés. Il me défçndit toute vengeai 

Sfc ^ 4^ ^ ^ ^ dans le prétoire, et me conflua di 

n W ^ P SE K son temple, ou j'ai terriblement soûl 

'tt ^ ^f i|^^ an â^ de la faim. Aujourd'hui le mur, 

^ Ttr 'Ê^ H* >(>fe S s'écroulant, m'a blessée ad pied, t 

^ >ai Ml ^ ir ^ j'ai pu sortir de ma prison par derrii 

W ^ ^ ^ ^[j ^ *^^ ^^^^ entrée dans ton corps 

A BH Bâ' 1^ ^^*i -à^ manger. Si tu me nourris, je ne 

R ^ ^ ^ ^ 4M ^^""^^ ^"^"'^ °^^** ■" ^^^^'^^ ^^^r 

ti *R ^'J ^ "ZT >Sk vieillftdormitle jour, et mangea dool 

^ ^ f?lj ^ ^ M ration chaque nuit. Elle n'eut aui 

3^ 'pr Kf gN ^ ^i autre mal. Souvent elle révéla aux gei 

^ ai 4r ^ /? ^®^ secrets qu'elle ne pouvait pas savoi 

M iK ^ W Tl Mb naturellement. - Or le capitaine 1 



" — 204. — — 365 

t^^^i^^^Wi P'^^^ ^^^^^ P®^^" ^^^^ ^^^ ^^'® ^"'*' 

jf/^/^idh^§âHl -*• ^^^^^^ beaucoup. Il lui avait fait faire 

f^SSste"oSB ""® tablette, qu'il portait avec lui, de 

\ :^ inï m W^ H '^ ë fifarnJson en garnison. A Hoêi-tcliaoïi- 

S^^^^J^^^hI '®°» ^* ''»^2iît placée dans un temple, 

[ S ^ -* ia ^ "tt* Œ ^^ ^* ''^^ faisait des offrandes aux. 

r -^ Wi -ÎK W ^J :^ «^ temps accoutumés. La vieille ignorait 

i ^ j^ ^ ^ .^ ife ^ cela. - Voyant qu'elle révélait dea 

ï'S^^rtf^'T-*^® secrets, depuis qu'elle était possédée, 

-^^X^œ-H-^ '^ capitaine lui demanda des nouvelles 

l^m'mjSim^'i^ de sa fille. — Donnez-moi le temps de 

^^^ I^^I^^^ m'informer, répondit Tâme qui possé- 

t -& 3S S» k "/n HH "fc^ ^^'^ ^ vieille. — Le lendemain, ella 

zmim^^ViJl\^lf< dit an capitaine: Votre fille est logée 

il>J^^]]^^^|^ dans tel temple. Elle y est très bien, et 

B^d^^À-ffît^i^^h ^ tout ce qi>MI lui faut. Elle n'a aucun 

îS^^S^Sè <*ésir de revenir à la vie, et est très 

'^ vf S ï« ^ 'f ^ li contente de son sort. Elle vous fait seu- 

^ -^ ^ .M ^ -S* ^ ^ lement savoir, que les babils que vous 

lll&^t»fc*'=1iÔ^>fer^ lui avez envoyés ce printemps, sont 

K ^ - I? "^ ^ ^ ^ trop petits et étroits pour sa taille. - 

Kwi^-tiBlJîff^pE^ Le capitaine ayant fait une enquête, 

ll9j^?(K;^^4'^^ apprit que les habits en papier envoyés. 

I Yffi ^ -*r ^^ ^S 1^ >fV ^ ^^ ^^'® ayant été mouillés par une 

6 K "ta -Je i®i ^ U liZ averse soudaine, la personne chargée 

I ^ •— ^ ^ ^ 1^ ^ de les porter, les avait remplacés par 

L i^ 71 ^ ffl -^ "^ ^ ^^^ habits en papier achetés au bazar, 

b^^^-*-5^^ ^ l'aventure. -^ Cependant on rebàUt 

E ^ X w 1< ^ >r PP le mur écroulé. L'âme dit: Je vais être 

It^yf^f^^^-j^EiÉ ^® nouveau renfermée dans ma prison. 



pour de longues aidées peut-être. Ayez 

la charité de me brûler quelquefois du 

wL^^ W^ 3s) papier-monnaie, qui me permettra d'à- 

« <fp fr a SI « ^ ^„' ro Xu. ar^r - 

L'âme remercia et dit : Je sais jouer de 
H^liJ^^^ijS^^ '* guitare et chanter; donnez-moi une 
u ^ xj^ ifc ■ "■ gg gi;: guitare, et je vous chanterai un com- 
i^^^^xHPS pliment d'adieu. - Elle joua, chaata,. 

^ 51 J^ li 'S W fl- ^ puis ^ç tut. — Alors la vieille repiit 






■ 



366- — S04, 205. — 

Mj ^ Hi flf^ ^ ^^^ ^ ^ soudain sa mine et son accent d'antre 
•Hfd&Ê^lIf^KHB^ m ^°'^- Désormais elle dormit la nuit, el 

um^ïiSSÎSiS "^ "^"K^^ P'"«' '« J»"""' '«"'«"e ralioi 
X|?g=SSfiHyi^W"3^ ordinaire. L'âme l'avait quittée. 

A "M Ir ^ ^ ^ ^ Ce texte du dix-huUièm« siècle est inslraclif. 

^ >i^ ï@ w lit ^ S ^ 

^ fk ^ ^ ffl ^ :^ M 205 

^ i¥ IB ^ "^ n >^ § Derrière la pagode Téi-cheng-nai, 

^MlK^ll^f^ig ^" *^^^^ ^« ^^^ Sï"^<>'>' P'^^s de HâDf 

tchepa (Tchée-kiang), sont toujoars 
remisés des cercueils pleins par milliers, 



aai ^ ^ ^ ^ 



^W^i^^^^H^À. ®° attendant que les familles les ense- 

^^4^^^^^3rt ^®^^^^^"^- Passant une villégiature da* 

-fcS^iS'^aeaôCL^S^ ^^^^^ pagode, je demandai au bonxeî 

A\ m ^ m m W ^ ^ N'arrive-t-il jamais rien ici, où les ko» 

^'^iM^^^Wi^ ne doivent pas manquer? — Jamais, n* 

^J^^49lFr5^^1îiir ^^^"^*' ^^^ ^^^^ ces koèi sont riches; ils 

n^^SSr'^'^ restent parfaitement tranquilles. - 

Juw^fa^îtR^^ Comment, dis-je. Ces morts étaient tons 

^^^WH'^'LLI^^ de pauvres gens. S'ils avaient été riches, 

A^ ââ Q? BK <4^ ï ^ ^®"*^^ familles ne différeraient pas ainsi 

r >& Hn Bli ^ T" ^ leurs funérailles. Ce qu'on dépose ici, 

f ^ jtfc 1^ t§ 'fi — ' g <^'est la lie de Hâng-tcheou.~ C'étaient 

l+l ÉB^^^f^.^^ jadisdepauvresvivants,reprit le bon», 

^ ^ fik ;*i * *& TO ^'accord; mais maintenant ce sont des 

m m ^ ^ ^^ -^ JcJA koèi riches. Ils ont du vin, de la îian- 

Ift @$ ^ ^ Itfc 59 M ^e» ^" papier-monnaie, des habits, 

H ^12 ^ TO BT ^ :fp ij^it de continuelles et abondantes «. 

't' ÎR ^ K ^ tW <^ fraudes. Aussi, malgré leur grand nom- 

^ Ù^^ ^*M ît SS ^''^'P^s la moindre manifestation. Etai 

n ^ -y ^ ■ ^ ^ soûls et repus, ils sont sans malice. "" 

•^ ^^ ^^ wï ^ ™ ^ savez-vous pas, vous qui êtes mandai . 

Pf ^ ^ fln i^ ^ ^ QU<5 quiconque vole ou assassine, le fait 

^ ^ f& — il -^ ^^ ^^'^^^ ^"^* ^ ^^^"^ ^^ froid? Les koèi 

Zi ^ j^ ^ ^ 5 ^ qui apparaissent aux malades ou qoi 

^, >V Z^ ill '^ ^ îg font de mauvais coups, sont-ce des 



^ 205, 206. — 367 

M ;h: 1^ 206 ^ Sp ^ ^^^ ^^^° habillés et bien nourris? Non! 

)U rtrt^ wm ^^ ^ ^è ^ ^^^ ^^^ malheureux, aux cheveux 

m ^« ^ — • ^ ^ épars, nus et émacîés. Ils exigent, parce 

^ "Ê Q "t I @ 0^ qu'on ne leur a pas donné. — Je pensai 

PT fSi >M ^ ^* :^ "ffi ^"^ moi-même que ce bonze parlait d'or. 

^ S S ^ ""^ S 52 Et de fait, durant un mois que je pas- 

Hf ^ iS «RI ' ^ H% sai à la pagode, ni moi, ni mon person- 

lË â A ^ W €1^ '^^^' °' ^^^ enfants, personne n'enten- 

fô â Iffl A -S^ M9 ^^^ même un sifflement. 

gSr j|p IHJ y^ >t^ ^ Toos les *o«$iricol, quand Us TOOlelTÛMUicnl.— 

IP 4^ Q '^^ ^ j^ CetoxteesicbiretexpUdle. 

II* g :t^ ;;^ g> jCt Dans sa jeunesse, un certain Kià- 

S H ww O ^ œ cheufang, de la province du Heùe-nan, 

M Ma w ^ uS sqic paraissait comme hébété, un peu idiot. 

&i ^ B ^ ^ ^ ^^ parents étaient morts. Son frère 

^ ^ 4U^ ^ -7- dS ^^^^* ^^ lettré, le fit travailler aux 

T^ ^ ^ 2 3^ champs. — L'idée fixe de Kià-chea- 

ilO ^lit sS W 3 ^ ^^9> était d'aller andêl. Il y pensait 

ih ]^ "t" ^ ^ "A" ^°^ cesse. Un jour UD tao-cheii qui 

Ë^« 1^ ■ I» ^ passait, lui dit: J'ai appris que tu dé- 

0R tl J^ IB ^ sires aller an ciel. Ferme les yeux. 

\ Jt ^ 5^ >Sl "^ Prends mon bras. N'aie pas peur. — Le 

jjh :^ pT ^ 2p ^ jeune homme se sentit enlevé dans l'es* 

m a m ^ P^^* '^ ^^°' sifflait, et un bruit de 

Ss OT i^ fÊ S^ vagues qui déferlent retentissait à ses 

n iS B ^ @ HS oreilles. — Après quelques instants, ii 

^A^ iHt tt^ & ^ reprit pied. Ouvre les yeux maintenant, 

3^ Vt Bqp ^ g| jiH le tao-cheu. Le jeune homme vit un 

^ ^ ^ ^ W ^ paysage féerique, des palais et des 

fi ^ ^ -^ ^ l(^ maisons. — J'ai affaire ici pour qnel- 

5? tÎi ^ -^ ^ ^"^^ temps; prends ceci pour te soole- 

A y\ Wi î(K ^^ ^n nir, dit le tao-chea, en lui tendant une 

^ W\ tSi^^ ^ ^ coupe de vin. — Kià-cheulang se mit 

eu devoir de la boire. H en avait bu la 
moitié, quand le tao-chea lui dit: Com- 



SB îË ^:t 



V) ]^ ^è ^ m ^ ""^ ^^ "^ ^^^^ P^ rester ici, rends-moi 



368 



— WO, SOI. — 



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le reste. Divérlîs-loî en m'atteDdauL ^ 
L'absence du tâo-chea ne ^ parut 
longue à Kià-cheafang. Quand il 
revenu : Redescendons sur la terre, 
(1. Ferme les yeux et prends 
bras. — Kià-cheufang entendit les 
mes sifflements et mugissements qi 
Taller. Au bout de quelque^} instan 
reprit pied prés de son village. — Quj 
il parut devant son frère, celui 
poussa un cri d'effroi. Es-tu un hoi 
ou un koèiî demanda-t-îl. — Pou 
serais-je un koèiî dit Kià-clieiifanf 
Ne suis-je pas allé aux chaoaps ce ma* 
tin? Un tao-cheu m'^a mené au 
pour quelques instants. Me voici de 
tour. — Ce matin? quelques instanl 
s'exclama le frère aîné. Voilà des 
nées que tu as disparu, et qu^on 
croyait mort. 

Effet d'une petite dose de la dros^ue (l'immortalité. 



207 



L'histoire suivante a été racoob 
par le bachelier émérite Keûe-we 
lian, lettré distingué. L?épouse en tiC 
de son père étant morte à Kîug-tchi 
fou (Hôu-pei), son père la rempla 
par la dame Li, sa femme secondair 
Trois jours après que cette femme 
été déclarée épouse en titre, elle es 
mina le contenu des coffres de Tépoo 
défunte Tcheôu, dont elle avait béril 
Elle y trouva une robe rouge, ornée 
neuf fleurs de lotus brodées. Ce vé 
tnent lui ayant plu, elle lé mit. Âpr 
le dîner, prise d'un transport sut 



— «07. — 869 



^^— ^ ^t(f'^>r ^ ®"® ^® soufflcla comme foril lés fommes 

y^ ^ wa ^ Atr 4S ?^ J& exaspérées, et cria : Je sais Madame 

- 2 2 u S '"'^**®*'*» réponse défunte. Cette rol)e 

^ ?H fif "3F Jl §Ë ^"ge faisait partie de la corbeille ap- 









portée de ma famille lors de mon ma- 
riage. Je i;aipiais tant, que je ne l'ai 
^ - - jamais mise, , pour ne pas Tabîmer. Et 

^l^Wt^^^îkM ^^^'^ ^"^ ^^^' ^ P^^"® «rVivée, lu me 
^ 4(^ 'H' S âb db& 27f 4KS ^'^^ P"^' "^^ ^^'^ t'arracher Tâme. — 

Ïis-^SS^S '''^"^^ '^ ^^'"*"® ^^ '"^^ ^ genoux, et 
T^^nM^^H demanda grâce pour la jeune femme. 
^' - — Puisque vous êtes morte, dirent-ils à 

rame de laTclieôu, à quoi vous servira 
cet habit si voyant? — Rendez-le-moi, 



rame. Ne sav€i;i-vous pas combien j'é- 
tais jalouse? Ai- je jamais donné aucune 
de mes nippes à cette concubine? Brû- 



^ ^ ifS ^ W ^ fS^ ^ ^" '^ brûlant à Tinstant, commanda 

i2!llf^SffitQi|^\Jh lez-moi cet habit à rinslaàt même, ou 

JT *V\^^ J^ ^ SS T^^vi- ^® "® ™'^" ^^^' ^^' — ** ^^*^"^ ^" P^^" 

i^ ^ ^ A^ ^ ^ ser par là. La robe rouge fut brûlée. - 

'KPw|^^^^"H'P^ Je la tiens, cria ràhie tiiompbanle; 

^ ^ A £* ^ TJC s matin, elle bâilla et se retrouva possé- 



merci ; je m'en vais. — Aussitôt la dame 
Li délivrée,, se retrouva dans son état 
habituel. -^ Mais le lendemain, dés le 



-i^^mm^^m 



dée. Qu'on appelle Monsieur, dit-elle. — 
rt -Jic t:£L ^ ' - - .^ Son ancien mari étant accouru, elle lui 
M St'B'AS^ÎS P"t *3i Destin et dit: Votre nouvelle 
^ma^^^An^ épouse est trop enfant. Elle ne peut pas 
tt îSË 43^ n ^a ^ ï& iâ gouverner convenablement la maison. 
->* WT W w W •» Î8 JlR Je viendrai désormais tous les malins, 
^^S^^Qâ^5l5 ®'J^ gouvernerai en elle. — Depuis 

lors, chaque matin jusque vers midi, 

la dame Lî fut possédée. L'âme de l\in- 

cienne^maltresse demandait compte par 

S i0i 7 ^ W "S ^ Q ^^ bouche de toutes les dépenses, ali- 






^mmnÊL4^^^ 



ments et chaulTage. Elle tançait lesser- 
viteurs et les servantes, etc. Cola dura 
^ Sr JS tT î^ ^ A t^f Pius de six mois» A la fin tout le monde 

47 



370 — 207. — 

7 h SB >& ^ ^ ^ dans la famille s'était iTabiloé à cet élad 

iftfSSSSS <ï« choses étrange. - Un jour rame di^ 

IW 5'i >R *lB "W ^ TB à son mari: Je veux partir d'ici. Ed 

Sif ^ ^ W fê ^ ^ passant et repassant, vous ébranlez el 

S^ Ôf ffi i /& ï ?P heurtez mon cercueil. Cela me fait tnà^ 

-^ m\m :±l 1^ yZ 1^ aux os. Dépêchez-vous de m'ensevelii*^ 

'^ ^^W( YS ^ iit pour que mon ûme ait la paix. — Je 

ai rr JZ. ^ ijg ^ ^ n'ai pas encore trouvé de terrain con? 

^ :£ m ^ A ^ M venable, dit le mari. - Ton voisin de 

Hif T BJ >r PI ?!r « l'ouest^ le marchand de pétards, en a 

^^^l^^^lï "" ^1"^ "^ conviendrait beaucoup, dil 

Mim tA ^ ^ Mt £fi5 ï'àme. 11 est situé dans Une 'ivallée. Je 

^ 2 ^ g ^ 2 ''«' ^^^^^^- " y ^ ^^^ ^yp^^' ^^ ^^^ ^^*''" 

^ ^ @ JJL i^ ^ TT bous. Le site est tout à fait à mongoût^ 

^©fl^^Pi^^ ^^ marchand te demandera soixant^ 

^ M :rtî ^ Pf ^ ^^^*^' '^^^'^ *^ vendra pour trente-sir, 

J — dPt ^ 3!i W JK Dépôclie-toi de faire Tachât. — Infor- 

^ % fii M '^ ^Wi mations prises, tout ce que le koèi 

H 7*^ H SËL + Iffi ^ ®^^^^ ^^^' ^® trouva parfaitemeni exact, 

ra^^^jLi^^ Le Keûe acheta le terrain. - A quancj 

/S W ttt "W ® K W les funérailles? demanda l'âme. -^ 

-^ H ^ lii ^ ® ^ Donnez'-moi le temps d'avertir tous nos 

^ ^ -gh 5& a\ >4/r jÇr parents, dit le Keûe. Et puis, remarque^ 

^ Q a -M 1 S bien qu'il manquera quelque chose à voà 

» M ë H 1® A TR funérailles. Je n'ai pas encore de fil^ 

5^ ^ ÎJC ^ ^ SM 4* ^"® J" puisse vous' imputer. Alors qu| 

* œ ^ M 4- M 1^ conduira votre deuil.? - C'est vrai, di| 

J /Si Wt ^ 9 1^ f% le koçi, Attendons encore.;. Votre nou^ 

j^ PC iif AÎ ^ ^ velle^ femme est enceinte, tnats son en^ 

S& ^i& tih ^ ^ iM, ^^°^ "'^ P^^ encore de sexe. Donnez- 

S ï 5 S T" S P * "'"^ ^''^^^ °^**® P^^^®^ ^^ papier.mon< 

ÎK 3E W fifiP ^J % 7m naie. Grâce à cette somme, j'obtiendrai 

^ ^* J^ gj jg :j^ ^ que 'ce soit un fils, que vous m'attri^ 

7d^ -Mr 1& ^ 4b :S: i^ huerez. — Le Keûe paya. — En temp^ 

^ 2. S. - voulu, la dame Ll accoucha d'un fils^ 

j^ zn iB ^ M UJ ffl qui fut depuis le bachelier Keûe-wenn^ 

!^ H llli -^ ^ ^ ^ linn. — Trois jours après, l'âme s'emi 

^ !^ f^ "^ n nt Ù para encore de la nouvelle accouchée.--; 

W ^ ^ ^ mt Wf kÀ Vous êtes vraiment dépourvue de cœor» 

3fc ^ ^ ^ ^ ^ ^ '^» <^î^ la vieille dame Tch'ènn, m^re 






— 207. ^ — 371 

f^ Wa fê Ml ^ Wi 7 ^^ ^^^ ancien mari; -^ Pas du tout, dit 

-j^ j]K ra ^ 'H' SB J0 l'àme. C'est moi qui vous ai procuré 

^ ^ Cl ^ ^>. i>R pi cet enfant, qui doit m'être attribué, et 

^ ^ ^ ^Si ^ JS tu ^"^ "^ ^^^^ '^^ offrandes rituelles. Je 

3flP B9 tTfi Ift *^ 2fP BIf ^'®°^ ^^"^ l)eaucoup à sa conservation. 

SSÎSSS^M Or sa mère étant fort jeune, dort d'un 

W ^ si ^ W ^ sommeil de plomb. Je crains qu'elle 

^ fSi ^^ ^ ^ ^ n'étouffe l'enfant, si eiln le garde dans 

B&. lÉfe Kâ A ffl ^ -fff ^^^ '^^' ^^ ^^"^ ^'^^* belle-mère, de ne 

™ ^ kB >& /Bl TO ta le lui donner, que quand il devra téter. 

^^^^^WlHi ^^ >'6s^^ ^u temps, et surtout la nuit, 

gardez-le vous-même s'il vous plaît. 
Ainsi serai-je tranquille. — La belle- 
mère le lui ayant promis, elle se re- 

^ j^ $if lit 1*^ ^ ^ ^^^^' - ^^ ^^^^ ^P'*^^^ ^" ^^ '^^ ^°"^* 

'âll ^ S^ "iS >9^ @ @ railles. Le nouveau-né dut revêtir l'ha- 

^ ^ ^ W ^ ^ ^ bit de grand deqil en chanvre grossier. 

'Sff zn ^Ac ^ -^ ^ ^ Monsieur Keûe trouvant cela trop dur 

;2^ ]JJ5|î att ^ ^ >fâ 1^ pour un nourrisson délicat» cherchait 

m rr. M ^ ^ll -«- A ^^^^ accommodcmenls avec les rils. — 

/^ w H ^^ '*' ::ft *tv L'âme accourut, fort en colère. Pas 

^ ^ ^ ^ ^ "^ El d'accommodements, dit-elle, avec ac- 

S^ ISl SE M iS & "Ê^ compagneinent d'injures. J'ai été l'é- 

H âË iffil ^ H ^ ÏC passe-comme tes rits le prescrivent. — 

î^?BBiflftffl^>P *' ^^''"^ ®" P^^^^** P^^ '^' "■ ^"^"^ ^® 

jT -tt* ifc ^ ^ ffî âfc J^"*" ^**^ venu, l'âme s'empiara une der- 

*b — *B ^ S "*^**® ^^^^ ^® ^^ ^^™^ ^^' ^^^"' ^*^"^"® 

9b m f9^ sis M ^ >K^ ^" pleurant. Mon cadavre il mon âme 

^ ^ iH^ -S: '^ @D 4£ inférieure vont reposer en paix. Je ne 

3^ ^^ ^^ ^ ^ *^r ^^ reviendrai donc jamais plus. - De fait, 

après les funérailles, le koèi ne reparut 



^:^m%^^^ _ --.- .-. 

^ "t ^ ^ 1^ ]^ Sif jamais.— Jadis, quand elle était encore 

fille, cette den>oiselle TcheOn avait con- 
clu un pacte, à la vfe, à la mort, avec 
deux amies d!enfance. Ces deux per- 



^m^mnmm 

W ^ IS ^ ^ fSfc ^ sonnes moururent très jeunes. Made- 
"" - '- moiselle Tcbeôa épousa Monsieur Keûe. 

Une nuit, ses deux amies lui apparu- 



MB^^miÊm _ _^ _._ 

W^^ ^ ^ M.ik i^ . rent, dans la ruelle de sou lU. Elle le 






372 — 207, 208. — 

fi ^ 1^ ^ 208 1^ dit à son marî. Celuf-cî prît son satn 

j^ jSl I A ^ 1=1 et fit des passes dans la dii-ection indi 

*? X ; S î: ^"^®- "^^ '^^ ^* blessées, dît Madame 

3C jET Hi^ ^ ZI ^ Mieux êùt valu les prier. Elles vont» 

venger suc raoî. — Elle mourat de faî 
peu apr^s, sans enfants, à Tâge à 
vingt-trois ans. 

B^ 9* '^ ^ ^ ilil L'époase en titre première, est enterrée à eâté « 

J^ -Sv 2rK 5 Xfj ,* l'époux. S* elle o'a pas eu de fils, nn garçon de l'époMi 

^^ ^C ^C P^ iR "lT **"' '"' * «accédé, ou d'une concubine, ou on adeyié, M 

-cj .^^ _^ ,^^ ^- -, est attribué. Vivant, il lui fçra les offrandes, comneisa 

^% *^t y^ ^ 'iH ^9p vi^*^'^ °>^'^- ^<^f^> il scf^ enseveli à ses pieds. 

^ ^ ^ ^ â ^=^ ^^ Tchée-kiang le policier Mib 

^ J^ ^ Cl — "— kisien, attaché au département des s* 

W /yf JUj ^ T ''^ lînes, avait amassé une somme d'argent 

p| ^ ^ ^ ^ '' acheta une petite charge pour 

1K 5r -iB iè ^ ^nf ^^^ Mà-hoantefaang. Xleluî-ci n'ei 

i Yn £ 2 ^ ^*®"^^^ P'"^ ''^^^^" ^'^^''® *'^^" '''' 

«& IH RS ^ ^ 1^ habile, il devioti)ientôt très riche. 

^ ^ ^ lig jZ. Ag Sur le tard, Mà-kisien épousa une jeoi 

^ ^ jgj j^ ^ — concubine, qu'il aima beaucoup. Il ré- 

^ ^ m tA ^ _- solut de lui laisser son héritage, a» 

^ ^k Ifê ^ ^ ^ '^^" ^^ ^^ transmettre à son fils. H I> 

^ ^ d^ 1^ ^ .« vertit de sa résolution, en ces termes^ 

^ ^ ^ !^ a "^ Si tu me sers fidèlement îusqu'aa boi 

W yo ^ 7C ^ ^-^ de mes années, je te léguerai me 

^ 1^ £ ^ 1^ ^'^"' ~ ^^^ ^"^ P'^^ ^^"^^ Mà-kiii< 

/^^ ^ JL^ ^ /kii ^tant tombé malade, appela son fils 

W ^ /> S J^ lui dit: Cette femme m'a servi avec. 

^ ^ ^ ^ «^ plus grand dévouement. Mon désir eâ 

JHj f& ^. ^ ^ que tu lui donnes le bien que je laisse- 

-ir ~T ^ iâ ^ ^^^ ^ ^^ '"^'^^' '^^ "'^'^ ^^ P^^ besoin. - 

^ ^^ TC W ^ A peine Mà-kisien eut-il expiré. qo| 

S$|c ^ ^ 7J\ yh son fils conçut le mauvais desaeiû A\ 

^ An 'js^ ^ w spolier la concubine. Le mari de si 

^ ^ œ — ^ ^^°^®' monsieur Où. alors préfet M 

^ ^ m ^ W Ts'uâu-tcheoQ, était un honw^ ca[»bio 



SOS. — 373 



^^' V^^ ® $L ^ de toal. Mà-hoantchaiig alla letroaver 

GT mià SSjl 'ftfî â4 ^ JS« ®^ ^^^ ^'^* Figarez-vous le tour que 

JR w î^ PII Sa 9S: 5^ moD pore m'a joué. Il a laissé une for- 

^ i@ ^ >4^ ^ ^ "ZT ^""® ^^®2 considérable. Or il m'a de- 






mandé de la donner tout entière à sa 
concubine. Je suis frustré. — Sois 
tranquille, dit le préfet Où, nous arran- 

® ^ 5E -4^ %%^^ Ml %^^^^^ cela. Je te prêterai main forte. — 

-ju jjL. JU fJ jgt 4gj ^ Quand le septième jour fut venu, la 

^ ^ ^ ^ ^ ffi ^ nuit du retour de l'âme, Mà-hoantcliang 

;^5^W^rîil-?3^ fit veiller le cefcueil par la concubine. 

^ ^ ^ fia ^ 46 ^ Lui-même et sa femme pénétrèrent 

iM fê iW^ lîtl IB 'A ^ll ^^^^^ ^^"^ '^ chambre de son père, et 

5^ ^ )^ IBI 5^ -A yti enlevèrent toutes les caisses et malles, 

1^ ^ -^ ^ ^ ^ ^ avec leur ctmtenu. Enfin Mà-hoan- 

jM ^ "^ ^ Éf ^ ^ tchang ferma la porte avec un cadenas 

^ ^ m ^ S ^ J^ ^^'^^^' "" ^^''^^ '^ veillée, qujand la con- 

^ ^ Ul «tJ ^P îRr 5k cubine voulut rentrer dans sa chambre, 

^ g^ a jS 71 J^ Ml elle trouva la porte cadenassée. Au 

XiîL 7=1 -^ FS ^ 4Jf même, moment le préfet Où «e^ présenta 

V^itlé^mm iM^ à elle- et lui dit d'un ton élevé et bru- 

Vi i^ "M BE ^ 1^ ^ ^' ' Vous êtes trop jeune pour rester 

M Ai. ^ ^ Pf M ^ veuve. Retournez de suite dans votre 

^ S ^ ^ -^ S OM famille.On vous cherchera un bon parti. 

^D ra ^ ^ y^ ^ JH Je vais demander à Mà-boantchan^ de 

@ fê^ iSH ifC ^ ^ iiil ^^"^ donner une somme convenable. — 

4t 4Sr 01 K ffi itP Ft ^^^^ ^^^' ^^ ^PP^^^ Mà-hoantchasg de 

•-- ^ '^ ^ ^^ grosse voix : Donnez cinquante laéls 

WS-^ift^^ à cette personne, dit-il; ce sera plus 

^ !@ S A ^ iQE M ^"^ suffisant. — Mà-hoantchàng paya 

i^ W ih ^^^ Jbk âS immédiatement cette somme, qu'il avait 

Iff fl» 111 HS ^ ^P 8fy préparée d'avance, puis dit à la con- 

^ ^ j^ ^ ^ pj ]|J^ cubine: Monsieur Où a raison. Vous 

/^ 1^ R ^ fe ^ ^ "^^ pouvez pas rester ici. On a déjà fait 

^ ^ ^ ^ ^ ^ UJ ^^^ paquets, et le palanqiiirî est^prêt. 

é* ^ ^ ^ ^ ^ Ul Veuillez partir à Tinstant, sans vous 

2^ ]^ S ^ î^ ife M inquiéter du reste. — Craignant les vio- 

"^ MË *&£ ih 7 ^SS^ 4Ë lences du préfet Où, la concubine ainsi 

M ^ expulsée partit sans mot dire. - Vous 

^ ^ flR WL ^ 3fe iS m'ave? rendu là un fameux service, 



374 



jttms^hm B 



dit le Ma aa Où. — Betoarnée cbflj 

^d^ -^* in -lî* ffi '^ ^ ^®^ parents, la concubine refusa de si 

^ 3C t^ ^ JK ^ ^ laisser remarier. Son petit pécule fa 

1^ f^ g jp. ;2^ |g ^ bientôt dépensé. Quand le douze de U 

@ nS >& ft ^ S -& septième lune fut ^enu, elle ached 

"5 ^ S: S ^ ^ renceps.et les autres objets nécessaird 

Œ ^ ^^ JR Pf .^ W pour roifrande (du quinze, jour dd 

ffi 95 ?E S ® ^ ^ morts), puis se rendit chez les Mi 

fSB Ah ^ WL -« Pil îM P^^*^*" ^^ lamenter avec eux. Elle fd 

\m, U\TLm.m-ftt^ reçue paria femme de Mà-hoantchand 

>5 H^ if IS — J^ ^ aussi mal que possible. N'as-lu pd 

4? ^ M T ?^ »)fc& 8)r ^^"^^ ^® revenir, après avoir m. 

%i-/iimm^%U> expulséa? lui demanda cette grossiéd 

BE yv W ^ ^W-y^ personne. — On ne permit pas à la cod 

^ ^ "^ ^ ^ ^ lït cubine d'entrer dans la maison. EIM 

SB iFf* @ J!â M ^ iff ^"^ '^^^® ^^"^^ '^^ cabinet attenant a^ 

9K ilL :V ^ EU S ^ vestibule, et avertie qu'elle aurait I 

Ifi ^ itt^ î* i| :^ déguerpir aussitôt les offrandes faitd 

^ <j^ Sy 1^ îftB M ^* malheureuse se lamenta durad 

«B >^ ^ iâ M itaL -t« ^®°^® la nuit, jusque vers le malin. H 

ÎK ^ fS re -W ^ ± Le lendemain, quand les Ma voulord 

^ 7 IP H^ ^S ^It A ïa chasser, ils ^ trouvèrent son cada^J 

Bg S ^ â^ J0 ^ >APV suspendu à une poqtre. Mà-hoantchad 

jS n S 5 S I Éa ®^ ^^^® acheter un cercueil, y dép(d 

^ JL H K '« A W la morte, et la renvoya. à ses parend 

^ ^ Jg -^ ^ ^ ,|| qui n'osèrent pas se plaindre, parped 

JS- it:â ^ ^ "K TSt BF du terrible préfet Où. — Persuadé qui 

^ ^ le. ^ -1^ ml y\. n'aurait plus désormais que des ma 

^ ^ # fH W ^ ^ heurs dans cette maison, Mà-hoid 

-^ ^ & -^ ^ 5S M t<îhang la vendit à un sieur Tchâng,^ 

^ ^ ^ » ^ -^ JU ^^^ ^® *^^®^ ailleurs. — Or une \à 

PL î^ /J> BE iR >r -ij le Tchâng vit la suicidée et Tenteni 

1^ ifl ^ ^ ^ ^ y^ pleurer. 11 avait oui parler des affain 

^ ^ ^ ^ 35 71-4- domestiques des ità, et était indigi 

^ -y f^ ^ ^ -^ X <*e leur Ignoble conduite. Compr 

^ m iîffl wE 3l M n nant à quel koèi il avait affaire, il 1^ 

^^^^WL^ Q dit doucement: J'ai acheté cette maisi^ 

"T* Bê ^ ^ "fe "M! 'fift ^^^^^ ^*^^*' ^^°^ intention devousfaa 

«MjS^^ ^"'^ ^^*^* ''^ connais vos ennemis^ w 

™ W -^ ^ 4C ^ ^ hoantchang et le préfet Où. Pourqi 



208. — 875 



>f^ «SI ^ iffiR /^ ^ M m*eDDuyer, moi? C*est à eux quMi faut 

xg *r^ Q ja zti 3K -* ^^"^ ^° preDdpe. Si vous voulez^ la 

^R tj -T" ^ ^ =EL — * nuit prochaine avant niiouit, je vous 

^^ ^ ^ ^ ^ ^ JS conduirai à leur nouveau dotnicile 






La pendue sourit d'aise, et disparut. — 

Quand la nuit fut venue, le ,Tchân$ 

brûla de l'encens, disposa une tablette, 

^ Hk 'S^ iï ife ^ pria l'âme de s'y fixer, puis la prit 

juiA Cl Iffr *7* tr ^ tir ^^ ^'^" ^"^ ^^^^ ^^^ ^^' Arrivé à leur 

^ tJ PF 4^ W ^ W porte, il dit tout bas à la tablette: At- 

— * ^ ^ ^ ^ ^ tendez que je frappe à la porte ; vous 

*4^ "Jk* t|2 4^ ffî ÎH ^ entrerez quanti elle sera ouverte. "7=- 

^ Â * S S S ^® Tchàng ayant frappé, le portier 

**^ Tf* yv ^ wW SR ^ sortit... Votre maître est-il rentré? lui 

^ ^00^*^^ demanda le Tchàng... Pas encore, dit 

1*^ -t Pn 71 ~*^ 'ter '® portier, je l'attends. — Bonne ooca» 

mÉ -^/4^ ^mL *^^"' ^^^ '® Tchàng ^ la tablette; 

1^ ^ ^ UL W sW entrez! — Croyant que le Tchàng se 

«O P3 Si W lÉ $Ë. parlait à lui-même, lé portier le prit 

A|r û|t i-^ ^ tiii ^ P^^'^'' w'* toqué, et referma la porte, -r 

m B]f ^'^^Mm Rentré chez lui, le Tchàng ne dormit 

"F* ^ S^ ^ f^ ^ P^^ ^^ ^^^^^ '^ "^^^' ^^ lendemain, de 

iMl 4^ f^ ^ SD * S^^^^ matin, il alla aux informations. 

^ dSi « M an A^ ^® portier des Ma se tenait devant sa 

S ^J ^ ^ P|^ 5^ porte ouverte. — Vous êtes bien ma-? 

f^l^ ^ ^ n iïn ^>n2i'' '"^ <ïî^ le Tchàng. - Il y a de 

-^ -^ BH "F" HH ^ ^°^^' ®^ *^ portier. Notre maître est 

^ Ta IW ^^ n*J ÏX rentré à minuit. Un instant après, il se 

ftË -^ ^ ^ ^ ^ trouvait mal. Maintenant il est à toute 

A ^ 5i S ^ M extrémité. — Le Tchàng retourna aux 

'^^ i^ -ju ^ S^ S informations, le même jour après midi,. 

PJf ^ Xi, <!i ÏK m Mà-hoantchang était mort. Peu de 

^ Bn P^ 0^ i itfc J^"''^ ^P*'^^» '® P^^^®^ ^^ mourut de 

iS. iJS >&K Dâ À "A môme subitement. De plus les deux 

V5 !^ ^ ^ ^ ~ familles Ma et Où, furent complètement 

3S[ T m 1^ ^ «X ruinées. 






Voye; Inlroductioa VII ; Morale et Vsages. deuxième^ 
édition, page 383 ; et le numéro 10 du présent volume. 



376 — S09. — 

l^Wtl^M^'lk'Ê ^ Wàng-yeMcheog, le fièi:B cadet de 

f^ 'At f^ $S dSl (% ^ ~lr Wângrliieiicheiui préfet de Où-ich'ang« 

S ^ uï S M 2 2b i '^«^ (Hôu-pei); était mort durant les 

JJÎRTïl^llIxRf^nrt* chaleurs de Télé. - L'année d'après 

^JSlWlWL^W^^ ^^^^' ^" automne, le mandarin Wâng- 

/V^^Bâ^'idâtWafeâfr *"»"'* ^^"*^" *** défunt, toml>a grave- 

^:«BeW<^«-2^j|;Ç ment malade. Il délirait depuis plu- 

$ il!& ^ 9|î iHb ^ lÉi^ ^ sieurs jours. Un médecin consulté pres- 

7^ ^ ^ ^ «ffr ?^ ^ ^^^^'^ ^"* tonique. La méfre du malade 

w>4-S*2SSt^S préparait la décoction, sOr la table, 

}^ÎK^iyi^«^^W prés de son lit, quand Wâng-hî dît 

H;— g^Q^^^^ d'une voix étrange: Xai été la victime 

^ £S tIC fb pi ^ 9 i^ ^'"^ imbécile de médecin. Je ne souf- 

2S ^ S » ^ ^ ^ ^"*^^* P^^ ^"'^* ^" arrive autant à mon 

TO^Bf%ïiCj*'3Ë cousiri ffi... El, d'un coup de main, il 

ASti^^^jÉFn^ jeta à (erre la tasse contenant la dé- 

^ J?; -^ ^ A 5 Hb ^ <^^*^"- ~ Q"* éles-vous? demanda la 

i^ mère effrayée. — Je suis Téncheng, 

BBj§^iHi'f^^'^l^>M ™^^t ^^"^ dernier. Se peut-il que vous 

SM^â(>^^^^ "^ re(x>nnaissiez pas ma voix? — 

m ^nawSv^ Qu'êtesrvous devenu? lui demanda la 

^ D 5S y Tu W ^ T-^ mère. — A cause de la droiture de mon 

^Mfêp^EI3tî&^ caractère, et parce que ma vie a été 



^ 3ii il jp» iiï ut K 



tranchée avant le temps, j'ai été placé 

- '-- ^^ _ -4j- ^" prétoire du Géaî© de la ville de 

^î^llJPViPlItKI^ Tch'àiig-tchcou(rangde préfet). Celui- 

^ ^ £É "3 -Il ^* "'^^ chargé de porter une dépêche 

m^ ^m importante au Génie de cette province 
(rang de vice- roi). J'ai profité de Toc- 

•^ ^ ^'i tt ife ^ ^ /V casion pour venir vous voir, et suis 

VS^^W[W??MéË arrivé juste â temps pour sauver mon 

^ Sa :^ o ^ u ^ ^ cousin HI des mains de soa.médicastre. 

p^^^M.^3è,^^ Maintenant il faut que j'aille remettre 

^ llfc ^ 1^ — i% ^0 ™^ dépêche au prétoire provînfcial. Je 

^Lt ^1 J9S 61 ^ "^ ^ "W i^^iendrai ensuite. — Un instant après, 

j^âS*^ Hî s'endormit paisiblement. Le lende- 

^ Wt 9 ^ W ^ ^ ^ inain m^lin, on constata qu'il n'avait 



— S09. — • 3Î7 

^ ^.^^k^it^ M ^"^""® souvenance de ce qui s'était 

fe-H:-* liK 90t ii^ =ti^ ^ passélavellle. — Vers le soir, Yéncheng 

te ^ Zï! ^^'^^ ^® nouveau par sa bouche. J'ai 

?5!w3^IKl0E^M soif, dit-il; donnez-moi à boire... Puis, 

Ml ^ '::^ ^ SÉC sa ^^ ûûi <î"»»<^ î* eut bu: Appelez n)on frère, le 

J^ïœSfSi^ «"«"«■»«• - or le Huitième, était le 

y^ J\ mm ^ iOu 71^ Wl dS^ seul frère de Tôncheng né de la même 

^ ^ ^ ^ jg JB^ /\ f^ mère que lui, pour lequel il avait eu, 

31 ;Mt Wt rr jar ♦& Ï7 jflT ^^^ ^"^^®' °"® affection spéciale, de 
■^•U^W — tt^yti^-j son vivant. — Quand le Huitième fut 
U -^ /J> 5jè T ^ '"& 4 venu, Yêncheng lui Ot des caresses, 

^ipi^^^PiéuM ^^^^^ J^^'^' P"'^ ^* *"^ ^^^- Prends 

^QU iff^ ^ -^ 1^ -tt* CT garde, dans tes jeux, de ne pas mettre 
^•J fl^ fÇ W H =R: t^ ta vie en danger. L'autre jour, quand 
^^W^^^MM ^" ^^^^^^^ naviguer des petits bateaux 
fe Fï ^ïS -^ — >K J? 3fe ^^^ '® bassin devant le temple de nos 
^m^^^iM*jLjU^ ancêtres, tu as failli être écrasé par la 
<'-n'^^J&'^''Wi^ chute d'une colonne. Tu devais être 
^^^jX^^Wt)^ tué. C'est moi qui ai poussé la colonno, 
iïffilJS^ t?-^'fiî^-A* pendant qu'elle tombait, et l'ai fait 
^ -nim, Mj^ m ^ "^ heureusement dévier. Tu allais payer 
È W ^ ââ 5c 5 ^ 1^ l'offense faite par notre père, à un vieux 

iport enseveli sous cette colonne. Notre 
père fit niveler sa tombe, dresser, une 
colonne dessus, et creuser le bassin à 
3^M^;|^^^y^ côté. Oppressé par la colonne, mouillé 
? ^ "S: ^ ^ :B! H$ ^ par les infiltrations du bassin; le mort 
!L 1^ ato ^^ o S ^^^^^^^ ^® se venger. Je l'ai empêché 

rrr^V^^tRfM.1^ de réussir pour cette fois, mais hàtez- 
Slë^flPéfi&^S'^ ^^"^ ^® Texhumer et de l'enterrer ail- 
^ llm *^ M- id: ^ A ^ leurs. — Puis Ténchéng demanda qu'on 
X >(H *^ 33c tp ^ /V ^ , appelât ses trois sœurs. — Quand elles 
^^i^~.^^}t^ furent venues, il dit: Première et 
S iië& ^ A H ^ yif "^ Deuxième, vous serez heureuses sur la 
^^^z^^^^jÙ^ ^^^^^'^ ™^^s ^^^' Troisième, le destin ne 
ClgttfcaEiKlSE'WRl te veut pas de bien. Cela étant, mieux 
t jftlIaf^îCtt^t^ ^^"^ ^"® je t'emmène, et te conduise à 

Éqgj 'fé* PT ttl i© f^ A Dolre mère. Autrement tu auras trop à 
7^ mWT^ -ttho souffrir de diverses marâtres. — Cela 

vM^'K^^^^yt dit, Ténchéng rit, salua, et prit congé 

48 






378 



- S09, no. — 



^ ^ 210 






+ ÏÎI 

-m 

lït 



mmmz ^ 



îfn 



m 



en disant: Au revoir! aa revoir! — 
instant aprèSi HI reprit ses sens, 
parla avec sa voix ordinaire. Peu 
jours après, il était guéri. Avant 
mois, la Troisième mourut. — En 171 
durant Thiver, avant le nouvel 
Téncheng apparut en songe à son 
sin El. Je suis heureux de vous voir 
bonne santé, lui dit-iU Pour moi, 
vais avoir de Tavancement. Il ne 
sera plus aussi facile que jadis de vi 
vous voir. Adieu donc! — HI se rév( 
tout triste. 

Voyez latrodnction m, hiérarchie des 
infernaox. — Dans cette histoirerpas de mélc 
mais le monde double, et le destin ; do Taoïsme pv. 



210 



A Lù-seu-tch'ang, village disb 
de cent stades environ de la 
préfecture de T'oûng-tclieoii (1 
aon>i vivaient l'étudiant £iâng-ilina^ 
sa jeune femnie née P'éng. Mariés I 
ans avant que l'étudiant coiffât le 1 
net viril, les deux enfants s'aimaiei 
d'amour tendre. — Une nuit. Ils i 
rent tous deux, que lui serait reçu 1 
chelier tel jour, et qu'elle inourrail| 
jour-là. Quand le temps des exan 
fut venu, l'étudiant ne voulut pasi 
présenter, de peur de perdre sa femfl 
Présentez-vous, lui dit celle-ci. L'il| 
portant est que vous obteniez un grad 
Peu importe que moi je meure. Dj 
leurs bien des rêves ne se réalisi 
pas. — Elle dit cela, pour décider s 
mari. Celui-ci se présenta à conti 
cœur. La liste des reçus, dont il éU 



— SiO. - 



379 



nwiBn%mii¥^m 









9& mi 

m 






fut affichée le jour qui lui avait été 
révélé en rêve. Le lendemaio il rece- 
vait, à la préfecture Tâng-tcheou-fou, 
It nouvelle que sa femme venait de 
mourir subitement. Il ne put rentrer 
chez lui, qu^après les formalités de la 
réception officielle des bacheliers, le 
quatorzième jour après la mort de sa 
femme. Or le peuple de la sous-préfec- 
ture de T*oûng-tcheon, croit que la 
nuit qui termine la deuxième période 
de sept jours, est celle où l'âme revient 
(comparer page 33, ailleurs ia septième 
nuit). Kiâng-ilinn veilla donc près du 
cercueil, dans Tespoir de revoir sa 
femme. Vers minuit, il entendit on 
léger bruissement dans un coin de 
l'appartement. Sa femme apparut, et 
souffla la lampe qui brûlait devant le 
cercueil. Ilino ne bougea pas, de peur 
de Teffrayer. Elle approcha du lit, 
entr'ouvrit les rideaux, et demanda: 
Es- tu revenu? 11 Fembrassà en pleu- 
rant. Quand les deux époux se furent 
raconté ce qui leur était arrivé depuis 
leur séparation, ils se mirent au lit, 
comme jadis. — Est-il vrai, demanda 
lUnn, que les morts sont cités par un 
satellite infernal, puis gardés jusqu'au 
retour, et enfin emmenés par lui? — 
Cela est vrai des âmes coupables^ dit 
sa femme ; celles-là sont tenues capti- 
ves. Comme j'ai été trouvée sans faute, 
et les juges infernaux ayant constaté 
que le temps de notre union a été 
écourté, j'ai reçu la permission de re- 
venir seule. — Pour celte nuit seule- 
ment? demanda lUnn. — Non, dit sa 
femme; chaque nuitjusqu'à solution de 
notre lien. De plus, je te^suis repromise,' 



380 — 210. — 

^ --— * "i)) $& ifp 2^ IS f@i P^"** ^"® seconde existence. — 

^ -A* É3 ^e» ^ V F^ i^ ^® moment, un coup de vent ébran 

-0 3s G^ ^ ^ ij^ ^ ^ ]a fenêtre. Tiens-moi ! liens-moi ! d 

^itL^^^T^^M *a fetame effrayée. Les koôi sont 

É4^ -ti ^ i^ Qil TCbC 2Êt ^ légers,que le moindre souffle lesempoi) 

S" S a S 2: li 2 2 '•" '«'°' ÎTésisUblement. - Au chan 

>|)fî ^ PI ^ ^ ^ îïBs ^ du coq elle prit congé, puîsre?întcb 

^fè'MWi^MVÊi^Hi ^"® °"'^- ^''® ^^^"^'' ^ ^^ ^^**^"^' ' 

4df "H* îW* "T" Jtn /h ^ 4>^ faisait divers travaux pour son ma 

^ ^^ JH^ ^^ ^ aE W 1 h comme de son vivant. — Cela dan 

âi''MmjÙià9^^^9Sà ^^^^^ mois. Enfin, une nuit, elle dit 

^'t^ 'M ^ M &élk ^ gémissant: Maintenant notre union 

_-^î&=sS!£S*û ^ ^^"^' ^^"^ tlix-sept ans, je te sei 

*>l ^ ^ « ^ 1>f IR de nouveau rendue. — Elle partit, 

^^ )l^ ^ ^^ Ui Ml °® revint plus. — Le bachelier Kiâi 

3C ^ H ^ /^ W '^'^ »Wt proposer les meilleurs partis. Il refi 



75 ii^ lU 1^ ^ ^ 4^ ^ obstinément toutes les offres, bia 
.. _ . "^ I^W — résolu à n'épouser que sa repromisc 

Je me remarierai, disait-il, quand vous 



^M . - ._ 

^ 1ê^ ISl -^ -^ ^ êP m'aurez retrouvé mon ancienne femn 



cérent. — La dix-septième année 
puis son veuvage, une jonque reveni 
^^^^Éà^^;^ du Chân-tong aborda à Lù-sea-tch'i 

Elle portait un ménage chantonais, | 
mère et fille. Le père était un bon roaisl 



^ SX :^ i& ^ ^. ïî â pauvre lettré. Son frère Favaît aidé 

Wt Wè 1^ ffli f^ ^ î^ -fr éleversafille, puis avait voulu la maiid 

5 _- ^ ^ m ^ S _ à un bon parti. La fille avait refuse 

yn^ fSÊ. m: mK t$ obstinément,, déclarant qu'elle élaît 

^ "^ ^ ^ 1^ tÙ^^ ^ destinée à un certain Kiàng-iliim * 

'fflÉ4i*'lllB*Plî7rtB Kiàng-sou. Ses parents s'étaient doK 

M S JL ^ m ^ ^ embarqués avec elle, pour chercher ce 

PQWdL^MBBÎ'®^ futur. — Averti, Kiàng-ilinn demanda 

•^ jMr j^ {^ ^^ jÉ^ ^ ftËi ^^ ^^^^ "°® entrevue avec sa fille, dan» 

^ tbC îl- "7" BB "T iH* 11^ laquelle il reconnut aussitôt son ancieo- 

^5KiL>l^iwJJlL^ ne épouse. Elle était renée dix-sep* 

iCC ^ 1^ jSi ^ ^ ^J ans auparavant, deux mois, jour po* 



^ 910, 2U, — 381 

Ifc iMl 9Ë ^ ^^^ & ^ j^"^* ^P^^^ ^^ précédente mort, le jour 

Wi ïB" *^ ^ 4* ^-fr X- ^*^ ^^*® ^^^*^ P*^^^ déflnitivement congé 

fr fl' rl^ :^ Vt W ni de son mari. Kiâng-ilinn l'épousa au 

^ ^ >S$ ^ iHi t^ ^ P^^^ ^^^* comme bien on pense, el ils 

M "V^ ^Ht *5* -^ iSc^ Î&I furent très heureux ensemble. Dix-sept 

& H B^ I 5 ^ M^ *°^ P*"^ ^^^^' '"^ ®^ ®"® tombèrent 

B «L ^ ^ ^ ^ 5Ë malades, et moururent presque en 

■B t%9 ^-^ tyn tf>^ JL&k pf Destin, métempsycose, incoliéreDcet', voyez latro- 

W^KKA^W.^ m ^ dnction VI et VII. 

ï"^HfFl^^ +ifE ^" certain Tchôu de Hâng-tcheoa 

^ ^ ^ ^ -g- 1^ t^ (Tchée-kiang) vivait du pillage des sé- 

E ^ ^ îfc ^ ^ pultures. Avec six ou sept compagnons, 

F ^ IX h ^ ^ m il sortait par les nuits très noires. Les 

]^ , ^ -jgr -^ ^ M ^^^^^^ étaient ouvertes à la pioche. — 

W «iff ^ S ^P fS: ^ Comme elle ramassait plus d'os que d'or 

i-fV^^^tî ^"R et d'argent, la bande recourut aux évo- 

% }S& i^ — ' -A t^ ifc cations spirites, pour se faire indiquer 

j; pi Q g ^ afe |0b les bons endroits. Un jour le génie Tâo- 

^ tj ^ M W 2l tt ^^"^ descendit sur leur autel et écri- 

t ^ Ht lîî î^ Tu W vit: Si vous continuez ce métier, pire 

$ 09 MK BE "^ ^ ^ ^"^ ^^'"^ ^^^ brigands, vous aurez tous 

Rh^^R^J^ ?0C^ '^ ^^^^ coupée. — Très eiffrayés, nos 

91 fW ^W^ ^ ^ pillards restèrent tranquilles durant 

^ yiC ^ i^ ^ ^^ mT plus d'un an. Enfin, n'ayant plus de 

â Yill ^ F^ 'à^ 1^ lë^ ^"^^ vivre, ils recommencèrent à con- 

^sh^»ll^ m^ ^^^^^^ '^^ esprits. - Un esprit des- 

£ TB s Uf ^^ 3^ SX cendu sur leur plateau, se donna pour 

5^^!$^ ii^ 1^ <^^^i^° ^^ ^^^ Sl-hou. Près de la stupa 

tt -fe^ ^ -li^ im i& iS Pào-chou-Va, écrivit-il, vous trouverez 

F ^ )^ 5C Ul 7t* W accès au tombeau d'un grand person- 

^T>^^^ ""^*^ '^^^®* '^^ ^^°"*^® contient un grand tré- 

'— sor. — La nuit suivante, le Tchôu el 
ses compagnons reprirent leurs pioches. 



\^ ^ W^ f^ USi ® D'abord" ils ne trouvèrent pas îe puits. 



38i ^ sa, 212. — 

212 .-^|g|||^;g:^ Alors une voix se fit entendre, qui I< 

-M (d *S« PP ^ jBR Hfl ^^^* ^^^^ les saules, à l'ouest de la 
7m m W jQmfiVm gode. - a rendrott indiqué, ils ti., 
M WMIS ^t-^M^ ^^renl de fait l'orifice d'un puits coil 
^ 491 M ^ ? ^ W ^^^' ^^''^ ^^ mir^t à déblaya. 
^ "^ ^ ^ ^ M ^ quatre pieds de profondeur envir 
K^ ^ ^ ^ ^ TC -T* ils découvrirent une dalle énorme. 
f^ ^B^^^l^^ '^ débarrassèrent, mais leurs forces i 
^ ^ ^ âS 3^ M ^ ^"^^^ °^ suffirent pas pour la souh 
M Ht S ^ ^ a ^®''* ■" ''^ ^ souvinrent alors qo'^ 
™ ^ i@ ^ @ ^ El bonze de la bonzerie Tsing-sen pos 
^ ^ ^ 8i Si M ^ ^^^^ ^°^ formule, au moyen de laqa( 
ju S?? S9 rft TT Jt^ ms ^' pouvait soulever les poids les (M 
^ W 5^: V /7 ^> ra lourds. Ils le prièrent de venir lesat 
^ 4^ ^ ^ ^ 4ir ^ <ler, et lui promirent sa part du botid! 
-tt ^ !Sl — ' 3t) À Mk ^^ bonze, qui était un gredin, accq^ 
^ ^^^^^? ta. — 11 récita sa formule, une centaii^ 
Ȕ ^ m W m y^ ^^ de fois de suite, devant la dalle. Sott- 
ie J^ # ^ §f te ^ ^^^° ^^ ^^°^^^ s'entr'ouvrit. 11 en sori 

5 i9^tfIlFHLM:x^4t ^° ^^^ '^^^* '^"^ d'une toise, qui saiil 
^ ^du2S>^éwtt '® ^^°^® ®^ '® ^*^* ^°^ '^ tombeau. li 
R* ^Ç wï :K f^ ^ ffll le vampire le dédiîra en lambeant 
^ ^ ^ 3tl Bt M ^ ^^''* dévora, ne rejetant que les m 
j^ f^ n â): ^ 4il :^ rongés. —Le TchOu et ses compagnon 
"K ^ W Bt ;S\ ^ ^ n'attendirent pas leur tour. Us s'enfit 
^ S ^ ^ ^ iS S r^Dt dans toutes les directions. — U 
^ I˧ iS. fif f^ "àl ^ lendemain, la tombe était refermée, (h 
T" "tt» ibfc ^ •* «^ 2 ^^°^® ^® '^ pagode Tsing-sea manquait 
A^ ' W% TT /V ^r IP TC Comme il ne revenait pas, le mandario 
% ^7 ^ iS^ ^ ^ ^^^ averti de sa disparition. On sut qm 

6 «^^MBEf^-fb *® Tchôu l'avait invité. Celui-ci fat a^ 

3Ë m yv^ wi^ ^ lîtes. 11 se pendit en prison, pouréchap- 

if? ^ ^ :^ # il = P^^ ^«^ 6*^^^«- 

HQ âl^ ^â. *^ 0^ i^ tifl Malfaiteare envoyés à leir perte par les cft^a* 

^ n9 1^ 'W m iM |U4 voy^ »iB^<> ^^* 

^ "^ >^î ÏS tË 5£ ^A^ On raconte qu'un préfet de Hâi- 



— 219, 2i8. — 383 



^^ ^ ^ ^ ^ f^ yang-fon (Heùe-naÏQ) sous la dynastie 

g» M db6> S EL ^^°9* ^^^"^ ™^^^ ^'^ charge, son àmo 

W IS nK -^ ^^ ne s'en aperçât pas. Elle resta dans le 

^ WL ? ^ ^ prétoire, et continua à monter au tri- 

M^ dhc^ afL jc "î^ bunal préfectoral chaque nuit, en grand 

-^ la «^ m ^ costume, à l'heure où le préfet défunt 

T^ ^ B M ^ avait accoutumé de siéger jadis. — Dn- 

— ^ «^ :;g H^ J^ rant la période Toùng-tcheng ( 1723- 

±l»l é^ ^ 1735) de la dynastie Ts'Iag, un Mon- 

Kl '^ ^ sieur K'iâo fut fait préfet de Nân-yang- 

Q ^ ^ ^ 'ou. Les employés du prétoire le mirent 

7^ ^ ^ JÈi ^^ courant. Est-il obstiné, ce vieux, 

A ^ ^1 !ft ^^'"^' ®° "^°^* ^'^^* °^ ^^'^ ^^^' ^^^ 

/V w ^J SE de même, qu'il n'arrive pas à se per- 

fc^ ^ ^ W s"^^^' 4°"^' i^^^st plus. Je vais le lui 

A ^ BB ^ démontrer. — f^ nuit suivante, avant 

Mtt l'heure ordinaire de l'appantion, le 

>^ ^ ^ ^ préfet K'iâo monta au tribunal préfec- 

 gn ^ pr J toral, en grand costume de la dynastie 

S Jn 2t SS '^o"^®''®» ®' s'assit sur son siège. — A 

^ 1q ^ fi9 l'heure ordinaire, l'ancien préfet parut, 

îH ^ B jJiS ®° grand costume de la dynastie dé- 

>i^ ^ iH^ âfe ^^^^' ^0°^°^^ ^^ approchait du siège, il 

<fr ^ ^ s'aperçut qu'il était occupé. 11 s'arrêta, 

W VC "fj S^ hésita, poussa un profond soupir et 

^ J^. ^ >^ disparut. On ne le revit jamais plus. 

pX ^ ^ I^ Voyez loirodocUot VI ut XII. 

^J ffl ^ M fil H Dorant:ia période l'âng-hi (1661- 

tA ^ & Xi "XÇ JU» 1722), un certain Tàng-k'ioungfang de 

se ^ S S -^ ï Kiù-Joung-hien (Kiàng-sou). concou- 

q[ ^ JEC ml «^ TC rait pour la licence à Nankin. Il avait 

-Sr ft '^ ^ El ^ composé, et pas trop bien réussi. Aussi 

^ ^ i& ^ toi é& é^>t-îl ^ssez inquiet, et craignait-il un 

3^ M ïl ^^^^' "" ^* °"^^ suivante, il rêva qu'il 

^ Mi ^^ ^ ^ ^ entrait dans le temple du Génie de la 



^4 — 213, 2i4. — 

8t^ S' 3)^ m Si ^ ^ littérature. Le Génie était assis sur sa 

rr i+i #îl îSt i;iî^ "7" ^i trône. Autour de lui, nombre de pelU 

IL ïfl «B nn Bn* ^^ wr fourneaux brûlaient. — Qu'est ceci 

® ^ f^ SI ^ "^ ^ demanda le Tâng à un assistant. — 

£? HÊl ^ ^ iSs ^ ^ refond certaines compositions du coo 

A U^'^ m ^m ^^^^^' dit celui-ci en souriant, sd(M 

m JL ^ W S ^ TO les desseins du Sublime Souveraine - 

|§ 25^ — • ^ ^ i^ 1^ ^^ ^^°^ constata que sa composilioi 

^ /^ + ^ Jff -fin <€ù ^^^^^ ^^ nombre des refondues. Elh 

»R ^ T ^ m AIH ^ était toute changée. Les lettres brit 

^ ^ "k 1^ W jK ^ laient comme de Tor. 11 s'empressa A 

^ ^ 5& ^ >P^ îfc ^J ''^PP>*^dreparcœur. — Lelendemaii^ 

M ^ B^ 1^ Jffi ^ "g^ ^ ^^° ^^^^^^' '* ^PP**^' ^"®' durant b 

iS '^ ^ iM]) TK w 3 nuit, le feu avait pris au bâtiment ot 

""^ ^ Se Hj^ ^ J@^ ^ '®^ compositions du concours étaien 

J^ tib €! f?T E^ !x^ ^ déposées, en attendant leur correctioo 

m ^ S ^ ^ S ^^"^t-seP' compositions, dont celle di 

95 al ^ îK H ® % Tâng, avaient été consumées. - U 

tt ^ ^ ^ a ^ ^ directeur d^ l'examen ordonna que ce 

•^ g# ^ P^ ^ n ^i^ë^t-sept candidats fussent aussitdl 

3i ^^ m^ J^ CX tC h remis en cellule, pour refaire leur corn- 

B9 ^ '^ 1^ ^ ^ 1^ position sur le même thème. Inutile di 

^ ^ S ^ & ~)t "^ ^^^^ ^^^ ^^ ^^°^ écrivit la composilioi 

■^ sS ^ rh ^ ^ -^ ^"'** ^^^*^ apprise par cœur en songft 

« m "T tÏ 5^ îs ^ Il sortit premier de la promotion. Iâ 

^ ^ wA ^ ^ M IS ^^cret du Sublime Souverain, son des- 

^ + i^ in ^ ± ;^ ^^°' ^^^^^ accompli. 

•â^ TE' IHr Ida :fe. ^ga. Voyez Iniroduclioa V. ~ Des textes nombreux alir- 

B "~^ J^^ ^* ^Y "S* 1^ ment, que le succès on Tiusuccès aux examens lillênim, 

/j^ jK^ «^ .m . «D ^^ dépendent moins du talent que du destin, d'une prédesti- 

^S — ^ 9^ ^ ^ ^^ ^^ nation basée sur les mérites ou démérites antéfiews. 

Il ii ^ ^ i; ffi 

^ ^«I*fSlJ«: 214 

W A ^ |f ^ :^ Au Kiâng-si, le pauvre lettré CWt 

7 ^ ^ n S ^ ^ ^"^ tenait une école ailleurs, rentrait 

?^ 09 B^ ^ ffl ^ ^^^^ '"^ ^^^^^ ^^^ longue absence, 

>» /£ ^ Hl S ^^"^ "" ^^^^^*^ omnibus. 11 vit, aa 

TT W 'f' ' Mu ^ bord du canal, une femme qui pleoraa 



— 214. -^ 38S 

"T" S S ^ 1^ ^H ^"^^''^'"^^' Q"'^^®2*^^"^'"** ^^^"^^3" 

^ Al^ itt tEt Ff n ^"*'* "" ^^^ ^^'* "^'* vendue, dU-elle, 

>lC Kl W ™ Wl JH- pour avoir 4e quoi payer ses impôts. 

fUt ^ iî^ s i^ '^ ^^ "^ P"*s me résoudre à me séparer 

TV ^ Jf^ ^ À. ^fl ^® ****' ®^ ^ "^^" ^^^*^ enfant, qui 

Lw ^ .â. '^ ^ J-. mourra certainement, si on le sèvre 

1^^ #:^# !^ 



maintenant. — Emu de compassion, le 
^ jS^ ^ 1^ :fS ^ Cbôu demanda: Combien votre mari 

doit-il? — Treize taëls, dit la fem- 
me. — Alors le Ch6a proposa aux 



>ffi 'J *^ ilvC ^ yt autres passjigers de se cotiser, à 

^ PI ^^ ^ pi p^ raison de an taêl par tôle. — Tous ro- 

i^Â A S a /Q V fusèrent. — Or son traitement, que le 

.3C t 5^ y l^ iK^ Ch5u rapportait, se montait juste à 

^ ^ S |ffi| '^ >K treize taëls. Il les donna à la piiuvre 

*fô B^ ÏA" ^ ^ î^ désespérée. — Quaad il arriva chez Jul, 

2^ ^ SSC /1> ^C^ w il dit à sa femme: Voici deux jours que 

P|> ^ ^f ^ ^ g£ je n'ai mangé; prépare-moi vite quel- 

""^ ^ FI Fî >l^ ft ^'^^^ aliments. — Il n'y a rien à la 

#3^ m: ^L ïï^ m njaison, dit la femme. — Emprunte, dit 

5k ©fc W ^ J[^ le lettré. -- J'ai déjà tant emprunté, dit 

W JS^ Û\i 9^ "^ ^ife '® femme, que personne ne veuj plus 

^ i^ iH* W{ i& S "^^ prêter. — Alors appréle-moi des 

«" ^ ^ ac ^ ^ herbes, dit le lettré. — La femme cueil- 

W n/t W S A>1 ^ lil «t apprêta des laiterons. Quand il 

^ TC 4f El ^ "l^ ®"^ soupe de c« légume amer, le lettré 

- jy, gg ^ç. i^j^ jr^ ^jC se coucha. — La nuit, il entendit dans 

^ ^ ^ Pn m T<h la coin- une^oîx qui disait: Celui qui 

JU^ ^ PÎf '^ ^ B9 s'est nourri aujouitl-hui de lailerons, 

|tg ^ "^ R I^ ^ ^"*^' Tannée prochaine, un fils qui sera 

& ^ S Tf ^ zw i*eçu premier d'une promotion de doc- 

S 5E 3^ :^ Ô ^ teurs. -- Un an après, la femme du 

iË "^ '^ ^ "^ i^ ^^^^''^ donna le jour à celui qui devint 

-^-^ ^ iS^ S^ ï?rt F-T Chôu-fenn, premier docteur de la pro- 

o£f ^ ^ » 5. motion de Tan U87, puis ministre 

^ 39^ ^,i^ fflf I d'état. — Une bonne œuvre importante 

pb ^ 1^ 1^ ^ prodilît plus de fruit, que nombre de 
petites bonnes actions. 






49 



386 — 215, 216. - 

'M A '^ W1 ^^"^ *® T'ài-tcheou-fou (Tch 

^ >K *^ ^ I& kiang), le lettré Yîng, encore sim|| 

^ ^ ^ ^ particulier, vivait retiré dans les rao» 

wi 5^ 3S ©C t?^ tagnes. Une nuit il entendit des koi 

2fc St iBl H © q«» parlaient entre eux. L'un dit: U^ 

t=B ^ ^ ^ S ^^'*^' ^^"^ '® ™^*^ absent pour r 

Ei V& ^ iS. ^ négoce ne rentre pas, est persécutée I 

^ ?!^ ^ ^ Wl ses beaux-parents, qui la poussent à^ 

* remarier ailleurs. Elle n'y tiendra | 



a 



^ 



^ JZ. ^^ >çr ^^ Avant longtemps elle se pendra, ct( 

ÎW "J W ^u H viendra ma remplaçante. — Le Yî 

jg ^ J^ ^ ^ écrivit aussitôt une lettre, au nom 

® 1^ ^ îH* 1 1 1 ™^* ^ absent, et y joignit la somme 

^ ^ ^ ^ quatre taëls. — Quand le père du mai 

x^ ^ Iw ^ F|1 chand eut reçu cet envoi, il remarqi 

«jB é^ ^ 'îâ — ' ^"^ récriture n'était pas celle de 

^ ^ ^ ^ ^ fils... Bah! se dit-il, si la lettre est (a 

Ix >ffl iwj Tvl t^ trefaite, l'argent est du bon argent. 

>^ f^ ^ ^ ^ '* ^^^^^ ^® penser que son fils é4 

Si ^ ^ -^ ^ '^^^^' ^^ "® poussa plus sa braài 

^ -"Tt ^ ^ ^ remarier. — Peu de temps après, 1 

^ -W B>fc bM pn marchand revint, et les deux époi 

^ 35 I& sauvés par cette bonne œuvre discrél 
vécurent heureux ensemble. — Avec ' 



temps, Maître Ying devint présidei 



e ^ SÇ 

^ Ç y^ ÎW d'un des six grands ministères. 

n%%^ 216 



ic «^#:A 



%- 



«ùL — r AO. rfc. Heùe-teng était un excellent méde 

"B ^J ^ y^ cin. Un pauvre homme nommé SoûM 
'^ ^ ^ Wi mien étant tombé malade, le fit pri< 
de vouloir bien le traiter. Heûe-ted 
lui fit plusieurs visites. Celle maladie 



mm.^ik 



^ T> 5i P3 w déclara-t-il, lieut à un épuisemeul ik 



-- 2i6, 2i7. — 387 

m ^ ^ Jg — ^ M^ forces vitales. Pour guérir, il tous 
& ^^ Àh -fft ^J- fitt faudra prendre divers toniques. — Or, 
B ^ ifi cL ST ^^ comme beaucoup de médecins chinois, 
^ Jtl ^ ^ ^1 1^ Heùe-teng était aussi marchand de 

drogues. — La femme du malade 
n'ayant pas de quoi payer les visites, 
et encore moins les toniques, conduisit 






^ J^ ^ ^ le médecin dans uue chambre écartée. 

!H! Wr ^^ >i>fe ^ i& ^^ ^"^^ pauvre, lui dit-elle; je ne puis 

-•> DC jS TF ^ 'W vous donner que ma personne; sauvez 

^û — ' ^ jtfc ^ ^ n^on ïiiaï*»! ^'îl vous plaît; je suis à 






votre disposition. — Je n'ai jamais 

commis aucune action déshonnéte, lui 

répondit Heûe-teng froidement. Soyez 

^ 3Bl ^ JJ ^ â P'"^ fidèle à votre mari. Pour moi, je 

^ ÏS — «* ift ^ G9 ^^''^^ gratis ce que je pourrai pour le 

» S sauver. — Quand il fut rentré chez lui, 

^ ^ â^ bR ^ ^ Heûe-teng envoya les toniques néces- 

3z ^ ^ f% ^ ^ saires. Soûnn-mien guérit. — Une nuit, 

un chçnn apparut en songe à Heûe- 
teng, et lui dit: Tout le bien que tu as 



m W 



^ ^ ^ § f^ ^ fait par Texercice de ton art, est moin- 

tU» qZL a ^ jî^ » dre que le mérite que tu as acquis en 

ZZ ^ S^ ^ ^ S n'abusant pas de cette femme. Aussi, 

ST} f^ Df ™ 8n ^r par décret du Sublime Souverain, un 

'^ aâë M 1^ tjj^ Jg^ titre, et cinquante mille ligatures, te 

Riffi o^ k Hft^ M^ ^ ^^"^ accordées. — Peu de temps après, 

^ ^ ^ » ^ le fils de l'empereur étant tombé ma- 

^ m ^ ^ iiX Vt lade, et aucun médecin n'ayant pu le 

y4^ ^ ï6 '^^ ^i^ ffîF guérir, Heûe-teng fut invité à lui don- 

^ M ^ ju «gtt ner ses soins, et le guérit du premier 

^1" HE -H* M ^ a coup. L'empereur lui accorda aussitôt 

£ ïâ ^ ^ ^ 5S ^" ^^^^^' ^^ ^^ somme promise dans son 

^ ^ -^ -^ -iBt ^^^^' ^ ^® ^^^' ^^^ informé des choses 

^ ^ ^ V^ 3m 1^^ P*^ secrètes. Rien ne lui échappe. 

?^E^«iir 217 
^ s A ^ ;s 'i> 

"^ ^ >S i2^ *^. ^ Le célèbre médecin Tcheôu-uetcb'oang 



388 — 217, 2i8. — 

Jg î^S ^^ jf^ jHW^ ^^^*^ ^^ serviteur nommé Téi. Cet ham- 

^ Mli U^ 2& ûïr AU '^ tomba malatJe. Le médecin lui ayant 

^ m m T rn /n tâlé le pouls, constata qu'il mourrait 

Ma j^ ^ 5fD B& ^ bientôt. Il lui donna donc une peUte 

_. ^ ^y^ 'A ^ somme, et le renvoya à ses parents. — 

^5^ TT ^ te ê Comme il passait à Tâng-tcheou 

ÎW @ P W ^ A (Kiâng-sou), Téi irencontra un homme 

^ ^ ^ ^ ^ ^ désolé. — Qu'avez-vous? lui demanda- 

^3:;^ ^ ^ St jet YS ^"*'' "" ^^ ^^^^ ^® Targent act flsc, dît 

TT "T! iZ ^ S *^ malheureux. Il ne me reste qu'à ven- 

dt I wC ^ J§ dre ma femme, ou à me noyer a^ec 

^ ^ 1^ ^ ft ^*'^' "~ ^^^ ^® compassion, Têi donna 

a Y -â* ^ dt ^^"^ *^" pécule. Puis il se rendit cbex 

"^ ^ ^^ ses parents. Au lieu de mourir, il goé- 

"l HÇ lis ^ 55 ''^^- "" I* retourna donc chez son maître 

^ ^ ât Sn JS^ *® docteur Tcheôu. — Est-ce bien toi? 

j&^ fflt -^ ^ *"* demanda celui-ci, très étonné. — 

iS TO m ^ }^ C'est bien moi, dit Têi. — Le médecin 

j^ ^ ]^ ^ ^"^ ^^^^ '® P°"^^- '^* constitution est 

4^1' Ix« ^ ifS ^ entièrement changée, lui dit-il. Ta tI- 

^ o liL ^^^^ ^'^^ ^^^^'^^ ^'^^^ étonnant. — Le 

'GÉ >n ^ iM ^ Téi lui raconta son histoire. — Ahî 

^ ?& ^ M ^*^ '^ médecin, ta vertu a touché le 

S -A- ^ ^ 4^ ^*^^' ^"* ^ changé tes viscères. Cela ne 

3E yÇ Hy TTO ^ se diagnostique pas. 

H iHl fâ^ fjf*- ^ A Hoéi-tcbeou (Nàn-hoei) un cer- 

S f^ ^ iwh ^^*" Wâng-tcheujenn était encore sans 

^ ^ m m ^ enfants à l'âge de trente ans. Un devin 

•^ ^ l4Îr % ?E *"* annonça que, au dixième mois de 

A^h IP* Hil ^ ^^^^^ année, il courrait un grand dan- 

iE ^'^ flii liS ger. Le devin était très célèbre. Aussi 

^M 1^ H t^'l ^^ ^^°£r se rendit-il à Sôu-tcheon, 

^ #1 -^ ^ ^ ^^"'' liquider ses affaires. — Durant 

3SE ^ ifh ? ôrî ^^ voyage, il vit unô femme se jeter à 

w -ÇC tE ^ e|] l'eau. 11 dépensa dix taêls, pour décider 



— 2i8, 219. — 389 

"F* "F P5 ^ ^ ""^ "" pécheur à la repêcher. Il demanda 
5^ ^^ S ^ "H" ^t^ ensurte à la femnie: Pour qùet motif 
-S 1^ w ^ :« îfif avez- vous agi ainsi? — Mou mari cul- 
^ ^& ^ îk ^ 1^ ^^^® ^^ ^^^^^ louée, dit-elle. Nous 
^ SU '^ FT IT ÏH ^^î^"s élevé un porc, pour payer notre 
^ O^mA i^ ^ redevance. Je Tai vendu hier. On m'a 
— * î wl ^5^ j« ^ payé en faux argent. Mon mari m'a 
âÊ «* B\ ^ 1^ ff^ battue. Voilà pourquoi je me suis jetée 

à Teau. — Le Wang lui remit ce qu'il 
fallait pour payer la redevance. La 



4c«18«^l|f _. , _ 

^ HÏ Jvt ^ 3Ê >w femme porta la somme à son mari. 

Celui-ci conçut des soupçons. La femme 
le conduisit à l'auberge où le Wang 
était descendu. Il était déjà couché et 



B|^ Jt ^ ^ ffl Wi endormi. La femme frappa à la porte 

^ H ^ ^^ En ^ et cria: Celle que vous avez sauvée vient 

S ^ S ^ ^^^^ remercier. — Vous êtes jeune, 

'J^ J ^ S. ^ Wl cria le Wang de l'intérieur; je suis seul 

"T> î^ A. i6 -F xâ ^^"^ ^^^^® chambre et il fait nuit ; je 

juA Y^ .^^ H iH :^ ^^ P^^^ P^^ VOUS recevoir. — Mon mari 

iS ^^^ ^^°" ^^^^ ™^*' ^^^ ** femme. — Le 

— ^ 1^ i^ ^ ^ Wang se leva, et alla ouvrir la porte. 

P^ tP h -^ 1^ ^ ^® moment un mur s'écroula, et 

-5 ffl S 5 d^ ^^^^^ '® lit qu'il venait de quitter. Le 

^ Jç ^ W -iT Wang avait échappé au danger prédit. 

^ iiV ^ iÊ ^ C'est ainsi que le Ciel protège les braves 

4& \W jfK on ^ gens. — Quand il fut rentré à Hoéi- 

vz ^ B -sh tc^eou, il alla trouver son devin. Vous 

5ç. iîs ^ 1 J ^ êtes un tout autre homme, lui ditcelui- 

JiS ^^ itfc f^ S ci. Le malheur est conjuré, et toute 

n -fcH 3r tu ^ sorte de bonheurs vous attendent. — 

M^ TO dt tl m wâng-tcheujenn eut successivement 

^ dt -^ fé ^ trois fils, dont deux furent gradués. U 

3g ^ Jjfr -Jk -F vécut jusqu'à un âge très avancé. 



219 



3E ff^ ^ ^ -^ Un jour de printemps, comme Lù- 

= W ï ^ ''*' s<î promentit dans la banlieue, il 



390 — 219, SW, — 



PI 



^^^ 4^ ^ ^ % lH] ^ rencontra un de ses anciens anais, moij 

:^:^Tfê?Ê:^Mz: ^ " ~" ~ " "7*" "" 

W'^^^W^'^Â. tribunal da Génie du mont T'âi-chai. 

Je suis en tournée, chargé de citer 71 
hommes. Vous êtes du nombre. Comme 
vous fûtes mon ami, je ne veux pas 

Mb ^ '^ bS ^ ^ l£ ^^"^ brusquer. Je vous prendrai aa 

retour, dans un mois environ. Disposeï 
vos affaires en attendant... Cela dit, fe 



^^M + W ^ 



^« m'f-r.M.m 



^ ^ iM: ^ ife ^ iÉî ^oèi disparut. - Lù-k'i appela son flis 






et lui dit : Je mourrai bientôt. Termine 
pour moi trois bonnes œuvres, que je 
n'aurai peut-être pas le temps de finir. 

^Jf^ § M *M M* >S^ Un tel est à enterrer. Une telle est à 

•+* "^fc Bi K& "ift "tf ^ marier. Tel chemin public est à réparer. 

^ HE -^ KR HIi ^^ ^ YqI^j l'argent. Occupe-toi de ces trois 

S ?Ët ^ :^ ^ "F* ^ choses au plus tôt. — Puis Lù-k'i pré- 

ffi9 izRl S* ^ f^ H ^> P^"^^ ^^^ cercueil, et attendit son heure. 

i^^ :ffi ^ S 'to ^®^^® ^^^^^ "® ^^"^ P^^' ~ Durantia 

^ ^ ^ =1 "^ m dernière nuit de l'année, le satellite 

]^"M A Ira ^ ^ ?â îof6»'ï^al j"V apparut en songe, et Iw 

^ ^ W èl ^ ^ S ^*^* J'ai reçu contre-ordre. Pour trois 

^ mtf S ^ m -iC »* '^^""^s œuvres que vous avez faites, 

^ gR aD* gn CB * JS vingt années de vie vous sont accordées 

i* iK "^ ''MP ■—• 1^ ^" P*^^* — ^'^**^'* lï^ourut vingt ans 

^ )l\ ê ^ ^ 5!. ^ ^^"s les sutras bouddhiques, ilyî 

^ ift JS 3S !ffi ^ f^ plusieurs descriptions fameuses de 

^ m S ^ ^ ^ ^'^^^^^ ^^ ^^ ^^^ supplices. Parloas 

V m ^ 4^ ^ ^ $e seulement de son entrée, à Fông-toi- 

^ râj ^-^ ^ ïîiï j® ^ ^'^n, au Séu-tch'oan. Un de mes amis, 

^^ nfitAç^t^ , qui a souvent passé par ce pays, m'i 

^ H) Wg <il^> qfrf raconté qu'il y a là dix tribunaux suc- 

^ M ^ "H ^ % M cessifs. Dans le dixième, adossé à U 



220 



— 220. — ' 391 



^^êittf"^êWBI ™0Qt3g"®» s'ouvre une caverne, fermée 



nm^mm^k^A 



par une forte porte. La nuit, à rentrée 
_^ de celte caverne, on entend le bruit 

^ ^ W ^ ^ ffî ^ 7 ^^s jugements et des supplices infer- 

SSjflAKJcW^^WW (1573-1619), un gouverneur du Séu- 

^^iLÎWi^Ml^ tch'oan nommé Koûo, voulut en avoir 

icr. t 3p ^ ^ % n^ ^â" '® ^^"'^ ^^^' '* ouvrit la porte close, 

S^ ■ ^ ^ "^ visita la grotte avec des lanternes, et 

JR« ^ ImE ^ ^ "K îu ^ découvrit un puits vertical, d'où sortait 

S ^ ^ ^ @i SB 'J^ ^ ^° ^^"^ glacial. Ayant fait faire un 

Jaiu^S^BB» Plateau en bois solide muni d'une sus- 

^ |î;i HT t3F 4^ iift ^ pension, il s'assit dessus, et se fit des- 

Bi 'f^ $ ^ jH ^ >5^ @ cendre dans le puits. A vingt toises de 

^X ^ i^ ^ B3 + s "^ profondeur, il toucha le fond. Là 

tÇ 2J ^ ^ 3- ^ t s'ouvrait une allée latérale. Muni d'une 

WL y^ ?P /^ ÎS? ^ )^ :xp lanterne, le gouverneur s'y engagea, 

JH HA "& V^ ^ ^ & t^ ^^ ^° ^^^^^ environ, et se trouva dans 

un monde lumineux nouveau, avec ses 
villes et ses palais. Etant entré dans 



M.M^n.^'nr^ 



^ JfeO^SS-^-S^ un grand prétoire, le gouverneur salua 

llP^ TL '^ ^ ^ TSBi fs^ Koân-ti, qui donna ordre de le prome- 

mî^ m^ ^Wk^r\ ^^^P^^ les divers tribunaux. Au cin- 

WI^Bwnrt'Rlî^ïl.O quiéme, le juge le fit asseoir, lui ouvrit 

|^^|[{^^fi~|^^l^ du thé, et causa longuement avec lui 

-Jr fôV IK -M <f^ Wft 20* J£ ^^^ affaires des deux mondes. Puis 

S t S M? •^ ^ n S ^* ^^ ^' reconduire au puits, et le gou- 

3£ '^h W SS Î2S I Ml iSà, verneur remonta sur la terre dans son 

^ fl — i ^ ^ ^ ig M plateau. Le souvenir de son expédition, 

"S" ^Pfl ^ t&i "^ ffl A im consigné dans les archives locales. 

H™'^*^— •^/vK=l Un ancien règlement de la sous- 

i^ ^ M ^)ï ^WF "^ M\ préfecture do Fông-tou, veut que le 

c5tilI"^wiw!MîSlî!K La veille du premier de la lune, on 

ift 3t ® ll^ "^ 3^^ """ §U dépose ces verges neuves devant la 

•^ Hu g- l- Ip j^ -Jr >\ fameuse porte, et l'on enlève les verges 

^ "ir El Jl J^ vC -^ <A usées rendues par les koèi. C'est là un 

f^SifïlSl^lf^^g* usage ancien, notoire. Que ceux qui 



392 — 220, 22i. — 



métempsycose, aillent voir à ^ông-ton- 
bien, ils reviendront persuadés. 



^ ^ ^ '^ 9ê^^^ W] M, ^"^ ^^ latiifû&ulté'à croire l'eRferetf 

M^ ^ ^^ ^fà ê^ Comparez numéro 14. 

mm + mmiè-m 221 

^SS-— ïï^ ^ ^^^^°' ^^^ revenants apparais^ 

^ '^ IM !^ m wR ^ BS saient la nuit, dans les jardins ^e i'bô- 

^ â? ^ ^ •^ îM ^^ "W^ ^^^^^^ ^^^ L'tnquiétude des habilaati 

ThA^^ffl+ff^:^ ^® *'^^^^ ^"^ P^^ devenir telle, que U 

J Jl w *J f»x êe HT whT -^ maître de la maison, Monsieur lia- 

"■^ ^j ^ V^ ^ ^'i ^ ^ ^^®*' *^"^ ^^ résoudre à prier les ta#^ 

nr g ^ — - 'fô ^ *Fâ^ -^ ^^®" d'exorciser sa maison. Le.Supé- 

S^SAi^=mîr?uS^ "^"^ ^^^ tâo-cheu ayant déterminé un 

S^ J^W" & ^ tr JLWJ jour faste, fit dresser un autel danslJ 

i^^T^^^^^ ^^"^ ^^ réception de la famille, i 

<^ ■ ^ *t I ^ ^_^ iigp suspendit aux murs les images d4| 

yc .t 5k T" -^ agi xpois pjjre, des vingt-huit constelb' 

^ ;^ "5^ ii /V i^ Ma lions, des trente-six cieiix, des quaH 

6^ ^ é^ S§ î^ 3K i^ maréchaux céiestes, etc. il dispod 

«K 1 S4 ^ ^ ^ me ^"^"^^^ °"^ batterie de tambours et 4 

w A Jg ^r- rr 1^ m cloches, avec quantité de lanteniei 

^ ih S ^IJ «Bl ^ iH d'encensoirs et de drapeaux. QuaranI» 

iVi 6^ i^ rS +^*î JS 4te "^"^ tâo-cheu furent convoqués pool 

OT HJ W ^W ^ fj ^ la cérémonie. Après un jour consacJ 

/wl f IM JE i:S ïa « P# à la purification et à rabsÊnence, ti ^ 

cérémoniaires firent les encensemei 
et les aspersions préparatoires, puisi 



p^ Me ^— ^ nn -4t- l4ll ^'' *es aspersions preparaioires, pul^ 

^i: ra fT ^ 1^1 ^ ^ grand tambour commença à rouli 

Q ^ § i y^ i9E ^ Les tâo-cheu revêtirent leurs vôtemerA 

^ jg; TTgr -t ilSl ^ éS: rituels, bonnet orné de Timage d«i 

^ œ J> ^ ^ ^ K^ ^^P^ ^^^^^S' ^'^^^^ décorée des neuf pa- 

f S ^ ^ ^ h *9i Isa lais célestes et des huit diagranunél 

[ij If^ j|^ ^ «^ lË ^ divinatoires, souliers permettant M 



courir sur les nuées, etc. Après avoi 

7Î #4i -d?* :^ J^ u iiL ^^'"^ ^^^ images et invoqué les génies 

^ Wl ^ ^ î Jl Ie ils chantèrent le grand exorcisme 



m^fÂm = 



— 231. — 



393 






durant une journée enliérc. Ensuite 
fut affiché avec solennité le ban du 
Supérieur contre les esprits malins, et 
son invocation a tous les lions génies. — 
A ce moment, tous les habitants de 
l'hôtel, poussés par la curiosité, vinrent 
pour voir comment on prendrait les 
yâo-koai. — D'abord les plus jeunes 
parmi les tâo-chea, saisissant les dra- 
peaux, occupèrent les cinq points car- 
dinaux. Trois cérémoniaires se rangè- 
rent près du Supérieur. L'un brandis^ 
sait répée magique, Tautre la yerge en 
branches de pécher, le troisième jçlait 
Teau lustrale, tandis que le Supérieur 
marmottait les formules de Texorcisme. 
Guidés par le maître de la nïaison, ces 
quatre officiants parcoururent tous les 
appartements, cabinets et recoins, chas- 
sant les yâô-koai dans la cour, où les 
porte-drapeaux, d'abord groupés, se 
défilaient en ligne, pour les cerner. 
L'épée magique tournoyait, la verge 
fouettait l'espace, le cercle se rétrécis- 
sait. Apportez la bouteille, corpmanda 
le Supérieur. Après avoir fait Je geste 
d'y introduire quelque chose, il la 
boucha, la scella, et ordonna abx tâo- 
chea de la porter au caveau, sous la 
tour de leur couvent. Puis il dit à Kià- 
chee : C'est fini. Ils sont pris. Désormais 
vous serez tranquille. — Kià-cbee se 
prosterna, remercia et paya. — Cepen- 
dant, parmi les spectateurs, les jeunes 
étaient plutôt portés à rire. On n'a rien 
vu, en somme, disaient-ils. Après une 
pareille mise en scène, ce dénouement 
est par trop insignifiant. Ont-ils vrai- 
ment pris les yâo-koai? — Taisez-vous, 
gamins, dit Kià-tchenn. Les yâo-koai 

50 



394 



— 2'2i, n^. — 



7] 



m* 






4M 



3^ 



sont des influx malins. Ils ne devil 
nent visibles, que quand ils se ca 
densent. Dans leur état aérien, ils 
invisibles. C'est dans cet état, qt 
ont été pris et rais en bouteille. — 
uns crurent cette explication, les autr 
non. En tout cas, les apparitions 
sèrent. Effet de la magie on de Fie 
gination, je ne sais. 

Voyez TP pages 83 et 84. Introduction XVD. 



222 



Après le grand salut à Tempereur 
les grands officiers se divisèrent 
groupes. T'âi-tsoung les parcourut 
regard. Parmi les civils, il reniai 
Fâng-huanling, Tôu-joumei, Sû-cl 
tsi, Hù-kingtsoung, Wâng-koei. Pai 
les militaires, Kào-chenlieii, Toi 
tcheuhien, Tînn-k'aichan, Tch'éi 
yaokinn, Liôu-honngki, Hôu-kin< 
Ts'inn-choupao . Mais il ne put pas dé< 
vrir le ministre- Wêi-tcheng. — Al< 
Tempereur appela auprès de lui 
cheutsi, et lui dit: Cette nuit j'ai fai 
un rêve étrauge. Un personnage s'i 
prosterné devant moi. Je suis, m'a-ti 
dit, le dragon de la rivière Kîng. Ti 
offensé le Ciel, qui a donné ordre I 
ministre Wêi-tcheng de me décapil' 
Je vous prie de vouloir bien me saui 
la vie... Je lai af promis la vie sain< 
Or Wêi-tcheng n'est pas ici. — Fai 
le appeler, dit Sû-cheutsi, etgardez" 
«u palais aujourd'hui. Cela l'empêcf 
de tu^r ce dragon.'— Bien, dît 
tsoung; et il fit donner ordre aux cl 



— 22^. — 395 

H J i:]^ jjj des équipages, d'amener au palais Je 

ministre Wéi-tcheng. — Or, . la tiuit 

précédente, tandis que le ministre 



m^ H m^i^m 



^^/fï^^T t^^ Wêi-tcheng examinait les constell^- 

' Tir 1& -S^ 5^ '^ 5E tt ^ ^*^°^ ^^ *^"^ brûlait de l'encens, un 

~* Âr «a ^ Jft /^ ^ ^ envoyé céleste monté sur une grue, 

JP* I ^ î^ la f^ w ^!I était descendu vers lui, et lui avait 

^B^^^^ftf^^Jt.^ ''^«^îs un décret du Pur Empereur (Pdr 

.1 f^ 2-- ^ ^ ^ A B& ^ Auguste). Le décret ordonnait à Wêî- 

57i 5x '^ ^ +a ^c**®ï^9« de décapiter le jour suivant, 

^ ^J Œ hI ÉiJ* W m IW au troisième quart de l'heure où (à peu 

•^ ï&i; ^ nr ili* ^ 7& ^A. ^^' Wei-tcheng s'était prosterné, 

yKmWiiSAj'mlX^ avait fait ses ablutions, gardé Tabs- 

^ ]^M ^ 3^ ^ #i K ^ lipence, excité son courage et dé- 

_ Jgr ^ *• /t: t^ la jhj# gourdi son poignet, en attendant l'heure 

B ^ M ? -^. ? 5 indiquée. C'est pour cette raison quMI 

^ ^ ^ B0 ^ ^f "^^ W ne s'était pas rendu à l'audience impé- 

î^ '^ ^ ^ *8^ ^ Tiale. Mais quand le char envoyé par 



BEÎ 



ifc 



^__ Htti "- iE=ai . ^'empereur pour le prendre fut arrivé, 

xa \m H Wh tu -^ H ne lui fut pas possible de se dérober. 

*^ ^<Wk ^ WkM W" ^ lï revêtit au plus vite son costume offi- 

^ ^ ^ ^ Wi Â. ^ ^ ^^^'' ^^ ^® laissa conduire au palais. — 

B B>lï T?T iR^ >T>w '^ ^CXi pereur en s excusant, sa Majesté lui. 

^ 7 ^ W ^ flft x\ '^ ^'^' ^^"^ n'avez commis aucune faute. 

#=!a. qr: B '=^ fTH: H^ ♦Ûl fl^ Puis l'empereur congédia tous ses offi- 

«. '^ ^ -^ '.^ ^ ^ ÏW ciers, retint Wéi-tcheng, et l'emmena 

iS ® 3\ sS h 6L SJ ^ dans ses appartements particuliers,^ 

tP ^ ^ '^^ §4* ^ ^ ^^^ prétexte de conférer avec lui'des 

W 5i£ Ylli 71 M ^ ta -y* ^^^*^^^ ^^ ''^^^^- ^'^ conférence ter- 

ffiV 7t^ iW y^v 3C pBt Wl -^^ .minée, l'empereur dit aux femmes de 

Hi^^^^'ikA^^Mà disposer l'échiquier, etinvitaWêi-tcheng 

^ ^ du SÎE il| ïffi >S ISX l'heure où, au milieu d'une partie, 

Wi ffï '^ li f ^ M i^S ^ Wéi-tcheng s'affaissa soudain. — H 

^ tb 4^ :^' ifl ffi 95T -i« s'endort, se dit T'âi-tsoung. Pauvre 

» 2i ^ "^ - - ministre, le poids des affaires l'accable. 

iS pC H^ ^ Jtb >?^ ^ ^ Laissons-le taire un somme. —Au bout 



â96 

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— 2S2. — 397 

|^É||^^g^^ M: fS^ d'un cerlain temps, Wéi-tcheng revint 

1;^^ -Jte Ml iH- ^^ P7 Bàfi ^ ^uî> ^^ ^6 confondit en excuses. ^ 

t(m ^ipJlLtu UffiSi Soyez tranquille, dit Terapereur; re- 

^Ki"^ ^ j[L ^ ik M, ^ commençons la partie. — Ils allaient 

^ ttl 4S 1 1 1 f& m flî ^(k coi^'n^i)<^6i' â poser, quand on entendit 

:S !S -ï î£ lï î» Sk des cris au dehors. Puis Ts'inii-choupao 

R iH lîi ^ ^ IK lB Iffi et Sù-maokoung étant entrés, déposé- 

:lê 5^ ^^ ^ ^ 5^ 1> ^®"^ devant l'empereur une tôte de 

i fi^ ^ ^ *=^ -U- éA ^ dragon fraîchement coupée. — Qu'est 

^ i^ ^ M ^ ^®^*^ demanda râi-tsoung. - C'est, 

l liSl ër ^3* pq ^ W d^ dirent les officiers, la tête d'un dragon, 

tW^ rtï iÉ ^ 7P ^ S <iuî-vient de tomber des nuages, devant 

h 73M iiJ 9ii w yQ « 5^ ,^ g^jg^..^ ^^ ^.,j^ p^g _ Qu'est-ce 

que cela signifie? demanda l'empereur 



â^^i^^4'#fp|9 ^ Wéi-tcheng. - Sire, dit celui-ci en 

i'I^ ^ 'S* ^^ ^ ^ :^ ^ prosternant, c'est moi qui viens de 

^ &B ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^* couper, durant mon absence. — 

I Wl fê §T •& W* ^ @ Mais, dit T'âi-tsoung, durant cette 

Si :^ ^ ^ ^ ^ 5^ SK absence, je ne vous ai pas quitté des 

i aS ^ Si -— :* -^ /i« ^'®"^- ^^"^ "'^^^^ ^^^^^ °^ *® P^®^ °^ 

p '^•H "^ RB >> W B^ ja main. Vous n'aviez aucune arme. — 

i t^ Mit ^ •§• ië ®f 8i Vous n'avez vu que mon corps, dit 

g a[ — • ftl] ^ -Jfc iffr ^ Wêi-tcheng. Mon âme est partie. Une 

^ . ^^ -. ^^ *-^ >*- troupe de gardes célestes lui a présenté 

un dragon enchaîné. Âpres notification 



i f^ M M^ ^ ^É^ ^^ ^^ sentence, et de l'ordre du Ciel 

^^"^m^^SiiSt ni'enjoignant de l'exécuter, d'un coup 

I ^ ^ ^ ^ S' nr u ^® 8'^^^® ^ ^^"^^® tranchant, je lui 

I ^ T w^ ^^ l£ 3E Jl abattis la tôte, qui tomba des nuages 



"^ Wl M ^ ^ ^ ^ ^^^ *^ ^®"®* "^ L'empereur éprouva un 

S An ^ iB G _• =Ws IC sentiment de satisfaction, en constatant 

JW fêv tÇ "^ o 7Ç combien son ministre était capable. 

1*^^ ^^ l^S. ^ D'un autre c6té, H éprouva un senti- 

i *^5V 4T 4* 77 ^ ^ ™^^^ ^^ regret, parce qu'il avait promis 

^^jIl^X'^'MjX^ ^'^ dragon la vie sauve. Enfin il donna 

TmW(.7m^^WM ordre de suspendre la tête au pilori du 

t ^ §£ ^^ lit >^ ÎPÇ ^ marché, donna une récompense à Wôi- 

fr ïH* S" 'fit ^ ^ êê ZB! ^^^oûff» ®^ renvoya tout le monde. — 

tJUj BE9 2^-Et!iI Quand le soir fut venu, il se sentit touf 

ÏJÉiMW^Rii'fï mélancolique. La nuit, il dormit mal. 



398 



i^ iH m, tiiL ^ Jg -gr j^ Vers raînuft, le dragon décapité loi ap- 



-3L-#iii:mi 



parut, tenant sa tôle sanglante. Rends- 
moi la vie! criait-il. Tu m'avais promis 

S 10 15 ^ m:! ^ î^ ""j^C ^^ ™® *^ conserver. Viens, que noos 

A^ 'tel ^^^ ^ DlË '8^4'^^ éclaircissions cette affaire, par devant 

ammmS^m'Z ^® ^"^^ "^^^ enfers... Ce disant, il étrei- 

Mjl^rî^lTO B /wM gnait T'âi-tsoung, muet de frayeur et 

^MM'I^^'^ iK 1jn ^^'^^^ ^'""® s"^"^ ^^^^^®- ~ ^'^"°p^ 

'i^ *^ vSS i^ -fet* ïfiC '^^ ^^ ^^^^ s'éveilla soudain e^ criant: Il y a 

w S ± ^ ^ ^ ^^^ ^®®^ '^^ • *' y ^ ^^^ ^^^^ ^^* ••• ^"^^ 

© ^' W iR ^ ?Jê ia iSSf î* ^onol>a dans le délire. — Les femmes 

fê ]ft ^ --* ^ ^ ^ ÏF et 'es eunuques étaient dans la conster 

W> a '^^VKTfffflWj^ coutume, tous les grands officiere ar- 

iEJl^MP5l$5l$lii J'ivèrent. Ils attendirent longtemps. 

Sfi tir 'ë F^ ^ {^ ^^ Bffi^ Enfin on leur annonça que, r^mpereur 

S/^to^^m^^ ^^^°^ malade, raudience était remise à 

W ^ W ^^ 1^ W M m un autre jour. En même temps l'impé- 1 

pH--fc:ggj^Pxk-^^ ratrice faisait appeler les médecins dn 

B y^ '&Û IM "^ ^ li^ B palais. Les grands officiers inquiets at- 

Mà '^ m Tm, w "vl At ^ tendirent leur, sortie pour les question- 

^ H* n ^fi îi H fô> ^R ner. Le pouls de l'empereur est fort 

M W ^h M ^ ifR OkM agUé, dirent ces praticiens. H délire 

S m S "îî S' S tÈ ?5 ^^P"^« ^"'" ^ ^" "'^ ^°^*- ^'^'^ ^'^''• 

'^ IM T^ Vtm î^'J 'K yPJ On verra dans sept jours s'il s'en tire. - 

^^IÇ^'^^^i^ii ^^ paroles de mauvais augure, causé- 

H T» ^ -fr- ë§ S" |-f IC ^^'^^ ^^^ graftds officiers une grande 

-S *^ .^ S e P frayeur. Un instant après, T'âi-tsonig 

^ ^ *3^J ^ É|J |{5û S^* "^ fit appeler Sû-maokoung, Ts'înn-choa- 

J^ÙJi^^^M^ ^° ^^ Utch'eu-kingtei. Chers fidèles, 

^ r HH M ^^• ^ ^ W ^^^^ ^^^'^' ^^^^ ^^^^^' ^'^** ^^^^^^ ^°®^ 

T3 ^^WJBfl]/t35T^5cW durant 19 années, sans que jamais per- 

M^MWé^lSIX^—^ sonne m'ait fait peur. Mais cette fois 

•??ÎS^ — PîtîJl^lH y^^ ^ affaire à un koèi. — Soyez trao- 

S^« -rtr^ïS^ ^"^"^' ^^^ Tslnn-choupao; la nuit 

mBMàW^f^Mm prochaine, utch'eu-kingtei et moi, noDS 

^^Eêl^Êl'bt^C^ ^^'^^ garderons. Ce koèi sera bien osé, 

^. *^^^ WW reur. — Quand te soir fut venu, les 

S ^^^f^M^B^â^ deux braves prirent la garde du palais, 



— 2Î2. — 309 

^Wi^M^^JB^ en grand ct)stume de bataille, tenant, 

"^ Wl ^ ^ SïSStJ^âS '"" °"^ massue, l'autre une hache. Ils 

— •/&KtH^2^*^5K ne virent rien de toute la nuit, et Pera- 

^ fln iM :^ ^. B lin ^ pereur reposa parfaitement. Le lende- 

SE Hi IJ* ^ S IS X A "^^^'^ T'âi-tsoung remercia les deux bra- 

"£i|^L^>-p--'^^^ ves, etlespriade contîaueràluirendre 

T^ m l> lit w "w »t ff ce service chaque nuit. Maïs, au bout de 

"iV; H^^li^:Affi^ quelques jours, il leur dit: Je ne saurais 

PH Hc >l^> 'ffe "^ ^ ^ P^ consentir à ce que vous vous fatiguiez 

Jîfefl^A-^^A'^iîi de 'a sorte. Je pense que votre image suf- 

W W 4^ ^ ^ ."X M ^ û**^ pour me protéger. —II donna aussi- 

— "* ^ M M A ê ^ '^ ^^^ ^^^^^^^ ^^ peindre les deux fidèles, 

2^ TO B œ ®I TC V 14 ^^^^ ^" **^ étaient, avec casque et cùi- 

IX. -W- a E9 =*^'i JE ^ Bv fasse, l'un avee sa massue, l'autre avec 

^ ;^ M ^ ^ 'f^ ^ f g sa hache. Les deux images furent fixées 

fâ J4I» 3$' ^ ^ fê ^â 4/* ^"^ *®^ ^^"^ battants de la grande porte 

^ Ah S 5 *!• ffl !2 ^ "*" P^'^^^- Le calme continua de régner, 

J£ M ïiS K ^ W l" "t comme si les deux braves eussent mon- 

>rPISS2^TXI^^ ^^'^ ^^^^*^ ^° personne. — Mais voilà 

"^ 'tea ^ ^ ^ ^ — - ^ qu'une nuit le koèi découvrit, paralt-il, 

alH"^^^^ '^ P®^^® ^® derrière du palais. Ce fut un 

^TT^M^f^f^Hi ^^^" vacarme. Les briques s*agitèrent, 

. S PJ ^ ;^ ^llC dt ^ ^^^ ^*^^^^^ volèrent, et le reste. Sû-mao- 

Sk ^ ^ -iâ» '^^ ^ ira^ ^ ^^^^9 proposa à l'empereur de confier 

mf^WW^^BwXPs la garde de cette porte à Wéi-tcheng. 

^ ^ '^ ^ ÏH W ^ P9 Depuis lors, elle fut aussi paisible que 

^ .^ it ^ Ô «* ^ ^ôf ^^ P^*^^^ ^® devant. — Cependant, mal- 

S '^ ra[ ffit M ^ m ir^ ^''^ ^^^ ""^^^ tranquilles, l'état de l'em- 

:J^ m ^ ffR SŒ JS. ^ ^ pereur empirait. Enfin l'impératrice 

^5g iR JS, ÎP ^ ^ >f* §1 convoqua les hauts dignitaires, pour 

■ ^ ^ S ffi S* ^ ^^^ ^ recevoir ses derniers avis. 11 leur fc- 

I?R ^ ziTC :xrc iS, LK ^ B commanda son fils. Puis on le lava, t)n 

^ ^ >fc 4" W ïd H M rhabilla, et on attendit la fin. ^ A ce 

Tft ip ^ n don gS :tC ^ moment, Wêi-tcheng présenta à l'em- 

S ^ ^ +tt ^ ^ ^ ^ pereur une lettre. Prenez ceci, lui dit- 

S S fffi SP ^ Kl -H:; Jl il. J^al aux enfers un ami. H s'appelle 

^ P^ .^ K A -^ H JH^ Ts'oéi-kué. Il fut jadis au serviçe.de 

S^ >W^ irfe M +• Bi ^ ^ votre père. Maintenant il est officier infer- 

«I ^ ^ jT ^ ^ nal. Nous sommes restés en très bons ter- 

^ ÎC Jv ^ '/î' iS * ^ mes. Remettez-lui cette lettre. Je pense 



400 



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401 



^ ^ f^ iP ^ lit ^ t ^"^' P^** ^""^'^ 1*""*' ^"^^' ^* trouvera 

I ^ ffl -ir Sft ï? :ii e ^ moyen de vous renvoyer sur la lerre. — 

Ï^^SS^fï T'âi.tsoang piil la lellre, la glissa dans 

ait:?KASi>B^flBM sa manche, et expira. 

^.%^^M^im^ Il lui sembla quMI soilail du |»alaîs, 

l54S*fryBl*MfH-^^ rappaieil des grandes cliassi's. 

J^9^ T^iny "^Mj ^ é^ Puis, en pleine campagne, son train 

^ Hé ^ i^ W § S M ^'^^^"0">l soudain. 11 errait seul, à 

^ ^ ;> jtt: gK /J. 2P j^ P»ed, dans les hautes herbes,' et com- 

•=? ^ ^ T? -4r- fli lu ^ "lençait à sinquiéter, quand une voix 

J m 1^ VU ^^ i^ ly^ lui cria: Venez par Ici! - râi-tsoung 

^'j il^ ïl^ ^ ^ ^ ^ -^ ^^»P^"^^''^- Un homme agenouillé au 

IK O âï ^ ^ V^h K** ^ '^^'*^ ^" chemin, lui demanda pardon 

i ^ ™.^ 2 ? ^ de ravoir fait attendre. - Qui êtes- 

^Mé^W'^mi^^ vous? demanda l'emiiereur. — Je suis 

^ ÎÎK ^ ffl è iê^ ^ un ^°^'^y^ parle juge du premier tribunal, 

^ _! T ÏÏ ? ? S ÏT "^'^ »'i«^«nn»i' PO"»' vous citer, à cause 
r* J^'^fit^'^du dragon auquel vous aviez promis la 

^jÊ^M^^M^^ ^^*^ ^""^'^' ^^ ^'"' ^ ^^*^ exécuté. - 

^>&ïAi^rtiJÇ}^:xnmL Comment vous appelez-vous? demanda 

5'^752riÉ- T'âi-tsoung. - Je fus sur la terre, tilt 

^ — \m m ^U"" '^ ^ l'autre, Ts'oéi-kne, serviteur de votre 

" A ifil M A ^ »/^« ^ ^^^^' Maintenant je suis atlaché aux 

^ :^ YH m tii-U^ ^ À *"^^"^"^ infernaux. — J'ai une lettre 

^ ^ Ws J^A fm M^ wi i\! pourvous, dit T'âi-tsopng tout rassuré; 

3 M MM^^^ iK HlJ ""^ **^^^*'^ ^® ^^^''® ^™* Wéi-tcheng... 

B -^ ^ ^ *^ T: *K A: ^^ ^* ^^^^ ^^ ^^^^*"^ ^® s^ manche. -* 

t 5 5 S S n Sî S Ts'oêi-kue rouvrit et la lut. Après les 

»^ *T @ >MÎ ^ lÉI tO m formules et les compliments convena- 

K ^ — ^g^^fîa bles, Wéi-tcheng priait Ts'oôi-kua, au 

A -iz- 4m ïi^ 7^ tàk M.t^ "^"* ^® *®"*' ancienne amitié, de vou- 

ïi^iw- loir bien faire son possible en faveur 

1 /s* ^ S^ "tr ^ ff A de son maître l'empereur T'âi-tsoung, 

^^ ^ -+» ^R ^ ^ et de le renvoyer sur la terre, après 

B. #• IH: ^ 15* S ^ explications données. - Soyez tran- 

^ W nù »^ *P& ^ Mi quille, dit Ts'oêi-kue, très sympathi- 

I fi 53S [t| ? J fe ^ ^"^- J® s^»s ^"® c'est Wéi-tcheng qui 

D *^ 1§! ÈH liM "iH ai ^ ^^^^^ ^^ dragon, et pour cause. Je 

> m î^ m^ ^ /^ ^^^^^ pouvoir vous promettre dès main- 

^ Sa IÇ 1^ IflL W 391 tenant, que vous relournerez sur la 

51 



402 



— 92£. — 



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— ^n, — • 403 

^ ^\ S fë ^ 't' -t "^ X^vvQ^ - A ce moment, parut une 

Ï^ H ^1 *7 H5 'S *^^^ Iroupede jeunes gens/vôtus de noir, 

'^ -^ ™ J nP ^ 7K avec des bannières. Ils dirent à T'âl- 

\\ ^ — W ut ÎS ^ ^ tsoung: Venez voir Yôn-wang, qui vous 

p:. ^ «s :^ i^V iiiJ J5KI i^ ^.jj^ ^^^ ^^^j,^g^ d'aprôs^lo? sept lettres 

dorées écrites en travers au haut de la 



ISiBiK^T HWî^ P^''^^- T'âi-tsonng fut introduit, ban- 

. .^ nières déployées. Dans la rue, il fut 

arrêté par son père Li-yuan (détrôné 



# ^ M SB ^ Bï W 



3E Bel fi d^ ^ ^n ^ âtt P^^ '"')♦ et ses deux frères KiéB-tcb'cng 






et Yuan ki ( assassinés par lui ). Il fallut 

que Ts'oêi-kue appelât à Taide un k'pèi 

noir aux longues dents, pour leur faire 

3E ^ ÏE @ ^ ^ -H "^ lâcher prise. — Enfin on arriva à un 

g^ Ba ;;jte nEl âfe^ ::^ >(|ïi à ^^''^nd palais, composé de dix prétoires. 

I ^ ^ • ^ 5 ^ Les dix juges infernaux sortirent à sa ren- 

LU Is] ^P iB ÎK 7C 3^ 2^ contre, et lui cédèrent le pas à l'entrée 

3E 3E ® T ^ i ^ M de la grande salle. T'âi-tsoung s'excusa. 

^_ - _ _ _ *^ ï'r»î AlA y%(lA n/-viin i»/\rkrlr»rk /•/\rv\rkfA . e\r\rv\ 



tr^^ 



J"ai élé cité pour rendre compte ; com- 
ment prend rais-je le pas sur mes ju- 



rU R^ # ^ f^ ïJî3 55B ®. ges? dit-il... Mais les juges firent tant 






d'instances, qu'il dut passer devant, et 
s'asseoir à la place d'honneur. Puis le 
juge du premier tribunal s'étant levé, 
iK ^K ^K jfc ^ ^ ^ i^ le salua et lui dit: C'est le dragon de 
qpj-^jHtAgwH^^iî^ la rivière King, qui a porté plainte con- 
^ ' ^ ^ ^ ^ ™^ ^ ire vous. Il prétend que vous l'avez fait 
^3EJti>y^^l|^w tuer, contre la parole donnée. - Voici 
^M TÇ âft ;^ W ce qui en est, répondit T'âi-tsoung. 
Quand je lui ai promis la vie sauve, 
j'ignorais que le Ciel l'avait condamné. 



^ ii E 2i^ 7C fj ± 



ffl M '^T :^ S4* ^ §1 ë^ ^^ PJ"s, mon ministre Wêi-tcheng l'a 

^3E 3P P'â ïfiî -ftfl h "/r ^ décapité, sans que j'en susse rien. Je 

^ S Y I !±1 -^ ^ ^ ne puis donc pas, en justice, être tenu 

^: ^ t|l| "S* -pt W ^^ pour responsable de sa mort. — Nous 

i!l ^ ^ ^ï IM W ®f "^"^ ^" doutiojis bien, dirent les dix 

qr ^ -y -fc, iir -^ ^ juges; aussi avons- nous déjà fourré le 

^ ra ffiL 2 d^'sigon dans la roue de la niétempsy- 

^ ^ «fe W S ^ W cose. <:ependant, à cause du bruit qu'il 



iOi . — 239, — 


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^m-^M.i^m^f&mâ.mfT^i 


m^-^-mmx^mm^^z^ 


m.m-ï'^m-T^i^î.mnmMê 



— in. — 405 



UJ Kll il ^ ?Ë ï -^ :fc ^ ^^*' ^^^' "^"^ ^^'^"^ ^^ ^^"^ ^^^^''' 

B^ ^ âli ^ 4H W At '^^ '^^"' ^" ^^^" *® *^^"* "^^' Veuillez 

IW ^ ^ wj W -g* w TTC nous excuser de vous avoir causé ce 

^ISW'^iC'^'H^lii cJérangement. Nous allons voir mainte- 

jft "1>'î'*^3S^^lit "^"^ ^® ^*^^ ^st écrit de vous. Ts'oèi- 

flîi TO ^ :JP 9U ]®t ^ llffi kue alla chercher I»! livre, et l'ouvrit à 

M 46 ^ 9 ^5 M XTC ^ *^ P^^®- Q"®*'® "® ^"^ P^^ ^^ surprise, 

^k ^ >!Ï^ ÎTrt "fi^ >&" ^r "V ^"^"*^ ^' constata que 13 années de 

^ ^ îA^ B-ï- -S S régne seulement, étaient données à T'âi- 

3aE 3b im ^ ^.!^ "^ ^ tsoang. Il saisit vite un pinceau, chan- 

^ :fc éW >K^ iX 3^ #• geale — un en £. trois (33), puis porta 

M . i;i* ^ ^ __^ ïffî M OH '^ '^^"^^ ^"'^ j"g^s. — Depuis combien 

^^ ~^ "ï Œ E9 TT K^ d'années régnez-vous? demandèrent 

^^ 5> ^ "^ ]^ flX ^ *^ ceux-ci à T'âi-tsoung. -- Depuis treize 

^ 'îâ 1^ ÏS SI M Ê^ iC ^"^* *" ^'^""^ dirent les juges, vous 

^^ _1 ^ -^"^ /:j^ ^ avez encore vingt années à vivre sur la 

S bM 1^ pq ^ 5^* nJ^ jg terre; nous allons vous y renvoyer. — 

:^ ilfc â ^I J# ^* ^ ^ T'ài-tscung remercia. - Les juges 

/fcëSiJÊ'^itmrrîlW chargèrent le Ts'oëi, et un certain 

^ S S S Sl '^'^^^°' "^"^ ^^ reconduire. Avant de 

nvi 1S W HU ^fc ^ 4* Piendre congé, T'âi-tsoung demanda 

J?i ?l l§É itfc ?l ^ "W* i^ ^^ ^^' ^^^^*" voulait aussi du bien aux 

S-WtW i25tCîC^^I "membres de sa famille. Oui, dirent les 

^ISUl^l^ig^;^ juges, à tous, excepté à votre sœur 

@ Im :3' ^ 'S ^ ^ ^ cadette. — Que pourrais-je bien vous 

1^ TJTC , ^ 4î|t rr.] -Qr -jj offrir, pour vous prouver ma reconnais- 

I ^ «1 f^ Ai ^ r' sance? dqmanda T'âi-tsonng. - Nous 

LU ^ m" ^y B "^ ^ 5(B manquons de mêlons, dirent les ju- 

^-^] ^ SI B^ ^ iU ni 1^ ^^^* "" ^^ ^^"^ ^" enverrai, dit Tem- 

'S ni" B^ ^M" ^ '^ «fc^ -4- Pe»*enr. — Puis on se salua, et T'ai- 

m^^ tsoung sortit, le Tchôu guidant sa 

iM S |> >î^ 1^ ^ ^ 3E marche avec le petit drapeau qui sert 

7h ^ ^%Ê- W" tÊ BÏ\ nk ^ ^ guider les âmes, et le Ts'oéi marchant 

1^1 H «B 1?^ ^r iL m m ^^**''*'^''^ P^"^' '^ préserver de toute 

1^ >Ci fPt 1^ -AV î^ :3v tfl? agression. — Ce n'est pas par ce che- 

^ — % ^ ^ j|$ \{n ^ "^^*^ ^I"^ j^ ^"^^ venu, remarqua T'âi- 

'S^ffilffSt#^R'f9 tsoung. - Sans doute, dit son guide; 

ra es Ifvj- :^ M- 1^ Uj i— aux enfers, on entre et on sort par deux 

ré^ ^ — '>êîtlitLTjS voies différentes. -Bientôt T'âi-tsoung 



406 



T*âng Tdi-tsoung assailli par les prêtas. 




. ^ 2%%^ — 407 



Ift^^lîBTMËlfelXl ^P^^^*^^ '^^ fameuses monlagnes yïnn- 

:*: M^ 21 •^ ^ ^ ^ chan, clôture des enfers. En passant 

^ S VI . ia 3SA c^ yS prés des dix-huit étages infernaux, il 

iftJ^^^|^>felS^ entendit le bruit des supplices et les 

B^ :^ ^ ^ ^ ^ Jï A ^"^ ^^^ suppliciés. Puis une escorte 

wt ^ ^ '^ 2^ ^ ra» 5 ^^ satellites koèi, munis de bannières, 

5R E JrB ' 1S2 ^ îS ^ se présenta, pour le conduire au pont. 

T #"-0 X JE ^ 19; *S ^ II vit le pont d'or, le pont d'argent, et 

^2fe fô" :& >Btt ibC ii\ W îIK *^ P^"^ ^*^ misère, entrées des voies di- 

^ B r3 ^ ^ L|l *^ SI) verses de ce monde. Après avoir franchi 

ftr ill — ^ "^ t' 'Li^ ^0 *6 pont d'or, l'empereur passa devant 

B^ KH* isS fS: ^1 ^ "/C 1ê^ '^ PO^^® ^^ '^ ^^'*^ ^^s prêtas, suicidés 

S^SÎ^2^ffl 09 lues. Là il faillit lui arriver un mal- 

5IC i>^JlB1^>I^PÏC heur. Soudain des voix crièrent: Lî- 

T5l5iSltTR§*ÊX^ chettminni Voici Lî-cheuminnI (petit 

^C ttil vè :éfe -<â^ en ^ **iB '^^"^ ^® l'empereur ). Et une foule de 

^iwl-S^^^ f^^ P^^^^^' horriblement mutilés, lui bar- 

>I> 'Si *S 1k9 ® -^ Jtt J rèrent le passage; âmes des soldats tués 

^É '^ jîn Jfe ^ ^ ;& ^ dans ses guerres; âmes des suppliciés 

ni SbT ^/ft ^ V m ^^ \U "^»sà mort par son ordre. Tous cri- 

^*^ Pg IR ^ JL -^^ 1"J UJ aient: Rends-moi ma vie! et cher- 

^Ci^ ^ ^î@ W Im ^ ^ lêU cbaient à le saisir. — Secourez-moi! 

^ 3L 5^ W SI ^ ^l ^ ^^^ T'âi-tsoung à ses deux guides. — 

SiiS5S a 5"? Pas moyen, dirent ceux-ci; il faut par- 

J^ 50 2^ ^ ^ ^ B x^ lementer, et acheter le passage. — Je 

^ ^ Vil M ^ "^ ♦§! Éë '^'^^ "^" apporté, gémit l'empereur. — 

g -nj ^ yi ti* 5^ llf" T ^"'^ ^^*^ '^^ tienne, dit Ts'oêi-kue. 

^^^^i^JB- ^^"^ pouvez tirer d'ici une traite, sur 

"~* SR ^ T^ vè, yvL Œ 5T 'e banquier infernal Siâng-leang de 

5^H^jE^$^^^ K'ài-fong-fou (Heûe-nau). — Bien vo- 

:feîj Sî^ ^ -JUS: >«. ili ^ lonliers, dit l'empereur; et il signa la 

1l!f/«^^/V1W-Û'l-Ul«J tj-aite. — Alors Ts'oéi-kue harangua les 

S^ SÇ >fe >S Îï5 ^ ^ f ^ prêtas. Si vous laissez passer, leur dit- 

4^. Jlt ^ A ^ Ag ^ -^ il, il y aura des sapèques pour vous. 

&L l BH ^ -5^ ' ^ "^ L'heure de la vengeance n'est pas en- 

W y^ «^ Or J!C Wt "~" fê; core venue. T'âi-tsoung doit retourner 

;§ [|Ê 1^ ^ ^ ^ ^ ^ sur la terre. H vous fera de plus faire 

W >^ flK lhS= Î7 iS A m "" ^'"^"^ ^^^'^^^^' P^"^ ^^^^'' votre dé- 

AC /J 7314 ip^ ,/^ >^ / > t^ livrance. — Les prêtas satisfaits llvrô- 

M^MWt^^^^ rent passage. - T'âi-tsoung hàla le 



408 



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2^2. - 109 



^^MM^Ml^B P^"' "^^^ se comprend. EnÛn il arriva. 



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avec ses deux compagnoDs, à la roue 

^ ^^ ^ de la métempsycose. Adieu, lui dit 

^i^IfltiSl'M^^ Ts'oêi-kue; n'oubliez pas votre dette... 

Wl fê '^ ^ ÉK i^ ^ ^ ^^ ^* l'engagea dans le secteur des no- 

œSSsœ-^SS ^''^^ personnages. - 11 parut à Pempe- 

Vi ^ JS^ f9 m ^^ m W reur, que son autre guide, le Tchôu, 

iS5'5iF^I^-^-¥"1® ^® faisait monter à cheval. D'une traite, 

Zt T Ba Ê& 'ffi ^ $ll -il^ '^ cheval le porta au bord de la rivière 

-5»! ^ ^ ^ T^ 2b ^^* ^^''^^ ^® '^ capilale). Comme Pem- 

^ Wl ^ ^ h ® T ^ pereur s'arrêtait à contempler la ri- 

^^ ^ 1G ^^ ^ M ^ ^^^^^' ^^^^ ''heure, vite! dit le Tchôu, 

tu -^ M9 D^ i^ iM ^ iâ^ et il le jeta à l'eau. — A ce moment, à 

JELJS: m ^W? if^J yr^W la capHale Tch'âng-naii, tous les hauts 

?ï ^ ^Jt^ Wi tè "^^ f^ ® dignitaires ch'ils et militaires réunis, 

*fc J&i *& X^ >5V @15 Jft lïï s'apprêtaient à introniser le prince im- 

25SSi.S5ÏS P^"^*- ~ Attendez encore, leur dit 

'K S 5W l# ^ as BD ^1) Wêi-tcheng; Tàme de notre maître re- 

— ' ^ t% ^ ^ 5î^ ^ ^ viendra certainement. — A quoi bon, 

B7& -S SE ® vS HT rfc ^>'*ent les autres; le proverbe ne dit-il 

'^ ]K S^ J^ -/^ ^ 3E pas, que l'eau répandue ne se ramasse 

^l^lHSMiS^i^JHÔ^ P^s» et que l'âme dissipée ne revient 

3F ^ 7f i/^ il^ lÈ # ^ ^^^* "~ ^^ discussion s'échauffait, 

V ^ îw im /A "T* -S* ^ quand des cris sortirent du cercueil 

iK^ 1±: flii 5R 1^ l> « ^ impérial. J'étouffe! j'étouffe! criait 

XM ^ â i K 'B| § !?'3 T'âi-tsoung. — Au premier moment, 

SS ^ [^ Mi ^ "4^ ir ^ répouvante des ofticiers et des femmes 

^ ^ ^ '^ i ^ w ^"^ grande. Beaucoup s'enfuirent. Le 

"ta ^'J Sx 3E M aP rT >S hun Utch'ÇQ-kingtei, plus brave que 

^ fë Jt ï^ â5 ^ "Èif T ^^^ autres, cogna le cercueil en disant: 

i^ H 41^ ^ ffl 86*^-^ Restez tranquille! N'effrayez pas les 

a -^ ^ ^ ™ ^ "^ ^ gens ! Dites ce qui vous manque, et on 

^ftjRpSlilT^^ vous le donnera. — J'éloaffel criait 

1- ^ > ^i& S^ -h* B\ T'âi-tsoung. — Vous voyez bien qu'il 

■^ "T fift ^ ^ ^ ei Se ^^^ ressuscité, dit Wêi-tcheng... et sai- 

St ^J ^ 3C» *^ ^J m wW sissant un instrument, il fit sauter le 



^^^^^^^H couvercle du cercueil. — Je respire! 

*H ÔT SE 'M "^ fDl ^ T ^*^ T'âi-tsoung, en se mettant sur son 

m te-/a*^^^^ ^^^"^' ^"^ ^"'^ sauvé? — Nous tous, 

« 1& f^ J^ JL i^ ^ Jl s'empressèrent de dire les courlisans, 

52 



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— 93^2, — 



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± 3E 5^ T m ^ m m m ^ ^"^ ^ ^'^ ^'^ 

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— Î2S, — 411 

Uk l^ ^ (^ \ Jt i^ revenus de leur frayeur. — Quelle 

t- XA\W ^/h &i 1A m m ^^^°^^»'^- gémit T'âi-tsoung. J^ai failli 

ïB '^ ^ S ^ I^J ^ A ^^^"' «P^ n<>y®'' ^ans la Wéi. - Wêi- 

WÊ W UX ^ ^ r^ M i^ tcheng fit appeler les médecins, qui lui 

I^ « iM^ ^ mT a! Xi ^ administrèrent des calmants. Puis' on 

HH SI a^ fi& flft -F ^ MV lui fil prendre de la nourriture. Enfin 

j^ O S. f^ ^ ^ ffï ^ on le mit au lit. Celait le soir du troi- 

Iffi P# i* !^l M ^ ^ ai ^*^°^® ^^^^' *^^^"*^ ^^ ^^^^^'"^ ^® ^^" 

1^ w TOr ^y ^ R fiv :»m âme. La cour s'empressa de déposer le 

^ ^ ^ ^^ t% ij^ Ç^ deuil. — Le lendemain de grand matin, 

3^ ^ T IL ^ W W WI ^^"^ '^^ fonctionnaires se présentèrent 

i^ BK TcbC *^ ftS ^ ^ ^ ^ l'audience impériale. Assis sur son 

Vh B|) 5K H^«ffl ^ îS ^ trône, Tempereur leur raconta en dé- 

^ M ^ fS^ m ^ Wi ^' ^^'' ^^"^ *^® ^"' **^^ ^^^*^ ^'*"^® durant 

Hat A 1^ s gH P Jsfe _. ^^^ ^'*^*^ jours de son absence. Puis il 

ÂwSram^Bfe ^^"°^ *^ '*^^**^^ ^ ^® nombreuses fem- 

yv :^ 3l flR 1 J ® §fe ^ ines du harem, gracia beaucoup de 

i& W^ ï ^ ^ ^Ê Wt iPi condamnés, exhorta par un édit solen- 

Tbc ^^ /gl 4fr tn ;*; a J^ "®' ^out son peuple à bien faire, or- 

^"^2.- donna que Utch'eu-kingtei irait à K'âi- 

JlL ÏÏ5 H ^ ^\ ^ ^ W 'ong-fou traiter avec le banquier Siàng- 

^ ^XC Sp "T ^ ^ -— j^ leang, et qu'on cherchât quelqu'un 

m-^ W'V± f^t^m m infernaux. 

^^ftft'^ASF^'^^ Quelques jours plus lard, un cer- 

^ ^ :±u ^ r^ "^ ^ ^ ^^^^ Liôu-ts'uan se présenta pour faire 

*^S^vM ^^^ celte dernière commission. C'était uu 

^ ^ ^ T 1^ IX OX "^ brave homme, très à l'aise. Pour quel- 

^ JM ^ ^ ^ ^ ^ W^ ^^^^ ^^^^ ^^ blâme dits à sa femme 

j ^ ^^ ^ -rjj Âjfc fs ^ Lî-ts'oeilien, qui avait donné ses bijoux 

y^ ^ Sr /W y u ^ Uu ffi à uu bonze quêteur, celle-ci s'était 

M^M^\Êk^^% pendoe. Sea deux petits enfants ne fai- 
sant plus que pleurer, Liôa-ts'uan 
désolé résolut d'en finir avec la vie. 
Ayant appris que l'empereur cherchait 






^J "^ ^ ^È ^ ë ^ "° messager pour les enfers, il s'ofl'rit, 

^ % ^ 4^ i^ S {*^ ?^ ^"^ agréé, prit le panier de melons sur 

2l P^ w -Ï! ^^ ^^^^' ""*^ ^^" ®*'^*^^ ^^ ^^" viatique 

^ 1 J ^ (S 3C T >H1 1^ dans sa. manche, et s'empoisonna. Peu 



41-2 — i22. — 

^^JSi^5R-©T 7^ d'instants après, son âme arriva, te 

jM; 4u J- V -t :^ PS ite '"^lons sur la lête, à la Porte des 

^WlA>^iEISJî^ morts. — Qui va là? crièrent les gar- 

Wl ^3E^Aitf3E^. des. — Melons de l'empereur T'âi- 

;>grJg;^PP; 'î^M ^«^^'^^ff P^^"'' ^^* **'X joges, répondit 

^ ^ '^ "Y iSî YTfl in ro ï'iô"-^»'"^*»» q"i ^"^ aussitôt introduit 

w W& W /l^ 3m1 10 >*"^ :^ avec honneur. — Il présenta ses meloos 

^^ilIy^^'W^^ et son ordre. —Les juges fort contents, 

•^ ^ yCi^ td^ ?H* /i «te -+- Jouèrent T'âi-tsoung à pleine bouche. 

^ Fî w^ IW ia 1« >ffi "V Puis ils demandèrent à Liôu-U'uan, 

^ ni lE M ^J"^ ^ Jt T^ qui il était, et le reste. Celui-ci leur 

@6 WA Wi ^ J^ fÊi ^ ^ raconta que sa femme s'était pendue,] 

"*^ J- Sll ^? & A^ ^ HT que ses enfants pleuraient, etc. —Nous 

^ • ^!l ^ Œ HîJ ^ dt te devons une récompense, dirent les 

m^E^^^^^fc^^ juges; et ils donnèrent ordre de cher- 

rirt ng ^ -T* *m ^ T H3 cher aussitôt le koèi de sa femme. L*eD- 

^-g^^^^^24 ^*'®^"^ ^^s deux époux fut tendre. - 

Sï^^^SRaB lïHu Cependant les juges ayant consulté le 

-J^ 5R ^^ IM' S *Sj* -^ 5K grand livre, découvrirent que le destin 

±»n Bif ^n ^^ ?3^ j*^ d^ '^ur accordait, à tous les deux, une vie 

jëj fli) ¥U ÎH >^ tS jli très longue. Ils confièrent donc les deox 

iB.3E^®]ÎEilIt^® âmes à qn satellite infernal, avec ordre 

^ ip 66 # |ij 4^ JK ^ t ^'\ ''^,T^"l'' '''' ^f ^T^' ^"' 

^^ 4^ ^ 6;^ ^ T ro >W^ ' â™6 de Liôu-ts'uan rentre dans son 

^ iS ^ 5^ ^ J :^ ^ cadavre encore frais, dit Tén-waag au 

^^Sî^^JKi^^ satellite; et que Tâme de sa femme, 

^^^^B^JS.IQl'HI ^^"^ ^^ cadavre est décomposé, entre 

^ aS ^ ^ ^ ^ I 2hi ^^"s le corps de la sœur cadette de 

M m- ^M^ Mi m T'âi-tsoung, dont l'heure a sonné. - 

gjZL^S-^ra^^ Bien, dit le satellite; et il sortit, emme- 

>7l ^ Se tîl ff BK ^ ^^^ "^^^ '^^ ^^"^ âmes. — Un tourbillon 

yv ^ /B» m ^ Sli ^ 5?^ de vent glacial, transporta les trois à 11 

^B^l^^l^^^lg capitale Tch'âng-nan. Le satellite 

lif'ftfc'K^'^ 11k ^ ^ poussa l'âme de Liôii-ts'aan dans le 

î tPSI u -^-^ :^s^ prétoire où son corps gisait encore, 



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puis il pénétra, avec l'âme de Li-ts'oei- 
^^^J'^AcTVA^S? lien, dans le gynécée impérial. Là, 
^ iW -^ T ^ tW: ^^ R^ soudain, la sœur de l'empereur, U-«- 



ying, s'affaissa sur elle-même. Le sa- 
tellite lui avait arraché Fâme, et mb 



222. — 413 



^ISII^^^^ffîf? celle de Li-U'oeilien à la place. - Tout 



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le harem fut en grand émoi, cela s'en- 

tend de soi. On s'empressa autour de 

sMïR^^ïE^'^^ la princesse, on courut à Timpéralrlce, 

'S "^ ï ^ ffi é^ in T °° avertit l'empereur. Celui-ci mur- 

^ ^ ^ ^ ^ ^ ii^ ^ "f^o^a: On m'a dit, aux enfers, que le 

^^9<rHlIÎE^a^M destin ne lui veut pas de bien. - Mais 

iÊL >^ S^ ^ 1^ ^ ^ ^ ^^^^^ ^"^ soudain la princesse recom* 

^ ^ ^SÛ S^ ^ Mk >^ /-tu ™^"Ç^ ^ respirer. Ne'pleurez plus, dit 

^ M ^ 4^ -iT II i'empereur aux femmes; elle revient à 

W ™ s; 1^ W A :^ W la vie; ne l'effrayez pas. - Et s'appro- 

îj^- ^ -=6 A d^ ^ ^ ^ chant de la princesse, il lui prit la 

aa^ fflfe ^ TT ^ :â* ^ nr ™^*"» ®^ ^"a: Reviens, sœur, reviens! — 

w ffiR w" dS «S *T* — • j1 LiôQ-ts'uan, cria la princesse, ne cours 

iÊ ^ ^ ^ ^ ^ ^ y^ pas si vite, je ne puis pas te suivre. — 

^l^R^#iîn8tlBl^ ^*'® délire, dit l'empereur; sœur, re- 

r!^ ^ d^ 3^ "" S m ^ garde donc, c'est nous. — La princesse 

H'HfRRfT^UlM ouvrit les yeux: Qui êtes- vous? dit-elle 

^jlt^^^ââP^iE ^^"^ effarée. Lâchez-moi, s'il vous 

^ -^ — /fiB A "^ ^ >çc P'^^^- "" ^^ suis votre frère Teropereur, 

•i^-^ — TSm^^JyK dit T'âi-tsoung; calmez-vous! - Elle 

^^^[U^lâ^flgfiîîit est bonne, dit la princesse. Je m'ap- 

*^ "^ M fâi^^-^pT P^*'® Lî-ts'oeilien. Mon mari s'appelle 

 5SSSSS^ Liôu-ts'uan. J'ai deux petits enfants. Il 

y\ ^ #5 1^ lliSl ^% flii IBT y a trois mois, je me suis pendue, 

^ *(& sS W) ^ ^ ^ A& ^P^^^ ^°^ dispute avec mon mari. Dé- 

^ R^ @ 7 (^ ^ BI ^ sespéré par les pleurs des deux petits 

dnt-S^^^^ orphelins, mon mari a porté aux enfers 

^ h3Ë@?ÊS.»W 1^ melons de l'empereur. Tén-wang 

'^P^^iP'fôl^J^^ °®^ ^ renvoyés sur la terre. Mon 

H[j- ■ jKm 5ft -/r au ^/j Ait "^ari marchait devant. Je n'ai pas 

Wirsl^WlihVi^vBi pu le suivre. En courant après lui, je 

^J f\ î^ B* :Sïl 1^ ^Ij iil suis tombée. Voulez-vous bien lâcher 

"it ^ "EC i& i^ ti T SE Daa main, malotru ! — Est-elle devenue 

£^»A^^mL^ ^^"«^ «^ ^"""""^^ râi-tsoung; et il 

f^ ^ iSk ™ vt Ma '^ ^ fit appeler les médecins du harem. — 

TC ^ââ^yjR^'tfc A ce moment, on vint lui annoncer que 

^ idl ^ -Ir "Mi "^ -fr 3ÎR I«iôu-ts'uan qu'il avait envoyé aux 

^ S ^ rf? ^^^^^^ ^^^^ ^^s melons, était revenu, 

B$ ^ lA ^J^ ^ 5*c ® ^ et demandait à rendre compte de sa 



414 



— 222. 



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— m. — 415 

^ iE 'li^ "S* H 3E ® ^^ commission. — Stupéfait, Tâi-tsoung 

Itt in ffifr 2ft >^ "ôT •ât M ^"* donna audience sur Je champ. --• 

mW^ m y^ ^i « *» j'ai porté les jnelons, dit LWu-ts'uan. 

^i^^ËM'Q'lBli^ Les juges ont dit beaucoup de bien de 

^ ÏÉJ ^ >K ^ ^ E T> ^^"^' ®^ ™'^"' chargé de voqs remer* 

^^^^fttt^/^:ft:-J« ^'®'*' ^^°'' ""^ P^^"^' ^'^ ™^°^ ''^°^" 

:ë 3çTV 3Pj ^ ÎRÇ 1/F tfc ilB ma femme suicidée. Je l'ai perdue ea, 

Hià 3S ^ )§ 'il? ^ IM ^ route. Faut-il que j'aie du guignon! — 

St !ffi laT ^ f^3 dâl -^fe — • Q"^"d >* ®"^ entendu ce récit, l'empe- 

»5S-S!^^^R4ç ^^^^'^ commença à entrevoir la vérité. 

•©•TÊMïNcBEM^S Yên-wang ne Ta-t-il rien dit, au sujet 

*r P^ ffic ë ^ ^J ^ /^ ^" ^^'^'^^ ^® ^^ femme, et de celui de 

^^ — masœur?d6manda-t-ilàLiôa-t8'aan.— 

Il a dit au satellite infernal quelque 



X ^ ^ :^ ^ fel # t- 



^ T SU :^ )§ fî ^ X „.. ^_„„ 

=g î^f^i^l^JË^w chose de ce genre, répondit celui-ci. — 

^ ^ .. - — Viens, dit l'empereur; et il conduisit 

Liôu-ts'uan au harem. — De loin, ils 

. _ - .- entendirent les cris de la princesse, 

'ftfe^59JS3Ê>^îM^ ^^^ prises avec les médecins. Laissez- 

^ iHc^ *ër >fiïr ifô^ "Éâ* ift "^ ™^* tranquille avec vos drogues! J'en 

"^ ^2 • v? -^ ^ ^' ^^^^^ ^® ^^"^ ^® brouhaha 1 J'aurai la 

^ ^ ^ jÊ T^ ift 'Ê î?| jaunisse dans cet appartement où tout 

^ ^ >?! 3^ ^ ^ >î^ ifr est jaune (couleur impériale)! Laissez- 

2fl! 1^1-7 ^ @ V^ H^ /^ ^ ™^* retourner cjiez moi, où j'aurai la 

^^KWM^M^lKt pai^î Làchez-moII Lâchez-moil - Le 

Édl ^ ftfi» ^ ^ 5^ S "^ harem était sens dessus dessous. T'âi- 

gj r gg ^ -là» ^ SS :in. ^ tsoang appela d'abord la princesse en 

^S S ^ 1^ ^a "^ ^^ présence. Reconnaltras-tu ton mari, 

M'P :^ t# # 1# "(^ i5 lui demanda-t-il? - Si je le recon- 

^jH^^^^^J^^ 0^1^*"»'^ ^^^^^ 1^ princesse, après de3 

j^ -sîï- /H :a ôn ftfi ffi jâi années de mariage, après que je lui ai 

aÈ 5t W ^ B|4 KE jg* S. donné deux enfants? - T'âi-tsoung 

— "^ ^ fis W ift 5E fll| appelaliiôu-ts'uan. Dés qu'elle l'eut vu, 

$& 4^ ^ m^ 7 ^ ^ ^ la princesse se jeta sur lui. Pourquoi 

^ ^.-î .^ ^ "5 2 ^ è ^^'^" marché si vite? Pourquoi m'as-tu 

Wk "fT i^ 3E ^ ^ |ïj "P^ laissée en arrière? Je suis tombée. Ces 

^^'^ISJ^^i^ j^ malotrus m*ont ramassée. Us me cas* 

^ ^ W? ^ S f^ BK ^ ^^'^^ ** ^^^^* ^^ °'^ i5omprends rien. 

^ ^ W 5^ JH I^ flft ^ Emmène-moi bien vite! — Celte fois ce 

^ — ^^^V^^yL fut Liôu-ts'uan qui fut ahuri. C'était 



m — 2«2. _ 


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222. — 417 



^F ^ & ^ ^ "M ^ ftft ^^ fomme Li-ts'oeilien, qui ]ui parlait 



en la personne de la piitJèesse Lî-u- 

XJI-I *9&^ "iXt IB W ^^ «-J 1^4 ying, — L'empereur qui avait compris, 

Jâ. ^ ^ ni WC tÈ ^ Ë^ '"' ût la théorie du cas, lui donna sa 

Ait ^ ^ 'bl^ ^ & jm ^Mi ^^"^ ^" '"^ rendit sa femme, comme 

^^&m^^^m ^^**® voudrez, avec toutes les nippes de 

^ ^ M M SW ^ î^ Sm la princesse pour elle, et diverses f*i- 

^L iS^ ^ ^ isf ^ Itfi iW ^®"*^^ p^"'' *"*• ■* '^*"^'^' ^"'*' *'*^^ *^^"" 

« /Ai -Tfi •k: ^jl ^ ^ n reusement, Thisloire de Liôu-ts'nan 

2! S ^ S ^ S ^ S ^^ ^« ^«s melons. - Il nous reste à 

Wl ^ ^ W ^ ^ 3^ W raconter ce qui arriva à Utch'eu-kingtei 

dttL , ^^ fiSlfc **^ 3E ^ ^ ^ K'ài-long-fou. — Après qu'il eut 

^g« i "nT e -^ iVi îh ^ longtemps cherché le banquier Siâng- 

^^ H ^ -/p «51 ^ 9& leang, il apprit qu1l n*y avait dans la 

T^ H^ S ^ W ^ HR* flk gr^i^de ville, qu'un homme portant ce 



nom. Il tenait un thé. Sa femme ven- 

a§^ ^& 'œ /m OA- t^ BiV ^^^' ^^^ faïences. Leur profil, à tous 

S ^ W w Ml ^ Œ RK les deux, était employé tout entier à 

^^ ^ ^ ^ ^ îlS ^ ^ payer aux bonzes des prières et à briller 

^ & '^ ^ *^ M '6S ^ ^" papier-monnaie pour les morts. 

.^R 3Cr H a£ >S w iU^ ^iC Pauvres en ce monde, ils étaient très 

^fft i* i9E j^ -^ fS^ i^ W riches aux enfers, où ils avaient placé 



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tout leur avoir. Quand renvoyé de 

l'empereur se présenta chez eux, suivi 

de toutes les notaWlités du lieu, avec 

Wi SB ^ ^ ifc ]ÎSS£ ÎS 1^ ^^^ charretée d'or et d'argent, le mari 

T-JiHAB^^^vSVS ^^** femme atterrés, ne surent d'abord 

uSn ^ fa Rj w H3 ^. ^ leur dît Utch'eu-kingtei avec bonté. 
^ ^ X s i3> ^ ^ '^ L'empereur, votre obligé, vous renvoie 



ce que vous lui avez prêté. — Comment 
aurions-nous prêté à Pempereur, nous 



^^ j^ "^ W "Sf /h ^ ^ qui n'avons rien? dit Siâng-leang 

^ f^ J£ ^ ^ âfl ^ P^ Comment accepterions-nous votre or 

^ a j^ "^ «^ ^ d^ '^ ^' votre argent, que nous n'avons pas 

nu .Œ œ h 1^ «. j@ W^ gagné? — On s'expliqua, et tous com- 

J¥ ^ âl âtl M W ^ ^ prirent qu'aux enfers ou avait prélevé 

tW* qC yfl^ « & ja* ag Jif la rançon de l'empereur, sur les méri- 

Juj 7v -t ^ :S "Qf SP TIm tes déposés par Siâng-leang et sa fem- 

•^ l§ ifct ^ fijî ^ :ê ^ me, en enjoignant à T'âi-tsonng de 

53 



418 

iD ^ ^ iiS ^ ^ 1^ ^ ^^^^ restituer sur la tBrre. Mais il M 

>ûw^f!MtiS^i4^"r*e* impossible à Utch^eu-kinstei, de leor 

^ Jp^Wim ^^ V ^ faire accepter même une sapèque, da 

j^'^^f&iM^tlft>S ^^^^^^ envoyé par Temperean Force 

-kiî Wl ^ 4>k \W ^^4& "^t ^^^ ^^ ^^^^^ d'envoyer un courrier à la 

m^SS-à^iStt capitale, pour detnander à Tâi-tsoimff 

mmmw^^l^^ ce qu^ll fallalt faire. - Grandement 

^MMWtlSiMàtfyM ^^'^^* r^pereur ordonna de donner 



mmw'^mmMm 



Targent aux bonzes de la xUle qui pos- 

t* -is. j^ -M* > cédait ce rare couple, à ^torge, pew 

•Ê^KîSMnHSî ^^x» ^® convertir toute la somme ea 

X]fc^'ftft:S^^^ bonnes œuvres, pour le rachat des 

♦^ ^ ^ ^ «fc ^ fl Jf ^^^^^' ^ c^^^^ occasion fut construite 

tTC^W — m 'm m m à Kài-long-loa la pagode 6iâng-ko«o- 

lBlitiâilf^^^^l't& '®^' ^^^^ ^^ chapelle commémorative 

^y^-Ml-^^ P I^M ^^^^^^ ^^^ épouxSiâng, et ses ciaquas- 

ÎjSSS^S.^ ^® ^^''^^ ^® dépendances. La stèle de 

lAWSJsWîilTpTgf fondation porte le nom de Utch'eii- 

^:^ — ^j|»^/m T kingtei. — Quand l'empereur Tâi- 

^14^^ IHM-dk*'^^ tsoung vit toutes ces affaires si biea 

•g^UlJeCpm^Hl'ag: terminées, il fut on ne peut plss coa- 

U^^^^^Um tant. 

— ^StifiSAfîtW voyez TH page 1548 s^. 

^%;nâ:itB9^%nr;sia Le Lecteur aura renaarqttét 9Wt 

BD ^J I Hf ^ ^ f& Se ces histoires, leurs thèmes sont peu 

f^^&iM,^^i^^ nombreux. La somme de ces thèmes, 

^ V- ^ *=^ Mî B "S tft ^st le système esquissé dans Tlntro- 

M "^ -^ duction. Les centaines de. textes dont 

Hhîâ^'^fl^TïS^T^ je dispose encore, n'ajouteraient à ce 

~*^^SSL^'AitStiSL ^y^'^™® aucun trait nouveau. Je m'ar- 

+ m±^#^?E^ réteraidoncùù. 




419 



Table 

des principales matières. 



Let^ chiffres resToient au numéro, non à la page. 



Aldddiia, 198. 

Ame. Informée des choses de ce moo- 
dé« et s'iatéressantaux siens, 99, 
100, 209. — Extériorisée, 1, 23, 
24, 27, 28, 78, 110, 128, 129, 
134,148,171. — Evoquée, 30, 
31,32; 51. — Extraite, asservie, 
70, 95,. 158, 160,^ 164. — Dis- 
sipée, 5, 168. — Adhérente aax 
ossements, 153, 172. — Ame 
vengeresse, 6, 20, 21, 22, 47, 49, 
54, 87, 92, H2, 120, 122, 162, 
201, 207, 208. — Voyez aussi 
les articles: Char de l*ânie. Deux 
âïnes. Double. Faméliques. Morts. 
Possession. Résurrection. Suici- 
dée. Vampires. 

Ama de Fâme. Tsién. 163. 

Ames des Tiscères, 33. 

Animaux. — Le faon, 59. — Tortue 
chénn, 196. 

Animaux méi. — Le mouton, 85. Le 
bouc, 149. 

Arbres méL — Cerisier, 192» — Sau- 
le, 193. — Sophora, 193. 

Char de rime, 142, 143. 

Ciel. — Sa justice, etc. 2, 7^, 35, 44, 
51, 90, 188, 213, 216, 217, 
218, 222. — Visite au ciel, 206. 

ConstellationB dupées. Le garçon- 
fille, 17. 

Crâne. Voyez Squelettes. 



Déesae du halo, 191. — La Tisseuse, 
135. 

DesUn, 84, 170,191, 210, 213,214, 
217,218,219,222. 

Dette payée. — Par réincarnation, 
le poulain blanc 61, le veau noir 
175. — Par la ruine, 72, 101, 
176, 198. 

Deux âmes. — 182, 183. — Les deux 
étudiants, 9. — Le grillon, 171. 

DÎYination, présages, 30, 38, 171, 
196, 218. 

Double, 25, 26, 27, 29, 82, 95. 

Enfers. Descente aux enfers. — Les 
500 rebelles, 8. — Le sous-préfet 
de FOng-ton, 14. — Le kinnara, 
83. — Koàn-yinn, 95. — Les 
sept décapités, 162. — Les verges, 
220. — râi-tsoung, 222. 

EuTOûtement. -^ Vengeance du de- 
vin, 50. — Conjuré par les Muta- 
tions, 128. -- Chambre nuptiale, 

157. — Les bobines de cheveux, 

158. — Les sept poupées, 159. 
Fi^éliquetâmes, prêtas. — 179,144, 

145, 178, 203, 222. 

Figures méi. — La tortue-fille, 
104. — Tortue portant stèle, 
136. — Cheval de pierre, 136. — 
Enfants de pierre, 136. — Pou- 
pées funèbres, 140. — Fâog- 



MO 

siang-chea, 441. — Poupées 
d'or et d'argent, 165. 

Figurines magiques, voyez Envoûte- 
ment. 

Fông-choei, voyez Géomancie. 

Foudre. — Le soldat, 2. — Le novi- 
ce, 7. — Le secrétaire malappris, 
14. — Protestation entendue, 
74. — Le remplaçant, 103. — 
Carreau dérobé, 105. — La sage- 
femme, 152. — L'adultère assas- 
sin, 188. 

Génie du lieu. 44, 88, 94, 115, 147, 
181,203,204. 

Génie de la yille, 16, 18, 52, 72, 88, 
101, 108, 163, 172, 173, 181, 
186, 203. 

Génie du mont T'ài-chan, 94, 219. 

Génie protecteur privé, vrai 82, faux 
149. 

Génies de la porte, 122, 222. 

Géomancie, 147. 

Hautement, voyez koèi et yâo-koai. 

Inconscience après la mort, 1, 212. 

Incubes, .succubes, 79, 82, 104, 121, 
163. 

Juges infernaux, 8, 83, 101, 170, 
220. 

Koàn-tf, 14, 35, 79, 89, 90, 108, 
111,144,180,220. 

Koân-yinn, 95, 197. 

Koèi. Ils ne projettent pas d'ombre, 
i^b, — Effet que produisent sur 
eux, le souffle 45; le vent 186, 
210; les pétards 77; les sonneries 
155; le chant du coq 125; la 
hardiesse 199. — Koèi mariés 91, 
lascifs 106, s'amusant 111, gour- 
mands 76, jouant 55, buvant et 
se vengeant 127. — Le fils du. 



koèi, 135. — Grand exorcisme, 
koèi embouteillés, 221. — Koèi 
faméliques, 203, 222. Bien noar- 
ris, ils se tiennent tranquilles, 
205. — Football 494. Lutins 
195. — Histoires diverses, 137, 
144, 145, 150, 178. - Voyez les 
articles: Ame. Faméliques. Morts. 
Possession. Suicidés. Vampires. 

Loups. Le vieillard, 65. — Le garçon, 
66. — La virago tongouse, 67. — 
La louve épousée, 68. — La vieil- 
le louve, 75. 

Magie, maléfices, 4, 35, 64, 69, 81, 
93, 96, 97, 102, 128, 129, 134, 
147, 148, 154, 158, 159, 221.- 
Voyez Envoûtement, et Tâo-koaL 

Maladies méi. — La peste, 123. — 
La malaria, 124. — La pilule des 
huit venins, 164. 

Mandarins infernaux, 18, 108, 170, 
186, 209. — Voyez Juges. 

Méi. Voyez Objets. Animaux. Arbres. 
Figures. Maladies. 

Métempsycose, 6, 8, 19, 53, 6i, 
108, 119, 162, 166, 175, 182, 
183, 184, 185, 210, 222. 

Monde inférieur, voyez Enfers. 

Morts guerroyant, 3, 167 ; adminis- 
trant, 207, 212; enseignant, 26, 
170; lascif?, 106; s'amusant, lli, 
195; se promenant, 125; deman- 
dant des services, 168, 169; se 
vengeant, 127, 176, 209. — Voya 
Ame et Koèi. 

Objets méi. — Le câble, 36. — Ob- 
jets incendiaires, 37. — Le tra- 
versin, 38. — Le balai, 43. — 
Bois pourri, 46. — Le plumeau, 
123. ^ Poupée de filasse, 177. 



421 



Œuvres méritoires, 214, 215, 2^16, 

217, 218, 219. 
Pétards et bronze, 77, 155. 
Possession, 172, 204, 207. 
Pygmées, 130. 
Réincarnation, voyez Résarrectioo, 

et Métempsycose. 
Renards et renardes, 56, 57, 79, 80, 

81,86,114,151,174. 
Résurrection, 10, 19, 35, 53, 58, 60, 

109,119,173,222. 
Sang de chien, 50, 79. 
SateUites infernaux, 10, 70, 71, 93, 

109, 126, 161, 163, 178, 209, 

219. 
Secret de la conscience, 54, 82. 
Spiritisme, 51, 72, 90, 116, 117, 

118,203,211. 
Squelettes et crânes malfaisants. — 

12,132. —13,39,40,41. 



Sublime Souyerain, voyez Ciel. 

Suicidés.-Noyés, 42,44,100,169.— 
Pendus, 45, 46,99,187, 204, 215, 
222. — Voyez Ame, Koèi, Faméli- 
ques. 

Snttie, 166. 

T'âi-chan, 94, 219. 

Tch'éng-hoang, voyez Mandarins in- 
fernaux, et Génie de la ville. 

Tchoûng-k'oei le protecteur, 98. 

Tigres, 62, 63. 

Tsién, âme de Fâme, 163. 

Vampires, 11, 15, 73,107,113,120, 
131, 133, 138, 139, 146, 155, 
156, 166, 189, 200, 202, 211. 

Viscères changés, 64, 170, 217. 

Wéi-t'oao le protecteur, 51, 156. 

Yào-koai, 34, 48, 77, 82, 93, 98, 
121, 127, 180, 190, 194, 199, 
221. 



Errata et Addenda. 



Page 6, douzième siècle j(c ^ f| IB,|transposez au dixième siècle. L'ou- 
vrage a été refondu au seizième siècle. 

J'ai utilisé un très petit nombre de pièces antérieures au huitième siècle, 
pour mieux illustrer le système. — A ceux que ce genre de littérature. inté- 
resse, je conseille Tétude des trois collections tS If ffî par -î; Jlf qua- 
trième siècle, JC ^ H SB par ^ BJ^ dixième siècle, 3f IIF tt P^r IS S 
dix-huitième siècle, qui en résument la substance. 

La photographie qui fait face à la page 301, a été prise dans le temple du 
Génie de la ville de Jj|^| )|S Sienhsien, galerie de gauche. Les autres images 
sont tirées de divers tracts populaires. 



L.W. 



SINOLOGIE. 

IMPRIMERIE DE LA MISSION CATHOLIQUE A SIENHSIEN: 



S. Couvreur S. J. 

Œayres. 

Grand dictionnaire clanlque» par cUdi» 
1080 pages io-4% 1904. 

Petit dtetlonnalre,. pardefs, 736 pagei ia-8*, 
1903. 

Dictionnaire f rancalt-clilnats, seconde édi- 
tion,, livrable en 1909. 

Les Annaleiy double tradnaion et notes« 406 
page&in-8*, 1807. 

Lef Odei» double traduction et notes, 580 pages 
in-8% 1896. 

Les Riti, double traduction et notes, 1654 pages 
in-8*, 1899. 

Les Quatre Livres, double traduction et notes, 
756 pages in-8% 1895. 

Choix de documents, double traduction, 
4* édition, 568 pages in-8*, 1906. 

«<}Ulde de la conversation, traocals-an- 
glals-chlnois. Huitième édition, 456 pages 
ia-32* eblong, 1901. 



L.WIegeTS.J. 

Collection des Rndimeots 

Langage parlé, y B da Nord. 
Grammaire. Phraséologie. Toars ettocstioai. 
Dialogues. Deuxième édition, 1513 pages in-16*. 

Narfatlons populaires. Gompiémeot daTotime 
précédent. Langage courant. Troisième, éditioa, 
785 pages. 

Morale et Usages. Complément des denx Toloaci 
précédents. Langage des sectes. Deixièffle èi- 
tion, 548 pages. 

Langue écrite, ^ fg ortgttial. 
Mécanisme. Phraséologie. lOS pages. 
Etude des Caractères. Leçons étymologiqsef d 

triple Lexique. Deuxième édition eorrigée e( 

refondue, 854 pages. 

Textes historiques. Sommaire de l'histoire cki- 
noise, depuis l'origine jusqu'en 1905, avec texte: 
2173 pages, 85 cartes, tables; en trois TotuBO. 

Textes philosophiques. Sommaire des sotioti 
chinoises, depuis l'orignie jusqu'à nos joors,iicc 
texte : 550 pages, en denx fascicules. 



S'adresser 

à Tientsin, procure de la Mission duTekêu-li S.E. 
à Stianghai, procure de la Mission du Kiàng-nan, 
à Paris, librairie E. Guilmoto, 6 rue de Mézières. 
à Leipzig, librairie 0. Harrasowitz, U Querstrasse. 



mit. 



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J'JL2 4 13ô3 












JUN161S90 


















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UNJVERSITYOFCALIFORNIA, BERKELEY 
BERKELEY, CA 94720 




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6ENERALLIBRAirY^U.C. 



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